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28 août 2022 7 28 /08 /août /2022 19:43

Participants : V. Garret et D. Grandcolas.

Je profite d’une visite de l’Autriche pour retourner et montrer à ma compagne Véro les endroits où j’ai participé à différentes expéditions spéléos de 2001 à 2011. C’est en quelque sorte un petit pèlerinage spéléologique !

Nous commençons par le massif du Tennengebirge au Sud de Salzburg. Une randonnée nous mène jusqu’à un col à environ 2100 m au pied du Tauerkogel. J’en profite pour monter jusqu’à un grand porche en falaise qui domine le passage du col. De ce dernier, nous apercevons très bien l’Eiskogel. A sa base se trouve l’Eiskogelhöhle. C’est un gouffre « glacière » que j’ai visité en interclubs (Tritons, SC Béziers, spéléos allemands) en septembre 2011. L’explo de cette cavité nécessite une autorisation d’accès. Voir mes photos de l’époque que j’ai ajouté et voir aussi le CR dans le lien ci-après.

http://clan.des.tritons.free.fr/publications/gazettes/GazetteTritons_65.pdf

Nous profitons aussi d’être dans le secteur et nous nous transformons en touristes pour revisiter Eisriesenwelt, une des plus grandes grottes glaciaires du monde. Impressionnante ! Eclairage assuré uniquement par une lampa acéto pour 4, tenue à la main et par une tige de magnésium que le guide allume de temps en temps.

Nous changeons de secteur pour aller marcher dans les Totesgebirge à l’est de Salzburg. J’y avais fait 2 expéditions en 2001 et 2002 avec la SAC, le GSCB, ASCR et le SC Annecy. L’objectif de notre rando est d’aller jusqu’au gite de montagne Puhringerhütte. Après être passé vers l’Elmhölensystem, un réseau de 5300 m, et arrivé au gite, le massif des sommets dont fait partie l’Elferkogel nous domine. J’y avais exploré avec Joël « Pépé » Palissot et Denis « Traquet » Motte, entres autres, le gouffre Elferkogelschaht et Antartikhöhle. En 2001, nous avions fait la jonction des 2 cavités. Notre camp de base était la grotte d’Eiskapelle ; elle abrite encore les expés actuelles. Pour ceux intéressés, j’ai les CR de ces expés. J’ai aussi ajouté dans les photos des scans de diapos faites à l’époque.

Pour finir ce CR, un petit clin d’œil à nos amateurs de belles pierres du SCV avec la visite d’une exposition de cristaux et autres beaux cailloux à l’abbaye de Melk dans la vallée du Danube (voir les photos).

Ci-après un lien pour les principales cavités d’Autriche :

https://www.scrigroup.com/limba/franceza/146/AUTRICHE92626.php

Damien.

Pèlerinage karstique en Autriche, du 13 au 26 août 2022.
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17 août 2022 3 17 /08 /août /2022 15:29
Temps passé dans la voiture :16h+14h30 !
Un excellent cru 2022, environ 2 km de première cumulée topo en une dizaine de sorties. Avec une majorité d'arrêt sur rien.
La sécheresse a sévi également très fortement sur ce massif généralement arrosé régulièrement par l'océan tout proche. Mais les rivières et sources sont au plus bas. Plutôt intéressant pour nous. 
 
-2 , 3 et 5 août : 3 séances au nouveau gouffre de Los Copetes( -239 m, 800 m topo), sous la Pena de Lusa ( 1572 m), proche du col de la Sia 1254 m, lien vers le CR de Patrick déjà publié le 9 août.
TPST 6+6 +8 h.
- trois séances prospection/désobstruction les 4 et 6 aout et 9 août, sur le massif au dessus du réseau de Carcabon, communes de Ramalès et de Valle. 3 gouffres nouveaux explorés + topo ( P4, P8 et P20) TPST 5+6+3h

- une séance désobstruction le 7 août ,à la résurgence du SORDO( commune d'Ason), 6 pailles pour continuer le chantier, dans la zone du gros courant d'air. TPST 3h

-Une superbe sortie le 11 août, avec désobstruction payante, dans la zone du Picon del Fraille (1590m) commune de las Machoras. Délaissé, le fond d'un conduit de 700m/-120, est revu pour son courant d'air dans les diaclases terminales. La topo du fond n'ayant pas été  faite. Pas étonnant, il manque 50 m de passages bas ou étroits, avant de buter sur l'étroiture terminale. Trop compliqué et pas forcément intéressant, mais en revenant, Patrick semble voir un peu de vide derrière une petite diaclase amont au niveau du sol. Et, surprise, une partie du courant d'air aval remonte dans cet amont ! Le ruisseau se perd tout près. On file manger dans la grosse galerie d'accès et on revient avec la perfo. En deux pailles, on passe vers une petite rotonde. Puis, on ouvre une tranchée sur 4 m de long dans le sable et les alluvions entassés jusqu'au plafond. L'air file dans le méandre de voute et on aperçoit du plus gros à 10 m. Derrière, une belle galerie ascendante sur les grès ( 8 x3 souvent) file tout droit, avec quelques départs latéraux. Visite sur au moins 200 m, sans topo, pas eu le temps. On reviendra, le potentiel est important. TPST 7 h.

- une sortie désobstruction puis exploration dans le gouffre du "Mouton" le 8 août (carcasse dans le lit du ruisseau...) Commune de la Gandara. L'amont nous a fait rejoindre la surface via un puits remontant, après seulement 20m. La trémie aval, forcée à deux endroits, est définitivement close, très proche du flanc du massif.

- deux sorties désobstruction/puis exploration les 10 et 12 août dans une autre perte délaissée, commune de Bustablado. 50 m étroits et bas pour accéder à un petit volume où l'on tient à deux. Sous un gros  plancher de calcite, le ruisseau tombe dans un petit puits. Donc, en 8h, on dégomme les 2 m² de calcite et on ouvre la suite. Revenus avec de la corde, le puits de 4 m donne dans une beau premier volume, puis un énorme P25. En bas, deux autres puits sont vus ( P15/20 et un suivant P 30 au moins), mais plus assez de corde. faudra revenir. TPST 8+5h.

- une dernière sortie samedi 13 aout dans l'énigmatique réseau de Carcabon (commune de Ramalès), profitant de la possibilité d'accès avec un niveau bas. Patrick avec nos amis espagnols ont topographié 1,4 km en juillet au cours d'une grosse sortie de 48 h avec bivouac. Arrêt sur rien dans de nombreuses galeries 10x10, mais c'est désormais à 6 h de l'entrée...Nous nous sommes contentés de 500 m de belle galerie à peine plus modeste en une sortie, le réseau vient d'atteindre les 14 km. C'est très loin d'être fini.

Bruno

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11 août 2022 4 11 /08 /août /2022 11:56

Participants : VOL,PAU, Florence Guillot et Dénis Langlois

 

On se réveille dans notre kangoo au bruit de la pluie. Ha, va falloir aller voir les débits avant de s’engager.
C’est Flo qui décide on la suit les yeux fermés. C’est rigolo de gravir une montagne en maillot de bain avec un énooorme sac coloré sur le dos et des godillots.
Néoprène complète, l’eau est fraîche de l’orage de grêle de l’avant veille. Il y a douze ressauts ou cascades à franchir plus la suite sur amarrage naturel ( à la façon fait preuve d’imagination et ne coince rien).
Les premières cascades sont impressionnantes et le fracas continu assourdissant. Flo joue du sifflet et parfois on ne comprend pas bien mais comme on ne l’a voit pas non plus en bas… Bon on parvient à régler la longueur de corde quand même parce que Nini devine sa dame. Parfois on fait rappel de corde, parfois on descend en double, parfois en balancier. Flo nous fait même deux rappels guidés avec « un nœud italien sur un arbre qu’elle tend avec sa pédale ». Comme j’étais pas en bas, je n’ai pas bien vu mais c’est un plaisir à descendre en évitant la chute d’eau qui t’assomme sur le casque.
La roche calcaire du haut du canyon s’efface pour celle rouge et stratifiée lorsqu’on arrive plus bas dans la vallée. J’en ai ramené un pavé !
Au cairn, on évite la sortie pour continuer sur amarrages naturels. Troncs d’arbres, morts dans les embâcles, ou vifs sur les côtés. Le paysage devient forestier. On sort six heures après s’être engagés, bien rincés et pas seulement à cause de l’eau. Une bière à Siresa et nous laissons les copains, direction Pampelune pour la suite du voyage.
VOl
Canyon Barranco d’Estribiella, Espagne, mercredi 10 août 2022
Canyon Barranco d’Estribiella, Espagne, mercredi 10 août 2022
Canyon Barranco d’Estribiella, Espagne, mercredi 10 août 2022
Canyon Barranco d’Estribiella, Espagne, mercredi 10 août 2022
Canyon Barranco d’Estribiella, Espagne, mercredi 10 août 2022
Canyon Barranco d’Estribiella, Espagne, mercredi 10 août 2022
Canyon Barranco d’Estribiella, Espagne, mercredi 10 août 2022
Canyon Barranco d’Estribiella, Espagne, mercredi 10 août 2022
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11 août 2022 4 11 /08 /août /2022 11:47

Participants : VOL, PAU, Florence Guillot et Dénis Langlois

 

On rejoint des amis d’expédition sur leur terrain de jeu en Espagne. On a laissé tomber la vallée de Bielsa pour celle d’Hecho à cause des orages.
On commence par un petit canyon tranquille dans une petite ville tranquille Siresa. On s’émerveille de la géologie très particulière avec des synclinales et des plissements de toute beauté. L’eau n’est pas froide je reste manches nues avec une petite Néoprène de 3 mm. Il n’y a pas beaucoup d’eau. Un très joli moment qui nous plonge dans les beautés de l’Espagne. Flo m’apprend à équiper. Mais je verrai le lendemain qu’il y a bien d’autre façon de faire.
VOl
Canyon de l'Hospitalier, Espagne, mardi  août 2022
Canyon de l'Hospitalier, Espagne, mardi  août 2022
Canyon de l'Hospitalier, Espagne, mardi  août 2022
Canyon de l'Hospitalier, Espagne, mardi  août 2022
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26 juillet 2022 2 26 /07 /juillet /2022 11:45
Retour de mission (archéologie minière) en Grèce : chaleurs extrêmes y compris à l'intérieur de certains réseaux souterrains où la progression reste très problématique
Je vous ferai parvenir quelques images dès que j'aurai les autorisations. En effet la législation est extrêmement pointilleuse sur le sujet : toute image issue d'opération archéologique doit bénéficier d'une autorisation ministérielle. Mais vous pouvez déjà vous référer au site suivant car d'autres images vont être publiées.
 
Avec la découverte, l'exploration et la topographie d'une autre mine d'argent souterraine datée de l'Age du Bronze vers - 3000 BC la mission a permis cette année
d'effectuer des prélèvements géologiques pour analyse. Amplitude moyenne des galeries située entre 30 et 40 cm de hauteur.
Cette année nous avons testé à nouveau un appareil de topographie LIDAR entièrement fabriqué à partir des éléments présents sur le site du CAVEATRON
 
Denis
 
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22 mai 2022 7 22 /05 /mai /2022 09:43

Participants : Véronique Garret et Damien Grandcolas.

Qui a dit qu’il n’y avait pas de grotte en Ecosse et qui aurait pu deviner que différents membres du SCV se trouveraient en même temps dans cette région du Royaume Uni sans le savoir !

Je m’étais déjà rendu en Angleterre y faire de la spéléo dans le Yorkshire mais n’avais jamais poussé jusqu’en Ecosse.

Après une halte chez Peter Boyes, spéléo anglais qui a vécu durant vingt ans en Haute-Saône et qui est retourné vivre depuis deux ans à Felton près de Newcastle dans le Northumberland (certains spéléos du SCV ont rencontré Peter qui a été inscrit à l’ASHVS pendant de nombreuses années), nous nous rendons en Ecosse pour parcourir les montagnes écossaises. Entre deux sommets (« ben » en écossais), je prends le temps d’aller voir des zones karstiques repérées grâce à quelques documents sur le karst écossais.

La première cavité visitée se trouve dans l’extrême nord de l’Ecosse dans les Highlands près du bourg de Darness. Il s’agit de la grotte de Smoo (Smoo cave) qui est une gigantesque caverne côtière au pied d’une falaise calcaire (son porche d’accès est le plus important de toutes les grottes marines des iles britanniques). Cette cavité est une grotte aux origines multiples. Son porche d’accès haut de 15m a été ciselé au fil des siècles par les changements de niveau de la mer alors que sa partie interne a été formée par le ruissellement d’eaux vives. Le porche donne accès à une grande salle (L : 60m x l : 40m x h : 20m) suivi d’une salle plus petite où arrive une impressionnante chute d’eau de 24m de hauteur. Celle-ci provient du ruisseau en surface qui se perd dans un gouffre en amont de la cavité. La troisième partie de la cavité est une galerie démarrant au niveau du réceptacle de la cascade et qui part en amont. Cette partie ne sera pas accessible ce jour car la cavité est en crue. Les premières explorations datent de 1814 et aujourd’hui la zone d’entrée aménagée et facilement accessible est très prisée par les touristes.

La deuxième zone karstique que j’avais repéré se trouve dans la région du Ben More Assynt où se trouvent « The Bone Caves » ou Creag nan Uamh, Uamh an Claonaite, Rana Hole, Allt Nan Uamh Stream Cave et bien d’autres. Nous sommes dans le secteur le mercredi 11 mai ; 2 jours avant la venue de Véro Olivier et Philippe Auriol qui font aussi un périple en Ecosse sans que, ni l’un, ni l’autre le sache. A quelques jours près, nous aurions pu nous croiser. Véro et Philippe visiteront Allt Nan Uamh Stream Cave le vendredi 13 mai (voir le CR de Véro dans le blog SCV). Quant à moi, je me limiterai à la visite des grottes Creag nan Uamh qui n’ont pas de grands développements. Mon objectif était de repérer l’entrée de Uamh An Claonaise, la plus grande cavité d’Ecosse avec ces 2868 m. La météo exécrable ce jour m’en empêchera et nous avons déjà pas mal crapahuté pour atteindre les 1ères cavités. Véro Olivier parle d’une demi-heure pour atteindre la cavité qu’ils ont visité ! Ils ont dû prendre un supersonique ou trouver un autre chemin plus court !

Les Bone Caves que j’ai visité sont une série de 4 grottes situées dans une haute falaise calcaire.

Après un arrêt rapide aux gorges de Corrieshalloch ; impressionnant canyon avec la chute d’eau de Measach, nous continuons notre périple en randonnant dans différentes régions. Lors l’une de celles-ci, nous aurons la curiosité d’aller voir la grotte de l’Ermite (Hermit’s Cave) qui nous est indiquée. Celle-ci est en fait un tunnel qui a été construit au 18ème siècle avec 2 entrées et une sortie sur un balcon révélant une vue saisissante sur une cascade dans un canyon.

Un autre de nos objectifs était aussi d’aller voir la grotte de Fingal sur la petite ile de Staffa à proximité de l’ile de Mull. Premièrement, il n’est pas facile de se rendre sur Mull avec le camion sans avoir réservé la traversée. Deuxièmement, la météo laissait présager une mer houleuse et donc peu praticable en bateau. Véro et Philippe ont pu prendre un ferry et s’approcher de l’ile de Staffa mais ils n’ont pas pu accoster et y débarquer ! (Voir le CR de Véro) J’avais vu juste, donc pas de regret !

D’autres cavités marines m’intéressaient sur l’ile d’Arran mais le temps nous a manqué. Ça sera pour une prochaine ! Il ne nous reste maintenant qu’à se programmer une bouffe avec Véro et Philippe pour partager nos différents périples dans le Scotland, le tout arrosé de bières et whisky.

Damien

Balade karstique en Ecosse du 7 au 21 mai 2022.
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20 mai 2022 5 20 /05 /mai /2022 18:43
On a trouvé un récit intéressant sur une monographie de l’île de Mull dans la bibliothèque de notre hôte à Kilchoan.
On prend le ferry avec la voiture pour partir à sa recherche.
1 h 15 de route rurale plus loin, juste après Calgary, on se gare pour partir avec nos explications en poche. On marche au milieu des moutons en explorant chaque anse en comptant les cascades et les rivières à traverser. Mais comme il y a de l’eau partout les passages « évidents » ne le sont guère.
Un mouton est accroché à la corniche et on envisage toutes les possibilité pour le secourir car il bêêêêle avec un certain désarroi. On ne sait pas faire de lasso pour lui attraper les cornes. Philippe n’imagine pas remonter la bête à bout de bras, je suggère de plutôt la faire descendre. On descend jusqu’en bas de la paroi rocheuse pour voir. On a trouvé la grotte !! Tant pis pour le mouton, on file l’explorer. Je dresse une topo à main levée. 37 mètres de développement et une jolie cuvette à 5 mètres de l’entrée en pierre taillée. On est content. On la pointe au GPS et l’enregistre dans Google map : Whisky’s cave. Puis  on poursuit le long du littoral pour rejoindre la voiture. Temps de balade 5 h quand même, on s’est un peu perdu dans les tourbières du retour.
Vol
Grotte des contrebandiers de whisky sur l’île de Mull, jeudi 19 mai 2022
Grotte des contrebandiers de whisky sur l’île de Mull, jeudi 19 mai 2022
Grotte des contrebandiers de whisky sur l’île de Mull, jeudi 19 mai 2022
Grotte des contrebandiers de whisky sur l’île de Mull, jeudi 19 mai 2022
Grotte des contrebandiers de whisky sur l’île de Mull, jeudi 19 mai 2022
Grotte des contrebandiers de whisky sur l’île de Mull, jeudi 19 mai 2022
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3 novembre 2021 3 03 /11 /novembre /2021 15:31
Espagne, Cantabrie, Val d'Ason du mardi 19 octobre au dimanche 31 octobre 2021
Participants : Bruno

Ci après, copie de la synthèse écrite par Patrick Degouve ( GSHP 65), le détail jour par jour vient ensuite. Le groupe de 7 s'est scindé parfois en deux équipes sur deux lieux différents.

Nous avons réuni une belle équipe pour des objectifs qui l'étaient tout autant.

Il y avait Adrien, Damien, Sandrine et moi pour le 65, Laurent et Ced du 26, Bruno du 67 et Gelo, le local de l'équipe, qui nous a rejoints pour quelques sorties.
Adeptes de la variété, nous avons ciblé des objectifs tant en surface (désob et prospections) que sous terre, jonglant aussi avec une météo qui nous a été plutôt favorable. De ces 10 journées sur le terrain on retiendra :

Recherches sur l'alimentation du Rio Sordo :

Cette source temporaire située en amont de la Cubera (résurgence du système Cueto-Coventosa) semble correspondre à un réseau important dont on ne sait pas grand chose mais qui devrait révéler de bonnes surprises à ceux qui parviendront à y accéder. Nous avons donc commencé par une bonne séance de désobstruction dans la résurgence. Il y a de l'air, mais aussi beaucoup de travail. A suivre donc ...
Le jour suivant nous sommes allés revoir le fond du canyon de la Coventosa qui pourrait être en relation avec ce drain mystérieux. Une superbe ballade ponctuée de passages aquatiques. Bilan des courses, une escalade facile à faire une prochaine fois, et une autre un peu folle pour atteindre la voûte du canyon, 85 m plus haut que le niveau de la rivière. A ce niveau, le plafond baisse brutalement d'une quarantaine de mètres, laissant largement assez de place pour un conduit supérieur. Une envolée qui devrait être assez aérienne...

Toujours dans l'espoir d'atteindre ce réseau mythique, nous sommes retournés au gouffre de la Ruine qui s'ouvre 700 m plus haut. A -110, le puits parallèle traversant la couche de grès a été atteint et 75 m plus bas nous nous sommes arrêtés sur un nouveau puits estimé à une bonne trentaine de mètres. La suite sera pour une prochaine fois car les découvertes réalisées à la Gandara ne nous ont pas laissé le temps d'y retourner.

Réseau de la Gandara

A priori ce n'était pas gagné. D'un côté, une escalade au plafond d'une salle proche de l'entrée et de l'autre, une désobstruction dans un éboulis le long de la paroi de cette même salle.
Ced, et Damien se sont acquittés de la première avec brio, relayés par Adrien pour une seconde escalade 20 m plus loin. Bilan des courses : 980 m de belles galeries en trois branches, un vrai régal...
Du côté de la désobstruction et contre toute attente, le travail s'est avéré beaucoup plus court que prévu et en deux séances le passage livrait l'accès à une jolie galerie parcourue par un violent courant d'air. Nous pensions jonctionner avec la cueva d'El Rio Chico déjà reliée au réseau mais accessible uniquement par des siphons que nous avions plongés dans les années 80. De ce côté c'est raté car des trémies nous ont barré la route. Il faudra encore insister un peu...
Au total, nous avons ajouté près d'un kilomètre au réseau qui en compte désormais 117.
Un séjour bien occupé, sympa et instructif par la présence de nos deux pros qui terminent leur formation de brevet d'état et celle de Ced, formateur chez Atoutcorde (Formation de cordistes)

Détail par jour de sortie.

Mercredi 20 octobre, Val d'Ason : désobstruction trémie du Sordo.

Jeudi 21 octobre, Bustablado/buzulucueva: Gouffre, travaux sur une branche à poursuivre vers -70. Arrêt sur puits après plusieurs étroitures sévères. Une jonction sera réalisée avec l'autre branche sur une sortie suivante, vers -120. Le trou est déséquipé.  Dans le même secteur, un gouffre dans une belle doline de lapiaz, dont l'entrée était repérée, est équipé. Arrêt vers -30 sur lucarne étroite avec air.

Vendredi 22 octobre, Val d'ASON: réseau de la Coventosa ( Cueto Coventosa = -800, env 30 km), cf le CR de Patrick.

Samedi 23 octobre, Bustablado/buzulucueva: retour au gouffre du 24/10,  travaux dans la lucarne, puits trop étroit derrière et seconde lucarne en direction d'une autre entrée repérée sur le flanc de la doline. On déséquipe pour descendre de l'autre coté, un  P 29 qui permet d'atteindre l'autre coté de la lucarne précédente. C'est terminé ici. Topo des deux cavités.

Dimanche 24 octobre, La Gandara: Gouffre du Pasapuré ( le presse purée). L'objectif est de descendre les puits restants dans la galerie vers -200. Nous avons laissé 100 m de cordes en mai dernier.

Un P 104  fractionné redonne dans la rivière vers -304, on topote et on remonte. Le suivant redonne dans le premier vers -12.  Nous revenons en arrière avec toutes les cordes. Un troisième se termine sur trémie vers -15. Nous déséquipons alors le P20  et la main courante pour récupérer encore 50 m de corde + les amarrages. Le tout est ramené à la base du P 75 vers -180. Nous laissons 60 m de cordes car il reste encore deux puits à faire au début de la galerie amont. Bien chargés ( sortie à trois), nous remontons le reste. Petit incident en remontant le P75 en dernier. La longe du kit, très lourd, casse au premier fractio et il vole avec deux rebonds et une perfo à l'intérieur...Heureusement j'étais le dernier. Miracle, il a tenu et fonctionne sans souci, une corde a dû amortir au mieux.

Lundi 25 octobre, la Gandara: zone d'entrée du réseau, travaux et escalade. Cf le CR supra.

Mardi 26 octobre, la Gandara: idem.

Mercredi 27 octobre, La Gandara : prospection et travaux dans deux trous déja répérés, sur les hauteurs de la vallée de la Posadia, au dessus du réseau de la Gandara. Terminés à -30 et -50.

Jeudi 28 octobre, col de la Lunada, Espinosa de las monteros : travaux en deux équipes sur des entrées repérées. Terminés à -35 et -40m.

Vendredi 29 ocotbre, La Gandara: poursuite des explorations en première et topographie.

Samedi 30 octobre, La Gandara, col d'Ason, grotte de la Cascada : courte visite de ce court réseau qui alimente la spectaculaire cascade crachant au milieu d'une énorme falaise. Travaux dans la trémie terminale du fossile, censée ne pas être avec courant d'air.  Surprise, il y en a sur le coté, par un petit orifice en paroi. Ce sera à poursuivre, rien n'avait été tenté depuis l'exploration il y a 50 ans....

Photos prises en majorité en direct pendant la première dans la Gandara. D'autres à suivre plus tard.
NB : Côté technique, l'utilisation des amarrages réutilisables "PULSE" de Peltz est incroyable en escalade ou en équipement temporaire. Hyper rapides à poser, fiables car normés, simples à utiliser etc. On ne laisse plus aucun goujeon ni spit en place. Inconvénient, ça vaut un peu cher.
Bruno
Espagne, Val d'Ason, du 19 au 31 octobre 2021
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16 juin 2021 3 16 /06 /juin /2021 08:42
Participants : Bruno ( Avec P et S Degouve du GSHP, Laurent Garnier GSV, Damien et Adrien ( BE Canyon et bientot BE spéléo, du club Nistos pyrénées)
 
Retour au Val d'Ason après 18 mois d'absence, pour une contribution à Porracolina 2021 ("label" expé internationale FFS).
 
Un trajet en deux fois un jour et demi pour récupérer Laurent Garnier vers Valence puis covoiturer ensemble (propriétaire exploitant des grottes de Chorange, de Thaïs etc et principal acteur des explorations et plongées du réseau de la Luire, 58 km actuellement et -500).
 
Donc 8 sorties consécutives sur place, majoritairement des puits et souvent de la désob à la paille. L'occasion de se tester sur des sorties plus longues et plus physiques. Les marches d'approche avec un sac à 15/18kg, parfois hors sentier, n'ont pas excédé 1 heure. Par discrétion pour les explos en cours face à des espagnols très jaloux des découvertes ( Patrick et Sandrine sont redoutables car ils passent 6 mois sur place par an, et font l'essentiel des désobs...), les lieux et dénominations ne sont pas tous précis.
 
- LA GANDARA/ Gouffre du Pasapurée ( le presse purée) : échec de la jonction avec le réseau de la Gandara (116 km). Nous poursuivons l'explo au delà de notre arrêt vers - 300 en 2019. Au bas d'un puits de 12m donnant direct sur un beau bassin (Damien a trempé les genoux), le méandre s'élargit à la faveur d'un affluent actif. Mais une trémie remplit totalement la suite. L'air et l'eau  passent mais pas nous malgré plusieurs tentatives de désob. L'affluent est remonté sur à peine 100 m, arrêt sur cascade après avoir contourné par escalade puis équipement un premier mur arrosé haut de 5 m. Fin de ce côté là vers -315. On démonte le P70 du fond au retour, après avoir constaté l'absence de fossile au niveau des départs aperçus plus haut. Il reste d'autres puits à faire dans la galerie vers -200 et un vers -150  au niveau de l'autre P70. TPST : 8 h
 
- BUSTABLADO : petite sortie récup dans la CANUELA pour revoir une trémie au bout du canyon d'entrée à 1km. On passe sur quelques mètres mais ça coince ensuite.  TPST 4h
 
- LAS CALZADILLAS : Gouffre de CORCADA, désob avec barre à mine à -140, au bout d'une galerie horizontale de 200m, ensablée. On passe après une petite heure de désob. Belle salle de 20x30 en hauteur mais sans suite évidente malgré d'autres travaux. On démonte les cordes des puits à la remontée, c'est plié. TPST 6h
 
- VALLE : Prospection sur les zones amont du réseau de Carcabon. On pointe une douzaine de gouffres dans un lapiaz non encore exploité. 15 à 25m chacun au moins. Ce sera pour l'été. 7 H.
 
- BUSTABLADO, secteur Alto de Pepiones (1300m). Un gouffre pointé il y a qq années est à voir à 1 h de marche, avec beaucoup d'air. Nous sommes à 600 m au dessus d'un réseau connu. Au bas d'un P20, ça barre sur méandre à élargir, avec effectivement un gros courant d'air aspirant. Les trois accus épuisés, nous sommes descendus de 5 m. Le puits est ouvert (40 m ?) mais il faudra remettre deux/trois pailles de confort. TPST 4h
 
- ARREDONDO : gouffre sur le secteur de Buzzulucueva. Découvert et désobé par un ami spéléo du coin qui a besoin d'appui, il est équipé jusqu'à -160. Le bas du dernier puits est humide, un méandre à élargir fait suite, avec beaucoup d'air. IL fait pas chaud dans le coin ! Malgré des pailles très efficaces, on ne progresse que d'une dizaine de mètres. Il reste une ligne droite à élargir pour atteindre le puits suivant qui nous nargue avec un bon écho. TPST 6h
 
- BUSTABLADO : poursuite d'une désob à -25, roche pourrie qui nous cause quelques misères. On a réussi à retrouver une grosse partie du courant d'air, mais il y a du boulot pour passer (c'était la 26° sortie dans ce trou placé à un endroit stratégique) TPST 4h
 
- BUSTABLADO : Retour sur les hauteurs de Pepionès pour la suite d'un gouffre débuté en 2018, avec 5 séances de désob qui ont payé. Les gros puits sont trouvés vers -40. Le terminus est vers -100 au dessus d'un autre gros puits vierge. Nous avons une C90 et une C55 + quantité d'amarrages. Mais, c'est pas simple à équiper et Patrick doit décaler les fractio  très souvent , ce qui consomme de la corde et des équipements. Il reste 10 m de corde au bas du P50. Patrick n'arrivera à descendre que d'une vingtaine de mètres dans le puits suivant, mesuré 82 m au laser. Il faudra ramener encore beaucoup de corde. Le potentiel est de -600, et le trou s'oriente pour l'instant vers la seconde plus grosse source du massif. Aucun réseau n'est ouvert sur cette source.....TPST 5h
 
- ARREDONDO: pour terminer tranquille, nous aidons Guy Simonnot ( spéléo français installé sur place définitivement) à poursuivre la désob d'un gouffre aspirant à 300 m de sa maison. Malgré une belle avancée en profondeur, ce sera à poursuivre. C'est situé 80 m au dessus d'une résurgence sans réseau trouvé pour l'instant. TPST 6h.
 
Un peu de première au final et des trous variés. ça va finir par payer.  Prochain périple la bas début aout, ou en octobre.
 
Bruno
Espagne, monts Cantabriques du 1 au 12 juin 2021
Espagne, monts Cantabriques du 1 au 12 juin 2021
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2 novembre 2019 6 02 /11 /novembre /2019 08:48
L'arrivée en Espagne est décalée de 2 jours , la pluie tombant trop fort sur les montagnes de Cantabrie. Tout est en crue à l'arrivée, le bivouac prévu dans le réseau de Carcabon est donc annulé.
- 3 sorties secteur Poraccolina/Pépionès. Dominante gouffres verticaux et désobstruction dans les trous à courant d'air (quelques inédits  de -5 à -13 m),  (dont un P 40 estimé, non descendu faute de corde, à partir d'une lucarne ouverte à -70 m), quelques dizaines de mètres de première, à poursuivre.
- 1 sortie désobstruction dans le gouffre de la "Ruche" vers -25,  secteur col de la Lunada (réseau Gandara), à poursuivre.
- 2 désobstructions secteur Bustablado dans un gros "ventilateur " connu, à poursuivre.
- une grosse sortie de 7h au "Pasapurée" ( le Presse purée). La dernière pointe estivale s'étant terminée vers -270 sur manque de corde, nous revenons avec une 70 m pour atteindre le fond soit disant aperçu (galerie?).
En 30 minutes, malgré les nombreux puits étroits verticaux suivis d'un beau P76, nous sommes à -180 m. Puis, via une belle galerie, une vire et 4 petits puits, le terminus est atteint  par un P 67. Moyennant une modification des amarrages précédents pour décaler les fractionnements hors crue et atteindre le fond.  Nous "atterrissons" vers -300 m dans un petit ruisseau dont l'amont est impénétrable sans travaux. En aval, c'est pas gros mais ça passe en hauteur et  via un ressaut de 4  m, on retrouve la galerie active. Un méandre se poursuit, plus ou moins large  sur 50 m. Le sol est entièrement calcité, tout blanc, c'est magnifique. A nouveau, un boyau de 15 m de long,  au dessus du méandre, qui nous fait dépasser un nouveau rétrécissement du ruisseau. Celui ci s'enfonce en rencontrant les bancs de grès. Mais il y a un puits de 12 m environ au bout, et plus de corde disponible. cote atteinte : -313 m. Il faut remonter après le casse-croûte. Ce qui nous prendra 1 h 45 (équipe de 3 connaissant les difficultés du trou). "Perdre" plusieurs fois le bloqueur de pieds dans les étroitures verticales et humides, c'est pénible pour remonter! (il y a environ 2 fois 10 m très serrés qui imposent de monter très doucement les différents bloqueurs, alternativement, par tout petits bouts…). Ou, pour expliquer autrement, il faut monter sans pouvoir plier les jambes devant soi, mais l'une à droite, l'autre à gauche…
En report topo, nous sommes à 140 m en distance, et moins de 20 en dénivelé d'un affluent amont connu du réseau de la Gandara (116 km de dév). La jonction est à portée de main. Mais nous n'avons pas trouvé les gros fossiles convoités. Des départs ont  été aperçus vers -260 m (à atteindre) et il reste un point important à faire vers -160 m.
- une sortie prospection sur le massif du Mortillano, flan de Pena Rocias.
Bruno
Espagne, Porracolina, Séjour du 23/10 au 01/11 2019
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