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Perte du Château de Vallerois, Villers sur Port, travaux, dimanche 7 septembre 2025
Participants : Nicolas Dericbourg, Thierry Vircondelet et Damien Grandcolas.
A 10 h au Château de Vallerois, nous voilà trois pour la mission d’aujourd’hui et, grâce à Nicolas, la MAS (Moyenne d’Age des Spéléos, comme dirait notre ami Pépé) se retrouve rajeunie ! ça va turbiner ! Donc la mission de ce jour, imposée par notre très cher président, est d’escalader une cheminée dans un affluent de la partie terminale de la cavité. Tout le matériel nécessaire à une escalade en artif est conditionné dans trois kits, bouffe comprise. Arrivé au fond, nous laissons les kits à l’embranchement de la galerie convoitée et continuons tout droit jusqu’à la trémie pour que Nicolas la découvre. Il n’était jamais venu au-delà de l’ex-voute mouillante. Une fois les présentations faites, nous retournons vers les kits et rejoignons, en ramping sur environ 100 m, la cheminée incriminée. Là, nous offrons à Nicolas la possibilité de s’émanciper (c’est bon pour la jeunesse !) en lui proposant de réaliser la grimpe. Sans hésiter, il accepte la proposition et attaque l’escalade de la paroi Est de la cheminée. Damien l’assure. Bien que ce soit sa première escalade en artif (il a déjà participé à ce genre de manip mais uniquement dans le rôle d’assureur depuis le bas), il gère de main de maître et arrive assez rapidement en haut de cette partie de la cheminée pour constater un départ de méandre étroit complètement colmaté ! Il équipe la tête de puits par un double amarrage sur blocs fixés par de la calcite dans la faille ! On pourrait appeler cela la technique des blocs coinceurs ! ça peut paraitre douteux, mais la roche aux alentours et complétement pourrie. Une fois Nicolas redescendu, Damien monte à son tour pour vérifier les dires de celui-ci. Il n’y a pas photo, impossible de continuer par là et pas possible de repartir en vire de l’autre côté de la cheminée pour voir un autre départ à l’opposé, la roche étant vraiment trop pourrie à ce niveau. Thierry ne monte pas, il nous fait confiance, et, surtout, il n’a pas envie de s’équiper. Nous décidons de faire une autre escalade sur la paroi Ouest et c’est encore Nicolas qui s’y colle. Il a l’air d’apprécier ! Il équipe l’artif avec autant d’habilité et de dextérité pour arriver en haut de façon magistrale. La niche aperçue depuis le bas est tout aussi colmatée ! Nous laissons les deux parois équipées pour aller placer ultérieurement une balise de radio-localisation. Damien prend au télémètre laser une mesure de la cheminée ; la première paroi grimpée développe + 8 m et la deuxième + 10 m. C’est aussi avec prouesse que Nicolas a grimpé les deux parois car la sécurité n’était pas tout-à-fait « CAFiène » : corde statique en assurance, des mousquetons uniques en guise de dégaines, mais Damien était là pour veiller au grain ! Retour à la surface assez rapidement, il est 18h30.
Damien.
Perte du Château de Vallerois – Villers-sur-Port, explo, vendredi 21 juin 2024.
Participants : Bernard Détouillon et Damien Grandcolas. Visite de Jos Beyens à notre sortie de la cavité.
Le niveau d’eau dans la perte est assez bas malgré les pluies de ces derniers jours. C’est de bon augure pour passer la voûte mouillante. Nous nous rendons hardi-petit jusqu’à celle-ci. Son passage n’est qu’une simple formalité, bien que ça pique un peu les oreilles ! Nous étudions la manière d’agrandir ce passage et voyons que les coulées stalagmitiques sur la gauche (dans le sens amont-aval) sont facilement négociables avec les éclateurs. Ce chantier sera une des priorités lors des prochaines sorties.
Nous nous rendons dans la 1ère galerie fossile que nous avions délaissée à droite. Après environ 50 m accroupis ou à 4 pattes, nous nous relevons dans une galerie de belles dimensions (3 x 2). Au bout d’environ 110 m, nous buttons sur une trémie constituée de petites pierres et d’argile avec un étroit passage visible. Nous commençons une désobstruction pour agrandir le conduit, ce qui nous permet de voir un espace plus important dans la suite de cette trémie. Mais sans outils, nous ne parvenons pas à l’atteindre. Un autre chantier en perspective !
De retour dans la rivière, nous continuons jusqu’à la 2ème galerie repérée à gauche. Deux départs s’offrent à nous. Un 1er sur la gauche sous forme d’un méandre s’arrête au bout d’une vingtaines de mètres sur colmatage stalagmitique. Le 2ème sur la droite nous mène à une galerie basse concrétionnée jusqu’à un rétrécissement en hauteur qui nous empêche d’accéder à la suite visible et qui est de même morphologie que la galerie où nous nous trouvons. Une courte désobstruction est néanmoins possible pour y pénétrer (encore un futur chantier). Dans cette galerie basse, au retour pour rejoindre la rivière, nous explorons, toujours à 4 pattes, une petite galerie perpendiculaire. Le sol de celle-ci est tapissé de fragiles feuilles de calcite. Nanard est devant et s’exclame « c’est très gros devant et je vois une grosse coulée stalagmitique ! » Vu la direction, j’ai ma petite idée et le lui dit : « ce que tu vois, c’est certainement la rivière et nous allons ressortir par la 3ème galerie que nous avions aussi repérée lors de notre précédente explo ». Effectivement, j’avais vu juste et nous retrouvons la rivière. Déception pour Nanard qui se voyait déjà avoir shunter la trémie 5 ! En fait, nous avons fait une boucle et rajoutons encore une centaine de mètres de développement.
Enfin, nous allons jusqu’à la trémie 5 et réétudions les différents passages possibles à travailler. Les blocs nous semblent beaucoup plus stable que nous l’imaginions lors de notre première visite. Deux chantiers nous semblent possible pour pénétrer cette trémie.
Sur le chemin du retour, juste derrière la voûte mouillante (sens aval-amont), nous localisons la petite galerie repérée par Jos Beyens (spéléo du Spéléo Club d’Avalon – Belgique) lors d’une précédente explo. Nous n’essayons pas d’y accéder, la pente est trop glissante. A revoir.
Le retour se fait rapidement et nous sommes accueillis à notre sortie par Jos qui a mis un « petit blanc » au frais. Une averse orageuse nous tombe dessus et nous sommes obligés de nous abriter dans la voiture de Jos. Pendant ce temps, le lit du ruisseau à sec entre la 1ère perte et la perte à proximité de l’entrée se rempli à vue d’œil mais le débit reste correct. Ce n’est pas la crue du siècle !
En 3 sorties d’explo, derrière la trémie 4, environ 600 m de nouvelles galeries ! Bientôt les 2 km de développement pour ce réseau ! Elle n’est pas belle la vie (de spéléo) ?
Damien.
Perte du Château de Vallerois – Villers-sur-Port, première, samedi 27 avril 2024.
Participants : Bernard « Nanard » Détouillon, Damien Grandcolas et Joël « Pépé » Palissot (Spiteurs Fous).
TPST : 4 h 30
10h, nous sommes les 3 au rendez-vous au château de Vallerois. L’objectif de cette sortie est de passer la voûte mouillante qui nous a bloqués le 17 mars. Chacun y va de sa tenue pour affronter la difficulté de la journée. Sous les combinaisons, Nanard part en sous-combinaison rhovyl et prend dans son kit une néoprène complète 2 mm, Pépé préfère être en combi étanche, et moi j’opte de partir en salopette néoprène 2mm avec dans mon kit un top néoprène 2mm.
Au fur et à mesure que nous progressons dans la cavité, Pépé est ébahi par les proportions de la grotte et par le travail réalisé dans les trémies traversées.
Rapidement, nous sommes devant la voute mouillante. On finit de s’équiper pour braver le passage aquatique. Pépé et Nanard pissent en cœur allègrement dans la rivière histoire de réchauffer l’eau, me disent-ils, avant que je m’y plonge. Sympas, les copains ! Néanmoins, je m’y introduis à plat ventre, casque en main, sur plusieurs mètres et vois la sortie pas loin mais des lames en concrétion me paraissent bien tranchantes pour mon crâne non protégé. Je renonce et recule pour aller chercher la massette afin d’éliminer ces concrétions gênantes. Pépé se propose d’y aller avec l’outil. Il choisit d’y aller sur le dos ce qui semble être la meilleure technique et passe sans qu’il soit nécessaire de casser les concrétions incommodantes. Une fois passé, il en cassera tout de même quelques-unes pour nous faciliter la sortie de la voûte mouillante. Je rejoints Pépé, suivi de Nanard qui, lui, ne prend pas le temps d’enfiler sa néoprène. Pas frileux, le gaillard !
Derrière ce passage semi-noyé, nous retrouvons la galerie avec sa rivière que nous suivrons sans aucun obstacle. La galerie est de belles dimensions et va en s’élargissant. Nous repérons plusieurs départs de galeries fossiles durant notre progression.
Et après une avancée d’environ 250m dans la rivière qui débite bien, nous nous arrêtons sur… Devinez ?
La trémie… La trémie numéro 5 ! Cette cavité mériterait le nom de « trémies game » ou en anglais « hoppers game » ! Et là, nous sommes « game over » ! Nous nous faufilons entre les blocs à la recherche du moindre petit passage donnant accès à une suite possible mais aucun passage évident n’est décelé et la trémie nous semble large et longue. Nous remarquons qu’elle présente la même configuration que les autres, c’est-à-dire constituées de gros blocs enchevêtrés et posés les uns sur les autres sans aucun liant entre eux de type calcite. Et comme dans les trémies précédentes, des blocs nous paraissent relativement « craignos » dont un énorme dès le départ de la trémie. Nos investigations achevées, nous retournons en délaissant les départs de galeries repérés à l’aller. Ça sera pour les prochaines explos.
Au retour, après avoir passé la trémie 3, nous cassons la croûte au pied de l’escalade qui mène à la petite salle d’où 2 départs complétement colmatés peuvent être intéressants. Comme nous avons le temps et que je ne connais pas, nous y montons et passons 1 h environ à désober le départ à droite. Nous mettons le sol à niveau pour pouvoir permettre, à ceux ou celles épris de désobstruction, de continuer à l’horizontal.
Encore de belles perspectives d’explos dans ce trou avec les galeries fossiles à voir, la trémie 5 à passer… Concernant cette dernière, y aller avec prudence et préférer consolider en priorité dès le départ car d’énormes blocs malsains, même s’ils ne sont pas tombés jusqu’à ce jour, ne demandent qu’un soubresaut pour venir écraser le spéléo imprudent ou inconsciemment téméraire.
Il est à noter que le fait d’avoir des invités lors de nos explos, Jos le 17 mars, Pépé ce jour, porte chance, car à chaque fois, nous passons les obstacles et découvrons plusieurs centaines de mètres de nouvelles galeries. En tout cas, eux en sont très contents et nous en remercient.
Damien.
Je suis invité à la visite de cette perte sur laquelle le SCV travaille depuis longtemps. La dernière pointe après le franchissement de la trémie 4 s'était arrêtée sur une voûte mouillante sévère. Je découvre cette cavité haute saônoise située à côté de Port sur Saône dans une pâture à vaches. On commence par la trémie 1, suivie d'une galerie confortable dans laquelle coule une petite rivière. Trémie 2 suivie d'une galerie confortable (2*2/2/1). Trémie 3 suivie d'une galerie confortable. Trémie 4 : ancien terminus, suivi d'une galerie confortable. voûte mouillante : terminus actuel. Il en faut plus que cela pour arrêter nos collègues qui, assistés d'une massette, négocient cet obstacle. Et nous voilà partis pour 250m de galerie confortable en première pour buter sur une ...............trémie 5. Sur le retour, une petite désob en rive gauche et direction la sortie. Le passage des quatre trémies a demandé un travail considérable par le volume et la technicité, un matériel considérable a été nécessaire pour sécuriser ces obstacles. Tout le parcours est agrémenté par un concrétionnement important. Actuellement, env 600m sont topographiés et on peut estimer le cheminement total a plus de 1200m. Chapeau les gars !
Joël
Grotte du Bois Brûlé (déviation de Port sur Saône), explo, vendredu 16 juin 2023
Participant : Nanard
Ayant ouvert le passage à l'accès de la grotte du Bois Brûlé, ce mardi 3 juin, lors de notre sortie avec Denis et le géologue, je décide plutôt que de rejoindre Bruno à Conflandey, d'aller vérifier la base du puits. Ceci afin de savoir si une suite est envisageable et s'il est préférable de poursuivre nos travaux dans le gouffre en face de la route plutôt que d'entreprendre des travaux dans cette grotte.
Après avoir eu quelques déboires avec le tamponnoir et des spits, j'équipe le puits. Arrivé en bas, la base du puits (5 m x 1.5 m), je sonde rapidement 2 diaclases dans son prolongement. La première semble totalement impénétrable, mais vue sur 3 à 4 mètres; la seconde à l'opposé présente un recran de 2 mètres environ, mais nécessite un élargissement. A revoir, mais peu envisageable dans l'immédiat.
A mi puits, perpendiculairement à la route, une galerie bien érodée de 80 cm de haut (ancienne arrivée d'eau), vient le recouper.
Quelques racines à fleur de paroi descendent jusqu'à la base du puits.
Totalement du développement 10 m de première pour cette cavité.
Je ressors, il est 13 H 45. J'ai pas vu le temps passé. Bruno s'inquiète car nous avions rendez-vous à 13 h 30 pour la première au Breuillot 1.
Du coup, je repars aussitôt direction Vallerois le Bois rejoindre Bruno pour le Breuillot1.
Nanard
Gouffre du Breuilot 1 exploration, vendredi 16 juin 2023
Une centaine de mètres de première au Breuillot 1! Et c'est loin d'être fini.
A la descente, on place une corde propre de 40 m pour pouvoir retirer celle en place en remontant. C'est infâme.
A la sortie, Thierry V nous attendait pour avoir le scoop de notre explo. Et partager une bière, bien entendu.
A l'évidence, les deux branches du réseau se rejoignent dans le secteur:
Espagne, explos, du 13 au 24 avril 2023
Diverses photos prises au cours de nos sorties. Merci Patrick!!
Perte du Château de Vallerois, exploration et photos, dimanche 12 février 2023
Une pointe de déception mais bien récompensés !
Nous avons conciliabulé au café : ce sera explo et photos.
Tout le monde franchit facilement la trémie 3, même s'il faudra encore un peu travailler la sortie "dos d'âne".
Demi-tour, une galerie fossile basse au dessus de la coulée a été aperçue. Un shunt possible ?
Puis Rodolphe a envie de jouer à "chamboule tout " dans la trémie de l'actif, pourquoi pas ? En lançant des cailloux à distance, c'est pas risqué. Et ça fonctionne, seul le très gros bloc à droite, soutenu par ...du vide est encore présent. Qui veut aller voir en haut? Bruno et Damien vont y aller chacun une grosse minute, sans apercevoir de suite évidente. Tout est pété, fracassé, menaçant. Pas question de travaux ici.
Bilan, environ 150 m de première en sus des 300 de jeudi.
On compte sur les clichés pour faire partager la joie de cette belle première à nos nombreux lecteurs du blog.
Prochaine sortie : Protection protection protection, c'est la priorité pour préserver les multiples spéléothèmes découverts. Il y a du boulot !
Agenda:
Bruno
Perte du Château de Vallerois, travaux, jeudi 9 février 2023
16° sortie travaux pour franchir la trémie 3 de Vallerois, c'est fait...
Trois trous pour faire de la place avant de poser l'étayage. Il y a 8 barres de métal pour sécuriser une zone latérale longue de 2 m coté gauche. ça ne bouge pas, mais c'était rassurant pour attaquer la suite.
Bingo, on y est !
Encore un peu d'observation pour savoir si on passe sans risque, et c'est parti pour franchir un dernier mètre et retrouver la rivière.
PS: au début de la trémie 3 dans le lit du ruisseau, Nanard a ramassé un caillou bizarre. On a pensé à un morceau de dent de Mammouth, mais il s'agirait plutôt d'un incisive de rhinocéros. Et dire que l'on est passé plus de 100 fois dessus sans la voir !
Bruno
Grotte au dessus de la source de Conflandey, dimanche 23 octobre 2022
Participants : Thierry V, Jean-Marie, et moi
10 h 19 h
Quand on arrive au rendez-vous, il y a déjà 3 voitures de chasseurs sur le parking. Le temps de s'installer pour le café/chausson aux pommes, les chasseurs reviennent à leurs voitures, on discute un peu, ils repartent chasser plus loin, on est tranquille !
On descend à la grotte après avoir mis en place une corde pour aider la progression, c'est vrai que c'est pentu et qu'on est bien chargé. Thierry est au perfo, avec JMarie, on déblaie le résultat des tirs, et on évacue les cailloux.
Vers 15 h, on remonte manger. Après le repas, grosse fatigue ! On se remotive et on y retourne vers 16 h. Les pailles mises en place ne font pas le boulot voulu, 2 font long feu. Thierry change de méthode et attaque au burin/barre à mines-marteau. La léthargie de la reprise s'estompe peu à peu, la forme revient et le marteau fait de plus en plus de boulot, surtout que des vides apparaissent. Un courant d'air sensible arrive d'un petit trou à l'horizontal. Thierry ne se retient plus ! Il explose les blocs qui le gênent, et descend dans la cavité pour faire de la place et pouvoir mieux poursuivre l'agrandissement de ce petit trou. Vers 18 h 30, il finit par déclarer forfait, après avoir un peu agrandi ce trou et vu sur environ 2 m : la suite est assez large (50 cm), semble descendre au delà, et est belle blanche.
A poursuivre la semaine prochaine, en n'oubliant pas le groupe et le burineur, et la grande barre à mines de Jean-Marie ! De son côté, Jean-Paul doit appeler une connaissance à Conflandey pour pouvoir demander au maire l'autorisation de continuer nos travaux.
Jean-Luc
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