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SCV 70

Perte de Borey, dimanche 30 octobre 2016

31 Octobre 2016 , Rédigé par BP Publié dans #Sorties

Participants : Th.V, Bruno, Thierry G. Et le café croissants du matin avec JMJ et JLG.
11h45/14h30.
 
On attendait Didier pour plonger l'aval et casser la cascade, mais problème de communication à priori, il n'est pas venu.
On espère remettre cela dimanche prochain s'il est dispo pour nous accompagner (ou un autre plongeur qui peut prêter une 4 l..). Tout est ok de notre côté. A confirmer donc.
 
Du coup, on est allé à la perte. Mais sans bac bleu pour acheminer la perfo, on a juste traîné quelques outils sur les 55 m de ramping. Les deux ponts de terre au dessus du laminoir sont dégagés, mais il faudra deux tubes pour casser deux morceaux de bloc à la sortie, ça fait un coude inadapté aux fortes charpentes. Si on veut faire la topo avec Thierry V, il faudra revenir avec les tubes..
Thierry G a choisi de creuser l'amont de la salle, mais dans la partie active, petite, sale et sans guère de possibilité de poursuivre après 5 m de progression.
L'autre branche plus sèche, assez propre et large de 2 m n'a pas été tentée (?). Thierry V a surcreusé un peu le chenal pour diminuer le niveau d'eau à la sortie du boyau, cela évite de mouiller la moustache...
Et donc, plus de bras pour le dijonnais après avoir jeté toutes ses forces dans .... la boue liquide et les cailloux. On aurait pu refaire une pointe au fond et savoir si on arrête les frais ou pas. Ce sera pour une prochaine fois, mais dès que la pluie va revenir fort, on ne pourra plus y entrer.
Pour terminer, on fait un essai baguettes en surface pour essayer de suivre la rivière. Après un virage à droite sous le champ ( comme sous terre au fond, eau à -25 m), ça continue parallèle à la route, à environ 150 m, assez rectiligne. On la "reprise" derrière les fermes de Borey, en plein centre vallée, avant l'entrée dans le bois direction le Pinard. A ce niveau, de l'autre côté de la route, visite des 3 dolines, sans rien de visible. Les baguettes réagissent uniquement sur la dernière, proche du bois (eau à -28 m). Et un dernier tour dans le bois à l'aval du Breuillot, pour rêver un peu aux futurs travaux devant le beau sommet de gouffre  ( bouché).
Bruno
 
Perte de Borey, dimanche 30 octobre 2016
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Borey, dimanche 23 octobre 2016

24 Octobre 2016 , Rédigé par BP Publié dans #Sorties

Sortie topo à la perte+ divers :
Participants : Th.V, Bruno et passage éclair pour le café croissant de Thierry G. Il s'est pointé sans refaire la pointe....
10h15/16h.
 
Le vent du nord nous a frigorifié en surface, avant, pendant le casse croûte, et après. Il faisait meilleur dans le trou allongé dans l'eau !!
Le niveau est au plus bas de l'année en surface, toujours un plus d'eau dessous avec l'affluent "Véro".
Plus facilement qu'escompté, nous avons levé la topo jusqu'à un point situé juste après le laminoir(que Thierry a tenté en vain, il manque deux- trois cm ; ça ne frotte pas du tout pour moi...).
Bilan : 90 m relevés, en moins de 12 visées,  sans les 20-25 m du conduit parallèle que nous n'avons pas mesuré, il est strictement parallèle et de même longueur. Total sup à 110m.
- puits: 4,80
- affluent "Véro" : 10 m (par défaut)
- cheminement jusqu'à la sortie du laminoir : 70 m
- cheminement bas du puits/accès salle : 55 m.
- amont de la salle " de la détente" : 5 m
- taille hors tout de la salle "de la détente" : 15 m (longueur) x 3,50m (largeur), 1,20 m (hauteur)
 
Divers : l'amont de la salle est à désober, on voit que le plafond tend à se relever 5-6 m plus loin. C'est un conduit bas, largeur 1,50 m, hauteur 30 cm avec uniquement des cailloux au sol à creuser. C'est nous qui arrivons par un "affluent".
Le sol de la salle sera un peu creusé sur 2 m pour faire un chenal, afin de descendre le niveau d'eau situé au débouché du boyau d'accès. ( + 1 tube à percer à cet endroit)
Nous avons utilisé un seul tube l'après midi pour du "confort", le second trou n'a pas fonctionné après avoir foré 3 fois et percé un vide à chaque fois. Il faudra seulement un demi-tube la prochaine fois, pour faciliter le passage confortable de l'épaule droite de Thierry !!
Le brouillard était trop dense pour continuer, la température intérieur/extérieur n'étant pas favorable à l'évacuation.
Enfin, au dessus du laminoir qui a bloqué Thierry, il est possible de faire "disparaître" au piochot deux ponts de terre situés aux extrémités. La suite sera ensuite accessible à tout le monde, moyennant 2 x 15 minutes de boulot environ.
 
Par ailleurs, l' équipement " bonnet/frontale/genouillères" rendrait presque la progression confortable. Du moins, la sortie du jour nous a semblé assez facile à la sortie des 55 m de la première partie. A partir de la salle, c'est top!!
   
Dimanche prochain (30/10), besoin de bras au Pinard, RDV 9h00 sur place. Nous serons deux "mini plongeurs"( Thierry G et moi) à franchir l'aval avec Didier ( et d'autres amis plongeurs du doubs?)+ Thierry V en attente pour voir baisser le niveau d'eau du siphon aval. Nous sommes motivés pour casser la cascade et permettre à tous d'aller visiter librement vers les 300 m de l'aval. On prévoit des tubes et la perfo en base arrière. S'il faut des moyens lourds, on y retournera.
Bruno
 
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Trou Pinard, dimanche 16 octobre 2016

16 Octobre 2016 , Rédigé par JMJ Publié dans #Sorties

Sortie travaux au Pinard.
Participants : Th.V.  J-m J.
14h/17h.
 
    Ne disposant que de quelques heures nous avions projeté d'aller creuser aux "Briottes" (Vy -les -Filain) : par l'intermédiaire de J-L. Gillot, les chasseurs sont prévenus, à ma demande, de nos projets. Ils nous demandent très gentiment si nous pouvions éviter ce secteur cet a-midi. Donc retour sur Borey pour une séance maçonnerie dans l'entrée pour la sécuriser.
JMJ
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Trou Pinard, dimanche 16 octobre 2016

16 Octobre 2016 , Rédigé par DL Publié dans #Sorties

Plongée ce matin, trou Pinard. 
 
Je prends la config' idéale pour m'éloigner tjs plus ..
 
Je retrouve le réseau exécrable dés la rivière. Bref pas trop grave, je retrouve le s1, visi  nulel , je rentre, passe le passage bas, le fil part en couille de partout, j'avance trop lentement pour resécuriser le fil et ce sans rien voir.
Au bout d'un moment, je consomme plus que ce qui m'est permi, .ça me gave. Fais demi tour ...
 
Je retournerai vendredi remettre cela en ordre...
 
Je pense que l'échelle a en premier temps bien amusé la galerie. Inutile pour l'utilité donnée.
 
bonne semaine .
 
Didier
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Trou Pinard, samedi 15 octobre 2016

15 Octobre 2016 , Rédigé par CR Publié dans #Sorties

Nouvelle incursion ce samedi au Gouffre Pinard .. Quoi de plus normal pour des amateurs de bonnes bouteilles !
 
Les précipitations de la fin de semaine ont quelque peu entamée la motivation de Didier et c’est donc en binôme, Stéphane et Christophe, que nous nous retrouvons à une heure plus décente aux abords de la cavité. Premier retard lié à un oubli de baudrier à la maison et tout s’enchaîne. Après un rapide passage au domicile de Didier, pour tenter de lui redonner un peu de coeur à l’ouvrage et lui faire part de notre confiance par rapport aux niveaux hydrologiques de la cavité et de la visibilité et récupérer un peu de matériel (qu’il soit ici encore remercié …), nous nous retrouvons à 11h00 sur place.
 
Rapide séance d’habillage et c’est avec 4 kits et une échelle que nous nous acheminons vers l’objectif de la journée. Ce sera donc l’amont en priorité si les niveaux et la visibilité sont au rendez vous (Didier à tout de même un peu entamé nos certitudes !)  … ou éventuellement l’aval pour y débuter les travaux d’aménagement.
 
Parvenu à la base de la verticale, nous ne pouvons que constater que l’étiage est encore au rendez vous et que la turbidité est inexistante. Nous nous équipons au bord de la rivière pour éviter d’acheminer les kits jusqu’à la plage de mise à l’eau du S1. Ce sera 2 x 4 litres … et la fameuse échelle pour Stéphane … et 2 x 6 litres ( A peine entamées la semaine dernière dans le S1 aval) et 1 x 4 litres en sécurité.
 
Je découvre alors avec plaisir le S1, galerie confortable de section 1.5 x 3.00 environ au fond tapissé d’argile … 140 m de conduits parcourus sans difficultés grâce à l’équipement de Didier. Apres quelques mètres, un passage « étroit » entre sable et voûte rocheuse, est le seul passage susceptible d’être délicat en cas de visibilité nulle car il faut se déporter latéralement par rapport à la position du fil mais ce n’est qu’une formalité avec nos équipements à l’anglaise … et notre expérience des cheminements dans la touille totale. Le palmage est décidément peu efficace en terme de vitesse de progression et quelques propulsions en se tractant sur les doigts plantés dans l’argile facilite bien les choses !
 
Je retrouve alors le bobineau « historique » de Didier suspendu à une lame rocheuse providentielle et commence l’attente de Stéphane, en imaginant ses déboires avec l’échelle aluminium … Quelques minutes d’attente dans le noir et déjà les premiers borborygmes de ses bulles et la lueur de ses lampes me signalent son arrivée. Il aura profité du transport de l’échelle pour dresser la topographie du S1 … c’est vrai que l’échelle donne l’échelle !
 
Ensemble on rejoint alors la vasque du S2 après 40 m de progression dans le lit boueux de la riviere et on découvre une pauvre grenouille .. Elle ne daignera pas monter à l’échelle, ce qui nous rassurera quelque peu sur l’évolution de la météo !
 
Immersion dans le S2 et quelques coups de palmes nous permettent de franchir ce second verrou sans difficulté. Environ 30 m de plongée qui peuvent sans doute se transformer en près de 50 m avec un niveau supérieur. Progression dans une galerie relativement confortable avec une base totalement immergée et une revanche moyenne de l’ordre de 80 cm jusqu’au S3, objectif de la journée.
 
L’échelle est rapidement positionnée et nous montons sur la barre rocheuse, prélude au S3. Petite discussion et ce sera moi qui serai désigné pour équiper la zone soit disant noyée. Un rapide coup d’oeil dans le faisceau de ma lampe Scurion (Petite publicité au passage pour ses éclairages de qualité irréprochable ..) me permet de constater que ca passe peut être en voûte mouillante. C’est donc embout en bouche et tête partiellement hors d’eau que je m’acquitte de cet équipement qui est cependant indispensable … Parvenu de l’autre coté, je communique alors avec Stéph et l’invite à me rejoindre.
 
La suite du conduit parait confortable et on se débarrasse prestement de nos bouteilles respectives, en omettant toutefois les quelques kilogrammes de plomb que nous portons tous deux à la ceinture ! Sans doute l’ivresse de la première … surtout dans le Pinard !
 
Cette fois ci cela semble bien parti et les mètres s’égrènent sous nos bottes … Après 160 m de rivière, celle ci s’incurve et s’abaisse vers la droite tandis qu’un vaste conduit fossile onctueux nous invite à gauche. Circulation facile avec toutefois deux passages à flanc de talus qui pourraient justifier un jour la mise en place d’une main courante, la couche de boue dans laquelle nous nous sommes frayés un passage s’affaissant petit à petit.
 
Au débouché du fossile, nous avons la stupéfaction de dominer une vaste salle (25 x 10 m)  ou serpente mollement la rivière retrouvée. Après quelques interrogations quant à la localisation du terminus du jour, Stéphane préférant rester sur un « arrêt sur rien » au niveau d’une zone remarquable et moi poussant toujours vers l’avant, nous nous acheminons vers le plan d’eau. Ce sera le siphon 4, véritable invitation à la plongée et objectif de la prochaine séance …
 
Retour à regret mais avec désormais en tête la prochaine stratégie d’exploration, nous en profitons pour visiter sur quelques mètres  l’aval de la rivière qui chemine sous le conduit fossile avec ses étonnantes figures de corrosion (Voir photo). La suite sera à parcourir la prochaine fois. Nous profiterons du retour pour faire un rapide métré de la galerie jusqu'à la vasque amont du S3 (Longueur 240 m). La longueur parcourue depuis le pont rocheux du S3 est de l’ordre de 330 m en raison du dédoublement des conduits actif / fossile.
 
Même opération de mesure entre la vasque aval du S3 et l’amont du S2 ou nous trouverons 90 m jusqu’au dernier point d’amarrage du fil … soit environ 110 m jusqu’au plongement de la voûte en cette période d’étiage.
 
Le S1 est franchi dans la continuité … sans aucune visibilité toutefois en raison de notre longue progression vers l’amont. Le maigre débit de la rivière n’a pas permis l’auto-nettoyage comme cela était le cas précédemment … d’autant plus que nous sommes deux plongeurs alors que toutes les précédentes visites ont été réalisées en solitaire.
 
Nous aurons le plaisir de découvrir au sortir du plan d’eau que le SCV « soigne » ses invités … Merci donc à Thierry, Louis et Jean-Marie d’avoir fait le déplacement pour nous assister à retour en surface  de notre matériel.
 
Quelques bières et un gâteau seront ensuite les bienvenus pour réfréner notre fringale … et notre déshydratation. Mourir de soif dans le Pinard reste tout de même un comble !
 
La suite s’annonce donc sous de bons auspices (Pas hospice pour l’instant ..) sous réserve que la météo reste de la partie.
 
Le S4 attend donc notre prochaine visite …
 
Je crois même savoir que Didier, contacté ce soir pour le tenir au courant de l’évolution de cette exploration qu’il a initié,  se prépare à une nouvelle exploration dès demain ! Nous aurons donc peut être très rapidement de nouvelles informations sur la suite qui se dirige toujours vers la Perte du Moulin Dessous à Borey. Encore 4 km de potentiel de développement en ligne droite …
 
Amicalement
Christophe Rognon
 
 
Trou Pinard, samedi 15 octobre 2016
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Gouffre du Moray, jeudi 13 octobre 2016

13 Octobre 2016 , Rédigé par JLG Publié dans #Sorties

Participants : VOL, JMJ, JLG

TPST : 4 h

On se retrouve chez JMarie, et hop, en route pour Vercel. Véro ne connait pas le trou, JMarie en a entendu parler mais ne se souvient plus y avoir été, et moi, j'y suis allé la dernière fois il y a 4 ans.

En arrivant, Véro voit le câble tendu entre les arbres au dessus du ruisseau (à sec aujourd'hui) et veut absolument descendre par là, en utilisant sa poulie. JMarie descend par la désescalade (qui a été aménagée genre via ferrata) et je suis Véro, mais par la corde, directement depuis le lit du ruisseau. On se répartit les flashes une fois dans le trou, séance photos prévue... Véro équipe les puits. En bas des puits, fort pendage, et on progresse sur de la terre sèche et tassée, le long de grosses dalles écroulées. On va presque jusqu'à l'ancien terminus, tout en faisant quelques photos.

 Au retour, on cherche un peu notre chemin par endroits. On range les flashes, et on sort ... sous une petite pluie fine. On se change vite et on se sauve rapidement pour que Véro puisse récupérer Valbert à l'heure.

JLG

 

Gouffre du Moray, jeudi 13 octobre 2016
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Article de Temps Libre, revue de la Haute-Saône Agricole

10 Octobre 2016 , Rédigé par JLG Publié dans #Articles de Presse

Article écrit par Louis de Dinéchin, que nous avions emmené avec Véro fin juillet (http://scv70.over-blog.fr/2016/07/baume-de-gonvillars-vendredi-29-juillet-2016.html)

et qui est revenu à Gonvillars pour les JNS, avec ses 2 fils et son épouse.

JLG

 

Article de Temps Libre, revue de la Haute-Saône Agricole
Article de Temps Libre, revue de la Haute-Saône Agricole
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Trou Pinard, dimanche 9 octobre 2016

10 Octobre 2016 , Rédigé par CR Publié dans #Sorties

Nouvelle incursion aujourd’hui au « Trou pinard » pour une équipe motivée constituée de Thierry V, Didier L., Stéphane G. et Christophe R.

 

Arrivés à l’aube … il faut effectivement reconnaitre que 9h00 c’est un peu tôt pour les noctambules que nous sommes … surtout pour un dimanche matin. Mais la motivation est là et la description que nous a faite Didier des siphons y est pour beaucoup … et plonger dans le pinard n’est pas pour nous déplaire ! On essaiera toutefois de ne pas s’y noyer … d’autant plus que l’on a appris que l’amont était alimenté par la Fontaine à vin …

 

Je commence à comprendre pourquoi notre sobre Didier s’est contenté de s’immerger dans l’amont … et qu’il a nous a « vendu » le siphon aval : plage de sable blanc, eau limpide  "comme de l’Evian ou de la Contrex", .. il ne manquait plus que les vahinés pour compléter sa description idyllique.

 

Descente dans la cavité où nous en profitons pour admirer le travail des terrassiers locaux .. Il manque cependant quelques tirs pour faciliter le cheminement à deux de front, d’autant plus que les découvreurs ont pris la précaution d’ équiper en double : La « rouge » pour les pressés et la « grosse » pour les plus lourds !

 

Rapidement arrivés à la base des puits avec nos 9 kits, nous faisons un rapide tri et nous partons vers le siphon aval, premier objectif de la journée pour profiter d’un niveau d’étiage exceptionnel. Progression vers le siphon « tahiti » avec 4 charges raisonnables, sans autres soucis que de légers essoufflements vraisemblablement liés à une carence d’oxygène en cette période de basses eaux.

 

La mission de plonger le S1 aval m’est donc confiée (merci Didier et Stéphane …) car en effet le plan d’eau est des plus accueillant … Sable un peu plus noir que dans nos rêves, eau un peu plus trouble que prévue et surtout pas les plagistes dont la plastique nous avait été tant vantée par Didier !

 

Je m’équipe de 2 x 6 litres à l’anglaise, gonflées juste un peu au dessus de la pression de service (On n’est jamais assez prudent avec des blocs des années 1990 !) et de mes deux détendeurs Apeks que notre spécialiste Didier vient de réviser suite à quelques avaries lors de notre dernière incursion commune en Suisse (Merci encore à lui …). Fil accroché sur un béquet providentiel puis immersion avec le touret de Stéphane qu’il a pris soin de métrer à partir de 175 m … c’est plus simple pour les calculs !.

 

En trois coups de palme, je me dirige vers la rive droite de la vasque (c’est vrai que c’était logique de foncer tout droit !) dans une touille totale … Visibilité nulle mais rien d’étonnant avec le talus d’argile qu’il faut franchir. J’espère donc rapidement dépasser le brouillard pour profiter pleinement de la visibilité pour parcourir les 50 m que nous nous étions fixé comme limite. Cheminement à tâtons en triturant les talus de glaise pour déterminer la direction du flux, une main tâtonnant à droite pour suivre la paroi et éviter de s’y fracasser la tête, et c’est après 10 mètres au maximum … et 1.50 m de profondeur que j’émerge dans une galerie exondée … Petit coup d’oeil à la suite qui s’annonce intéressante d’autant plus que je perçois alors un fort bruit d’eau.

 

Retour précipité vers l’amont pour donner ces premières informations et invitation pour partager la première à mes compères alors alanguis sur la plage …

 

Sans réponse positive de leur part, je m’immerge à nouveau pour parcourir les quelques mètres qui doivent me séparer du prochain verrou noyé. Je préfère rester pessimiste … en espérant que cela conjure le sort !

 

Après une dizaine de mètres de progression depuis la vasque de sortie du S1 aval, un toboggan de 1.50 m de dénivelé me permet de déterminer d’ou venait le bruit de cascade. Ce ressaut est intéressant car il devrait permettre de désamorcer le siphon qui est de fait « suspendu ». Il faudra donc prévoir une prochaine incursion punitive avec une pioche et des moyens pyrotechniques !

 

Je parcourerai alors environ 300 / 350 m de galerie plus ou moins malcommodes … du laminoir très large à fond rocheux bien agressif pour les genoux et les mains aux sections de rivière confortable. Après une centaine de mètres de progression, je relève une petite arrivée en rive gauche … et après 150 m environ, un affluent rive droite semble doubler le débit du ruisseau. Après une une quarantaine de mètres depuis la confluence, en progressant dans un conduit confortable, je me heurte à un nouveau siphon amont que je pense alors attribuer au Gouffre du Crevat. Thierry, spécialiste du secteur, nous informera qu’il s’agit vraisemblablement d’un autre apport … à moins que l’amont du Crevat se transforme en aval en période d’étiage (?). Idée originale qu’il faut peut être attribué à de longs séjours dans le pinard !

 

Après la confluence, la galerie devient confortable et je quitte la station quadrupède pour celle de bipède décidément plus agréable. Après 100 m de progression aisée, la position « 4 pattes » (je vais éviter « levrette » ..) devient obligatoire … puis c’est en rampant entre la voûte plane et les dépôts de sables propres, le nez dans la rivière, que j’abdique après avoir jeté un oeil dans le faisceau de ma lampe Scurion sur une vingtaine de mètres supplémentaires. Il est fort probable que nous trouverons rapidement un colmatage quasi complet de la section .. à moins qu’une diaclase nous permette de franchir cette zone pas très attirante.

 

Demi tour justifié … par le temps passé derrière le S1 (… mes camarades vont s’inquiéter ! ) et surtout le souci de « partager » ce moment de bonheur à ramper dans le laminoir partiellement ennoyé,

 

je prends alors le chemin du retour.

 

Passage rapide du S1 … une simple formalité qui devra nécessiter quelques aménagements comme la pose d’une corde de traction tout en travaillant à son déjaugeage définitif.

 

Il est alors décidé, au vu de l’heure maintenant tardive, de se limiter à une incursion « plaisir » dans l’amont pour Stéphane qui se justifie alors en proposant le levé topographique. Retour dans la galerie gazée au ralenti pour ne pas faire serrer la machine et petite cigarette à la base du puits (pour se décolmater les bronches et faciliter l’oxygénation des organismes hypoxyques … ).

 

Stéphane s’immerge alors dans le S1 amont dans un grand fracas de palmes comme à son accoutumé, avec pour objectifs la topographie et la recherche de la palme (pas très académique) que Didier à perdu il y a deux semaines derrière le S2.

 

Si la topographie sera plus que partielle suite à la casse de la mine du crayon … et à la perte de la page du carnet avec les précieuses annotations, Stéphane trouvera la palme tant attendue et « mesurera » les conduits au pas. Le S1 fait 150 / 160 m, la zone exondée environ 20 m, le S2 est long de 30 m et la progression jusqu’au S3 est estimée à 120 m environ (A confirmer par ses notes « mentales ») . Arrêt de Stéphane à la base du ressaut qui précède le S3 car son franchissement nécessitera une dépose de l’équipement de plongée … ou encore la mise en place d’une échelle.

 

A l’unanimité, c’est le choix de l’échelle qui a été retenu … Encore une mission intéressante et cocasse à programmer pour la prochaine plongée !

 

Retour en surface vers 16h00 … pose casse croute et l’équipe se sépare. Stéphane rejoint Belfort pour reconstituer son capital « points » tandis que nous profitons de la présence de Thierry et de l’éclaircie pour visiter un peu le secteur afin d’en parfaire notre connaissance et définir quelques objectifs. Nous visiterons donc successivement la perte du village de Borey (A l’origine du pinard), les pertes de Cerre les Noroy, le gouffre du Breuillot et un projet de désobstruction à l’amont de celui ci.

 

Une journée intéressante avec 300 / 350 m de nouveaux conduits découverts à l’aval … la présence d’un affluent important en rive droite dont l’origine devra être précisée … et une prise de contact avec les siphons amont qui n’attendent plus que notre visite de la semaine prochaine pour se dévoiler un peu plus …

 

A suivre …

Christophe ROGNON

 

Trou Pinard, dimanche 9 octobre 2016
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Filain, nettoyage matos JNS, jeudi 6 octobre 2016

7 Octobre 2016 , Rédigé par JLG Publié dans #Sorties

Participants : Vol, LM, JMJ, TL, JM, HM, DG, BD, JLG

En sortant du Breuillot, on file à Filain pour le nettoyage du matos des JNS. On retrouve comme prévu Jacques Moreau sur place, à 18 h, et on attaque. Peu de temps après arrivent Léo, Thomas, Damien et Hervé. et en 1 heure, tout est propre. Arrive alors Nanard, comme la cavalerie, après la bataille (c'est vrai quand même qu'il bossait jusqu'à 18 h à Gray).
Hervé nous invite à manger, les restes des JNS (saucisses et jambon) + patates et cancoillotte. Merci Flo ! Jacques avait aussi amené quelques bouteilles de Chirouble ... Une bonne soirée !

JLG

 

 

Filain, nettoyage matos JNS, jeudi 6 octobre 2016
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Creux Breuillot, jeudi 6 octobre 2016

7 Octobre 2016 , Rédigé par VOL Publié dans #Sorties

Présents : JLG, JMJ et VOL

TPST 3H

On va voir l’effondrement de la doline du Breuillot, c’est assez spectaculaire. On se demande bien où sont passés les m3 de terre. Pas le moindre enrochement en vu. On s’équipe et on descend par le trou connu qui est en surplomb. Dès les premiers mètres, JL trouve que c’est pas bien gros. Effectivement, ça frotte un peu partout. Jean Marie équipe et tente un boyau tête en avant. Il doit se raviser sur un ressaut d’un mètre au risque de se casser la barbichette. Reptation arrière et engagement pied devant. JL trouve que c’est pas gros. On arrive en bas du dernier puits à pied sec, JM se rappelait que la corde ploufait avant. Il faut dire qu’on a dû aller à l’économie parce qu’elle est un peu courte. C’est pas comme si j’avais pas une 35 m dans le coffre hein. Il y a un endroit étroit comme une chaussette. JL trouve que c’est pas gros :D. On va voir à droite, on rampe un peu puis on s’arrête devant un laminoir. J’enlève ma quincaillerie pour m’engager dans ce qui ressemble à un chenal sculpté de cupules très jolies et très pointues sur mes genoux. Je me baigne en rampant pendant 15 m brrrr, puis la galerie s’ouvre sur une rivière calme et argileuse avec des plages deci delà, le plafond piqueté de bourgeons d’argile. Je parcours 50 m et ma lampe clignote (pas rechargée depuis 3 sorties…). Je vois loin, encore 20 m au moins devant moi. Très joli. Je rebrousse chemin pour raconter aux garçons. Ils m’assurent que j’ai fait de la première. Bon : contente. On sort et JL trouve que c’est pas gros :D. Il perd son pantin juste dans l’étroiture de la chaussette et doit se débrouiller en pleine force. Moi je lui signe son certif tout de suite. On ventile beaucoup à l’effort, je me demande si on est pas pauvre en oxygène en bas des puits. Je ressors sous un agréable soleil horizontal. Et cours à la voiture pour me changer car ça fait froid, 12 °C mouillée comme un rat. C’est JM qui a mes clés de voiture dans mon kit … j’attends les garçons des heures sur le chemin en congelant lentement. On se change, on appelle Thierry Vircondelet qui nous dit qu’il connait très bien la galerie derrière le chenal, maraud ! Ma première est une enième. On file à Filain nettoyer le matériel des JNSC qui se décompose dans ma voiture depuis dimanche.

VOL

 

Creux Breuillot, jeudi 6 octobre 2016
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