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2 novembre 2019 6 02 /11 /novembre /2019 08:48
L'arrivée en Espagne est décalée de 2 jours , la pluie tombant trop fort sur les montagnes de Cantabrie. Tout est en crue à l'arrivée, le bivouac prévu dans le réseau de Carcabon est donc annulé.
- 3 sorties secteur Poraccolina/Pépionès. Dominante gouffres verticaux et désobstruction dans les trous à courant d'air (quelques inédits  de -5 à -13 m),  (dont un P 40 estimé, non descendu faute de corde, à partir d'une lucarne ouverte à -70 m), quelques dizaines de mètres de première, à poursuivre.
- 1 sortie désobstruction dans le gouffre de la "Ruche" vers -25,  secteur col de la Lunada (réseau Gandara), à poursuivre.
- 2 désobstructions secteur Bustablado dans un gros "ventilateur " connu, à poursuivre.
- une grosse sortie de 7h au "Pasapurée" ( le Presse purée). La dernière pointe estivale s'étant terminée vers -270 sur manque de corde, nous revenons avec une 70 m pour atteindre le fond soit disant aperçu (galerie?).
En 30 minutes, malgré les nombreux puits étroits verticaux suivis d'un beau P76, nous sommes à -180 m. Puis, via une belle galerie, une vire et 4 petits puits, le terminus est atteint  par un P 67. Moyennant une modification des amarrages précédents pour décaler les fractionnements hors crue et atteindre le fond.  Nous "atterrissons" vers -300 m dans un petit ruisseau dont l'amont est impénétrable sans travaux. En aval, c'est pas gros mais ça passe en hauteur et  via un ressaut de 4  m, on retrouve la galerie active. Un méandre se poursuit, plus ou moins large  sur 50 m. Le sol est entièrement calcité, tout blanc, c'est magnifique. A nouveau, un boyau de 15 m de long,  au dessus du méandre, qui nous fait dépasser un nouveau rétrécissement du ruisseau. Celui ci s'enfonce en rencontrant les bancs de grès. Mais il y a un puits de 12 m environ au bout, et plus de corde disponible. cote atteinte : -313 m. Il faut remonter après le casse-croûte. Ce qui nous prendra 1 h 45 (équipe de 3 connaissant les difficultés du trou). "Perdre" plusieurs fois le bloqueur de pieds dans les étroitures verticales et humides, c'est pénible pour remonter! (il y a environ 2 fois 10 m très serrés qui imposent de monter très doucement les différents bloqueurs, alternativement, par tout petits bouts…). Ou, pour expliquer autrement, il faut monter sans pouvoir plier les jambes devant soi, mais l'une à droite, l'autre à gauche…
En report topo, nous sommes à 140 m en distance, et moins de 20 en dénivelé d'un affluent amont connu du réseau de la Gandara (116 km de dév). La jonction est à portée de main. Mais nous n'avons pas trouvé les gros fossiles convoités. Des départs ont  été aperçus vers -260 m (à atteindre) et il reste un point important à faire vers -160 m.
- une sortie prospection sur le massif du Mortillano, flan de Pena Rocias.
Bruno
Espagne, Porracolina, Séjour du 23/10 au 01/11 2019
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7 octobre 2019 1 07 /10 /octobre /2019 09:08

Véro vient de me faire parvenir le rapport sur l'explo au Kirghizistan à laquelle elle a participé en 2017 : il est ici.

J'en profite pour partager également le rapport de l'explo au Laos en 2017 également à laquelle elle a aussi participé.

Et celui sur les explos en Espagne, en Cantabria en 2018, auxquelles Bruno a participé.

Bonnes lectures ...

JLG

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20 mai 2019 1 20 /05 /mai /2019 08:05
Monts Cantabriques
"Porracolina 2019", expé FFS. Avec P et S Degouve, Dom Boibessot (SC Annemasse) et Christophe Philippe (club 70?).
 
Une météo favorable en général sauf le dernier vendredi ( 100l/m2 annoncés sur 3 jours …), la montée de crue a été rapide partout.
Comme depuis 3 ans au moins, l'objectif est la recherche d'un accès à la branche Nord inconnue du réseau de la Gandara ( toujours 116 km sur la branche sud...)
La poursuite de cavités prometteuses (emplacement, fort courant d'air) par désobstruction (pailles et étayage) a constitué la majorité des sorties.
 
 
LA GANDARA:
- trois sorties désob sur une doline au dessus de la Gandara, toujours avec un fort courant d'air très froid. Malgré la poursuite de l'étayage "métal", et quelques mètres libres vers -7 m, nous stoppons provisoirement. Un bloc du plafond a glissé sans prévenir sur mon dos pour ensuite me bloquer progressivement au niveau du bassin contre paroi. Gros cube de 80/100kg à contenir, c'est chaud. Les copains ont réagi très vite en le bloquant partiellement avec les barres servant à étayer. Quelques courtes minutes délicates pour se dégager, puis faire sortir un second équipier qui bossait deux mètres plus loin.
Une éventuelle poursuite du chantier passera par des techniques "haute saônoises", béton et ferrailles, et si le passage reste stable d'ici 6 mois au moins.
- 300 m plus haut en altitude, grâce aux derniers élargissements réalisés par Sandrine et Patrick, le gouffre "Pasapuré" ( Le presse purée) nous attend.
La première sortie permet de dépasser les "laminoirs" verticaux successifs, souvent humides et gras ( 3 passages verticaux se suivant, de 8, 5 et 8 m calibrés en 30 cm de largeur environ, en longueur, il y a plus de marge...). La dernière longueur de corde débouche sur un éboulis pentu dans un beau volume. Un éboulis jumeau fait face au point bas à une quinzaine de mètres. Mais un puits profond et large s'ouvre sur le côté (cote -95). Notre corde de 70 m sera insuffisante ce jour.
La sortie suivante permet de toucher le fond (P75), et de découvrir un niveau de galeries inattendues à cette altitude(vers -180 m). Environ 200 m dans un amont étonnant et 400/500 m en aval avec une galerie colmatée à -220 (après une vire et un P 20). La suite est au niveau inférieur, qu'il faudra atteindre par l'un des nombreux puits perçant ce niveau. Une très belle sortie de 9h. Les puits étroits demandent un peu de temps pour les franchir à la remontée, merci au bloqueur de pied!!.
- vallée glaciaire de l'HOJON : un méandre reste à poursuivre dans un gouffre exploré l'an dernier butant dans une salle avec grosse trémie ventilée (-120 au fond). Un puits est à portée de descendeur dans une autre branche, après un pendule dans un P70.  Plusieurs heures de pailles pour élargir au mieux. Le puits est modeste au final, moins de 10 m, et le méandre suivant encore plus étroit et sans air. Abandon dans ce rare beau gouffre ventilé et très bien placé sur le secteur.
 
COL de la LUNADA ( accès supérieurs Gandara)
- deux sorties prospection/désob avec quelques mètres de première dans le secteur du "mirador" du Rio Miera (60m, -30) et une autre pour toujours rechercher un accès Gandara, par le haut cette fois, dans les landes à 1300/1400 m d'altitude. Les névés sont encore présents dans quelques dolines, et les sommets proches un peu enneigés (Le Picon del Fraille est à 1614m, son voisin à plus de 1700 m).
 
Autre secteur proche:
- une belle sortie avec un peu de première sur le réseau de l'hoyo grande ( réseau de 22 km /-530). Un bloc au fond d'une doline a été claqué récemment, livrant un petit puits avec courant d'air, suivi d'une galerie de 50 m, et d'un grand puits non descendu.
Le puits mesure 70 m, diamètre 6 à 8 par 10, avec de superbes parois verticales. Mais rien en bas malgré un grattage acharné des petits départs humides.
La suite est 20 m plus haut, un pendule offre de prendre pied sur un pallier avec d'autres puits à faire une prochaine fois ( manque de corde).
En remontant, les trois derniers découvrent un départ ventilé dans la galerie supérieure, qui leur permettra de ressortir sans corde par une fissure de lapiaz 50 m plus loin que le gouffre d'entrée et son P15. Encore de la première…
- sur le secteur proche des amis du club de Ramalès, une sortie prospection permet de repérer deux accès situés dans des pertes. La seconde sortie avec des outils de désob nous offre 65 m de première/-25 m.
-Malgré des niveaux d'eau assez bas pour la saison, le niveau d'une résurgence en attente de travaux était encore trop haut. Une courte reconnaissance l'a confirmé.
 
 
Au bilan, enfin une désob de longue haleine qui paye dans le "Pasapuré". Le réseau de la Gandara est dessous, encore 150 m plus bas. Le potentiel des niveaux inférieurs est bien plus important, et sur le plan d'ensemble, pas de galerie dans ce secteur…ça promet.
 
Bruno
Séjour en Espagne du Bruno, du 5 au 18 mai 2019
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13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 20:10
Monts Cantabriques
"Porracolina 2018", expé FFS. Avec P et S Degouve, Dom Boibessot.
 
Une météo favorable en général (une nuit et une matinée humide), cela ouvre presque toutes les possibilités sur ce massif culminant à 1600m.
Comme en avril, l'objectif est la recherche d'un accès à la branche Nord inconnue du réseau de la Gandara ( toujours 116 km sur la branche sud...)
Les relations étant tendues avec la jeune génération espagnole, qui fait fi de toutes les explorations passées, réalisées par des équipes mixtes ou non, mon CR ne sera pas très précis.
La poursuite de cavités prometteuses (emplacement, fort courant d'air) par désobstruction (pailles et étayage) a constitué la majorité des sorties.
 
 
LA GANDARA:
- Deux sorties désob sur une doline au dessus de la Gandara, on s'acharne à nouveau, c'est placé stratégiquement. C'est la seule avec autant d'air, toujours plus d'air. Un étayage spécifique fourni par le sponsor "PEPE Palissot" a offert de sécuriser 2 m supplémentaires en vertical. Il s'agit de barres de 4 cm x 4 cm en acier galvanisé, avec trous, que l'on a découpé sur place au format nécessaire avec une disqueuse sur accus, le tout avec moult accessoires pour les assembler ( boulons, équerres, rallonges, brides etc). Efficace mais pas si facile à assembler dans un trou. Les -6 sont presque atteints, et de la roche plus saine bordée de vide est à portée de mains. A suivre l'an prochain.
- Deux sorties pailles au fond d'un gouffre situé 300 m plus haut en altitude, une diaclase à élargir vers -40 m. Poursuite des travaux dans un courant d'air marqué (cagoule de rigueur). On a porté une barre à mine de grosse dimension depuis la voiture ( 15 minutes) vers le fond du trou pour rouvrir la diaclase bouchée par les déblais. Avec réussite. Mais encore au moins 2 sorties pour passer... Même si la suite est une fissure verticale étroite, précédée d'un méandre puis d'un puits étroit de 8m. Il faut remonter avant chaque déclenchement, et parfois sortir par le haut plusieurs bacs de cailloux. Mais dessous, les cailloux descendent, descendent bas!
 
- Une sortie au cubillo Fraille, nouvelle entrée basse raccordée au réseau principal l'an dernier. 2 Escalades au bout de la galerie à - 80. Une en artif, non terminée à +30 m, il reste 7-8 m. Une autre en "première" après avoir fouiné un peu en arrière, avec montée en oppo à +30m environ. Une courte galerie fossile avec quelques belles concrétions (excentriques) permet de souffler et prendre pied. Plus haut, un plafond assez plat et attirant demande une escalade avec assurance, et un autre départ de cheminée voisin semble également intéressant. Patrick abandonne donc son escalade et nous remontons ensemble vers ce point prometteur. Hélas, de chaque coté, c'est sans suite après une dizaine de mètres de grimpette. La suite n'est pas là. L'énigme "du courant d'air manquant" n'est toujours pas résolue.
Vu le temps restant, nous décidons d'aller dans les galeries de jonction vers le réseau principal terminer quelques points d'interrogation non explorés. Enfin un peu de crapahut horizontal dans des galeries sympathiques (5x5 de moyenne). Nous topographions environ 150 m de conduits secs et souvent concrétionnés, sans découvrir de prolongation majeure. C'était agréable.
 
- Une sortie "poursuite d'exploration" dans le secteur de Ulès. Le puits pinçant à -110 est assez sec, l'air part dans une lucarne qui a été franchie pendant l'été. Un méandre ventilé fait suite, stoppant sur des blocs à casser à la paille. Après 6 tubes, ça passe. Puits de 6 m derrière se prolongeant par une fissure impénétrable sur le sol. L'air vient du plafond ( escalade 10 m), sans suite. Vraiment dommage.
 
COL de la LUNADA
- deux sorties prospection/désob à proximité des 5 entrées supérieures du réseau de la Gandara. Le but étant de trouver une nouvelle entrée pour accéder à des amonts décalés et difficiles à atteindre par le cœur du système. Une fracture ventilée dans une doline est abandonnée, les blocs se fendent et menacent la poursuite des travaux. Une fissure avec de l'air dans une barre à 50 m de là est découverte. Les cailloux lancés partent dans un beau puits derrière. Une douzaine de pailles plus tard, on équipe. Vers -15, un petit ressaut de 2 m fait suite, sans suite...L'air barre dans un micro laminoir. On est déçus, on y croyait vraiment.
 
VAL DE ASON
- deux sorties dans une grosse résurgence du massif, dont la suite à 10 m de l'entrée n'a été forcée qu'en avril dernier. Les deux branches connues butent depuis sur un siphon profond (- 40 dans l 'autre branche). Mais le niveau d'eau ayant baissé comme rarement, nous avons trouvé la provenance du courant d'air ressenti fortement à l'entrée du trou. Un laminoir latéral au niveau du siphon a été contourné en néoprène, et la suite est derrière. Une petite trémie de blocs est travaillée pour passer par ce laminoir situé au dessus du niveau d'étiage habituel. Derrière, nous fracturons de gros blocs pour progresser. Le courant d'air est bien présent, avec un ronflement perceptible le second jour ( 25° dehors). La suite est au plafond… A suivre.
 
 
Au bilan, comme en avril, peu de première; beaucoup de désob ( ça change pas de la Haute Saône sauf les courants d'air marqués), mais ça avance et les paysages sont toujours aussi magnifiques. Les animaux domestiques en semi liberté (vaches, chevaux, chèvres) sont partout, d'autres sont souvent surpris d'assez près (renards, chevreuils, vautours).
 
Bruno
 

 

Séjour en Espagne de Bruno, du 1 au 13 octobre 2018
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