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16 février 2021 2 16 /02 /février /2021 19:01

Je suis donc revenu sur le Wicky  afin de vérifier mon matos pour une éventuelle plongée ces jours.
Le niveau me surprend, je ne peux aller là où mon matos se trouve. "Aval " noyé et je n'ai pas de bouteille, ni masque et détendeur, d'ailleurs pas de fil non plus car tout se trouve à l'entrée du S1 aval. Je sais que je n'ai pas pied à un moment donc voudrais plonger mais je suis venu en espérant  que le niveau serait plus bas. "Perdu !" Je remonte sur l'amont , que cela est beau, je découvre ma 6 litres en place. Je fais attention car je sais que des failles sont présentes. Je sais que l'eau est montée voire sortie de la grille d'entrée, je le vois à ma corde laissée en place, je la sortirai pour nettoyage et verif...
Quelques photo  et je remonte déçu. J'y retournerai  après la fonte de la neige ," fin de semaine je retourne".

Didier Lamirault

Gouffre Wicky, plongée, mardi 16 février 2021
Gouffre Wicky, plongée, mardi 16 février 2021
Gouffre Wicky, plongée, mardi 16 février 2021
Gouffre Wicky, plongée, mardi 16 février 2021
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2 décembre 2020 3 02 /12 /décembre /2020 19:52
 
Initiation plongée au pont d'enfer (eaux chaudes 64) Pierrick Danguy-des-Deserts
Une belle cavité d'initiation dans les Pyrénées. Nous avons franchi les deux premiers siphons et nous sommes arrêtés aux pieds de la cascade. L'eau n'y est pas chaude, le courant y est faible et la visibilité est bonne.
LB
 
Initiation plongée, le mardi 1er décembre 2020
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7 août 2020 5 07 /08 /août /2020 08:59

Après avoir réparé le flexible, je m'empresse de retourner au Wicky aujourd'hui. Je redescends la  bouteille à 250bars  au siphon. La pollution est moindre car je respire nickel pour les mêmes travaux que la dernière sortie où je devais m'arrêter de temps en temps,  pour reprendre un peu mon souffle, cela est très significatif. Je m'habille mais vois que le siphon est pas super cool, pas comme la dernière fois. Je vais voir quand même au s2, le départ est assez clair  pour perdre ensuite de la clarté, très blanchâtre, moins de 1 mètre de visi ou alors juste. Je fais environ 80 m  mais mon oreille droite passe  jusqu'à -10 ensuite  fini, merde !
Je continue mais petite douleur légère, merde,  demi-tour, je ne jouerai pas avec cela ...
De toute façon visi de merde, je n'aurais pas tiré du fil, trop de lames et navigation assez aléatoire. Je reviendrai samedi, je suppose que j'aurai plus de chance. Je remonte le siphon  dans la touille, mon oreille décompresse bien, ça a l'air nickel. Je repasse le s1 et ressort un peu de matos pour l'usage normal. Vérifications. Je remonte le kit sans aucun essoufflement, pas comme l'autre fois et cela sent moins mauvais ...
J'ai une bouteille de vin, je m'empresse de l'emmener à Mr Wicky , je sais pas si elle est encore bonne : ''2000'', de la poussière, enfin beaucoup. Je discute 5 mn, lui et sa femme sont très sympathiques.
Je m'en retourne chez moi. Je regarde pour samedi.
J'ai de belles photos ainsi que vidéos sur cette petite plongée. Je trie.

 

Didier

Gouffre Wicky, plongée, jeudi 6 août 2020
Gouffre Wicky, plongée, jeudi 6 août 2020
Gouffre Wicky, plongée, jeudi 6 août 2020
Gouffre Wicky, plongée, jeudi 6 août 2020
Gouffre Wicky, plongée, jeudi 6 août 2020
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26 juillet 2020 7 26 /07 /juillet /2020 10:11
Rendez-vous pris à En Versenne, le 25/07/20, pour un portage et une plongée. TPST 8h00
 
Présents,
- les locaux : Thomas, Michel, Fred, Yohan, Coralie,
- les imports : Marlon, Frans, deux plongeurs Néerlandais de passage
- les régionaux : Gérald, Thierry, Pierre, Véro, Romain, Philippe (moi)
- les grenouilles : Christophe et Stéphane
 
Arrivés à 10h00, nous descendons le puits d’entrée à 11, à la queue leu leu.
En bas du puits de 20 mètres tout le monde pose baudrier et torse, les bouteilles sont réparties et très vite, Stéphane et Christophe partent.
Je glisse un mot à Véro : c’est parti ! Je démarre derrière le premier groupe et nous nous retrouvons déjà dispersés avec les deux grenouilles, Marlon, Frans et moi loin devant, les autres en écho lointain puis perdus dans le silence.
Au bout de 45 minutes, nous arrivons au lieu de mise des néoprènes pour ceux qui ont pris l’option 5mm. J’ai ma néoprene de 3mm, je regarde donc les contorsions épileptiques des compagnons, ravi de mon choix.
Dix minutes après, le reste du groupe nous rejoint.
Vero a compris, elle va coller aux basques les grenouilles sinon elle n’aura pas ses photos.
Je demande à Pierre de me suivre, c’est sa 3e sortie sous terre mais il se débrouille bien.
 
La deuxième partie commence par une contorsion qui se termine dans l’eau, fraîche, puis une avancée basse de plafond et le reste est relativement aquatique.
Le seau pétrifié signe la seule étroiture relative du parcours.
Le passage de la voûte mouillante est toujours d’une grande humidité, la boue qui lui succède réchauffe les corps.
S’en suit une progression sur le bord des gours, accroché aux arêtes, le tout se termine derrière un éboulis sur le siphon.
 
Il est boueux et la lumière rend un jaune brun peu engageant.
 
Les grenouilles fument, mangent, réfléchissent et plongent.
 
Je sors mes polaires de mon sac étanche mais elles ont été remplacées par deux serpillères trempées.
Je me contenterai de ma survie.
 
Nous mangeons, siestons mais très vite Christophe ressort, suivi de Stéphane : ils tournent en rond, ne voient rien,  s’emmêlent dans les fils plombés : rien ne va.
C’est demi tour mais d’abord ils débriefent à chaud.
 
Le retour sera d’un rythme moins enlevé, il faut dire que Christophe, qui porte d’habitude le rythme endiablé, est entiché de deux kits plombés.
 
Après le rhabillage, je lui prend un de ses deux kits et bon sang que c’est lourd deux kits. Et surtout c’est l’équilibre qui est compromis : à chaque pente il bascule en avant, en arrière, sur le côté et m’emmène.
Je suis content d’arriver au puits et plus encore à la voiture.
 
Louis semblait nous offrir l’apéritif mais non, c’était le préapéritif : nous avons terminé la soirée chez lui, à minuit et demi, après un excellent repas.
Les plongeurs reviendront, il faudra des porteurs : avis aux amateurs.
 
PAu
En Versenne, samedi 25 juillet 2020

Photo Romain Vénot

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4 juin 2020 4 04 /06 /juin /2020 17:09

Retour en hte Saône  pour retrouver les camardes du SCV , sympathique  comme d'hab.
Je ne connais pas la cavité , mais l'approche est rapide. L'entrée demande un peu de contorsions pour certains ,mais il est vrai, quelques fois moi aussi, le repas du midi n'était pas une obligation pendant les presque 3 mois de confinement, merci...
Arrivés dans la salle du siphon, Thierry me dit : "Nous voilà arrivés !"
Me dis dans ma tête , ""à oui "", je ne vois pas le départ du siphon. Après avoir cherché derrière des roches ,effectivement, il est là, certes  pas le Wicky, mais il est là.
Je peux dire que la visi n'est pas médiocre, même content, assez claire. Me dis "vais tirer du fil, si  J.M  Lebel dit ça continue, alors pas de problème, c'est vrai". 
Je regarde la meilleure manière pour y rentrer et cela sans faire de dégâts  visi. Je m'habille en petite grenouille, accroche mon fil  et me voilà  concentré sur la plongée. Je  passe le passage d'entrée intime sans problème et me retrouve dans un beau laminoir, assez haut car je suis très à l'aise et très large, cela continue bien mais bizarre, pas de visi. Pourtant je n'ai pas souillé lors de mon entrée très rapide et directe ... l'eau n'est pas souillée par des sédiments lors de notre approche, ne pense pas car cela tire sur le blanchâtre ...visi de 30 cm alors que, vu la vasque, je pensais avoir au moins 5 mètres de visi ...
merde ,merde  pourquoi ?
J'essaie de tirer 3 voire 4 mètres et veux accrocher pour me retrouver dans l'axe de la sortie car c'est un laminoir et vois pas trop. Je ne trouve rien, et d'ailleurs visi 0, je décide de rentrer pour leur dire ...
Je suis déçu, surtout que le portage n'est pas facile et je voulais faire plaisir aux copains porteurs.
Tout ça pour 5 mètres, je décide de leur dire, je veux retourner  pour essayer autre chose,
me déplacer dans la largeur pour constater aussi que : aucun passage c'est pollué.
Je tâte  pour voir si je peux accrocher mon fil mais rien. Dommage j'aurais des plombs, j'aurais malgré tout tiré du fil en le plombant mais je n'ai rien.
Ce que je ferai pour la prochaine sortie car je décide de laisser mes 2 *4 litres et mon bobino.
J'y retournerai, Thierry  veut agrandir l'entrée mais si cela est ok, je préfère refaire une sortie avec des plombs pour le fil, je tirerai  même si pas très bonne visi, cela permettra de voir si cela mérite des travaux : à discuter ??
Pour moi ; je pense que le laminoir est assez haut, environ 60, 70 de haut sur très large.
J'emmènerai  6 plombs de 1 kg  pour avancer dans la sécurité.
Et pourquoi pas une meilleur visi. 
Le retour se fait avec quelques séances photos sympas ...
La damassine est là pour les muscles contorsionnés...

Je  remercie pour le portage,et à bientôt sur le site...   

 

DIDIER L .

Perte du Ruisseau de l'Etang, plongée, dimanche 31 mai 2020
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3 juin 2020 3 03 /06 /juin /2020 22:37

Présents : Thierry V ; Didier L ; Pascal B ; Nanard

Rendez-vous fixé à 10 H vers le gouffre du Crevat, car Didier ne connait pas l’accès à la perte du ruisseau de l’Etang. Sont également présents, Jean-Marie J. et Jean-Luc G., qui nous accompagneront jusqu’au début de notre incursion sous terre.

On en profite pour remettre à Didier, une de nos balises de détection, pour qu’il puisse l’adapter à son caisson étanche pour l’emmener sous terre ; objectif : le suivre en surface prochainement lors du cheminement Crevat – Trou du Pinard.

Après le rituel café/croissant, Didier prépare le matériel et tout le monde s’équipe. Nanard emmène du matériel photo pour ramener quelques images du fond.

On se suit dans les passages étroits et dans le premier puits en se passant les kits, dont les 2 bouteilles de 4l. Une fois dans les grandes galeries, on file vers le fond en présentant le réseau à Pascal et Didier qui ne le connaissent pas.

Didier repère le siphon moyennement accessible et tente une plongée. Peu de visibilité (30 cm environ). Une descente à -3 m estimée, permet à Didier de percevoir un laminoir de 60 cm de haut, mais d’une bonne largeur (peut-être 2 m) ; les parois sont sondées au pied sans trop toucher les parois. Il ne semble pas y avoir d’obstacle au début du siphon, mais la touille étant importante, après 3 tentatives, il semble plus prudent de renoncer et de revenir une autre fois. Le fil d’Ariane est laissé sur place ; Thierry étudie la façon d’aménager la diaclase d’entrée, pour faciliter l’accès et la mise à l’eau sans polluer l’accès.

Le retour sera consacré à une série de photos, avec flash et pied photo, pour compléter les manques d’illustrations concernant les galeries du fond. La boue et le manque de maîtrise des flashs ne permettront que de ramener des photos d’explo. Il y a encore du travail à faire sur l’utilisation des flashs, leur réglage et leur prise en main.

Thierry en profite pour nous amener dans la galerie qui permet de faire la traversée et vérifie l’état de la trémie qui ne semble pas avoir bougé, mais qui questionne quant à la traversée.

 

Etant bien mouillés, et commençant à sentir un certain refroidissement, on ne traîne pas vers la sortie, toujours en se passant les kits vers la sortie du puits et dans le méandre d’entrée.

Sortie vers 17 H 45.

 

                                            Nanard

Perte du Ruisseau de l'Etang, dimanche 31 mai 2020

Les autres photos ici

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1 septembre 2019 7 01 /09 /septembre /2019 20:24

En Versenne, la grotte de Sidonie
PA, TPST 7h00

Ce samedi 31 août, Stéphane Guignard a rassemblé autour de lui 13 personnes pour l'épauler. Le siphon d'Enversenne mérite d'être exploré plus loin et c'est aujourd'hui que cela se passe.
C'est donc accompagné de Christophe Rognon pour la plongée et de tout un groupe (Michel, Christian, Louis, Fred, Anne et leur fille Coralie, Christian, Thierry, Didier, Pierre, Charles et ses fils Felix et Etienne et moi-même) que nous nous retrouvons à 9h30 dans le virage de Fontenotte. Denis est là pour porter les clefs et s'excuse de ne pouvoir nous accompagner.
Il est onze heure quand nous enlevons les baudriers au bas de l'unique puits de 20 mètres.
Les fils des capteurs nous amènent à la rivière et c'est dans un lit large et sablonneux que se passe la première heure de marche. L'espace est large, joliment concrétionné et le groupe s'est divisé en deux rapidement. Je ferme la marche.
Les anciens m'expliquent des choses que je n'entends pas complètement : il ne faut pas passer par là à cause de Sidonie igueule, il ne faut pas poser sa main parce que Sidonie leussé, non mais là c'est en bas parce que… sidonie. 
Je ne comprends pas tout mais je m'exécute. Anne et Coralie qui sont devant moi semblent comprendre, tant mieux.
Au bout d'une demi-heure nous quittons le lit principal pour gagner un réseau semi-fossile sur la droite. La calcite fait briller le sol, les petits gours sont enduits de blanc et scintillent devant nous, des méduses laissent pendre leurs tentacules jusqu'au sol. "Non mais faut pas toucher, Philippe, parce que Sidonie le voit", le son a été plus net : c'est peut-être plus SI DENIS que Sidonie, dont acte. 
Denis veille jalousement sur sa grotte et la grille qui ferme l'accès du puits a une clef qui reste en permanence suspendue à son cou. (Si Denis savait ce que je viens d'écrire…)
Au bout d'une heure nous enfilons les néoprènes, enfin les hauts car les bas étaient déjà en place.
C'est reparti dans le réseau actif. L'eau est là, jusqu'à mi-mollet parfois, guère plus au début. Le sol est instable et Felix qui est devant moi s'enfonce régulièrement dans des flaques dont il n'avait pas idée de la profondeur. Son père lui dit "trois appuis avant de te lâcher". J'observe : la plupart des spéléos n'ont pas trois appuis, ils visent plutôt les berges et les reliefs visibles. C'est une meilleur tactique.
Nous quittons le sol instable pour glisser dans un lit plus profond, sablonneux. Sur le chemin un tuyau bricole un siphon qui part vers la droite : c'est le passage vers LA VOÛTE MOUILLANTE. L'épreuve ultime.
Depuis le départ elle est annoncée comme un passage sélectif : un peu inquiet pour ma batterie de Scurion, j'avais pris le casque de vero à la batterie de plongée… Je m'avance et entends devant moi un peu de stress, d'inquiétude, quelques instants de panique. Je me demande comment c'est. En fait, c'est… rien. Il y a péniblement deux mètres où il faut mettre la tête dans l'eau, se tirer sur la corde pour resortir de l'autre côté : très rigolo en fait.
C'est reparti pour une demi heure de marche et nous arrivons vers 13h00 en bas d'une salle où une eau un peu glauque est nantie d'une ficelle à gigot. Steph et Christophe s'habillent devant la mare. Pierre se met à côté d'eux et soulage sa vessie devant les yeux hagards des plongeurs. Je rigole. 
13h30 les courageux plongent. Quelques bulles montrent leur trajet, au début avec un halo jaunâtre puis plus.
Nous montons en haut de la salle pour avoir un peu de plat. Nous y mangeons. J'y somnole.
14h39 : Christophe est de retour. Il boit un café chaud et nous dit que Steph continue.
15h27, Stephane sort de l'eau, réjouit, ravi, rayonnant.
Nous reformons les kits et avant que nous n'ayons pu dire ouf, Christophe et Steph repartent. Steph embarque même deux kits! Je ne sais pas ce qu'il a vu mais il est dopé.
Cette fois je rentre avec le groupe de tête, nous avançons à un bon pas. Nous nous regroupons pour la voûte mouillante puis nous redispersons. Steph s'arrête pour aider Christian à changer sa lumière, nous le doublon avec Pierre et Thierry. A l'arrivée au bas du puits, je vois le séant de Christophe à quelques mètres au-dessus de moi : il a carburé, le voilà déjà a mi-puits.
Nous le suivons et la sortie s'étale sur une bonne heure. En haut c'est bière à volonté : chacun a amené de quoi arroser et fêter l'exploit car OUI, Steph a rajouté de la première : derrière le siphon après la cloche, 20 m de fil pour sortir dans une zone exondée inondée, il raconte, un lac, quatre mètres de profondeur sur une centaine de mètres avec un nouveau siphon derrière.
Sidonie est au courant, il amènera le champagne. Bingo : le voilà avec les bouteilles. On fête cette réussite, Steph remercie les porteurs mais c'est lui le roi ce soir.
19h30, le groupe se disperse, retour au bercail.

Philippe Auriol

En VErsenne, samedi 31 août 2019
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12 août 2019 1 12 /08 /août /2019 08:43
Participants : PAU du SCV70, Fred, Stéphane, Christophe, Michel, Louis, Gabriel, Denis, Emeline, Coralie
TPST deux fois deux heures.
TPAT 3 heures (temps passé à table)
C'est une sortie d'ancien combattants : Stéphane Guignard et Christophe Rognon viennent rechercher des bouteilles laissées sur place il y a dix ans et finir l'exploration qu'ils devaient alors finir quinze jours plus tard.
C'est avec un peu de retard qu'ils réalisent leur résolution: revenir topographier le post siphon.
Nous sommes 9 adultes et une collégienne campés à 10h30 à côté du bosquet où habite la doline.
Chacun a un kit de matériel, la cavité a été équipée une heure avant par Louis et Michel.
Ils nous parlent de voûte mouillante et la nécessité d'avoir une néoprène, sujet balayé d'un revers de main par Christophe, revient sur le tapis tandis que nous nous habillons en regardant Steph et Christophe mettre les leur.
Fred passe en premier, je le suis. Chacun porte un kit et la descente à pousser cette masse dans la boue et les aspérités me laisse déjà à penser que la montée ne sera pas du bonheur.
La cavité commence par une boite aux lettres, puis ce sont les boyaux qui s'enchaînent interrompus ça et là d'un ressaut court. Les ressauts deviennent plus conséquents et sont équipés. Le tout se termine sur un puits de 13 mètres, plus haute verticale qui donne la satisfaction d'un moment de déploiement du corps entier dans ce petit pays.
L'arrivée se fait dans une mare et est suivie de la fameuse voûte mouillante sur main droite. Fred voit au-dessus en face une ouverture, il s'y engouffre avec son kit, progresse, je le suis. Une cheminée semble monter très haut parallèlement à notre trajet : une deuxième entrée? Rien ne va vers le bas sinon.
Fred passe la voûte mouillante et me demande d'attendre tandis qu'il écope. Stéph nous rejoint, hausse les épaules et grimpe dans un trou au plafond qui permet de contourner la voûte : "je me souvenais qu'il y avait moyen d'y échapper" dit-il…
C'est reparti pour quelques contorsions glaiseuses, le lit de l'actif apparaît nous y marchons jusqu'au siphon.
Christophe constate que sa bouteille d'oxygène est… vide. Il bricole avec l'ancienne laissée dix ans avant et qui contient encore 250 bar. Ils ne sont pas motivés nos batraciens. Ils finissent par se glisser dans la glaise avec la consigne de sortir dans deux heures.
Il fait froid, nous sommes mouillés, il y a des kits à monter, il est 13h.
Nous remontons avec des kits, Fred, Gaby, Louis et moi. Fred double tout le monde et sort le premier. Je reste derrière Coralie qui est parfois en difficulté. Nous sortons tous, mangeons et retournons rapidement sous terre.
Retour rapide, Fred me largue toutes les 3 étroitures et m'attend patiemment après.
Nous rejoignons le siphon alors que Steph et Christophe finissent de ranger leurs kits.
7 kits, nous sommes quatre… Hop, c'est parti. Nous retrouvons nos comparses avant d'arriver au puits, ils sont 4 et nous aident à passer les kits. Au puits, Fred disparaît devant avec un kit. Nous jouons collectif et restons groupés pour une progression lente avec les kits dans ces espaces réduits : tirer, pousser. Christophe déséquipe et ajoute un kit.
Il est 17h quand nous sortons sous la pluie : les nuages d'orage se sont déchirés et tentent vainement de diluer la glaise qui nous couvre.
Louis qui habite à Fontenelle, à 300 mètres, nous invite sous son préau pour les bières puis dans sa maison pour faire bombance d'une soupe chaude, de charcuteries, de fromage et d'histoires de chasse.
A 20h00 le groupe se disperse après un bon moment.
Un trou de chiotte mais des bons copains.
PAu
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16 juillet 2019 2 16 /07 /juillet /2019 12:44
Sylvain Redoutey
Sylvain Redoutey
Sylvain Redoutey

J’étais à Chamonix, ce vendredi 12 juillet en fin d’après-midi, en train de préparer avec un ami et notre guide une randonnée glaciaire quand j’ai reçu un coup de fil de Véronique qui m’apprenait la terrible nouvelle : Sylvain est décédé en plongée. Je ne pouvais pas y croire. Sylvain, toujours à la pointe de la sécurité, s’étant toujours sorti de toutes les situations délicates en plongée (et il y en a eu quelques-unes, dans notre « touille » haut-saônoise) … ça ne paraissait pas possible.

Sylvain …

Je l’ai rencontré pour la première fois chez moi, dans les années 90. Je faisais partie à l’époque, avec Carole, son épouse comme moi enseignante, d’une association de coopération scolaire. A l’issue de nos réunions, nous avions coutume de manger chez l’organisateur de la réunion. Cette fois-ci, c’était chez moi, et Carole était accompagnée de son mari, Sylvain. J’ai appris qu’il venait d’être champion du monde de durée en plongée. Champion du monde ! Un champion du monde mangeait chez moi ! J’étais impressionné. Et pourtant, ce dont je me souviens le plus de lui au cours de cette soirée, c’était sa simplicité, sa gentillesse… il a discuté avec nous comme si on s’était toujours connu, répondant à toutes nos questions…

Je l’ai retrouvé plus tard au Spéléo-Club de Vesoul, dont il est toujours adhérent. Il a effectué de nombreuses plongées, souvent en première, dans nos siphons boueux. Toujours partant pour aller explorer le siphon de fond de trou, ou déposer une balise émettrice pour nous permettre de radiolocaliser un siphon en surface, il nous a permis d’approfondir nos connaissances sur les différents réseaux du département, en particulier sur le réseau Frais-Puits/Champdamoy où il a effectué de nombreuses plongées. Mais il était également toujours partant pour nous donner un coup de main en surface, tirer des seaux ou travailler à la perforatrice au cours de désobstruction, comme au gouffre du Chemin Vert.

Sylvain Redoutey
Sylvain Redoutey
Sylvain Redoutey
Sylvain Redoutey
Sylvain Redoutey
Sylvain Redoutey
Sylvain Redoutey

Son travail l’a ensuite appelé à la Réunion, puis dans le sud de la France. Mais dès qu’il le pouvait, pour retrouver sa famille, il revenait en Haute-Saône et ne manquait pas à cette occasion de prévoir quelques plongées. Il me passait alors un SMS, ou un coup de fil, et nous nous retrouvions, souvent au bord du Frais Puits. Avec les copains du club, c’était toujours un plaisir de le retrouver, de l’écouter nous raconter ses plongées dans le sud, nous annoncer ses nombreux projets et de lui donner un coup de main pour le transport de son matériel au bord de la vasque.

Ma dernière rencontre avec lui, ce fut au bord du Frais Puits le 29 juin. Avec Thomas, nous l’avons accompagné jusqu’au bord de l’eau, et Thierry était là aussi à sa sortie. Il était content de sa plongée, l’eau était moins turbide que prévu, son propulseur allait vite et bien, les fils d’Ariane n’avaient pas bougé… Tout était parfait, il était en pleine forme.

Sylvain Redoutey
Sylvain Redoutey
Sylvain Redoutey

Je suis, comme tous les copains du club, profondément affecté par sa disparition, et je m’associe à la douleur de son épouse Carole, et de ses trois filles.

Sylvain Redoutey
Sylvain Redoutey
Sylvain Redoutey
Sylvain Redoutey
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29 juin 2019 6 29 /06 /juin /2019 16:42

Participants : Sylvain Redoutey, et en surface : TL, TV, JLG

Temps de plongée : presque 2 h.

13 h, on se retrouve au Frais Puits, Thomas, Sylvain et moi. On descend le matériel, Sylvain s'aperçoit qu'un détendeur bricole, et décide d'aller en chercher un autre. On l'attend à l'ombre...
A son retour, descente du reste du matériel et équipement. Début de la plongée à 15 h 35. Sylvain pense en avoir pour deux heures. Thomas et moi partons, je reviendrai à 17 h 30.

Entre temps, TV me téléphone pour savoir à quelle heure Sylvain pense sortir. On se retrouvera donc sur place à 17 h 30. Quand on arrive, Sylvain est déjà à sa voiture, il a mis moins de temps que prévu, tout en faisant plus de trajet ! On finit de remonter le matériel, bières, et not' président informe Sylvain des siphons qui seraient à plonger (Replan, Breuillot...).

JLG

Plongée au Frais Puits, samedi 29 juin 2019
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