Mairie de Héricourt, demande de subvention, mercredi 31 mai 2023
Participants : JLK et JLG, M. Burkhalter, Conseiller général du Canton d’Héricourt-Ouest, Président de la 5ème commission - aménagement du territoire, équipement rural, Habitat et Environnement.
Présentation par JLK et moi-même d'une demande de subvention au nom du GIPEK auprès du Conseil Départemental, pour aider à financer l'achat de matériel scientifique et la publication du futur n°4 de "Le Karst Comtois". Entrevue conviviale, JLK connaissant déjà M. Burkhalter. Celui-ci nous assure de sa sympathie, présentera notre dossier favorablement, mais a des doutes sur son approbation , les dates de dépôts de dossiers étant dépassées pour 2023. Il nous encourage à redéposer un dossier début 2024.
JLG
Baume de TGonvillars, formation, mardi 30 mai 2023
Participants: Damien Grandcolas, Sébastien Giurrana et 5 stagiaires : Lucie, Léo, Thomas, Lucien et Burhan.
Sortie découverte du milieu souterrain pour 5 futurs éducateurs sportifs que nous formons au service des sports de la Ville de Vesoul. C'est une première fois pour les 5. Un peu d'appréhension pour certains au début mais celle-ci s'estompe très rapidement au fur et à mesure de la descente. Certains préfèrent passer le passage de la main-courante à la nage et le fait d'être trempé de la tête au pied ne semble pas les refroidir et cela les amuse beaucoup. Il est donc décidé d'aller jusqu'au siphon terminal du réseau. Les 2 ex-siphons sont passés avec des clameurs laissant supposer que la "virilité" des garçons est touchée ! La seule fille, Lucie, la plus petite en taille ne se plaint pas d'être dans l'eau jusqu'au cou. Concours de "t'es pas cap" dans la vasque du siphon terminal consistant à nager au plus loin dans celle-ci. Y 'en à même un qui a pris le fil d'Ariane pour un serpent ! Retour rapide à la surface en prenant le temps de faire un tour dans l'amont. Sébastien et moi montons rapidement dans les salles supérieures. Une bonne sortie très appréciée par les stagiaires dans le cursus de découverte des activités de pleine nature.
Damien
Turkmenistan, expé, du 6 au 22 mai 2023
Du SCV : VOL, PAU
L’expédition dans le massif du Koytendag au Turkmenistan mijote depuis 2019 quand j’ai rencontré Jean-Pierre Gruat, amoureux de l’Asie centrale comme moi, lors d’une réunion de fédé à Lyon. Une crise sanitaire plus loin nous avons réussi à surmonter toutes les difficultés administratives et diplomatiques de ce pays très fermé. Notre expédition comporte dix participants : Jean Pierre GRUAT, Jean-Philippe GRANCOLAS, Bernard et Josiane LIPS, Jean-Marie Fromentin et son épouse Claire Fagerac, Philippe CROCHET et Annie Guiraud, et nous !
Le Turkmenistan est comme nous l’attendions : désertique, montagneux, avec des habitants discrets et sereins, la capitale Ashgabat, où nous ne ferons que passer est renversante de modernité.
L’essentiel de l’expé se joue donc dans la région de Koytendag à la frontière de l’Ouzbekistan. Nous sommes logé dans un camp de géologues. Notre guide des cavités déjà connues est le responsable du parc naturel. Il faut passer un check point pour entrer dans une zone militaire tous les matins, les grottes sont de l’autre côté ! On visite celles décrites par les russes en 1985. Philippe CROCHET se casse des côtes dans une chute spectaculaire et sera rapatrié grâce à l’assurance fédérale.
Au fur et à mesure où on use nos chauffeurs et nos guides, on gagne en liberté pour explorer les canyons et chercher des entrées de nouvelles cavités. Notre escorte nous attend à l’ombre de tentes improvisées pour se cacher de la chaleur, il fait souvent 34°C.
Le massif recèle un beau potentiel mais nous avons manqué de liberté de mouvements pour prospecter. Nos guides voulaient toujours nous emmener visiter des sites touristiques et nous nous voulions crapahuter dans la montagne. Quand même les cavités de gypse sont exceptionnelles : blanches comme de la neige glacée, il y fait 25 °C. Cristallines comme du sel alors que le gypse n’est pas salé j’ai goûté ! On prépare un rapport complet avec les photos de nos téléphones pour l’automne, des topos, et les bébêtes de Josiane. Une expédition pour continuer la prospection aura probablement lieu en avril 2024, quand il fait un peu moins chaud.
VOL
Le CR détaillé, avec photos
en .pdf
et power point
Gouffre de Padirac, classique, dimanche 21 mai 2023
Participants : Evelyne, Nanard, JMarie, Rodolphe, Etienne, Thierry V, Bruno, Jluc, Joceline et Sarah.
En ce jour particulier « de tourisme » nous allons suivre les pas d'un héros précurseur bien connu dans notre milieu : Édouard Alfred Martel, entre autres, explorateur en 1889 du célèbre Gouffre de Padirac.
A peine arrivé sur place, la vue de cette gueule minérale béante nous promet une merveilleuse aventure. Ce trou noir aux parois verdoyantes est une véritable invitation à l'introspection de la Terre.
Je pense directement à Martel et à son équipe devant cette immensité inexplorée.. Descendant sur des échelles flottantes de chanvre et de bois les 75m du gouffre, vêtus de guenilles et munis d'un éclairage au magnésium, alors même que les gouffres étaient encore emprunts de bon nombre de légendes d'un goût amer et mystique.
Face aux moyens de l’époque, j’ose à peine imaginer le courage et la préparation qu'il a fallu à tous ces hommes pour explorer ce trésor. Et j'ose encore moins imaginer leurs émotions à tous, à chaque nouvelles galeries, à chaque nouvelle salle... Indescriptibles, humbles et contemplatives. A coup sur, leurs yeux brillants éclairaient bien plus l'obscurité que leurs lampes.
C'est donc émerveillé que j'aborde cette visite comme tous mes acolytes.. Tous sauf une ! Joceline a une sainte horreur des endroits confinés, elle tremble de bout en bout mais ne ce laisse pas abattre. Dans les bras de Jluc elle tord le cou à la peur et se décontractera petit à petit jusqu'au point culminant de la visite : La Salle du grand Dôme ! « Chapeau bas »
Mais n'allons pas trop vite en besogne. Nous sommes ici en 2023 et ça ne sera pas la descente sur un fil mais bien un passage obligé par la longue file d'attente. Jluc jouera le portier pour tous durant toute la visite muni de nos places sur son téléphone. 1€ de réduction pour les licenciés.. Que dire !
Nous pénétrons enfin dans l'antre de la bête, les escaliers grincent tandis que les marches défilent et nous voici au cœur du gouffre. Je me sens fourmi parmi les hommes, dire que ce gouffre a vu défiler toutes les époques historiques est un euphémisme. Il saurait parler, il récrirait sans doute l'histoire que nous pensons connaître.
Un chemin tortueux nous mène dans les premières galeries où l'eau limpide ne tarde pas à faire son entrée. Nous suivons la rivière jusqu'à l’embarcadère. Tout est immense ici-bas et contrairement à bon nombres de grottes touristiques, l’éclairage n'est pas exagéré ce qui est fort appréciable. Ensuite, la balade se poursuivra comme à Venise. Un habile gondolier nous installe et nous embarque sur la rivière peu profonde, il pleut et les hauteurs de plafond sont impressionnantes.
Peu après sur un sentier aménagé, des gours démesurés nous accueillent, je pense toujours à l’équipe Martel.. Qui a du avoir peine à franchir ces gours avec leurs embarcations de bois et de toile. Mais quelle splendeur, quelle clarté, dans ces lieux inconnus où même le plus trépide des intrépides ne saurait résister à aller de l'avant. Toujours et encore, franchir les obstacles, tenter d’éclairer toujours plus loin la frontière d'un horizon obscur et mystérieux d'un antre magnifié depuis des millions d’années.
L'arrivé à la salle du grand dôme est dantesque, 94 mètres de plafond sans un soupçon de roche visible. La calcite recouvre tout, des piles d'assiettes trônent tel un navire naufragé au dessus d'un lac suspendu d'un bleu azur. Joceline ne peut que donner sursis à sa peur devant tant de beauté. Je pense toujours à Martel et à l’écho de ses camarades... Que pouvaient-il voir de tout cela ? Sans doute moins d'un dixième de cette salle, seulement le début des coulées stalagmitiques de 70m de haut. Et pourtant, toujours la même émotion de voir qu'il y a tant de choses qui nous dépassent, qui nous subjuguent à tel point que tout le reste s'efface.
Dans les profondeurs parfois la vie devient mirage, coupé du monde le temps s’arrête, le soleil et la lune n'existe plus, les pensées cessent et seul le battement de nos cœurs subsistent à l’intérieur de nos yeux ébahis . En tant qu'humble explorateurs nous partageons les émotions de nos prédécesseurs, elles sont gravées dans le roc et même dans l’atmosphère humide et fraîche qui emplit nos poumons.
Ce voyage intemporel se termine sur cette note, le retour au présent se fera par les mêmes chemins où nous remontons les traces du temps jusqu’à la surface. Le clou du spectacle aurait été de pouvoir remonter ce gouffre majestueux aux bloqueurs mais trêve de rêveries.. Ce fut pour tous une très belle journée qui clôturera ce camp spéléo en beauté. Nous nous retrouvons pour nos derniers instants autour d'une table pour partager un repas sur le pouce. Certains repartirons dans leurs contrées, d'autres resterons dans le coin tandis que l’équipe « cailloux » s'envolera vers les Pyrénées orientales.
Comme toujours, un plaisir de partager tout cela avec vous, en souhaitant la bienvenue à Joceline dans cette grande famille, je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures.
Sarah
Igue de Mathurin, Cabreret (Lot), samedi 20 mai 2023
Nous stationnons sur le parking de la grotte de Pech Merle, l'entrée est à 200m, juste derrière un gros mur de protection au bord de la route.
Saut de la Pucelle, Rocamadour, vendredi 19 mai 2023
Présent : Jean Luc, Thierry, Bernard, Sarah, Jean Marie, Bruno, Rodolphe, Evelyne, Étienne
Tpst : entre 2h et 3h
Arrivée surplace à 10h15, plusieurs voitures sont garées.. des spéléos doivent être à l'intérieur. On se prépare et on commence à rejoindre l'entrée de la grotte. On allume nos lampes. "Étienne que se passe-t-il? Ma lampe ne fonctionne pas !! ". Étienne et Rodolphe retournent aux voitures pour changer de lampes. De retour à la grotte, Étienne et Rodolphe croisent Evelyne qui ressort. "Déjà ? Oui il faut se mouiller jusqu'à la taille, et je n'ai pas envie. "
Le groupe avance et déjà la moitié ne suit pas. " Il y a un problème? Ben il a fallu du temps pour se décider à se mouiller pour certains..."
Arrivée à la grande salle, nous tombons sur un groupe de spéléos emmené par un pro. Celui-ci nous dit que c'est équipé, du coup nous laissons le kit d'équipement. Trois personnes traînent toujours, Sarah, Nanard et Rodolphe, toujours à la recherche de cailloux ou d'os... "J'ai trouvé un gros os" S'exclama Sarah. " Je pense à sacrum"
Arrivée à la grande méduse, il faut se mouiller un peu plus haut. Jean Marie et Sarah s'arrêtent et en profitent pour nettoyer l'os. " Ah ben c'est une tête de vache". Les autres passent la cascade de Dante et enchaînent sur la galerie des gours.
" Bon là il faut nager sur 10m ! Qui continue ?" Nanard, Thierry et Étienne se lancent. Rodolphe décide de suivre en essayant de passer en opposition. Mais cela devient très chaud. " Bon, c'est la fin pour moi je rentre". Thierry demande à Nanard comment est la suite. " Il faut nager encore sur 6-8m". " Ah, ben sans néo ce n'est plus possible pour moi. Je rentre" Thierry repris la direction de la sortie. Étienne annonce à Nanard qu'ils ne sont plus que deux à vouloir continuer. "Bon et bien on rentre aussi".
Sur le retour, à la grande salle, les 4 croisent un groupe de spéléos belges.
De retour aux voitures, durant le pique-nique, une personne se rapproche et entame la discussion. C'est pro qui attend ses clients. Dans ces échanges, la question d'où vous venez ? tombe. Le pro :" je vis dans le lot mais je suis d'Alsace." "Nous on vient de la haute Saône". " Ah tiens, c'est rigolo moi je vis à Colmar " relança Evelyne. "Moi de Ste Marie aux mines "...
Un petit passage au gîte pour prendre une douche puis direction Rocamadour pour visiter la cité médiévale.
Etienne
Puits des Erreurs, Fouvent St Andoche, vendredi 19 mai 2023
Participants : Stijn, Gauthier, Geert, Erik et Jos de l’Interclubs Belge « Vannon-Rigotte », Damien Grandcolas.
Ayant le privilège d’être intégré dans l’équipe d’exploration du réseau de la Rigotte, Jos m’invite à chaque sortie d’explo qu’il organise avec l’interclub belge « Vannon-Rigotte ».
L’objectif de cette sortie est d’assister les plongeurs Stijn et Gauthier pour une pointe en amont du réseau.
Le rendez-vous est fixé à 8h sur le site et une demi-heure après, l’ensemble de l’équipe pénètre dans le réseau par le Puits des Erreurs avec 4 bouteilles de plongée 6l et 3 kits de matériel de plongée. Nous acheminons sur environ 300 m tous ce matériel jusqu’au S 10 déjà passé par Stijn. Dans notre cheminement, nous avons droit à un passage en boyau de 20 m bien « boueux-humide » digne d’Argiland. L’ensemble des autres galeries sont grandes entrecoupées par quelques passages chaotiques.
Nous restons auprès des plongeurs jusqu’à leur départ dans le S 10 et nous prenons le chemin du retour tout en faisant quelques repérages de galeries supérieures qui pourraient peut-être shunter le S 10. A 12h, nous sommes dehors et nous allons casser la croûte chez Jos.
Les plongeurs, quant à eux, projettent de ressortir vers 18h. Leur objectif est de continuer l’exploration de la galerie post-S 10 reconnue auparavant par Stijn sur environ 200m. Ils sont approximativement à 500 m du fond de la perte de la Rigotte.
Rendez-vous demain samedi à 14h avec Jos, Geert et Erik pour rejoindre les plongeurs au S 10 afin de les aider à ressortir le matériel. Les plongeurs ont prévu continuer leur explo dès le samedi matin.
Donc, la suite dans le CR de la sortie de samedi.
Damien
Via de la Dordogne, St Martial d'Entraygues, jeudi 18 mai 2023
Participants : Sarah, Joceline, Nanard, JMarie, Rodolphe, Etienne, Thierry V, Bruno et JLuc
TPSV : 2 h (beaucoup d'attente derrière un groupe avec enfants)
On se retrouve au pied de la via, avec un peu de retard. Evelyne décide de ne pas la faire, on s'y retrouve donc à 9. La via se compose de 5 ateliers, classés de facile à difficile, reliées par des sentiers. Beaucoup de rochers et pas trop de prises métalliques. On va tous ensemble jusqu'à la partie difficile où on se sépare, Joceline et moi continuons sur la partie facile et les autres sur la difficile (qui ne s'avérera pas forcément très difficile). Un peu de monde dans le via, beaucoup de végétation. Pas de marche d'approche et marche de retour très courte. On se retrouve tous ensuite aux voitures pour rejoindre le gîte.
JLG
Gouffre des Corbeaux (Ariège), initiation, mardi 16 mai 2023
Petit détour de quelques jours en Ariège chez un ami avant le séjour dans les Causses.
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