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10 juin 2019 1 10 /06 /juin /2019 18:22

PA du SCV70, Stéphane Guignard du Doubs.
TPST 2h

Jérémie Prieur d'UP2019 m'avait proposé de plonger le barrage souterrain de port Miou. J'avais gardé ça en tête et forcément, n'ayant pas à aller aux réunions fastidieuses de la FFS, j'ai sauté sur l'occasion et Stéph aussi.
Rendez-vous à 8h30, puis 9h00, nous arrivons à 9h30.
Un puits de 40m équipé d'échelles métalliques descend jusqu'à un barrage souterrain. EDF avait décidé dans les années 60 de l'utiliser pour faire un point d'approvisionnement en eau potable. Malheureusement, une paléorésurgence à quelques kilomètres de là maintient une salinité à 20mg/l : l'eau reste inutilisable en boisson. Les spéléo locaux la gèrent en point d'eau "en cas d'incendie".
Tout est superbement organisé pour ce qui sera mon baptême de plongée souterraine.
Jérémie me coache de prés, vérifie mon matériel, m'explique. Il a vu que Stéphane était expérimenté et le laisse gérer en autonomie.
Je rentre à l'eau avec mes deux bouteilles de dix litres sur le dos, réglées à 250 mbar. Véro, très déçue de ne pouvoir y aller, m'avait laissé ses détendeurs et ses plombs.
L'eau est limpide et nous descendons le long d'une corde jusqu'à douze mètres. Tout est ok.
Nous glissons le long du fil sur 200 mètres, avec un point bas à -23 mètres.
Les volumes sont grands, la lampe méandre qui m'a été prêtée éclaire comme ma scurion sous terre.
Jérémie me fait changer de bouteille et annonce le demi-tour.
La frustration qui frappe Stéphane se ressent comme le chant des baleines sous l'eau.
Nous palmons, tranquillement et dans un esprit taquin, je décide d'abandonner une palme au fond de l'eau.
Stéphane s'apprête à se lancer à la poursuite de l'objet comme un chien après un bout de bois mais Jérémie est déjà dessus et me la ramène.
Retour tranquille, remontée paisible, je sors : "c'est court non?" "Attends pour un baptême c'est exceptionnel !" "Ah?".
Je suis un peu frustré : la cavité s'étend sur plus de deux kilomètres et ce retour prématuré m'a surpris autant que je le comprends : c'est un baptême…
J'y retournerai.
PA
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28 décembre 2018 5 28 /12 /décembre /2018 15:06

Participants : plongeurs Sylvain et Didier Lamirault ; assistance : JMJ, JLG

TPSE : 1 h

On se retrouve comme prévu à 10 h. Le matériel est acheminé dans le 4 x 4 de Didier et le mien, jusqu'à la barrière. Au moment de s'habiller, Didier s'aperçoit qu'il a oublié sa cagoule : pas possible pour lui de plonger dans le Frais Puits sans cagoule, dommage ...

Sylvain démarre la plongée vers midi (Didier restera au bord, et utilisera son temps à tailler des marches qui faciliteront la remontée). Sortie de l'eau une heure plus tard : il est allé en direction de la grande rivière, pas mal de courant, eau relativement claire au début puis touille. Les fils ont l'air d'être bien en place.

On discute de l'affaire du plongeur, signalée par M. Somlette, qui a plongé début novembre sans demander d'autorisation. Ils vont essayer de savoir de qui il s'agit.

JLG

Commentaire de Sylvain sur Facebook : 

Retour aux sources avec une belle plongée au Frais Puits (70). Malgré le volume d’eau tombé il y a une semaine, la première partie de la galerie est claire mais à 170m de l’entrée, au point de convergence des 2 rivières souterraines, un fort courant et une eau très trouble mettent fin à toute envie d’exploration plus lointaine...

SR

Plongée au Frais Puits, vendredi 28 décembre 2018
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1 juillet 2018 7 01 /07 /juillet /2018 12:34

L’opération Retour au Wicky ayant été reportée de la semaine d’avant à cause d’une interférence de sorties (mais au profit du Breuillot qui a livré un peu de 1ère), c’est les palmes frétillantes que je me pointe sur place comme convenu à 9h30, avec un temps en béton et des rêves de 1ère depuis 10j dans la tête, pour y retrouver JMJ, TV, TL, JLG et BP déjà à l’œuvre, et occupés à débroussailler l’entrée… mais tiens, pas de DL… on attend donc un peu… le réseau passe très mal, mais je reçois quand même un sms : « Trop tot pour moi . Je rentré ce matin  enfin sortis.  Bonne plonges a vous ». Bon, toujours pas de réseau, je laisse tomber pour rappeler le gazier et voir si on peut décaler de qq heures, on va changer l’objectif : topo du S1 & S2, faut bien la faire pour voir où on va, et on laisse tomber la première… grr…

Comme je serai tout seul pour descendre (et remonter, tant qu’à faire ;-) le R5, je ne prendrai que 2x4l au lieu des 2x7l préparées, ça sera plus léger pour le portage inter-siphon et je risque moins de faire un faux pas avec en descendant le ressaut. Je conserve 1x4l pour franchir le S1, que j’essayerai peut-être d’emporter au début du S2. Allez c’est parti, on reconditionne le matos…

Ce sont 4 kits qui vont descendre, et en s’étageant dans le puits d’entrée avec TV & JLG en surface qui font descendre les kits, guidés par JMJ au 1er palier, moi au 2nd, et avec TL & BP à la réception en-dessous, ils sont rapidement à la rivière. On se dirige donc à droite (d’accord Bruno, la droite c’est l’aval, j’aurai dû reprendre un café ;-), et on stoppe avant le petit ressaut qui précède la vasque pour ne pas la touiller. Je mets un peu de temps à m’équiper, avec un relais en plus ça fait toujours un peu plus de merdier, et ça y est je pars avec le carnet topo ouvert. Les quelques volutes de touilles qui commençaient à se propager dans la vasque du S1 sont vites dépassées, et je constate avec plaisir que la visi est excellente, je vais pouvoir faire une bonne topo, cool ! Départ du fil à l’étiquette [200] (normal ;-), les visées s’enchaînent dans une galerie de 3m de large pour 1,5m de hauteur en moyenne, le profil est quasiment rectiligne mais je prends un peu de temps. Je sors à l’étiquette [285] et regarde le mano, merde, j’ai pompé 100b... Ça ne sert plus à grand-chose d’emmener le relais dans le S2, surtout que ça sera plus facile si je le laisse à la sortie du S1… donc ne soyons pas trop gourmand et regardons déjà comment je peux gérer la descente sans l’aide de Didier qui m’avait la dernière fois repris les bouteilles à la corde.

Le portage dans l’exondé avec seulement 2x4l ne pose en effet aucun souci, les 10 premiers mètres sont un peu courbés, mais les 20 suivants sont bien debout avec une galerie d’au moins 5m de hauteur sur 4 à 5m de large. Arrivé en haut du ressaut, je constate que le niveau doit être équivalent à la fois où je l’avais découvert en décembre 2016. J’ajoute une 2° corde à celle déjà posée pour pouvoir m’aider dans les manœuvres, et décide de tenter le coup à la descente avec les palmes aux pieds, en me laissant glisser sur le dos. Ça passe, même si je fais descendre quelques mottes de glaise qui viennent troubler l’eau de la vasque… La mise à l’eau est par contre rapide, et comme je suis tout équipé je peux m’enfiler immédiatement dans le départ du S2 sans le troubler. Il est aussi limpide que le S1, et je vois carrément toute la galerie du sol au plafond, alors que la fois où je l’avais équipé en avril 2017 au début je ne voyais qu’à 50cm tout au plus... C’est magique !

Passés quelques talus de glaise, je me retrouve au milieu de la galerie, qui atteint 4m de large sur 3m de haut, c’est grandiose. Je dois avoir du 4 voire 5m de visibilité, l’eau est à peine troublée parfois par un léger voile, le pied… Je topotte donc, avec un départ du fil à l’étiquette [80] (la cohérence dans le métrage venant du fait que j’ai 2 dévidoirs et que la fois d’avant c’était le gros que j’avais pris ;-). Le fil n’a pas bougé et est bien placé, c’est toujours ça, mais il y a plusieurs changements de directions qui prennent du temps à noter, les manos descendent… et puis je me trouve face à l’étiquette [160] qui côtoie l’étiquette [170]… y’aurait-il un chmilblick ? Il faudra lever le doute la prochaine fois, j’ai pu pousser une étiquette au retour, mais normalement je positionne le nœud vers la sortie et l’étiquette vers l’aval, donc ça n’aurait pas dû se produire… A vérifier la prochaine fois… Sinon je constate que je suis bientôt sur mes tiers à 160b, je laisse donc tomber la topo et essaye de pousser un peu pour revoir le terminus… C’est alors que mon détendeur de gauche continue à buller entre 2 respirations, au lieu de me laisser profiter du silence du coin… tiens donc… je souffle un grand coup dedans, rien ne change. Je change de détendeur, coupe la bouteille de gauche et la rouvre, reprends le détendeur, pareil… Bon… on rentre à la maison… Le détendeur récalcitrant ne fuit pas trop cependant, car le mano ne descend pas trop vite, je le surveille en permanence… et tant qu’à faire, je ne respire plus que sur celui-là pour garder le plus d’air possible dans ma 2ème bouteille, au cas où il viendrait à calencher complètement. La visi au retour est restée correcte, et je palme bien quoique sans excès (faut dire que c’est limité à 80km/h depuis ce matin ;-)... Je refais surface et il me reste encore 80b dans la bouteille, j’avais de la marge avec l’autre bouteille qui est encore à 180b… mais mieux vaut comme ça !

Je décide alors de remonter aussi en gardant les bouteilles sur le sanglage à l’anglaise. J’accroche les palmes à un moustif, et commence à remonter aux bloqueurs (le croll sur l’un des 2 moustifs de ma ceinture de plombs, la longe avec la poignée sur le 2ème, avec un moustif passant dans les boucles de poitrine du baudrier pour tenir le croll en position, ça marche impeccable en fait). La corde reste tendue car j’y avais oublié 1 an plus tôt un descendeur qui était resté dessus… il sera intéressant de regarder les poulies de près d’ailleurs, ça sent l’électrolyse... Par contre arrivé en haut du ressaut, je constate qu’il me manque une palme qui a dû se détacher… Et merde…. Je largue la bouteille avec le détendeur qui fuit, redescend vite avec l’autre, et commence à chercher au fond de la vasque en m’accrochant à la corde, pour ne pas risquer de m’engager dans le siphon (la visi est maintenant de plus en plus intime…) j’effectue une 1ère recherche, puis une 2ème en m’accrochant maintenant avec la 2ème corde que j’avais ajoutée, qui était un peu plus longue… mais ne retrouver rien, bredouille… Donc bilan = descendeur +1, palme -1… Bon, on remonte…

Me revoilà maintenant devant la vasque du S1, je continue sur le détendeur récalcitrant, et tant qu’à faire, passe en mode dégradé complet = la palme restante accrochée au baudrier, le relais à la main au lieu d’être mousquetonné sur moi, et j’avance en faisant des bonds, un pied au sol et l’autre au plafond (et ça marche :-). Le S1 se repasse comme ça tranquillement, et je ressors avec en gros 30b sans tirer sur les 2 autres bouteilles à 130 & 180b. La prochaine fois je peux perdre les 2 palmes????…

Je sors à peine de la vasque que je vois les lumières de Bruno, il venait juste de redescendre, et il m’annonce que ça fait 1h20 que je suis parti. Thomas nous rejoint alors (le téléphone-janolène fonctionne du tonnerre !), et les kits sont hissés jusqu’en surface. Thomas préfère ensuite attendre qu’on soit tous sortis pour se prendre un pavé sur la main et héler la surface alors que personne n’écoute plus ce qui se passe dessous ;-)… espérons juste un gros bleu !

Pour finir, on s’est ensuite retrouvés sur le parking du bois du Replan, un peu plus à l’ombre, et avec un échange culturel bière-blanc-rosé bien mérité, qui a d’ailleurs fait sortir BD du fond du Replan, comme raconté par Bruno qui m’a devancé dans son CR… (Compte-Rendu, à ne pas confondre avec un plongeur à l’égyptienne ;-). A remettre avec 2x7l maintenant que j’ai l’expérience que ça passe (et après nettoyage j’ai retrouvé pas mal de gravillons dans le détendeur… tout s’explique…).

En conclusion une superbe plongée et une bonne opération malgré l’objectif qu’on a dû réduire. Merci encore pour le portage, toujours aussi rondement mené. Voilà donc un premier bout de topo sous visual (il faudra sûrement revoir les derniers mètres la prochaine fois, mais ça donne déjà une idée !). Pour les photos, eh bien j’aurai pu vous remettre les mêmes que la dernière fois, mais comme vous savez que mon appareil était resté à la maison, ça sera pour la prochaine !

Steph (SG)

Gouffre Wicky, plongée, dimanche 1er juillet 2018
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24 juin 2018 7 24 /06 /juin /2018 08:39
C’était au départ une sortie retour au Wicky avec DL, pour topographier le S2 et essayer de progresser... et puis paf, la tuile, on avait oublié de consulter le calendrier de l’EDS... plus qu’un seul pilier du SCV à pouvoir nous accompagner, TV. DL ayant déjà configuré son matos de plongée en recycleur avec 5 kits, en plus de mes 3 kits ça devenait chaud à 3 spéléos... Donc changement de programme, Didier va à Bouclans et on se retrouve tous les 2 avec Thierry. Que faire? Va pour le Breuillot, je ne connais pas, et la plongée du siphon amont (vierge !), qui redonne côté Wicky. Je demande 1h de grâce par rapport aux 10h initiales du rendez-vous, donc j’arrive sur place à 11h15.
 
Pour l’occasion j’ai réduit mon matériel au maximum, tout loge dans 2 kits (un peu plombés quand même)... Le 1er contient 2 ARI + les 2 palmes fond de trou de JML + 3 plombs largables (que je laisse gentiment à Thierry), et le 2ème mon bidon étanche avec tout le matos plongée (3 détendeurs au cas où, boussole/ordi/tablette topo/masque/masque secours...) + la ceinture de plombs et le dévidoir prêt au départ pour le Wicky, donc métré à partir de 200m. Je n’ai pas pris le baudrier de travail avec lequel je plonge à l’anglaise pour gagner de la place, et ai ajouté le haut de mon vieux baudrier de travail sur le baudrier spéléo, en passant les sangles dans les portes-matériels.
 
Thierry part pour équiper d’abord en corde puis avec une échelle, car ça frotte un peu. Il est suivi du kit bouteille que je lui fais suivre dans les ressauts, et j’enchaine derrière lui avec le kit bidon. Ce sont de petits ressauts agrémentés d’un petit boyau, d’un départ étroit, et d’un rétrécissement... enfin rien qui ne fasse trop mal, même s’il faut se contorsionner un peu. On arrive donc vite à la rivière et on part voir le lac, splendide. Derrière, Thierry me dit qu’il y a un laminoir plongé par B. Le Bihan, la suite est à trouver... Mais notre objectif est l’amont, donc c’est parti, un portage bien comme en Haute Saône, propre, non glissant, pas gazé... euh non, bien comme en Haute Saône en fait, mais dans une galerie de taille sympathique de 3 à 4m de large x 2m de hauteur... enfin jusqu’à l’arrivée au laminoir. Avant de s’y glisser, Thierry met le nez dans une cheminée remontante qui doit communiquer avec l’effondrement de la doline d’entrée, car on ressent un petit courant d’air.
Ce laminoir peut poser problème en hautes eaux, mais aujourd’hui les niveaux sont bas (la Colombine annonçait 460l/s sur Hydroreel la veille). Il passe donc sans problème à 4 pattes, enfin avec ma néo je suis un peu moins gaugé que Thierry... qui avait oublié qu’il était aussi long... Une fois sortis, on retrouve une galerie de bonne taille, et on arrive vite là où la galerie se dédouble pour retomber sur la vasque du départ du siphon amont.
 
La mise à l’eau est sympathique, il faut passer en oppo au-dessus d’un premier petit bassin, puis mettre ses palmes toujours en oppo, sur le bord de la vasque, avant de descendre gracieusement dans la vasque comme une m... L’eau est laiteuse, la visi ne va pas être terrible... Le bord de la vasque étant percé d’un trou, Thierry peut récupérer l’extrémité de mon fil d’ariane pour que je fasse une boucle, et je descends dans le puits. A –3m, je me rends compte qu’une palme fond de trou ne m’a pas suivi, je remonte donc et la retrouve qui flottait entre 2 eaux. En oppo dans la vasque, je la resserre un peu plus et m’apprête à repartir, mais je n’arrive pas à décoincer le fil... qui s’était enfilé dans le mousqueton de mon kit de ceinture... Je démêle tout ça, ça prend un peu de temps... ça ne va pas arranger la visi... Enfin ça y est, je repars, et descends, descends... –8, tout droit ça queute, mais ça a l’air de partir un peu sur la gauche, en formant une voûte basse... c’est donc pas très haut, et je ne vois rien. J’essaye d’amarrer au sol et plante un piquet. Je vais pour y attacher le fil, et ne le retrouve plus... Bon... changement de programme, amarrons en paroi. A tâtons, je trouve un béquet qui a l’air sympa. J’amarre, et poursuis. C’est une galerie en laminoir, 50cm de haut et qq mètres de large... mais plus j’avance, et plus le plafond se rapproche, et je commence à labourer le sol dans le sable... Après une 10aine de mètres de progression, je décide de mettre un piquet, mais cette fois le garde en main, et fais mon amarrage de fin. Je laisse 50cm de fil de rab derrière l’amarrage et coupe (côté dévidoir, dans le brouillard faut pas se tromper !). Je fais demi-tour et commence à remonter... mince, je sens que j’ai re-perdu une palme... Je ressors quand même, refais surface et tends le dévidoir à Thierry : “je retourne chercher ma palme !”. Sitôt dit, sitôt fait... me revoilà à –8, je repasse la voûte basse et progresse jusqu’à mon terminus. En brassant avec les bras, je retrouve une palme... et au moment de la remettre, je m’aperçois que c’était l’autre qui s’était barrée!  Tant pis, cette fois je sors, mais toujours en brassant... et 2m avant de repasser la voûte basse, 2ème palme retrouvée! C’est donc les 2 palmes à la main que je remonte de –8 dans la vasque, il faudra que je fignole la fixation de ces palmes pour la prochaine fois! A revoir aussi la fixation des bouteilles, au départ ça va, et puis après les sangles glissent et je me retrouve les bouteilles à l’équerre, c’est pas top top... donc bloquer les sangles dans les portes-matériels avec des caouetchs pour ne pas qu’elles glissent.
 
Retour avec quelques petites pauses pour retrouver notre souffle, et finalement sans se faire trop mal dans les puits. Et on sort avec un rayon de lumière dans le ressaut d’entrée, magique, pour casser une petite graine au soleil vers 15h30... Ensuite Thierry me montre les travaux du Replan... je suis bluffé, sacré chantier, le coin est sympa, et t’es pas emmerdé par les voisins!
 
Au bilan un trou de chiottes (j’avais du mal à l’avouer, j’aime encore bien en fait), une plongée sympa même si un peu courte (on ne gagne pas toujours...) et un bon moment!
SG
Creux Breuillot, plongée, samedi 23 juin 2018
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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 15:06
Malgré les dernières pluies, une vasque de 2 m plus haut que l’étiage, peu engageante et trouble samedi 19 mai 2018 je m’immerge dans le Frais Puits.
J’ai mes 2 nouveaux recycleurs ventraux RS5mccr  et mon nouveau scooter. C’est la première fois que je plonge dans ce réseau avec ce type de matériel et je sais que la difficulté de «pilotage » de ces appareils va être augmentée dans ces eaux si particulières ou chaque coup de palme peut réduire à néant la visibilité. La différence avec mes anciens recycleurs c’est que je dois lire sur les ordinateurs au poignet la proportion du mélange que je respire et rectifier si besoin en appuyant sur une vanne pour injecter de l’O2 ou du diluant (air). Heureusement en cas de forte turbidité une alarme vibrante prévient le plongeur sinon un mauvais mélange pourrait rapidement être fatal.
L’entrée qui était partiellement obstruée suite à un affaissement du terrain à été complètement dégagée par les crues de cet hiver. Passés les 10 premiers mètres d’eau couleur chocolat dûe à la préparation dans vasque, la suite s’éclaircit. J’arrive à 40 m de l’entrée à la première bifurcation, les fils d’Ariane sont en bonne état ainsi que les 3 plaquettes d’indication: « amont petite rivière », « vers aval et amont grande rivière » « sortie ».
Je prends à droite en direction « aval et amont grande rivière », j’arrive rapidement à la deuxième bifurcation à 170 m, mon nouveau scooter est une merveille de technologie, plus petit donc plus maniable, plus d’autonomie et plus puissant. Je prends encore à droite dans la galerie de jonction, là fini la belle visibilité car l’eau qui arrive de la grande rivière est toujours laiteuse et aujourd’hui encore plus suite aux dernières pluies. Je ne vois gère plus loin que le bout de mon scooter et sur ses 6 vitesses je n’utilise plus que la première ou deuxième.
Cette galerie de 150 m de longueur est particulière car elle a été creusée récemment du moins à l’échelle géologique. Elle a permis à la grande rivière de rejoindre la petite le jour où la grotte de Champdamoy, résurgence historique ou préhistorique de la grande rivière, s’est effondrée trouvant ainsi un nouveau parcours bien trop étroit pour elle, provoquant ensuite la formation du trou du Frais Puits qui sert encore aujourd’hui de trop plein au réseau. J’arrive à 330 m au dernier croisement de galeries.
Les fils d’Ariane et plaquettes sont là aussi en bonne état : tout droit c’est la « galerie morte » en direction de la grotte de Champdamoy et à droite l’amont de la grande rivière qui est connue jusqu’à 1700 m. J’emprunte cette dernière, cette fois j’évolue dans une grande galerie dépassant parfois les 10 m de diamètre. J’avance jusqu’à la cloche des 500 m, là juste un peu plus loin je déblaye un vieux fils d’Ariane qui flotte entre 2 eaux et pourrait s’avérer dangereux pour un plongeur qui s’emmêlerait dedans. Je poursuis jusqu’au 700 m où la galerie descend rapidement vers les -30 m mais j’ai du mal à équilibré ma flottabilité et je coule comme une pierre labourant au passage le fond de la galerie recouvert de limon. Il est temps de faire demi tour, un épais nuage d’argile m’entoure, la visibilité est à zéro. Une main verrouillé sur le fil d’Ariane je cherche de l’autre le bouton pour injecter de l’air dans ma combinaison et retrouver une bonne flottabilité mais impossible. Dans le même temps, je sens l’alarme de mon ordinateur vibrer il faut à tout prix que j’injecte de l’O2. J’appuie sur la vanne et l’alarme cesse immédiatement, je mets un petit coup de scooter pour sortir du nuage puis je retrouve le bouton pour injecter de l’air dans ma combinaison. Ouf ! Enfin je peux décoller du fond et sortir de cet argile liquide. Quelques mètres plus loin ça s’éclaircit,  je retourne sans encombres jusqu’au croisement des 170 m. Là, je descends dans l’aval en direction de la fond de Champdamoy pour vérifier un peu le fil mais je sens tout de suite qu’il y a du courant, je fais demi-tour immédiatement et suis obligé de mettre mon scooter presque à pleine puissance pour pouvoir remonter et rejoindre la bifurcation. On peut donc considérer que lorsque le niveau du Frais Puits est à plus de 2 m au dessus de la sonde, il est fortement déconseillé d’explorer la partie aval du réseau c’est à dire la galerie à gauche quand on arrive au croisement à 170 m de l’entrée. D’autant plus que vers les 330 m une sévère étroiture  décuple le phénomène de courant aspirant. Je regarde mon temps de plongée bientôt 2h00 il faut que je sorte. Rapidement, je rejoins le croisement de galeries à 40 m, une dernière petite vérification dans l’amont de la petite rivière et je sors après 2h05 de plongée.
Merci à Jean Luc Géral et Jean Marie Josso pour le coup de main lors du portage, de l’habillage et de la mise à l’eau.
Merci à l’ancien exploitant du champ du Frais Puits passé nous rendre visite de nous avoir mis en relation avec son successeur qui nous a donné l’autorisation de descendre en 4x4 pour remonter le matériel que nous avions descendu à dos d’hommes pour ne pas abîmer les herbes hautes, il nous propose ensuite de nous montrer un affaissement récent vers son exploitation.
Rejoints par notre président Thierry Vircondelet, nous nous déplaçons ensuite vers sa ferme : en effet, les désobstrueurs du club vont avoir du boulot.
 
Sylvain Redoutey
Frais Puits, plongée, samedi 19 mai 2018
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1 novembre 2017 3 01 /11 /novembre /2017 22:33

Quelques lignes avant CR sur la jonction Crevat, qui n'était pas  prévue ce jour car je voulais partir à 3 * 4  litres  et un oubli "détendeur "me fait dire : pas de jonction, car je savais  d'après CR de Fred Martin  parti chaotique  et profond dans les -10  et longueur dans les 150 mètres, voire 160 mètres ...

Le GSAM présent , 4 spéléo ainsi que Steph , très sympa ,café croissant ensuite on descend voir un peu ,le niveau.
Excellent : bas, clair ; arrivés sur place, la préparation  commence,
une plongée d'environ 30 mn au plus. 2 bouteilles 230 et une 210 bars .je m'engage , retrouve mon terminus, raboute sur le béquet et tire avec mon bobino fait maison : "bonheur ""le bobino. Je tire environ une centaine de mètres, en plus de mes 50 précédents  plus ceux de Christophe Rognon, 50 mètres  si ma mémoire est présente. Je regarde ma consommation, 150 bars dans chaque. Décide de  faire demi-tour au dernier piquet. J'enfonce un piquet, raboute mon fil plus un caouetch, je décide d'immobiliser mon fil de bobino avec un caouetch et le remet en place. La touille est présente depuis un moment. J'ai lâché le fil 5 secondes pour remettre en place le bobino. Je suis bien lesté et pas l'impression de bouger. Je remets la main  sur le piquet, rien, je racle assez loin, rien, je cherche un peu plus loin,rien, rien et rien. Me dis
"tu es dans la merde, air 150 bars environ, cool  Didier, une erreur et tu restes là..."
Je plante un piquet, accroche mon fil bobino et essaie de retrouver le fil, je ne fais pas de grande distance car je sais que je ne suis pas loin... Je cherche, je cherche, je sors de la touille donc terrain neutre pour moi,
bingo !... le fil  est là ! Putain, quelle joie ! Je suis tjrs serein  car je sais que mes 4 litres se vident en 3 minutes. Je rentre, fais quelques mètres et me dis : "putain, c'est pas mon fil, il est blanc !" Je découvre que j'ai fait la jonction avec Fred Martin, je sais que j'ai moins long par là, certes chaotique et -10. Je décide de ne plus regarder mes manomètres d'air, c'est ma manière de faire dans ces situations très engagées. Je rentre doucement,  très chaotique, on monte, de suite ça  descend, remonte... etc. etc. Très clair.  2 fils, certes bien positionnés à des endroits, quelques départs de fil, me pose des questions : " Suis-je sur le bon fil ?" Certaines flèches me donnent bien la direction, continue sur le fil. Je sors le siphon, ne reconnais pas trop le départ de ce siphon, je pose mon matos en sachant que si je suis bien sur le Crevat, je retrouve ma corde mise en place avec le dijonnais, fait un peu d'exondé et effectivement retrouve la corde. Je reprends le matos, guette mon air cette fois, nickel, environ 70 bars et 80. Le siphon n'est qu'une formalité, ensuite  la rivière  avec quelques belles voûtes mouillantes assez proches du plafond.
J'arrive à la sortie, monte sur la droite, et cherche la sortie. Je sais que cela est très étroit, j'ai du mal à trouver, je recherche mais je mets un certain temps à trouver. J'augmente mon éclairage  pour voir un trou à rat avec une plaquette en hauteur. Je laisse mon matos, j'escalade, avec peine mais déterminé, je m'engouffre dans ce labyrinthe tortueux et sinistre, pour enfin voir la cheminée que j'escalade comme je peux, soulève la grille et sors  avec un sourire.
Je dois me démerder pour rejoindre le groupe afin de faire cesser leur attente qui, je pense, doit être très dure. La suite est plus sympathique. 

Didier qui à malgré tout  jonctionné.

Merci à Mr martin  pour son fil bien mis en place, ce qui m'a permis d'être plus serein. J'y retournerai,  c'est sûr, tjrs la main sur fil, je partirai dorénavant avec un extracteur pour la longueur, je dois récupérer  mon bobino et voir l'étiquette suivante.

 

Trou Pinard, mercredi 1er novembre 2017
Bravo Didier pour cette belle 1ère avec à la clé la jonction avec le Crevat, et une traversée qui finit bien malgré une petite peur quand même des 2 côtés, en ayant évité un coup de fil à Damien à 15mn près, plus de 2h30 après que tu sois parti dans le siphon...
 
Côté porteurs, vu les niveaux très bas on a aussi pu progresser d’une 15aine de mètres côté siphon aval au-delà de l’ancien terminus, avec la découverte d’une petite salle bien sympathique où l’on a pu se redresser et admirer d’un côté un beau dépôt sablonneux bien travaillé et étagé par différents régimes de courants, et de superbes coups de gouge assez colorés sur une des parois. Malheureusement on s’est arrêté rapidement au-delà, le conduit reprenant des dimensions très intimes en hauteur et s’ensablant presque entièrement, dommage...
 
Steph
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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 06:23

Particpant : Didier Lamirault

TPST : 

Je décide donc malgré la situation, je serai seul avec minimum 3 kits pour rejoindre le siphon  1  du pinard plongé par Christophe Rognon  sur  40 mètres  avec un arrêt sur un blocage, plus de visi ..
Je décide de faire des petits parcours et de retourner chercher les kits afin d'en prendre un, voire deux sur différents passages. L'ancien siphon est 0.50 m de passage. Sympa.
Ca marche bien : certes plus de temps, plus de mètres, mais ma condition est au mieux pour plonger et bien-sûr retour en sécurité...
J'arrive au siphon, prends une ou deux photos et  je suis devenu  petite grenouille.
La visi est assez sympa, j'allume mes lampes à fond pour voir ce que Christophe n'a pas vu, ""touille "" pour continuer.
Je suis lesté impeccable, je remets un ou deux piquets sur le fil de Christ, histoire du retour dans la touille.
En plus, cette portion qu'il a plongée est assez bas de plafond et assez  touilleuse du fait des montagnes d'argile de chaque côté.D'ailleurs, obligé de piquer le fil à cet endroit, donc dans la touille à chaque moment .
Je vois son arrêt,un piquet traîne à côté, le prends pour ma pomme ..
raboute mon fil rouge bien visible et je tire le fil ; mon bobino n'est pas super, je suis obligé de tirer le fil d'une main :"dur dur" et de l'autre je tiens le bobino car la traction est trop lourde, je suis certain que cela décrochera les piquets juste enfoncés dans la glaise si pas fait de cette manière.
""Un bobino de merde "" ma foi je perds trop de temps, je tire 50 mètres dans de bonnes conditions ;volume très grand, peu profond : cela reste inférieur à 6 mètres environ.
Je suis à 120 bars sur une 4 litres, je perds du temps pour tirer le fil,
j'avais une bouteille "fuite dans trajet voiture "perdu 50 bars " reste 200 bars l'autre 230 bars .
J'essaie  de retirer encore du fil pour trouver un béquet, histoire de sécuriser le fil, je finis pas trouver, je fais un bel arrêt pour le fil, je suis à 60 mètres  de première avec mon fil.
La suite est droit devant,  haut, large, bonne visi, donc arrêt sur matériel. Reprendre sur le béquet est très sécurisant. Je m'en retourne en essayant de pomper sur l'autre bouteille, histoire d'en laisser une à l'entrée du siphon pour un relais," fait à 150 bars ".
Je laisse mon harnais de 4 kg  plus 1 kg de plomb, mes palmes, une 4 litres  bien accrochée avec du fil... parce que je sais déjà et cela sans être encore  sorti que je reviendrai.
Je sors, il est 19 h 30. Remis en place la fermeture, rentré à 14h.
Christophe a buté sur une montagne d'argile car la cavité partait sur la gauche d'où un virage et dépôt. Le fil qu'il a posé est assez sympa, le début cavité est assez chaotique, la suite plus sympa.
J'ai  cherché la suite avant de bricoler le fil car après plus de visi ..
Tes piquets sont toujours en place, au  départ du fil, tes 40 mètres plus mes 60 mètres, 100 mètres,  on devrait sortir la prochaine fois.Sympa de le faire à 2 ; histoire de partager cette jonction si bien-sûr c'est le cas. Très satisfait malgré le bobino qui m'a empêché de plonger comme je voulais. Je choisis la sécurité.

Didier

Trou Pinard, jeudi 19 octobre 2017
Trou Pinard, jeudi 19 octobre 2017
Trou Pinard, jeudi 19 octobre 2017
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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 22:46

Participant : Didier Lamirault

TPST : 4 h

Je décide d'aller faire un tour au Pinard, dans l'amont, chercher un passage dans le siphon sableux.
J'ai trois kits, plus une pelle et ustensile pour racler. Un sac au dos, le plus lourd, un dans chaque main.
Arrivé sur place, la visi n'est pas terrible, pire que la dernière fois.
Je m'en contente, pas le choix.
Je vais faire un tour dans le s1 amont  voir le fil si tjrs ok.
La visi est de moins d'un mètre, je fais 50 mètres et m'en retourne car je dois garder de l'air pour agrandir l'entrée du siphon. Tjrs aussi sympa.

Dès ma sortie, je bosse environ 1 heure sur le siphon, essaie plusieurs fois de passer, le sable descend depuis le haut, ça coince.
J'avais regardé en arrivant avec un peu de visi. Une belle pente de sable 1 mètre encore après l'entrée.
Je retire un peu sur le haut, retourne dans l'entrée, essaie de passer, certes étroit mais je suis rentré. Je dois rentrer en force.
Je suis rentré les pieds en premier car je sais que je ne ferai pas d'explo.
D'ailleurs, je n'ai plus de visi depuis longtemps, je ne peux pas lire mes manos pression, obligé de sortir de l'eau  à chaque fois. Je sors  et repasse une fois, ok, j'ai vu mieux mais ne peux pas plus car le lit de sable doit rester en place.
Mes bouteilles  sont bien entamées, je ne prends pas le risque d'aller explorer. La prochaine fois, le siphon sera encore là.  Ma pelle sera avec moi lors de l'explo, au moins sur l'entrée. Si bien sûr le siphon est assez long, travailler un peu plus sur l'entrée, "voir déjà son potentiel ".

Je laisse mes piquets, ma pelle et ustensile sur la roche prés du siphon "assez haut ".
Il faut remonter le matos,  cela ne traîne pas, je remonte deux kits sur moi et le  3 ième  attaché à l'extrémité  de  la corde que je hisserai après.
Je remets le grillage ainsi que la barrière en place, je sors, il est 18 heures environ.

 

Didier.

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 21:55
Présents : Jean-Marie, Bruno, Mathieu, Thierry V, Didier L, Thomas L( après midi)
 
Matin: Plongée aval Pinard, 9h30-12h30.
Quand c'est pas le jour, c'est pas le jour....Avec les grosses pluies de la semaine, le débit a fortement augmenté, le niveau est monté de 40 cm au niveau de l'ex S1, il reste deux petits cm d'air. Donc, on renonce pour la jonction avec le Crevat.
Direction l'amont, pour voir le siphon "Amont bis". Vers -2 m à peine, un laminoir très bas est partiellement ensablé malgré les traces de passage d'eau. Didier a réussi à forcer la moitié du corps vers une hauteur plus grande mais il n'a pas insisté (en config à l'anglaise). Il faudra revenir enlever une dizaine de seaux de sable, sous l'eau, pour assurer le passage vers du plus grand.
Après midi: TNNP 14h30-18h30.
A cinq, nous en profitons pour sortir un maximum de seaux ( beaucoup, beaucoup..).
Thierry évacue un maximum de terre accumulé, puis creuse au bas du méandre, 1m50 un peu loin que la verticale prévue. 
ça descend, aucun plancher en vue, et c'est plus ou moins large. Mais pas de vide. Les baguettes indiquent un vide 6 m plus bas, mais directement au pied du cran, à la convergence des diaclases. Et rien du tout au point de creusement du jour. 
Ce n'est pas perdu, on descendra donc en biais en suivant les parois du méandre, bottes de pailles en vue!!!
 
Prochaine sortie: mercredi au TNNP, poursuite des travaux ( JMJ et Bruno, pailles...)
 
Bruno
 
 

 

Trou Pinard et TNNP, dimanche 3 septembre 2017
Trou Pinard et TNNP, dimanche 3 septembre 2017
Trou Pinard et TNNP, dimanche 3 septembre 2017
Trou Pinard et TNNP, dimanche 3 septembre 2017
Trou Pinard et TNNP, dimanche 3 septembre 2017

Plongée au Pinard ce matin, 9h sur place, les collègues arrivent : café, croissants sont au rendez vous ...
Les kits terminées , le crapahutage commence.
Arrivés  sur l'ancien siphon 1 aval enfin ce qu'il en reste après travaux afin d'abaisser le niveau pour les non plongeurs, dame nature décide de reprendre ses droits. Les pluies ces derniers temps ont eu raison de remonter le niveau et rendre le passage impossible pour les non plongeurs. Il reste moins de dix centimètres et sans savoir vraiment si cela va cesser de monter...
Annulation de la plongée. Bruno propose de passer avec moi et continuer, je préfère renoncer. Lui fait savoir que je peux attendre meilleur moment et ensemble on reviendra. Il me propose une plongée en amont du réseau. D'après Steph  Guignard, une arrivée mais assez restreinte. On remonte le réseau  pour plonger sur l'arrivée , la visi n'est pas au top mais suffisamment  pour explorer. Je n'arrive pas à m'engager si ce n'est jusqu' aux  épaules, ensuite fini,""les pieds en avant"" le sable noir colmate l'entrée.
Je ressors pour en faire part, décide de retourner pour essayer à nouveau, je regarde bien, la hauteur  est celle de mon bobino "30cm", ensuite  cela s'agrandit  en tâtonnant car visi annulée. Le casque à bout de bras en ayant rentré la tête dans la cavité,  je peux voir que la cavité s'agrandit généreusement. Il faut retirer une dizaine de seaux de sable afin de rentrer en sécurité et surtout regarder si la place est présente au cas où le sable descende, avoir une pelle US pour refaire un peu le passage, juste ce qu'il faut afin de pas déstabiliser le lit de sable noir.
Cela est bien une arrivée d'eau ... Le peu que j'ai vu est assez prometteur, j'irai faire le nettoyage  afin d'aller voir où cela donne.
Après  cette  micro plongée on décide de remonter en surface. Petit casse croûte, l'heure n'est pas tardive, certains proposent une continuité de la journée sur un autre réseau en cours de déblaiement. Je propose mon aide, on se retrouve  sur le réseau afin de remonter cailloux ,terre, ... L
a fin d'après-midi passe très vite .

Didier

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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 12:28
Présents : Gérald Jouillerot et Christophe Rognon
 
Pour adapter notre disponibilité du WE, rapide exploration en cette fin de journée au Gouffre Pinard pour sortir de notre léthargie momentanée !
 
Arrivée sur place vers 16h00, rapide restauration, préparation et direction le S1 aval. Franchissement de celui ci avec une mono bouteille en sécurité mais il est effectivement très court d’autant plus que les niveaux sont relativement bas. Il y a moins de 1.00 m à dérocter pour le transformer en une simple voûte mouillante … Un seul tir devrait faire l’affaire pour éliminer cet obstacle ponctuel mais tout dépendra des moyens employés. 
 
Après une brève immersion rafraichissante et bienvenue, direction le second siphon latéral « amont » qui sera notre objectif de la journée. 
 
J’espère encore que celui ci sera très court et débouchera rapidement sur une section exondée. 
 
J’installe donc le fil en rive droite et m’immerge pour dépasser le nuage d’argile que j’ai libéré lors de ma mise à l’eau … C’est un « amont » donc je devrais rapidement retrouvé la visibilité ! … Amarrage sur un becquet providentiel et je file vers le fond en fouillant de droite à gauche mais la touille est omniprésente. Je « nage » au dessus des volutes d’argiles en suspension en espérant découvrir rapidement une surface, les yeux calqués sur le plafond pour échapper aux talus d’argiles sous jacents.
 
A chaque arrêt pour positionner un piquet (tube électricien IRO), la touille envahi toute la section de la galerie et je cherche alors la suite à tâton … mais j’avance peu à peu avant de me fourvoyer dans un conduit borgne. La galerie reste relativement large d’après ce que j’aperçois mais pas très simple d’y trouver le bon cheminement. Je stopperai donc sur visibilité nulle après avoir tiré 60 m de fil environ. Retour en enroulant et coupe du fil à 48 m sur le fil d’ariane (Ca part de 0 au départ sur la lame hors eau) en laissant le rab et une boucle pour le rabotage.
 
Pour la suite il faudra partir sur la gauche en descendant directement depuis le dernier piquet IRO (à 90° environ) … il doit en avoir un second piquet à côté mais je ne l’ai pas retrouvé après un premier planté !  
 
Donc pour le second plongeur, Didier demain (?) prévoir de débuter le touret à 50 m moins 2 m pour le raccordement pour la continuité du métrage de préférence. Filer directement à gauche à 90° environ de la dernière direction du fil.
 
Le flux de l’eau est « bizarre » … j’ai eu le sentiment de me trouver dans un aval et non dans un amont car la touille filait malheureusement dans la direction de ma progression alors qu’en surface le flot se déversait bien vers la rivière qui chemine vers le vrai S2 aval.
 
 
Après cette plongée trop rapide, nous avons fait une reconnaissance jusqu’au S2 aval … Il est ensablé et je doute qu’il soit franchissable. 
 
Pour l’exploration de demain, il faut absolument laisser tomber le S2 aval mais poursuivre l’exploration du S2 pseudo amont … qui est sans doute un aval tout compte fait. La rivière se dédouble sans doute quelque part ? 
 
A noter que l’affluent « amont », première arrivée que l’on croise en paroi de droite à la confluence était trouble. Il s’agit donc d’un écoulement issu d’une perte le long du cours de la rivière précédente. …
 
Nous sommes en présence d’une zone un peu complexe … ou "amont et aval" se mêlent pour nous compliquer la tâche ! 
 
Pour moi, la suite « aval » se situe dans le siphon S2 que l’on avait qualifié d’amont !  Nous sommes en présence d’une zone de débordement …
 
Bon courage pour la suite … et tenez moi au courant car cela m’intrigue fortement. La jonction avec le Creva ne doit pas être très éloignée !
 
A+
 
NB : J’ai laissé 5 piquets IRO attachés sur l’amarrage du fil d’ariane … 
 
Christophe Rognon
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