premiere
Creux Breuillot 1, plongée, samedi 9 juillet 2022
Participants : Thierry, J-M, Didier Lamirault et Sarah
Durée : 4h30 ?
C'est enfin le jour J pour le siphon du creux Breuillot 1 et je suis bien ravie d'en être !
Nous avons rendez-vous avec Didier pour 10h qui peine un peu a trouver le chemin d’accès.
Traditionnel Café/Croissant, avec en prime une démonstration d'une super « perceuse sous-marine » et des échanges autour d'un énorme plan des phénomènes karstique du coin, un régal !
Didier commence à acheminer son matériel tandis que Thierry se rend compte qu'il a pensé à tout ! A tout, sauf à prendre son baudrier… Un généreux donateur qui restera en surface se dévoue.
Les 4 kits sont là, Thierry s'engage en tête pour équiper et rééquiper la première dèv et le dernier jet pour éviter de nouveaux frottements. Je le suis, tel un cobaye de ce nouvel équipement. La dèv se passe très bien, un nouveau fractio est né avec réticence pour les derniers mètres. Sans compter le fait que j’ai laissé tomber ma poignée dans le puits, tout était parfait !
Nous donnons le feu vert pour Didier qui aide JM à nous envoyer les kits par le puits principal avant de nous rejoindre. Au poids des kits, point de doute possible, il y a bien un plongeur avec nous ! Didier atterrit sur le monticule de glaise déjà bien remuer et bien crado, je me demande comment il va faire pour s'engager là dedans en pas trop mauvais état.
Thierry et moi restons bien sages pendant sa préparation méticuleuse afin de ne pas rajouter de glaise dans le siphon déjà inhabituellement opaque. « Timide ce Creux breuillot ! »
C'est à la fois très enthousiaste et inquiète que j’assiste à son immersion. Étrange sensation, son halo de lumière puissant disparaît par moment et le siphon… respire !
Il revient assez vite et remonte difficilement sur le talus d'argile « une corde à poser » avant de nous dire : Visibilité 000 ! 25 cm de visu lui ont tout de même suffit pour longer les parois et trouver l’entrée du siphon situé juste en face du talus. Il descend un peu mais l’entrée est bien trop encrassée pour qu'il puisse s'y engager avec une tel visibilité. La prudence avant tout !
10 min plus tard le voilà qui s'engage dans la vasque d'eau aval ou l'eau est bien plus claire.
Après quelques minutes, il nous fait une petite frayeur en essayant de revenir par un cul de sac rapetissant. Thierry va dans l'eau pour essayer de le diriger avec le fil d’Ariane. Le voilà à nouveau parmi nous, entier avec une bonne nouvelle. Après 7/8 mètres dans une faille d'environ 2m de large sur 1m de haut, arrêt sur rien ! Il lui manquait juste des plombs pour lester son fil d’Ariane « pas d'amarrage possible sur roche mère » qui commençait a trop dériver de son point initial, ce qui a totalement décalé son chemin du retour.
L’hypothèse de la voûte mouillante aval se clarifie, il y a de l'air par endroit !
Une expérience très enrichissante de voir un plongeur partir en première et d'avoir bien conscience que la passion de l'exploration se partage entre différentes pratiques, en se complétant parfaitement.
De retour en surface auprès de JM, la journée se terminera comme elle a commencé, dans la bonne humeur, autour d'une table. Avec en prime, de tout nouveaux éléments qui nous rassurent sur nos derniers travaux sur cette fameuse vasque. Il faut aller voir plus loin, le retour de Didier est déjà prévu pour cette fin de mois, 23/24 ou 30/31 juillet. A préciser !
Au programme : Installation de corde - Plongée du siphon principal si la visibilité le permet – Puis suite de l'exploration de la faille aval avec des plombs – sur/creusement et installation du tuyau d’écoulement qui empêchera notre tranchée d’être à nouveau ensevelie sous l'argile.
Un grand merci a Didier et aux compères du dimanche pour cette belle aventure souterraine.
Sarah
Grottes de la Croix d'Argent à Fleurey lès Faverney, vendredi 4 mars 2022
Participant : Damien Grandcolas
Dans des falaises dominant la vallée de la Lanterne au Sud de Faverney, j'avais repéré en avril 2021 trois petites grottes mais je n'avais pas poussé plus loin les investigations sur ces cavités que j'avais nommées au nom du lieu-dit : la Croix d'Argent. Aujourd'hui, j'y retourne avec l'équipement et le matériel nécessaires pour me permettre si possible l'exploration de ces grottes.
Grotte n° 1 : après avoir élargi un passage à 3 m de l'entrée, j'atteins l'extrémité de la cavité : arrêt sur colmatage argileux. Développement : 10 m, Hauteur moyenne: 70 à 80 cm. Je fais quelques photos et le relevé topo.
Grotte n° 2 : un bloc à l'entrée que je ne peux extirper seul m'empêche d'accéder dans la galerie basse vue sur environ 3 m.
Grotte n° 3 : une désobstruction de l'entrée est nécessaire pour y voir plus loin.
Ces cavités se situent sur les falaises septentrionales du plateau (aalénien et bajocien) de Fleurey lès Faverney qui domine la vallée de La Lanterne. Ce plateau, de même constitution géologique de celui d'Amoncourt-Villers sur Port, est séparé de ce dernier par la vallée du ruisseau des Cordeliers.
Pour ceux y ayant accès, les 3 cavités sont inventoriées sur BaseKarst. Elles méritent une bonne séance de désobstruction pour y voir plus clair. De futurs chantiers lorsqu'on aura un peu de temps.
Damien.
Perte du Château de Vallerois, mardi 21 décembre 2021
Il fait moins 5 degrés pour s'habiller au parking, c'est chaud!
Avec le kit bien plein, direction le méga bloc au terminus. Sarah entame le talus d'argile à gauche et le lit de graviers du même côté avec la barre à mine. C'est le plus court observé pour passer sous le bloc ; ça ressemble fortement à une paroi du méandre qui aurait basculé ?
Retour vers l'entrée en admirant à nouveau le nouveau tronçon vu dimanche, c'est vraiment BEAU!
Comme il nous reste un peu d'énergie, on s'attaque au chantier du shunt par l'intérieur. L'air froid du dehors est présent, il oblige à porter la cagoule.
Perte du Château de Vallerois, dimanche 19 décembre 2021
Participants : Jean-Luc G. (le matin); Jean-Paul S. (le matin); Thierry V.; Jean-Marie J.; Nanard
Après le rituel café/croissants de 10 H, on s'équipe pour la visite de la cavité ouverte récemment. L'objectif est la découverte de la cavité pour Jean-Paul, Thierry et Jean-Marie; on en profitera pour rapporter quelques photos et essayer de passer la trémie du fond.
On passe tous le laminoir dans l'eau sous la trémie, sauf Jean-Paul qui coince ; n'arrivant pas à retrouver la sortie, je le rejoins pour le guider. Il découvrira la cavité une autre fois lorsque les passages seront mieux aménagés.
On en profite pour faire la jonction à la lampe et à la voix, dans la galerie supérieure à la trémie. Nanard, côté entrée et Thierry + Jean-Marie côté grande salle. On arrive même à se serrer la main, mais le passage à aménager dans l'éboulis ne semble pas évident (trémie instable). L'objectif serait de shunter le passage bas au niveau du ruisseau sous l'éboulis. Finalement départ pour l'explo. Thierry et Jean-Marie apprécient les volumes. On arrive à la galerie de la perte, qu'on remonte jusqu'au terminus de l'autre jour. On fait quelques photos et Jean-Marie gratte le sol et réussi à passer sous un bloc. On poursuit dans un méandre sur 50 m qui se termine dans une cloche, mais dans une diaclase étroite sur la droite, ça résonne fort (à voir plus tard). De retour dans la galerie principale, on chemine vers le fond jusqu'à l'éboulis. On trouve le passage éclaté par Bruno mardi dernier, on retire les blocs et on réussit à passer. Quelques zones sont très instables; on préfère passer au ras de l'eau. On débouche finalement dans le canyon puis rejoignons la galerie principale. On est ébloui par les volumes, les formes des galeries, le concrétionnement. Arrivés au terminus des collègues (sortie de ce mardi), devant la coulée de calcite, on grimpe dans le méandre surélevé qui nous mène directement dans une galerie plus spacieuse et concrétionnée.
On fera 250 m de première, de plus dans des galeries qui ne s'arrêtent pas pour finalement se retrouver devant un énorme bloc de 5 m par 5 m qui nous bouche le passage. C'est une zone d'éboulis à nouveau, mais l'eau passe sous le bloc et on ne perçoit pas de zone d'embâclement (boue). La galerie doit se poursuivre derrière sans obstruction. On cherche un shunt éventuel, sans succès. Il faudra creuser le lit du ruisseau et attaquer le bloc en voûte pour poursuivre. On décide de faire demi tour et on en profite pour apprécier toutes les formes d'érosions sur notre chemin de retour.
Avant de ressortir Thierry me montre la passage que l'on pourrait shunter dans la galerie amont supérieure. De retour de l'autre côté, je lui indique la zone où on a jonctionné à la main et à l'éclairage ; il confirme que c'est instable pour effectuer des travaux dans cette zone. Finalement je déblaie les cailloux qui obstruaient la salle du dessous et je réussis à m'y enfiler. Au fond, on devine un vide qui semblerait plus adéquat et moins dangereux pour shunter le passage bas dans l'eau. A priori, ce serait le même passage vu par Sarah, mardi dernier.
On ressort vers 17 H 30 et on finit chez Thierry pour manger notre repas de midi. On estime à environ 800 m de galeries dans cette nouvelle cavité.
Les photos ont été réalisées au début dans la galerie amont de la perte, puis dans le réseau principal avant le gros éboulis. Pas de photos de faites dans le nouveau réseau du jour.
Bruno doit sortir mardi 21/12 à la perte du Château de Vallerois (vers 9 H 30-10 H) avec Sarah. Objectif : voir le passage final du bloc et le shunt.
Nanard
Perte du Château de Vallerois, mardi 14 décembre 2021
"Seconde exploration sur Mars..."
Il y en a qui ont du bol ! Ce sera probablement une des plus belles premières de leurs débuts en spéléo.
Le premier objectif est de trouver un shunt hors crue pour le passage bas et humide. Rodolphe reste donc en arrière et nous partons avec Sarah contourner la zone.
Nous partons tranquillement vers la trémie de la salle terminale, avec notre reporter du jour : Rodolphe et son portable. Les photos jointes sont dans l'ordre de progression, du débouché dans la première salle (blocs) jusqu'à la base de la grande salle au dessus de la trémie ( gros blocs-150m)
Auparavant, Rodolphe et Sarah veulent fouiner un peu dans la seconde salle, au niveau du plus gros affluent. 20 m de boyau en première pour le premier, et cinq de plus pour Sarah dans un amont se divisant.
Le ruisseau coule bien juste sous nos pieds mais c'est pas gros. On remue délicatement du caillou à l'endroit vu par Nanard. Mais deux gros demandent des pailles. Rodolphe indique que ce serait peut être mieux 1 m avant, mais c'est plus chaud et instable. On monte un petit mur sous le gros pavé, on bouge un autre très gros et j'essaye une sorte de boite aux lettres. ça passe direct dans le ruisseau et ça continue presque à 4 pattes. Vu l'instabilité, Rodolphe attend la reconnaissance.
On trouve un collecteur très différent : laminoir en bas avec l'eau, superbe méandre serré au milieu, et gros drain fossile avec une belle voûte cintrée et lisse 4/5 m plus haut.
Bruno
PS : un balisage serait le bienvenu pour préserver les concrétions, et à noter que 2 pailles ont été utilisées pour shunter la boîte aux lettres de la trémie, mais qu'ils ne sont pas allés voir le résultat.
Le croquis d'explo de Bruno
- - le fossile bouché en sortant du grand méandre après la trémie
- - l'autre fossile en face en haut, à faire via une petite oppo
- - le passage " Sarah croche" vers la salle sans suite dans le virage à gauche juste après. Gabarit "Sarah", sans casque.
- - la mention "à poursuivre" dans l'affluent du pré, il doit manquer au moins 100 m pour atteindre la perte. Le début est très beau.
Bruno
Gouffre des Fèves, dimanche 5 décembre 2021
Participants : Jean-Luc G. (le matin); Thierry V.; Jean-Marie J.; Nanard
Petite halte à la perte du Château de Vallerois pour visualiser le débit du ruisseau ; le ruisseau coule bien et se jette dans la perte située juste à proximité immédiate de l'entrée principale. On a pu constater que l'eau a dû couler dans la perte principale, au vu des feuilles sur la grille d'entrée (sur 10 cm de haut).
On se retrouve au parking de Villers sur Port pour le café. Des chasseurs viennent se garer à proximité et nous confirment que le gouffre n'était pas présent cet été et s'est bien ouvert début septembre ; masqué en partie par les ronces, ils auraient pu tomber dedans.
On recherchait le propriétaire du terrain par où on accède afin d'obtenir son autorisation pour circuler et approcher le plus près du trou. Finalement les chasseurs l'ont informé et il est passé nous voir. Il n'y aura aucun souci pour accéder par son terrain, à condition que le terrain soit porteur.
Pendant que Jean-Marie et Jean Luc préparent une chèvre pour descendre facilement le gouffre sans toucher les parois terreuses et sortir facilement, avec Thierry, on va repérer le fond pour un aménagement futur et l'installation d'une gaine de 92 cm sur 6 m de haut.
La roche n'est pas très stable et on sera obligé de fixer un cadre métallique à 8 m de profondeur.
Puis on part repérer la galerie boueuse finale. Thierry s'y enfile et on se trouve 4 m plus loin dans une belle cheminée. Le réseau se poursuit dans une diaclase de 4 à 5 m de haut. Malheureusement il nous manque 5 cm entre les parois pour passer et voir plus loin (pour Bruno ça devrait faire l'affaire). On reviendra avec quelques pailles la semaine prochaine. On entend l'eau qui s'écoule plus loin et on a de l'écho. Affaire à suivre.
En remontant dans la diaclase principale on retrouve à 3 m du sol une galerie qui part sur 4 m et qui se divise en deux. Une partie est colmatée, l'autre plus étroite est à voir (mais on est sur une arrivée d'eau).
De retour à la base du puits d'entrée, Thierry s'acharne sur les parois au burin pour amorcer des entailles qui viendront recevoir les IPN qui soutiendront la buse. Il faudra revenir avec le gros burineur, car il y a du boulot.
En parallèle, à la base du puits, je trouve une diaclase qui semble ne pas correspondre directement avec le fond de la cavité, mais dont la terre semble rouler assez loin. J'en profite pour creuser le passage et aménager une amorce de puits qui donne sur une diaclase bien propre. Un peu étroit pour moi, mais ça dit jouer pour Bruno.
Donc Bruno à Dimanche !
En ressortant, la chèvre est aménagée en surface, la chaîne de sécurité est installée sur la porte d'accès au gouffre et le chemin d'accès au parking des voitures nettoyé.
Dimanche prochain, sortie au gouffre des Fèves sur le parking à 10 H. Objectifs : aménagement de la base du puits pour recevoir la buse et poursuite des travaux pour la suite de la cavité (selon le nombre de participants).
Nanard
Perte du Château de Vallerois, mardi 23 novembre 2021
"On a marché sur Mars"! C'est passé...
Avec un petit torticolis au réveil, Sarah a failli ne pas venir, mais bonne prémonition finalement.
Pour la suite, regardez les photos de Nanard, prises en temps réel pendant la première.
Bruno
Gouffre des Fèves, vendredi 12 novembre 2021
Participants : TV, JMJ, JLG
10 h 13 H
Enfin une belle première, verticale, sans désobstruction ... on ne va pas bouder notre plaisir !
François Meudre, habitant de Villers sur Port, m'avait contacté il y a une semaine pour m'annoncer qu'un trou s'était formé sur sa commune, de 3 m de diamètre et 12 m de profondeur. Rendez-vous avait été pris pour ce matin 10 h pour aller voir le phénomène. Dans l'intervalle, TV, JMJ et Nanard étaient allés hier voir le trou, indiqué par un chasseur (cf CR du 11.11). Ce n'est pas grave, ça leur aura permis de voir le trou, et de prévoir le matos pour y descendre. Donc François nous accompagne en voiture jusqu'au bord du trou (l'exploitant du pré sera contacté pour avoir son autorisation d'aller jusqu'au trou en voiture).
Avec JMarie, on essaie de mettre en place un équipement qui permet de ne pas trop toucher les bords instables. Thierry installe 2 échelles bout à bout. Les deux descendent pour l'exploration.
Description de la cavité : premier banc de roche correct à - 4 m (donc de la terre au dessus) ; pincement de roche à - 6 m ; pont de terre à - 7 m ; palier à - 9 m ; entrée d'une grande diaclase de 6 m x 1 m qui descend à - 16 m, arrêt sur cheminée ; à mi-pente, départ à angle droit d'un joli méandre de 5 m x 1.50 m descendant jusqu'à - 18 m et qui se termine actuellement par un passage étroit où coule un ruisselet, passage non franchi ce jour ; jolie résonnance plus loin. (Les données numériques sont approximatives, calculées au nombre de barreaux de l'échelle).
Malgré l'équipement en "hauteur" et les échelles en place, la sortie du trou n'est pas toute simple.
Travaux obligatoirement prévus pour l'aménagement de l'entrée avant la poursuite des investigations. Une demande d'autorisation de travaux sera faite auprès du propriétaire du terrain. Merci à François de nous avoir prévenu de la création de ce trou et d'avoir bien voulu nous y conduire.
JLG
Croquis d'explo par Thierry.
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