travaux
Perte du Château de Vallerois, travaux, dimanche 28 janvier 2024
Participants : Thierry V, Nanard, JLG
TPST : 5 h
Je n'avais pas trop envie d'aller dans ce trou, passage des trémies, vires glaiseuses et glissantes, mais bon, faut bien donner un coup de main, et c'est vrai qu'il y a de beaux endroits dans cette cavité.
Donc, après le traditionnel café-pâtisseries-goutte et la répartition dans 4 kits de 4 bidons de ciment, du perfo avec 2 accus, des outils, de la ferraille et de quelques affaires perso quand même (bouffe, secours), on y va ; ça coule un peu plus qu'il y a 15 jours. On avance tranquillement dans les trémies, en se passant les kits. La trémie 2 nous remplit les bottes. Premier arrêt entre la trémie 2 et la 3 : Nanard aménage les talus argileux pour permettre un cheminement plus facile et Thierry met en place 2 étriers en gros fer à béton au niveau du départ de la main courante, à l'endroit où ça glissait le plus.
Deuxième arrêt un peu avant la trémie 3 pour équiper également d'étriers l'escalade réalisée dernièrement, avec une explo qui sera à terminer. L'accès est maintenant plus aisé, mais il faut penser à prendre quand même au moins une ceinture + longe + poignée.
Au même endroit, Nanard et moi préparons le béton que Thierry utilise à l'entrée de la trémie 3 pour maintenir la ferraille qui bloque les rochers. On n'utilise qu'un bidon de ciment. Arrêt du chantier assez tôt, je voulais voir la finale de l'Euro de handball.
Après le nettoyage du matériel, on laisse sur place les 3 autres bidons, et on repart, beaucoup plus légers, avec seulement un kit chacun. On apprécie beaucoup au retour les aménagements mis en place à l'aller. Sortie au soleil, bière et retour à la maison suffisamment tôt pour voir les Français gagner la finale de l'Euro.
JLG
Perte du Château de Vallerois, travaux, dimanche 14 janvier 2024
Participants : Sarah B.; Thierry V.; Nanard
TPST : 7 H
A 3, on décide de sécuriser la trémie 2. Un bloc au milieu du passage avait été repéré en appui sur un petit becquet et lors de chaque passage, on passait dessous en frottant. On ne va pas prendre de risque et on décide alors de monter un pilier qui viendra sécuriser ce bloc. 6 bidons de bétons sont acheminés sur place, avec des seaux et du matériel.
Thierry s'active à trier les cailloux et préparer la semelle ; pendant ce temps là, avec Sarah on prépare le béton dans les seaux au niveau du ruisseau, plus en aval.
Chantier terminé, bloc sécurisé, on remballe tout.
La trémie 2 est enfin définitivement sécurisé. Il nous restera encore un peu de ciment à préparer pour finaliser l'étayage de la trémie 3, mais il faudra du monde pour emmener le matériel sur place (environ 8 bidons de ciment).
Puis un petit aménagement en sortie de trémie 3 sera nécessaire pour faciliter le passage.
Enfin, 2 sorties topo à prévoir avant d'attaquer la trémie 4 qui nous laisse de grandes perspectives.
Nanard
But de la sortie du jour, stabiliser un bloc douteux à l 'entrée de la trémie 2. À chaque passage vers le fond de la cavité, ce dernier ne nous rassurait pas (il forme une clef de voûte et repose sur une surface ridicule sur le bloc voisin). On décide donc de monter un pilier pour le sécuriser. 2 sacs de béton de 25 kg sont conditionnés dans 6 bidons étanches, plus la perceuse, burin, marteau, fer à béton, on n'est pas trop de trois pour le transport . On progresse tranquillement sur une centaine de mètre jusqu'à la trémie 2. Pendant que je m' occupe du pilier, le reste de la troupe prépare le béton dans la rivière. Vers 16 heures, l'opération est terminée.
Il reste une séance travaux pour élargir la sortie étroite de la trémie 3 en vue de l' acheminement des matériaux nécessaires au franchissement de la trémie 4, terminus actuel de la cavité.
Thierry Vircondelet
Perte du Château de Vallerois, travaux, dimanche 7 janvier 2023
Participants : Thierry V.; Nanard ; visite de Jean-Luc et Joceline en surface
TPST : 6 H
Les niveaux d'eau étant en baisse, on décide de faire un tour sur la perte du Château de Vallerois. Depuis les pluies d'octobre on n'avait pas pu y mettre les pieds.
N'étant que deux sur cette sortie, on décide de se limiter à l'escalade située juste avant la trémie 3, que seul Rodolphe avait pu franchir. Mais le passage sous le bloc décollé ne nous inspirant pas, on préférait accéder à la salle supérieure en équipant une escalade par dessus le bloc.
Thierry s'affère à équiper l'escalade avec fers à béton et spits (le petit perfo Bosch utilisé a rendu l'âme, donc plus de petit perfo au club !) ; escalade de 5 m puis main courante de 8 m avant d'arriver dans une salle presque circulaire. En son plafond, une coupole de décompression de 3 m de diamètre. La salle est sèche; on y trouve 2 départs. Le premier qui semble un cul de sac sur notre gauche en arrivant dans la salle et le second ressemble plus à une galerie descendante colmatée en partie. Voir un décolmatage ultérieur, car cette galerie semble se diriger vers le petit affluent au niveau de la rivière en rive gauche.
Pendant que Thierry s'occupait de l'escalade, je m'affère à déboucher une galerie sur 3 mètres de long, en rive droite face à l'escalade, qui finalement donnera sur une galerie de 6 m de long et 3 m de large avec remplissage.
On laisse l'équipement en place pour la prochaine sortie.
Les crues n'ont finalement rien chamboulé dans les trémies 1, 2 et 3. Je passe partiellement la trémie 3 avec un peu d'eau, mais ça peut passer sans risque au niveau de l'eau ; il faut juste se mouiller un peu. On pourra baisser légèrement le niveau d'eau en aménageant la prochaine fois la sortie (évacuation de l'eau partiellement ralentie par des pierres embarquées par la crue).
Au retour, on repère un bloc à consolider dans la trémie 2 au milieu du passage.
Nanard
Koanaka Hills et Gcwihaba hills Botswana, explo, travaux, documentation, du 6 au 22 décembre 2023
Participants du SCV : VOL PAU
On intègre une mission archéo du CNRS, human origin Botswana. Objectif, trouver des vestiges d’hominides en Afrique australe, et faire le lien avec les présences décelées en Afrique de l’Est. On est dans la tranche 3,6 millions d’années avant le présent.
L’autre objectif de la mission est de documenter la formation de ces grottes très anciennes. Elles sont déjà connues des Botswanais qui y mènent un travail de fouille archéo. Les grottes ont servi de piège à sédiments au cours des millions d’années et comportent des os fossiles de la faune et microfaune.
Quatre grottes sont largement visitées, équipées, prises en photo et scannées. Gcwihaba pour ses vestiges osseux et comme exemple de bio corrosion, Dimapo et Deviner Cave comme exemple de la fantomisation, Bones Cave pour ses vestiges osseux et comme exemple de bio corrosion. Plusieurs prospections sont menées et des désobstructions entamées. Au total nous avons fait une douzaine de sorties dans ces grottes. Et le premier jour à Gcwihaba nous nous sommes retrouvés nez à nez avec un léopard ! Je suis entrée dans sa tanière en passant dans une … chatière. Philippe me suivait et derrière ce passage bas la galerie était heureusement grande. La bête a filé à droite et nous nous sommes plaqués à gauche avec volte face et planche de surf dans la chatière pour évacuer les lieux. On y est retourné l’après midi avec deux spécialistes de la paléofaune carnivore. Qui étaient ravis de notre trouvaille. (heu nous, pas tout de suite, hein). Cette découverte fera l’objet d’une publi scientifique car c’est la première fois qu’on constate que le léopard habite en obscurité totale dans des grottes. (Je vous passe les détails) Il y en a deux en fait, on rencontrera le mâle plus furtif 4 jours plus tard en allant équiper un puits pour l’équipe scan 3 D. Des pièges photos ont été posés pour comprendre leurs déplacements.
Un gros rapport sera produit où je vous raconterai tout sur la bio corrosion et la fantomisation, la formation de brèche, etc. Les botswanais découvrent leurs grottes par prospection géophysique. Ensuite ils font des forages et si c’est intéressant, ils forent à 70 cm de diamètre et tubent. Dimapo et Deviner Cave sont accessibles par un tuyau de 40 m. J’ai fait aussi une initiation spéléo aux fouilleurs dans un acacia car les remonter au micro track c’est une galère ! J’ai voulu faire un balancier ou contrepoids mais se croiser dans un tube c’est touchy 😊. Je cherche encore des solutions d’équipement, quand il n’y a pas de potence. On ne parle déjà que d’y retourner.
VOl
TNNP, topo, dimanche 24 décembre 2023
Participants : Thierry V.; Nanard
TPST : 4 h
Vu les conditions météo et l'inaccessibilité à la perte de Vallerois, on décide de s'orienter sur la topo du TNNP. En plus devant rentrer pas trop tard à la maison, cette sortie topo rentre dans les clous.
Repérage en surface et pointage topo de l'entrée par rapport à l'ancienne entrée.
La topo sera réalisée durant la descente, sauf que le double déca fait une chute et nous oblige à terminer les mesures en remontant. Tout l'équipement est encore en place, mais les échelles n'ont pas apprécié leur séjour sous terre (plusieurs barreaux lâchent sous le poids de notre président).
En bas des puits on pointe les deux départs de puits parallèles descendus par Bruno. Puis Thierry s'engage dans le puits terminal et s'arrête deux mètres avant le fond; c'est tellement glauque qu'il hésite à s'embourber dans la zone finale, surtout avec le 1/2 mètre cube de cailloux qu'on avait évacué et stabilisé à l'aplomb de la zone terminale.
Dernières mesures et on en profite pour ressortir du matériel qui était dans la cavité depuis plus d'un an.
En ressortant du gouffre, on se retrouve au milieu d'une battue de chasse : coups de fusils pas loin, 1 chevreuil et un sanglier affolés passent à 5 m de nous, puis arrivent une meute de chiens. Du coup on se terre dans l'entrée en attendant que ça se calme avant de repartir à la voiture.
On sent un courant d'air présent. Avant de tout déséquiper, on voudrait sonder le fond de la cavité. Mais il faudrait être minimum trois, voire quatre pour ressortir l'argile du dernier puits.
Dès notre retour, Thierry s'est mis à la mise au propre de la topo. Zut ! il manque une longueur (non reportée) entre deux fractios (2 ou 3 mètres). Thierry y retournera prochainement pour pouvoir finaliser. On devrait être à - 30 m environ. Il nous manque 3 à 4 mètre pour rejoindre le cours d'eau qui vient certainement de Cerre les Noroy.
Bonnes fêtes de Noël et de fin d'année à tous.
Nanard
Résurgence de la Baume à Scey-sur-Saône, dimanche 24 décembre 2023. .
Participants : Véro Garret et Damien Grandcolas.
Nous nous rendons à la Baume de Scey-sur-Saône pour y prendre quelques photos afin de compléter l’article sur la résurgence que je rédige pour le prochain Karst Comtois n° 4.
Bien que son débit ne soit pas au max, la Baume crache bien ce jour. Les alentours de la cavité ont été complétement défrichés par une entreprise du secteur, Agile Grimpe, à la demande de la municipalité pour permettre au BRGM de faire une étude des risques à la suite d’un éboulement de blocs de pierre dans le porche de la résurgence.
Nous continuons notre balade en passant par la fontaine Larie, puis par le réservoir d’eau de la Prouse (emplacement supposé du gouffre de la Prouse, voir le bulletin ASE n° 3 – 1946 – p 12).
Petit détour par le cimetière où est enterré Roger Pelletier (1913-1971), spéléo de l’ASE et du SCV, auteur de l’ouvrage « En Franche-Comté souterraine » (1947). Retour sur Scey en passant par la fontaine et le puits de la Sauce.
A noter que les 3 sources, pourtant proche l’une de l’autre, sont les exutoires de 3 bassins versant différents. Les eaux du bassin hydrologique d’Arbecey, au nord de Scey, convergent vers la résurgence de la Baume, celles du bassin du Bois du prince de Bauffremont, à l’ouest de Scey, vers la Fontaine Larie et celles de la forêt du Chanois, à l’est de Scey vers le puits de la Sauce.
Damien.
Gouffre du Tilleul Béni, Chargey les Port, travaux (topo), dimanche 17 décembre 2023
Participants : Damien, Thierry V, Joël et moi
14 h / 16 h 30
On retrouve donc Damien au gouffre du Tilleul Béni. Pendant qu'on casse la croute, Damien, qui a déjà mangé, part rechercher et dégager l'entrée. Seuls, Thierry et Damien descendent pour la topo et les photos, Joël et moi restons en surface.
Il est décidé que cet été, il faudra buser l'entrée, petite certes, mais juste "protégée" par des branches, la palette mise en place il y a une dizaine d'année est complétement pourrie.
Damien nous emmène jusqu'à l'entrée du gouffre Pirat, de 20 m de profondeur, qu'il a busé et dont il faudra aussi faire la topo, mais plus tard car des aménagements sont encore prévus.
Il nous invite ensuite à aller boire une bière, au chaud, chez lui.
JLG
Les autres photos (de Damien pour la partie souterraine et de moi pour la surface)
Gouffre du Bois du Fays, Scey/Saône, travaux (topo), dimanche 17 décembre 2023
participants : Thierry V, Joël et moi.
11 h / 13 h
On réfléchit avec Thierry sur ce qu'on pourrait faire ce dimanche. Pas grand monde de disponible (pas assez pour le Bois Brûlé, trop d'eau pour Vallerois...), Thierry décide d'aller faire la topo (et des photos) de petits trous qu'on doit faire depuis déjà un moment, et qui feront l'objet d'articles dans le Karst Comtois.
Après le traditionnel café... pris au chaud chez lui, on part pour Scey sur Saône, on commencera par le Bois du Fays. On retrouve le trou sans difficulté. Je suis content d'y descendre, j'avais tiré des seaux plusieurs fois depuis le haut, mais je n'étais jamais descendu. On descend les 3, Thierry fait la topo, je l'aide un peu, et on remonte prendre une bière aux voiture. Damien nous contacte et on décide de se retrouver au gouffre du Tilleul Béni.
JLG
Toutes les photos (certaines en double, j'ai fait des essais téléphone et appareil photo, celles avec la date viennent de mon appareil photo)
Gouffre du Bois Brûlé, Port/Saône, travaux, dimanche 26 novembre 2023
Participants : Thierry V. ; Jean-Luc G. (l’après-midi) ; Nanard
TPST : 7 H
L’effectif étant réduit et la pluie n’étant pas de la partie, on décide de poursuivre la désobstruction au gouffre N°1 du Bois-Brûlé.
On commence à vider la base du ressaut, avant le puits final afin de nous faire de la place pour stocker tout ce qui va remonter du fond. On empile tout à la base du puits d’entrée.
Puis Thierry part au fond et on commence les navettes de seaux que j’empile en bas du ressaut. Une soixantaine de seaux y sont empilés et on ne peut plus rien stocké. Tout le fond est évacué, et il restera encore une partie des deux dalles du fond qui sont coincées et qui nous permettront d’y voir plus clair la prochaine séance. Le semblant de départ que l’on devinait la semaine précédente a été colmaté par les tirs précédents.
Jean-Luc nous a rejoint. On en profite alors pour évacuer vers l’extérieur tous les cailloux stockés au ressaut. On plie bagages vers 18 H30.
Prochaine sortie : sortir les blocs à la base du premier puits. Eclater et évacuer les 2 dalles du fond. On devrait y voir plus clair !
Nanard
Les autres photos (localisation des photos dans les commentaires)
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