speleo
Gouffre de Sédéra, Cerre lès Noroy, travaux, dimanche 27 septembre 2026
Nous ne sommes que deux pour poursuivre les travaux au Sédéra.
Le courant d'air est limité le matin, étant donné que la température extérieure est encore basse (15°C), nous envisageons de ne procéder aux tirs qu’en fin de matinée.
Les restants du tir précédent nécessitent de buriner les parois pour finaliser le travail. Puis Théo s’occupe à buriner les bords du ressaut final, avec bien du mal car l’espace ne laisse pas beaucoup de débattement pour taper au marteau. Avec de la patience, il s’en sort bien et fait concurrence à Thierry.
On évacue l’ensemble des déblais en bas du puits d’entrée.
En deuxième partie de journée, on aménage avec quelques pailles le gabarit du ressaut qui se descend désormais sans difficulté et pour tous les gabarits. Le courant d’air est bien présent et les gaz évacués aussitôt. On ressort tous les déblais du fond du ressaut jusqu’à saturation en bas du puits d’entrée. Prochaine séance, on va être obligé de tout remonter en surface pour se faire de la place.
Avant de partir, je procède à quelques pailles dans la galerie du bas pour faciliter l’accès, mais la place manque pour utiliser la grande mèche avec la perfo. Une grande paille et deux petites seront utilisées. Une partie de la paroi de droite est bien descendue.
Il va falloir aménager la base du ressaut pour faciliter l’utilisation du perfo. La galerie va nécessiter quelques aménagements pour y accéder confortablement afin de poursuivre les travaux dans de bonnes conditions.
Lors de notre sortie, en dégustant une bière et un bon casse-croûte, un villageois de Cerre les Noroy et venu prendre des nouvelles de nos travaux. Il est déjà passé nous voir d’autres fois et il se propose de venir nous aider à tirer des seaux depuis la surface.
La poursuite des travaux semble encourageante.
Nanard
Puits des Erreurs - Réseau de la Rigotte - Fouvent-St-Andoche, mardi 22 septembre 2026.
Participants : Véronique Olivier, Violaine Bresson (SRA et SC Dijon), Romain Malgarini (DRAC), Geert de Sadelaer (SC Cascade), Jos Beyens (SC Avalon) et Damien Grandcolas.
Romain qui suit de près les travaux dans le réseau de la Rigotte (celui-ci étant dans une zone où des grottes préhistoriques existent) souhaite retourner voir la galerie Chocolat où une désobstruction est en cours, pour y faire quelques photos. Il est accompagné par une de ses collègues, Violaine qui est aussi au SC Dijon. Jos nous demande à Geert et moi d'être aussi de la partie. Je propose que Véro se joigne à nous, en tant que Présidente du CDS 70. Elle ne connait pas le réseau.
Le cheminement dans les grandes galeries est toujours aussi agréable. Véro et Violaine, qui les découvrent, sont en admiration. Nous allons jusqu'au siphon 7, en passant par la salle du Pilier, avant de rejoindre la galerie Chocolat. Nous n'irons pas plus loin. Au-delà, dans la galerie principale, il faut beaucoup se mouiller et, même parfois, nager, bien que ce jour, le niveau d'eau soit bas.
Le parcours dans la galerie Chocolat est une boucle contournant la salle du Pilier. Comme son nom peut le suggérer, l'ensemble des sols de cette partie de la cavité est composé d'argile plus ou moins liquide où l'on peut s'enliser facilement. Un cheminement a été balisé pour conserver l'état des sols argileux d'origine et ainsi ne pas détériorer les différents paysages terreux.
Après quelques moments de bonne rigolade à voir les uns et les autres se dépêtrer pour ne pas se faire totalement engloutir par la boue, nous rejoignons la rivière où nous pouvons nous débarrasser de la gadoue qui a envahi nos chaussures et une partie de nos combinaisons.
Retour, en admirant dans l'autre sens les belles et hautes galeries du réseau. Un soleil automnale nous attend à la sortie.
Damien.
Arches du Trou du Diable - Pretin - Jura, classique, samedi 19 septembre 2026.
Participants : Véro Garret et Damien Grandcolas.
Après une bonne grimpette depuis le village de Pretin, nous longeons le rebord du plateau jusqu'à une grande croix qui domine la vallée. Les arches se trouvent un peu plus loin à une cinquantaine de mètres. L'inventaire spéléo du Jura de 1966 décrit : "Gouffre à deux orifices séparés par des lames rocheuses, s'ouvrant au fond à flanc de falaise par un vaste porche" !
Une échelle métallique fixe bringuebalante permet de descendre le puits d'une quinzaine de mètres pour arriver à la base de la première arche suivie d'un éboulis pentu menant à l'autre arche qui donne sur la falaise à pic. A la base de la deuxième arche, sur le rebord de la falaise, on peut y voir la carcasse d'une voiture ancienne ! Comment est-elle arrivée là ! Un James Dean jurassien !
Un très jolie site de part sa particularité d'y trouver deux grandes arches se succédant !
Damien.
Echenoz la Méline, travaux, samedi 19 septembre 2026
Participants : Nicolas, Félix, Nanard, Thierry, Jean-Luc
14 h / 18 h
On se retrouve chez Nicolas à Echenoz pour l'opération remise à jour des cordes du club. Nanard et Thierry ont préparé la liste des gouffres du secteur, et les longueurs de corde nécessaires pour les parcourir. On entame un rouleau de 200 m de corde neuve en 8.5 mm et un autre de 160 m de corde neuve également en 10 mm pour couper les grandes longueurs (1 de 90 m, 1 de 70 m, ...). On s'installe le long de la route sans circulation en bas de chez Nicolas, on déroule un "décamètre" de 60 m et un autre de 20 m et on coupe et marque les cordes. Les anciennes cordes sont vérifiées, remesurées et éventuellement coupées pour de plus petites longueurs. Celles qui sont trop anciennes finiront comme main courante de confort ou pour les travaux.
On remonte tout ça chez Nicolas qui stockera le matériel dans son garage et qui nous en fera un inventaire. On finit l'après-midi en terrasse, autour d'une bière.
JLG
Gouffre du Sédéra 1, Cerre les Noroy, travaux, dimanche 13 septembre 2026
Participants : Théo, Thierry V., Thierry G., Bernard D.
TPST : 6 H
On se retrouve chez Thierry comme d'habitude, les deux Thierry et moi-même. Nous ne devions être que les 3 pour cette sortie, nous prenons le temps autour d'un café à refaire le monde quand le téléphone sonne : c'est Théo qui nous attend depuis une grosse demi-heure devant la cavité.
Nous nous activons pour le rejoindre sur place.
On se divise en deux équipes, Thierry G. et Théo poursuive l'aménagement de la galerie inférieure, pendant que Thierry V. et Nanard s'occupent de l'élargissement du puits pour la mise au gabarit présidentiel.
Les pailles font effet. On évacue les déblais qu'on stocke dans la galerie supérieure.
Quelques rétrécissements dans la galerie inférieure sont réduits en miettes.
Les différents escabeaux installés en bas des ressauts facilitent la sortie. Le courant d'air est toujours présents.
Il reste à finaliser l'élargissement de la base du puits après le dernier tir (banquette fracturée), puis surcreuser légèrement la galerie inférieure pour faciliter la progression et les travaux.
Thierry G. a progressé sur 2 mètre de plus. Le courant d'air vient bien du fond.
Pas de sortie au Sédéra prévue le dimanche 20 septembre, mais certainement le dimanche 27 septembre ( Théo et Nanard) à confirmer.
Nanard
gouffre de Sédéra 1, Cerre lès Noroy, travaux, dimanche 6 septembre 2026
Participants : Sarah, Thierry G, Thierry V, Théo, JLG
Vidange du bourbier à 5 . Toujours du courant d air dans la galerie . Élargissement probable 10 mètres plus loin (Sarah s'est enfilée au maximum dans la galerie). Pas de pailles, l'équipe HS en fin d'après midi. Pailles pour la prochaine séance dans le puits et la galerie.
Thierry V
Romain Roche, prospections, dimanche 30 août 2026
Participants : VOl, PAu
J’ai vu un super reportage sur les découvertes paléontologiques à Vergranne dans les années 80
https://www.facebook.com/share/v/1EPdBh2t9V/ (lisez les commentaires ya aussi de l’info) et nous décidons avec Philippe d’aller faire un tour dans le secteur. On en profitera pour aller voir le trou du Seri. On prend une corde et une paire de gants et c’est parti pour une rando. On passe devant la carrière de Romain Roche un peu par hasard et on se dit que c’est la bonne, et nous arrêtons pour voir. La carrière n’est plus en activité. Un premier trou dans la corniche nous mène dans une grotte traversante d’une trentaine de mètres. Occupée par des animaux. Elle débouche à flanc de corniche dans un arbre et possède de belles concrétions. On continue à faire le tour et trouvons un trou empierré et bien humide ou s’agglutinent une quantité de petites abeilles sauvages, on reste prudent.
En poursuivant la corniche à main gauche je vois un trou en haut, une brisure comme une fenêtre dans la roche. Philippe me pare et j’escalade avec ma nouille accrochée au pantalon pour lui lancer en arrivant en haut. En haut, j’ai failli tomber à la renverse tellement c’est beau ! La fenêtre s’ouvre sur une salle majestueuse, un plafond, à 10 m, un dôme stalagmitique impressionnant au milieu et des dalles effondrées tout autour. Philippe va chercher ses gants oubliés à la voiture pendant que je lui équipe la corde à un arbre qui pousse entre deux blocs et un morceau de fer à béton (On est pas les premiers hein, mais pour moi c’était la première fois celle là). Je trépigne d’impatience que Philippe me rejoigne pour balancer la corde de l’autre côté et descendre dans la salle. on explore tous les recoins. il y a un puits calcifié trop petit pour passer qui semble rejoindre un réseau plus bas, avec un écoulement d’eau sur un lit de cailloux. une petite salle concrétionnée à l’exact opposé nous ravit. La fenêtre par laquelle nous sommes passés est récente et n’est pas l’entrée naturelle de cette cavité démolie par les explosions et les blocs effondrés. je ne sais pas vers où pouvait partir le réseau, pas de suite évidente.
On passera le reste de la rando à en parler en cherchant le trou du Seri, du côté de Gondenans les Moulins, qui semble être une perte, non active en ce moment sous un amas d’arbres tombés et de rochers moussus.
En rentrant, on appelle Steph Guignard qui nous dit qu’il a pointé récemment le trou du Seri pas la peine de le chercher ( ben on l’a cherché quand même, na). Les deux cavités dans la carrière de Romain Roche doivent déjà être sur Basekarst mais on n’a plus accès à Basekarst. Voilà.
On a toujours pas fait la carrière de Vergranne et ses alentours qui seront l’objectif d’une prochaine sortie.
VOl
Gouffre de Sédéra - Cerre-lès-Noroy, travaux, dimanche 30 août 2026.
Participants : Théo Loigerot, Thierry Vircondelet, Bernard Détouillon et Damien Grandcolas.
J'arrive au parking à 10h10 et les trois compères sont déjà là. Nanard et Thierry me font remarquer, à leurs manières, que pour une fois, ils sont à l'heure ! Serait-ce les prémices d'une journée exceptionnelle ! Théo transporte tout notre matériel jusqu'à la cavité avec sa voiture. Nous descendons les quatre dans le gouffre pour continuer la désobstruction de la faille du "courant d'air". Nous dégageons tout d'abord le dernier tir de la semaine dernière avant de procéder à de nouvelles salves d'attaques, perturbées par quelques déboires : une paille qui se casse lors de sa mise en place, une explosion inopinée dû à un reste de poudre laissé par la paille brisée ci-avant dans le perçage, lors du débourage de celui-ci (Thierry a failli y perdre sa moustache !), deux mèches cassées et encore un autre boum imprévu lors d'un nouveau perçage à partir d'une amorce de trou laissé par le tir précédent (il y restait aussi un peu de poudre et Thierry aurait aussi pu y laisser ses sourcils !). Après ces quelques petits désagréments et émotions, le passage est assez large pour permettre à Théo, ayant le gabarit adapté, de descendre les deux mètres jusqu'à la base du ressaut créé. Il aperçoit un départ de petite galerie mais il est obligé de se faire de la place pour pouvoir se mouvoir aisément. Il nous passe les gravats à évacuer que nous stockons dans la galerie à la base du puits d'entrée. Une fois l'endroit aggrandi, Théo chemine sur cinq mètres dans une petite galerie triangulaire de 40 cm à sa base et 60 cm de haut (voir photo). Il arrive au niveau d'une faille perpendiculaire, colmatée sur la gauche et étroite sur la droite. En face de lui, la galerie continue mais lui semble impénétrable sans aménagements préalables ! A son retour à la base du ressaut, il reprend le creusement au sol et nous évacuons ses déblais par seaux. Un départ d'une autre petite galerie est visible ! Nous arrêtons car il est tard et nous avons atteint nos objectifs du jour. Nanard et Théo remontent tandis que Thierry et moi restons pour procéder à un ultime tir afin d'agrandir le passage "Théo". A 18h00, nous avons tous rejoint la surface. Théo et Thierry sont dispos pour revenir dimanche prochaine et auraient besoin de collaboratrices ou/et collaborateurs.
Pour infos, l'altitude de la rivière souterraine de Cerre est de 270 m à son extrême aval qui se situe à 150 m du Sédéra. Celle de l'entrée du gouffre Sédéra est de 286 m et nous sommes actuellement à la côte de 272 m environ au fond du Sédéra ! La rivière n'est pas loin et le courant d'air continue à nous guider ! Comme dirait l'autre, yaplusqua !
Damien.
Gouffre de Sédéra 1, Cerre lès Noroy, travaux, dimanche 23 août 2026
Gouffre de sédéra 1, Cerre lès Noroy, travaux, vendredi 21 août 2026
Participants : les deux Thierry
Le dijonnais Thierry Gille reprend du service dans la région vésulienne après une longue interruption spéléologique. On se retrouve au Sédéra vers 11 heures. Thierry Gille prend le kit de marteaux et burins qu 'il affectionne tellement, puis part directement au trou. Il est bien pressé, il est en manque ou quoi ?
De toutes façons, c'est moi qui ai la corde d' équipement du puits. J arrive à l'entrée du gouffre, la dalle qui ferme le puits est retirée mais pas de dijonnais. II cherche peut-être des champignons. Soudain, j'entends des coups de marteau qui proviennent de la base du puits. Il est descendu sur la corde en chanvre qui sert à remonter les seaux. J'équipe sérieusement la verticale de 10 mètres avec une corde normale (la poignée dans du 30 mm !!!). Je le rejoins au niveau de la désob avec la perceuse. Il a massacré le plafond du boyau fragilisé par les derniers tirs. Le sol est jonché de blocs volumineux impossibles à remonter. Pendant une bonne heure, on découpe les blocs avec les éclateurs de roche. Enfin, le passage est dégagé pour accéder à la fissure soufflante. Pour finir la journée je perce 4 trous au droit de la fissure. Les pailles sont installées et on déroule la ligne de tir jusqu'à l' entrée de la cavité. 5 minutes après le boum habituel, la fumée ressort du puits confirmant la présence bénéfique du courant d' air. Il est 15 heures, on laisse les outils dans le gouffre pour la prochaine sortie.
TV
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