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22 mai 2022 7 22 /05 /mai /2022 09:43

Participants : Véronique Garret et Damien Grandcolas.

Qui a dit qu’il n’y avait pas de grotte en Ecosse et qui aurait pu deviner que différents membres du SCV se trouveraient en même temps dans cette région du Royaume Uni sans le savoir !

Je m’étais déjà rendu en Angleterre y faire de la spéléo dans le Yorkshire mais n’avais jamais poussé jusqu’en Ecosse.

Après une halte chez Peter Boyes, spéléo anglais qui a vécu durant vingt ans en Haute-Saône et qui est retourné vivre depuis deux ans à Felton près de Newcastle dans le Northumberland (certains spéléos du SCV ont rencontré Peter qui a été inscrit à l’ASHVS pendant de nombreuses années), nous nous rendons en Ecosse pour parcourir les montagnes écossaises. Entre deux sommets (« ben » en écossais), je prends le temps d’aller voir des zones karstiques repérées grâce à quelques documents sur le karst écossais.

La première cavité visitée se trouve dans l’extrême nord de l’Ecosse dans les Highlands près du bourg de Darness. Il s’agit de la grotte de Smoo (Smoo cave) qui est une gigantesque caverne côtière au pied d’une falaise calcaire (son porche d’accès est le plus important de toutes les grottes marines des iles britanniques). Cette cavité est une grotte aux origines multiples. Son porche d’accès haut de 15m a été ciselé au fil des siècles par les changements de niveau de la mer alors que sa partie interne a été formée par le ruissellement d’eaux vives. Le porche donne accès à une grande salle (L : 60m x l : 40m x h : 20m) suivi d’une salle plus petite où arrive une impressionnante chute d’eau de 24m de hauteur. Celle-ci provient du ruisseau en surface qui se perd dans un gouffre en amont de la cavité. La troisième partie de la cavité est une galerie démarrant au niveau du réceptacle de la cascade et qui part en amont. Cette partie ne sera pas accessible ce jour car la cavité est en crue. Les premières explorations datent de 1814 et aujourd’hui la zone d’entrée aménagée et facilement accessible est très prisée par les touristes.

La deuxième zone karstique que j’avais repéré se trouve dans la région du Ben More Assynt où se trouvent « The Bone Caves » ou Creag nan Uamh, Uamh an Claonaite, Rana Hole, Allt Nan Uamh Stream Cave et bien d’autres. Nous sommes dans le secteur le mercredi 11 mai ; 2 jours avant la venue de Véro Olivier et Philippe Auriol qui font aussi un périple en Ecosse sans que, ni l’un, ni l’autre le sache. A quelques jours près, nous aurions pu nous croiser. Véro et Philippe visiteront Allt Nan Uamh Stream Cave le vendredi 13 mai (voir le CR de Véro dans le blog SCV). Quant à moi, je me limiterai à la visite des grottes Creag nan Uamh qui n’ont pas de grands développements. Mon objectif était de repérer l’entrée de Uamh An Claonaise, la plus grande cavité d’Ecosse avec ces 2868 m. La météo exécrable ce jour m’en empêchera et nous avons déjà pas mal crapahuté pour atteindre les 1ères cavités. Véro Olivier parle d’une demi-heure pour atteindre la cavité qu’ils ont visité ! Ils ont dû prendre un supersonique ou trouver un autre chemin plus court !

Les Bone Caves que j’ai visité sont une série de 4 grottes situées dans une haute falaise calcaire.

Après un arrêt rapide aux gorges de Corrieshalloch ; impressionnant canyon avec la chute d’eau de Measach, nous continuons notre périple en randonnant dans différentes régions. Lors l’une de celles-ci, nous aurons la curiosité d’aller voir la grotte de l’Ermite (Hermit’s Cave) qui nous est indiquée. Celle-ci est en fait un tunnel qui a été construit au 18ème siècle avec 2 entrées et une sortie sur un balcon révélant une vue saisissante sur une cascade dans un canyon.

Un autre de nos objectifs était aussi d’aller voir la grotte de Fingal sur la petite ile de Staffa à proximité de l’ile de Mull. Premièrement, il n’est pas facile de se rendre sur Mull avec le camion sans avoir réservé la traversée. Deuxièmement, la météo laissait présager une mer houleuse et donc peu praticable en bateau. Véro et Philippe ont pu prendre un ferry et s’approcher de l’ile de Staffa mais ils n’ont pas pu accoster et y débarquer ! (Voir le CR de Véro) J’avais vu juste, donc pas de regret !

D’autres cavités marines m’intéressaient sur l’ile d’Arran mais le temps nous a manqué. Ça sera pour une prochaine ! Il ne nous reste maintenant qu’à se programmer une bouffe avec Véro et Philippe pour partager nos différents périples dans le Scotland, le tout arrosé de bières et whisky.

Damien

Balade karstique en Ecosse du 7 au 21 mai 2022.
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20 mai 2022 5 20 /05 /mai /2022 18:43
On a trouvé un récit intéressant sur une monographie de l’île de Mull dans la bibliothèque de notre hôte à Kilchoan.
On prend le ferry avec la voiture pour partir à sa recherche.
1 h 15 de route rurale plus loin, juste après Calgary, on se gare pour partir avec nos explications en poche. On marche au milieu des moutons en explorant chaque anse en comptant les cascades et les rivières à traverser. Mais comme il y a de l’eau partout les passages « évidents » ne le sont guère.
Un mouton est accroché à la corniche et on envisage toutes les possibilité pour le secourir car il bêêêêle avec un certain désarroi. On ne sait pas faire de lasso pour lui attraper les cornes. Philippe n’imagine pas remonter la bête à bout de bras, je suggère de plutôt la faire descendre. On descend jusqu’en bas de la paroi rocheuse pour voir. On a trouvé la grotte !! Tant pis pour le mouton, on file l’explorer. Je dresse une topo à main levée. 37 mètres de développement et une jolie cuvette à 5 mètres de l’entrée en pierre taillée. On est content. On la pointe au GPS et l’enregistre dans Google map : Whisky’s cave. Puis  on poursuit le long du littoral pour rejoindre la voiture. Temps de balade 5 h quand même, on s’est un peu perdu dans les tourbières du retour.
Vol
Grotte des contrebandiers de whisky sur l’île de Mull, jeudi 19 mai 2022
Grotte des contrebandiers de whisky sur l’île de Mull, jeudi 19 mai 2022
Grotte des contrebandiers de whisky sur l’île de Mull, jeudi 19 mai 2022
Grotte des contrebandiers de whisky sur l’île de Mull, jeudi 19 mai 2022
Grotte des contrebandiers de whisky sur l’île de Mull, jeudi 19 mai 2022
Grotte des contrebandiers de whisky sur l’île de Mull, jeudi 19 mai 2022
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3 novembre 2021 3 03 /11 /novembre /2021 15:31
Espagne, Cantabrie, Val d'Ason du mardi 19 octobre au dimanche 31 octobre 2021
Participants : Bruno

Ci après, copie de la synthèse écrite par Patrick Degouve ( GSHP 65), le détail jour par jour vient ensuite. Le groupe de 7 s'est scindé parfois en deux équipes sur deux lieux différents.

Nous avons réuni une belle équipe pour des objectifs qui l'étaient tout autant.

Il y avait Adrien, Damien, Sandrine et moi pour le 65, Laurent et Ced du 26, Bruno du 67 et Gelo, le local de l'équipe, qui nous a rejoints pour quelques sorties.
Adeptes de la variété, nous avons ciblé des objectifs tant en surface (désob et prospections) que sous terre, jonglant aussi avec une météo qui nous a été plutôt favorable. De ces 10 journées sur le terrain on retiendra :

Recherches sur l'alimentation du Rio Sordo :

Cette source temporaire située en amont de la Cubera (résurgence du système Cueto-Coventosa) semble correspondre à un réseau important dont on ne sait pas grand chose mais qui devrait révéler de bonnes surprises à ceux qui parviendront à y accéder. Nous avons donc commencé par une bonne séance de désobstruction dans la résurgence. Il y a de l'air, mais aussi beaucoup de travail. A suivre donc ...
Le jour suivant nous sommes allés revoir le fond du canyon de la Coventosa qui pourrait être en relation avec ce drain mystérieux. Une superbe ballade ponctuée de passages aquatiques. Bilan des courses, une escalade facile à faire une prochaine fois, et une autre un peu folle pour atteindre la voûte du canyon, 85 m plus haut que le niveau de la rivière. A ce niveau, le plafond baisse brutalement d'une quarantaine de mètres, laissant largement assez de place pour un conduit supérieur. Une envolée qui devrait être assez aérienne...

Toujours dans l'espoir d'atteindre ce réseau mythique, nous sommes retournés au gouffre de la Ruine qui s'ouvre 700 m plus haut. A -110, le puits parallèle traversant la couche de grès a été atteint et 75 m plus bas nous nous sommes arrêtés sur un nouveau puits estimé à une bonne trentaine de mètres. La suite sera pour une prochaine fois car les découvertes réalisées à la Gandara ne nous ont pas laissé le temps d'y retourner.

Réseau de la Gandara

A priori ce n'était pas gagné. D'un côté, une escalade au plafond d'une salle proche de l'entrée et de l'autre, une désobstruction dans un éboulis le long de la paroi de cette même salle.
Ced, et Damien se sont acquittés de la première avec brio, relayés par Adrien pour une seconde escalade 20 m plus loin. Bilan des courses : 980 m de belles galeries en trois branches, un vrai régal...
Du côté de la désobstruction et contre toute attente, le travail s'est avéré beaucoup plus court que prévu et en deux séances le passage livrait l'accès à une jolie galerie parcourue par un violent courant d'air. Nous pensions jonctionner avec la cueva d'El Rio Chico déjà reliée au réseau mais accessible uniquement par des siphons que nous avions plongés dans les années 80. De ce côté c'est raté car des trémies nous ont barré la route. Il faudra encore insister un peu...
Au total, nous avons ajouté près d'un kilomètre au réseau qui en compte désormais 117.
Un séjour bien occupé, sympa et instructif par la présence de nos deux pros qui terminent leur formation de brevet d'état et celle de Ced, formateur chez Atoutcorde (Formation de cordistes)

Détail par jour de sortie.

Mercredi 20 octobre, Val d'Ason : désobstruction trémie du Sordo.

Jeudi 21 octobre, Bustablado/buzulucueva: Gouffre, travaux sur une branche à poursuivre vers -70. Arrêt sur puits après plusieurs étroitures sévères. Une jonction sera réalisée avec l'autre branche sur une sortie suivante, vers -120. Le trou est déséquipé.  Dans le même secteur, un gouffre dans une belle doline de lapiaz, dont l'entrée était repérée, est équipé. Arrêt vers -30 sur lucarne étroite avec air.

Vendredi 22 octobre, Val d'ASON: réseau de la Coventosa ( Cueto Coventosa = -800, env 30 km), cf le CR de Patrick.

Samedi 23 octobre, Bustablado/buzulucueva: retour au gouffre du 24/10,  travaux dans la lucarne, puits trop étroit derrière et seconde lucarne en direction d'une autre entrée repérée sur le flanc de la doline. On déséquipe pour descendre de l'autre coté, un  P 29 qui permet d'atteindre l'autre coté de la lucarne précédente. C'est terminé ici. Topo des deux cavités.

Dimanche 24 octobre, La Gandara: Gouffre du Pasapuré ( le presse purée). L'objectif est de descendre les puits restants dans la galerie vers -200. Nous avons laissé 100 m de cordes en mai dernier.

Un P 104  fractionné redonne dans la rivière vers -304, on topote et on remonte. Le suivant redonne dans le premier vers -12.  Nous revenons en arrière avec toutes les cordes. Un troisième se termine sur trémie vers -15. Nous déséquipons alors le P20  et la main courante pour récupérer encore 50 m de corde + les amarrages. Le tout est ramené à la base du P 75 vers -180. Nous laissons 60 m de cordes car il reste encore deux puits à faire au début de la galerie amont. Bien chargés ( sortie à trois), nous remontons le reste. Petit incident en remontant le P75 en dernier. La longe du kit, très lourd, casse au premier fractio et il vole avec deux rebonds et une perfo à l'intérieur...Heureusement j'étais le dernier. Miracle, il a tenu et fonctionne sans souci, une corde a dû amortir au mieux.

Lundi 25 octobre, la Gandara: zone d'entrée du réseau, travaux et escalade. Cf le CR supra.

Mardi 26 octobre, la Gandara: idem.

Mercredi 27 octobre, La Gandara : prospection et travaux dans deux trous déja répérés, sur les hauteurs de la vallée de la Posadia, au dessus du réseau de la Gandara. Terminés à -30 et -50.

Jeudi 28 octobre, col de la Lunada, Espinosa de las monteros : travaux en deux équipes sur des entrées repérées. Terminés à -35 et -40m.

Vendredi 29 ocotbre, La Gandara: poursuite des explorations en première et topographie.

Samedi 30 octobre, La Gandara, col d'Ason, grotte de la Cascada : courte visite de ce court réseau qui alimente la spectaculaire cascade crachant au milieu d'une énorme falaise. Travaux dans la trémie terminale du fossile, censée ne pas être avec courant d'air.  Surprise, il y en a sur le coté, par un petit orifice en paroi. Ce sera à poursuivre, rien n'avait été tenté depuis l'exploration il y a 50 ans....

Photos prises en majorité en direct pendant la première dans la Gandara. D'autres à suivre plus tard.
NB : Côté technique, l'utilisation des amarrages réutilisables "PULSE" de Peltz est incroyable en escalade ou en équipement temporaire. Hyper rapides à poser, fiables car normés, simples à utiliser etc. On ne laisse plus aucun goujeon ni spit en place. Inconvénient, ça vaut un peu cher.
Bruno
Espagne, Val d'Ason, du 19 au 31 octobre 2021
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16 juin 2021 3 16 /06 /juin /2021 08:42
Participants : Bruno ( Avec P et S Degouve du GSHP, Laurent Garnier GSV, Damien et Adrien ( BE Canyon et bientot BE spéléo, du club Nistos pyrénées)
 
Retour au Val d'Ason après 18 mois d'absence, pour une contribution à Porracolina 2021 ("label" expé internationale FFS).
 
Un trajet en deux fois un jour et demi pour récupérer Laurent Garnier vers Valence puis covoiturer ensemble (propriétaire exploitant des grottes de Chorange, de Thaïs etc et principal acteur des explorations et plongées du réseau de la Luire, 58 km actuellement et -500).
 
Donc 8 sorties consécutives sur place, majoritairement des puits et souvent de la désob à la paille. L'occasion de se tester sur des sorties plus longues et plus physiques. Les marches d'approche avec un sac à 15/18kg, parfois hors sentier, n'ont pas excédé 1 heure. Par discrétion pour les explos en cours face à des espagnols très jaloux des découvertes ( Patrick et Sandrine sont redoutables car ils passent 6 mois sur place par an, et font l'essentiel des désobs...), les lieux et dénominations ne sont pas tous précis.
 
- LA GANDARA/ Gouffre du Pasapurée ( le presse purée) : échec de la jonction avec le réseau de la Gandara (116 km). Nous poursuivons l'explo au delà de notre arrêt vers - 300 en 2019. Au bas d'un puits de 12m donnant direct sur un beau bassin (Damien a trempé les genoux), le méandre s'élargit à la faveur d'un affluent actif. Mais une trémie remplit totalement la suite. L'air et l'eau  passent mais pas nous malgré plusieurs tentatives de désob. L'affluent est remonté sur à peine 100 m, arrêt sur cascade après avoir contourné par escalade puis équipement un premier mur arrosé haut de 5 m. Fin de ce côté là vers -315. On démonte le P70 du fond au retour, après avoir constaté l'absence de fossile au niveau des départs aperçus plus haut. Il reste d'autres puits à faire dans la galerie vers -200 et un vers -150  au niveau de l'autre P70. TPST : 8 h
 
- BUSTABLADO : petite sortie récup dans la CANUELA pour revoir une trémie au bout du canyon d'entrée à 1km. On passe sur quelques mètres mais ça coince ensuite.  TPST 4h
 
- LAS CALZADILLAS : Gouffre de CORCADA, désob avec barre à mine à -140, au bout d'une galerie horizontale de 200m, ensablée. On passe après une petite heure de désob. Belle salle de 20x30 en hauteur mais sans suite évidente malgré d'autres travaux. On démonte les cordes des puits à la remontée, c'est plié. TPST 6h
 
- VALLE : Prospection sur les zones amont du réseau de Carcabon. On pointe une douzaine de gouffres dans un lapiaz non encore exploité. 15 à 25m chacun au moins. Ce sera pour l'été. 7 H.
 
- BUSTABLADO, secteur Alto de Pepiones (1300m). Un gouffre pointé il y a qq années est à voir à 1 h de marche, avec beaucoup d'air. Nous sommes à 600 m au dessus d'un réseau connu. Au bas d'un P20, ça barre sur méandre à élargir, avec effectivement un gros courant d'air aspirant. Les trois accus épuisés, nous sommes descendus de 5 m. Le puits est ouvert (40 m ?) mais il faudra remettre deux/trois pailles de confort. TPST 4h
 
- ARREDONDO : gouffre sur le secteur de Buzzulucueva. Découvert et désobé par un ami spéléo du coin qui a besoin d'appui, il est équipé jusqu'à -160. Le bas du dernier puits est humide, un méandre à élargir fait suite, avec beaucoup d'air. IL fait pas chaud dans le coin ! Malgré des pailles très efficaces, on ne progresse que d'une dizaine de mètres. Il reste une ligne droite à élargir pour atteindre le puits suivant qui nous nargue avec un bon écho. TPST 6h
 
- BUSTABLADO : poursuite d'une désob à -25, roche pourrie qui nous cause quelques misères. On a réussi à retrouver une grosse partie du courant d'air, mais il y a du boulot pour passer (c'était la 26° sortie dans ce trou placé à un endroit stratégique) TPST 4h
 
- BUSTABLADO : Retour sur les hauteurs de Pepionès pour la suite d'un gouffre débuté en 2018, avec 5 séances de désob qui ont payé. Les gros puits sont trouvés vers -40. Le terminus est vers -100 au dessus d'un autre gros puits vierge. Nous avons une C90 et une C55 + quantité d'amarrages. Mais, c'est pas simple à équiper et Patrick doit décaler les fractio  très souvent , ce qui consomme de la corde et des équipements. Il reste 10 m de corde au bas du P50. Patrick n'arrivera à descendre que d'une vingtaine de mètres dans le puits suivant, mesuré 82 m au laser. Il faudra ramener encore beaucoup de corde. Le potentiel est de -600, et le trou s'oriente pour l'instant vers la seconde plus grosse source du massif. Aucun réseau n'est ouvert sur cette source.....TPST 5h
 
- ARREDONDO: pour terminer tranquille, nous aidons Guy Simonnot ( spéléo français installé sur place définitivement) à poursuivre la désob d'un gouffre aspirant à 300 m de sa maison. Malgré une belle avancée en profondeur, ce sera à poursuivre. C'est situé 80 m au dessus d'une résurgence sans réseau trouvé pour l'instant. TPST 6h.
 
Un peu de première au final et des trous variés. ça va finir par payer.  Prochain périple la bas début aout, ou en octobre.
 
Bruno
Espagne, monts Cantabriques du 1 au 12 juin 2021
Espagne, monts Cantabriques du 1 au 12 juin 2021
Espagne, monts Cantabriques du 1 au 12 juin 2021
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2 novembre 2019 6 02 /11 /novembre /2019 08:48
L'arrivée en Espagne est décalée de 2 jours , la pluie tombant trop fort sur les montagnes de Cantabrie. Tout est en crue à l'arrivée, le bivouac prévu dans le réseau de Carcabon est donc annulé.
- 3 sorties secteur Poraccolina/Pépionès. Dominante gouffres verticaux et désobstruction dans les trous à courant d'air (quelques inédits  de -5 à -13 m),  (dont un P 40 estimé, non descendu faute de corde, à partir d'une lucarne ouverte à -70 m), quelques dizaines de mètres de première, à poursuivre.
- 1 sortie désobstruction dans le gouffre de la "Ruche" vers -25,  secteur col de la Lunada (réseau Gandara), à poursuivre.
- 2 désobstructions secteur Bustablado dans un gros "ventilateur " connu, à poursuivre.
- une grosse sortie de 7h au "Pasapurée" ( le Presse purée). La dernière pointe estivale s'étant terminée vers -270 sur manque de corde, nous revenons avec une 70 m pour atteindre le fond soit disant aperçu (galerie?).
En 30 minutes, malgré les nombreux puits étroits verticaux suivis d'un beau P76, nous sommes à -180 m. Puis, via une belle galerie, une vire et 4 petits puits, le terminus est atteint  par un P 67. Moyennant une modification des amarrages précédents pour décaler les fractionnements hors crue et atteindre le fond.  Nous "atterrissons" vers -300 m dans un petit ruisseau dont l'amont est impénétrable sans travaux. En aval, c'est pas gros mais ça passe en hauteur et  via un ressaut de 4  m, on retrouve la galerie active. Un méandre se poursuit, plus ou moins large  sur 50 m. Le sol est entièrement calcité, tout blanc, c'est magnifique. A nouveau, un boyau de 15 m de long,  au dessus du méandre, qui nous fait dépasser un nouveau rétrécissement du ruisseau. Celui ci s'enfonce en rencontrant les bancs de grès. Mais il y a un puits de 12 m environ au bout, et plus de corde disponible. cote atteinte : -313 m. Il faut remonter après le casse-croûte. Ce qui nous prendra 1 h 45 (équipe de 3 connaissant les difficultés du trou). "Perdre" plusieurs fois le bloqueur de pieds dans les étroitures verticales et humides, c'est pénible pour remonter! (il y a environ 2 fois 10 m très serrés qui imposent de monter très doucement les différents bloqueurs, alternativement, par tout petits bouts…). Ou, pour expliquer autrement, il faut monter sans pouvoir plier les jambes devant soi, mais l'une à droite, l'autre à gauche…
En report topo, nous sommes à 140 m en distance, et moins de 20 en dénivelé d'un affluent amont connu du réseau de la Gandara (116 km de dév). La jonction est à portée de main. Mais nous n'avons pas trouvé les gros fossiles convoités. Des départs ont  été aperçus vers -260 m (à atteindre) et il reste un point important à faire vers -160 m.
- une sortie prospection sur le massif du Mortillano, flan de Pena Rocias.
Bruno
Espagne, Porracolina, Séjour du 23/10 au 01/11 2019
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7 octobre 2019 1 07 /10 /octobre /2019 09:08

Véro vient de me faire parvenir le rapport sur l'explo au Kirghizistan à laquelle elle a participé en 2017 : il est ici.

J'en profite pour partager également le rapport de l'explo au Laos en 2017 également à laquelle elle a aussi participé.

Et celui sur les explos en Espagne, en Cantabria en 2018, auxquelles Bruno a participé.

Bonnes lectures ...

JLG

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20 mai 2019 1 20 /05 /mai /2019 08:05
Monts Cantabriques
"Porracolina 2019", expé FFS. Avec P et S Degouve, Dom Boibessot (SC Annemasse) et Christophe Philippe (club 70?).
 
Une météo favorable en général sauf le dernier vendredi ( 100l/m2 annoncés sur 3 jours …), la montée de crue a été rapide partout.
Comme depuis 3 ans au moins, l'objectif est la recherche d'un accès à la branche Nord inconnue du réseau de la Gandara ( toujours 116 km sur la branche sud...)
La poursuite de cavités prometteuses (emplacement, fort courant d'air) par désobstruction (pailles et étayage) a constitué la majorité des sorties.
 
 
LA GANDARA:
- trois sorties désob sur une doline au dessus de la Gandara, toujours avec un fort courant d'air très froid. Malgré la poursuite de l'étayage "métal", et quelques mètres libres vers -7 m, nous stoppons provisoirement. Un bloc du plafond a glissé sans prévenir sur mon dos pour ensuite me bloquer progressivement au niveau du bassin contre paroi. Gros cube de 80/100kg à contenir, c'est chaud. Les copains ont réagi très vite en le bloquant partiellement avec les barres servant à étayer. Quelques courtes minutes délicates pour se dégager, puis faire sortir un second équipier qui bossait deux mètres plus loin.
Une éventuelle poursuite du chantier passera par des techniques "haute saônoises", béton et ferrailles, et si le passage reste stable d'ici 6 mois au moins.
- 300 m plus haut en altitude, grâce aux derniers élargissements réalisés par Sandrine et Patrick, le gouffre "Pasapuré" ( Le presse purée) nous attend.
La première sortie permet de dépasser les "laminoirs" verticaux successifs, souvent humides et gras ( 3 passages verticaux se suivant, de 8, 5 et 8 m calibrés en 30 cm de largeur environ, en longueur, il y a plus de marge...). La dernière longueur de corde débouche sur un éboulis pentu dans un beau volume. Un éboulis jumeau fait face au point bas à une quinzaine de mètres. Mais un puits profond et large s'ouvre sur le côté (cote -95). Notre corde de 70 m sera insuffisante ce jour.
La sortie suivante permet de toucher le fond (P75), et de découvrir un niveau de galeries inattendues à cette altitude(vers -180 m). Environ 200 m dans un amont étonnant et 400/500 m en aval avec une galerie colmatée à -220 (après une vire et un P 20). La suite est au niveau inférieur, qu'il faudra atteindre par l'un des nombreux puits perçant ce niveau. Une très belle sortie de 9h. Les puits étroits demandent un peu de temps pour les franchir à la remontée, merci au bloqueur de pied!!.
- vallée glaciaire de l'HOJON : un méandre reste à poursuivre dans un gouffre exploré l'an dernier butant dans une salle avec grosse trémie ventilée (-120 au fond). Un puits est à portée de descendeur dans une autre branche, après un pendule dans un P70.  Plusieurs heures de pailles pour élargir au mieux. Le puits est modeste au final, moins de 10 m, et le méandre suivant encore plus étroit et sans air. Abandon dans ce rare beau gouffre ventilé et très bien placé sur le secteur.
 
COL de la LUNADA ( accès supérieurs Gandara)
- deux sorties prospection/désob avec quelques mètres de première dans le secteur du "mirador" du Rio Miera (60m, -30) et une autre pour toujours rechercher un accès Gandara, par le haut cette fois, dans les landes à 1300/1400 m d'altitude. Les névés sont encore présents dans quelques dolines, et les sommets proches un peu enneigés (Le Picon del Fraille est à 1614m, son voisin à plus de 1700 m).
 
Autre secteur proche:
- une belle sortie avec un peu de première sur le réseau de l'hoyo grande ( réseau de 22 km /-530). Un bloc au fond d'une doline a été claqué récemment, livrant un petit puits avec courant d'air, suivi d'une galerie de 50 m, et d'un grand puits non descendu.
Le puits mesure 70 m, diamètre 6 à 8 par 10, avec de superbes parois verticales. Mais rien en bas malgré un grattage acharné des petits départs humides.
La suite est 20 m plus haut, un pendule offre de prendre pied sur un pallier avec d'autres puits à faire une prochaine fois ( manque de corde).
En remontant, les trois derniers découvrent un départ ventilé dans la galerie supérieure, qui leur permettra de ressortir sans corde par une fissure de lapiaz 50 m plus loin que le gouffre d'entrée et son P15. Encore de la première…
- sur le secteur proche des amis du club de Ramalès, une sortie prospection permet de repérer deux accès situés dans des pertes. La seconde sortie avec des outils de désob nous offre 65 m de première/-25 m.
-Malgré des niveaux d'eau assez bas pour la saison, le niveau d'une résurgence en attente de travaux était encore trop haut. Une courte reconnaissance l'a confirmé.
 
 
Au bilan, enfin une désob de longue haleine qui paye dans le "Pasapuré". Le réseau de la Gandara est dessous, encore 150 m plus bas. Le potentiel des niveaux inférieurs est bien plus important, et sur le plan d'ensemble, pas de galerie dans ce secteur…ça promet.
 
Bruno
Séjour en Espagne du Bruno, du 5 au 18 mai 2019
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13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 20:10
Monts Cantabriques
"Porracolina 2018", expé FFS. Avec P et S Degouve, Dom Boibessot.
 
Une météo favorable en général (une nuit et une matinée humide), cela ouvre presque toutes les possibilités sur ce massif culminant à 1600m.
Comme en avril, l'objectif est la recherche d'un accès à la branche Nord inconnue du réseau de la Gandara ( toujours 116 km sur la branche sud...)
Les relations étant tendues avec la jeune génération espagnole, qui fait fi de toutes les explorations passées, réalisées par des équipes mixtes ou non, mon CR ne sera pas très précis.
La poursuite de cavités prometteuses (emplacement, fort courant d'air) par désobstruction (pailles et étayage) a constitué la majorité des sorties.
 
 
LA GANDARA:
- Deux sorties désob sur une doline au dessus de la Gandara, on s'acharne à nouveau, c'est placé stratégiquement. C'est la seule avec autant d'air, toujours plus d'air. Un étayage spécifique fourni par le sponsor "PEPE Palissot" a offert de sécuriser 2 m supplémentaires en vertical. Il s'agit de barres de 4 cm x 4 cm en acier galvanisé, avec trous, que l'on a découpé sur place au format nécessaire avec une disqueuse sur accus, le tout avec moult accessoires pour les assembler ( boulons, équerres, rallonges, brides etc). Efficace mais pas si facile à assembler dans un trou. Les -6 sont presque atteints, et de la roche plus saine bordée de vide est à portée de mains. A suivre l'an prochain.
- Deux sorties pailles au fond d'un gouffre situé 300 m plus haut en altitude, une diaclase à élargir vers -40 m. Poursuite des travaux dans un courant d'air marqué (cagoule de rigueur). On a porté une barre à mine de grosse dimension depuis la voiture ( 15 minutes) vers le fond du trou pour rouvrir la diaclase bouchée par les déblais. Avec réussite. Mais encore au moins 2 sorties pour passer... Même si la suite est une fissure verticale étroite, précédée d'un méandre puis d'un puits étroit de 8m. Il faut remonter avant chaque déclenchement, et parfois sortir par le haut plusieurs bacs de cailloux. Mais dessous, les cailloux descendent, descendent bas!
 
- Une sortie au cubillo Fraille, nouvelle entrée basse raccordée au réseau principal l'an dernier. 2 Escalades au bout de la galerie à - 80. Une en artif, non terminée à +30 m, il reste 7-8 m. Une autre en "première" après avoir fouiné un peu en arrière, avec montée en oppo à +30m environ. Une courte galerie fossile avec quelques belles concrétions (excentriques) permet de souffler et prendre pied. Plus haut, un plafond assez plat et attirant demande une escalade avec assurance, et un autre départ de cheminée voisin semble également intéressant. Patrick abandonne donc son escalade et nous remontons ensemble vers ce point prometteur. Hélas, de chaque coté, c'est sans suite après une dizaine de mètres de grimpette. La suite n'est pas là. L'énigme "du courant d'air manquant" n'est toujours pas résolue.
Vu le temps restant, nous décidons d'aller dans les galeries de jonction vers le réseau principal terminer quelques points d'interrogation non explorés. Enfin un peu de crapahut horizontal dans des galeries sympathiques (5x5 de moyenne). Nous topographions environ 150 m de conduits secs et souvent concrétionnés, sans découvrir de prolongation majeure. C'était agréable.
 
- Une sortie "poursuite d'exploration" dans le secteur de Ulès. Le puits pinçant à -110 est assez sec, l'air part dans une lucarne qui a été franchie pendant l'été. Un méandre ventilé fait suite, stoppant sur des blocs à casser à la paille. Après 6 tubes, ça passe. Puits de 6 m derrière se prolongeant par une fissure impénétrable sur le sol. L'air vient du plafond ( escalade 10 m), sans suite. Vraiment dommage.
 
COL de la LUNADA
- deux sorties prospection/désob à proximité des 5 entrées supérieures du réseau de la Gandara. Le but étant de trouver une nouvelle entrée pour accéder à des amonts décalés et difficiles à atteindre par le cœur du système. Une fracture ventilée dans une doline est abandonnée, les blocs se fendent et menacent la poursuite des travaux. Une fissure avec de l'air dans une barre à 50 m de là est découverte. Les cailloux lancés partent dans un beau puits derrière. Une douzaine de pailles plus tard, on équipe. Vers -15, un petit ressaut de 2 m fait suite, sans suite...L'air barre dans un micro laminoir. On est déçus, on y croyait vraiment.
 
VAL DE ASON
- deux sorties dans une grosse résurgence du massif, dont la suite à 10 m de l'entrée n'a été forcée qu'en avril dernier. Les deux branches connues butent depuis sur un siphon profond (- 40 dans l 'autre branche). Mais le niveau d'eau ayant baissé comme rarement, nous avons trouvé la provenance du courant d'air ressenti fortement à l'entrée du trou. Un laminoir latéral au niveau du siphon a été contourné en néoprène, et la suite est derrière. Une petite trémie de blocs est travaillée pour passer par ce laminoir situé au dessus du niveau d'étiage habituel. Derrière, nous fracturons de gros blocs pour progresser. Le courant d'air est bien présent, avec un ronflement perceptible le second jour ( 25° dehors). La suite est au plafond… A suivre.
 
 
Au bilan, comme en avril, peu de première; beaucoup de désob ( ça change pas de la Haute Saône sauf les courants d'air marqués), mais ça avance et les paysages sont toujours aussi magnifiques. Les animaux domestiques en semi liberté (vaches, chevaux, chèvres) sont partout, d'autres sont souvent surpris d'assez près (renards, chevreuils, vautours).
 
Bruno
 

 

Séjour en Espagne de Bruno, du 1 au 13 octobre 2018
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