Perte de Borey, dimanche 30 octobre 2016
Borey, dimanche 23 octobre 2016
Trou Pinard, dimanche 16 octobre 2016
Trou Pinard, dimanche 16 octobre 2016
Trou Pinard, samedi 15 octobre 2016
Gouffre du Moray, jeudi 13 octobre 2016
Participants : VOL, JMJ, JLG
TPST : 4 h
On se retrouve chez JMarie, et hop, en route pour Vercel. Véro ne connait pas le trou, JMarie en a entendu parler mais ne se souvient plus y avoir été, et moi, j'y suis allé la dernière fois il y a 4 ans.
En arrivant, Véro voit le câble tendu entre les arbres au dessus du ruisseau (à sec aujourd'hui) et veut absolument descendre par là, en utilisant sa poulie. JMarie descend par la désescalade (qui a été aménagée genre via ferrata) et je suis Véro, mais par la corde, directement depuis le lit du ruisseau. On se répartit les flashes une fois dans le trou, séance photos prévue... Véro équipe les puits. En bas des puits, fort pendage, et on progresse sur de la terre sèche et tassée, le long de grosses dalles écroulées. On va presque jusqu'à l'ancien terminus, tout en faisant quelques photos.
Au retour, on cherche un peu notre chemin par endroits. On range les flashes, et on sort ... sous une petite pluie fine. On se change vite et on se sauve rapidement pour que Véro puisse récupérer Valbert à l'heure.
JLG
Article de Temps Libre, revue de la Haute-Saône Agricole
Article écrit par Louis de Dinéchin, que nous avions emmené avec Véro fin juillet (http://scv70.over-blog.fr/2016/07/baume-de-gonvillars-vendredi-29-juillet-2016.html)
et qui est revenu à Gonvillars pour les JNS, avec ses 2 fils et son épouse.
JLG
Trou Pinard, dimanche 9 octobre 2016
Nouvelle incursion aujourd’hui au « Trou pinard » pour une équipe motivée constituée de Thierry V, Didier L., Stéphane G. et Christophe R.
Arrivés à l’aube … il faut effectivement reconnaitre que 9h00 c’est un peu tôt pour les noctambules que nous sommes … surtout pour un dimanche matin. Mais la motivation est là et la description que nous a faite Didier des siphons y est pour beaucoup … et plonger dans le pinard n’est pas pour nous déplaire ! On essaiera toutefois de ne pas s’y noyer … d’autant plus que l’on a appris que l’amont était alimenté par la Fontaine à vin …
Je commence à comprendre pourquoi notre sobre Didier s’est contenté de s’immerger dans l’amont … et qu’il a nous a « vendu » le siphon aval : plage de sable blanc, eau limpide "comme de l’Evian ou de la Contrex", .. il ne manquait plus que les vahinés pour compléter sa description idyllique.
Descente dans la cavité où nous en profitons pour admirer le travail des terrassiers locaux .. Il manque cependant quelques tirs pour faciliter le cheminement à deux de front, d’autant plus que les découvreurs ont pris la précaution d’ équiper en double : La « rouge » pour les pressés et la « grosse » pour les plus lourds !
Rapidement arrivés à la base des puits avec nos 9 kits, nous faisons un rapide tri et nous partons vers le siphon aval, premier objectif de la journée pour profiter d’un niveau d’étiage exceptionnel. Progression vers le siphon « tahiti » avec 4 charges raisonnables, sans autres soucis que de légers essoufflements vraisemblablement liés à une carence d’oxygène en cette période de basses eaux.
La mission de plonger le S1 aval m’est donc confiée (merci Didier et Stéphane …) car en effet le plan d’eau est des plus accueillant … Sable un peu plus noir que dans nos rêves, eau un peu plus trouble que prévue et surtout pas les plagistes dont la plastique nous avait été tant vantée par Didier !
Je m’équipe de 2 x 6 litres à l’anglaise, gonflées juste un peu au dessus de la pression de service (On n’est jamais assez prudent avec des blocs des années 1990 !) et de mes deux détendeurs Apeks que notre spécialiste Didier vient de réviser suite à quelques avaries lors de notre dernière incursion commune en Suisse (Merci encore à lui …). Fil accroché sur un béquet providentiel puis immersion avec le touret de Stéphane qu’il a pris soin de métrer à partir de 175 m … c’est plus simple pour les calculs !.
En trois coups de palme, je me dirige vers la rive droite de la vasque (c’est vrai que c’était logique de foncer tout droit !) dans une touille totale … Visibilité nulle mais rien d’étonnant avec le talus d’argile qu’il faut franchir. J’espère donc rapidement dépasser le brouillard pour profiter pleinement de la visibilité pour parcourir les 50 m que nous nous étions fixé comme limite. Cheminement à tâtons en triturant les talus de glaise pour déterminer la direction du flux, une main tâtonnant à droite pour suivre la paroi et éviter de s’y fracasser la tête, et c’est après 10 mètres au maximum … et 1.50 m de profondeur que j’émerge dans une galerie exondée … Petit coup d’oeil à la suite qui s’annonce intéressante d’autant plus que je perçois alors un fort bruit d’eau.
Retour précipité vers l’amont pour donner ces premières informations et invitation pour partager la première à mes compères alors alanguis sur la plage …
Sans réponse positive de leur part, je m’immerge à nouveau pour parcourir les quelques mètres qui doivent me séparer du prochain verrou noyé. Je préfère rester pessimiste … en espérant que cela conjure le sort !
Après une dizaine de mètres de progression depuis la vasque de sortie du S1 aval, un toboggan de 1.50 m de dénivelé me permet de déterminer d’ou venait le bruit de cascade. Ce ressaut est intéressant car il devrait permettre de désamorcer le siphon qui est de fait « suspendu ». Il faudra donc prévoir une prochaine incursion punitive avec une pioche et des moyens pyrotechniques !
Je parcourerai alors environ 300 / 350 m de galerie plus ou moins malcommodes … du laminoir très large à fond rocheux bien agressif pour les genoux et les mains aux sections de rivière confortable. Après une centaine de mètres de progression, je relève une petite arrivée en rive gauche … et après 150 m environ, un affluent rive droite semble doubler le débit du ruisseau. Après une une quarantaine de mètres depuis la confluence, en progressant dans un conduit confortable, je me heurte à un nouveau siphon amont que je pense alors attribuer au Gouffre du Crevat. Thierry, spécialiste du secteur, nous informera qu’il s’agit vraisemblablement d’un autre apport … à moins que l’amont du Crevat se transforme en aval en période d’étiage (?). Idée originale qu’il faut peut être attribué à de longs séjours dans le pinard !
Après la confluence, la galerie devient confortable et je quitte la station quadrupède pour celle de bipède décidément plus agréable. Après 100 m de progression aisée, la position « 4 pattes » (je vais éviter « levrette » ..) devient obligatoire … puis c’est en rampant entre la voûte plane et les dépôts de sables propres, le nez dans la rivière, que j’abdique après avoir jeté un oeil dans le faisceau de ma lampe Scurion sur une vingtaine de mètres supplémentaires. Il est fort probable que nous trouverons rapidement un colmatage quasi complet de la section .. à moins qu’une diaclase nous permette de franchir cette zone pas très attirante.
Demi tour justifié … par le temps passé derrière le S1 (… mes camarades vont s’inquiéter ! ) et surtout le souci de « partager » ce moment de bonheur à ramper dans le laminoir partiellement ennoyé,
je prends alors le chemin du retour.
Passage rapide du S1 … une simple formalité qui devra nécessiter quelques aménagements comme la pose d’une corde de traction tout en travaillant à son déjaugeage définitif.
Il est alors décidé, au vu de l’heure maintenant tardive, de se limiter à une incursion « plaisir » dans l’amont pour Stéphane qui se justifie alors en proposant le levé topographique. Retour dans la galerie gazée au ralenti pour ne pas faire serrer la machine et petite cigarette à la base du puits (pour se décolmater les bronches et faciliter l’oxygénation des organismes hypoxyques … ).
Stéphane s’immerge alors dans le S1 amont dans un grand fracas de palmes comme à son accoutumé, avec pour objectifs la topographie et la recherche de la palme (pas très académique) que Didier à perdu il y a deux semaines derrière le S2.
Si la topographie sera plus que partielle suite à la casse de la mine du crayon … et à la perte de la page du carnet avec les précieuses annotations, Stéphane trouvera la palme tant attendue et « mesurera » les conduits au pas. Le S1 fait 150 / 160 m, la zone exondée environ 20 m, le S2 est long de 30 m et la progression jusqu’au S3 est estimée à 120 m environ (A confirmer par ses notes « mentales ») . Arrêt de Stéphane à la base du ressaut qui précède le S3 car son franchissement nécessitera une dépose de l’équipement de plongée … ou encore la mise en place d’une échelle.
A l’unanimité, c’est le choix de l’échelle qui a été retenu … Encore une mission intéressante et cocasse à programmer pour la prochaine plongée !
Retour en surface vers 16h00 … pose casse croute et l’équipe se sépare. Stéphane rejoint Belfort pour reconstituer son capital « points » tandis que nous profitons de la présence de Thierry et de l’éclaircie pour visiter un peu le secteur afin d’en parfaire notre connaissance et définir quelques objectifs. Nous visiterons donc successivement la perte du village de Borey (A l’origine du pinard), les pertes de Cerre les Noroy, le gouffre du Breuillot et un projet de désobstruction à l’amont de celui ci.
Une journée intéressante avec 300 / 350 m de nouveaux conduits découverts à l’aval … la présence d’un affluent important en rive droite dont l’origine devra être précisée … et une prise de contact avec les siphons amont qui n’attendent plus que notre visite de la semaine prochaine pour se dévoiler un peu plus …
A suivre …
Christophe ROGNON
Filain, nettoyage matos JNS, jeudi 6 octobre 2016
Participants : Vol, LM, JMJ, TL, JM, HM, DG, BD, JLG
En sortant du Breuillot, on file à Filain pour le nettoyage du matos des JNS. On retrouve comme prévu Jacques Moreau sur place, à 18 h, et on attaque. Peu de temps après arrivent Léo, Thomas, Damien et Hervé. et en 1 heure, tout est propre. Arrive alors Nanard, comme la cavalerie, après la bataille (c'est vrai quand même qu'il bossait jusqu'à 18 h à Gray).
Hervé nous invite à manger, les restes des JNS (saucisses et jambon) + patates et cancoillotte. Merci Flo ! Jacques avait aussi amené quelques bouteilles de Chirouble ... Une bonne soirée !
JLG
Creux Breuillot, jeudi 6 octobre 2016
Présents : JLG, JMJ et VOL
TPST 3H
On va voir l’effondrement de la doline du Breuillot, c’est assez spectaculaire. On se demande bien où sont passés les m3 de terre. Pas le moindre enrochement en vu. On s’équipe et on descend par le trou connu qui est en surplomb. Dès les premiers mètres, JL trouve que c’est pas bien gros. Effectivement, ça frotte un peu partout. Jean Marie équipe et tente un boyau tête en avant. Il doit se raviser sur un ressaut d’un mètre au risque de se casser la barbichette. Reptation arrière et engagement pied devant. JL trouve que c’est pas gros. On arrive en bas du dernier puits à pied sec, JM se rappelait que la corde ploufait avant. Il faut dire qu’on a dû aller à l’économie parce qu’elle est un peu courte. C’est pas comme si j’avais pas une 35 m dans le coffre hein. Il y a un endroit étroit comme une chaussette. JL trouve que c’est pas gros :D. On va voir à droite, on rampe un peu puis on s’arrête devant un laminoir. J’enlève ma quincaillerie pour m’engager dans ce qui ressemble à un chenal sculpté de cupules très jolies et très pointues sur mes genoux. Je me baigne en rampant pendant 15 m brrrr, puis la galerie s’ouvre sur une rivière calme et argileuse avec des plages deci delà, le plafond piqueté de bourgeons d’argile. Je parcours 50 m et ma lampe clignote (pas rechargée depuis 3 sorties…). Je vois loin, encore 20 m au moins devant moi. Très joli. Je rebrousse chemin pour raconter aux garçons. Ils m’assurent que j’ai fait de la première. Bon : contente. On sort et JL trouve que c’est pas gros :D. Il perd son pantin juste dans l’étroiture de la chaussette et doit se débrouiller en pleine force. Moi je lui signe son certif tout de suite. On ventile beaucoup à l’effort, je me demande si on est pas pauvre en oxygène en bas des puits. Je ressors sous un agréable soleil horizontal. Et cours à la voiture pour me changer car ça fait froid, 12 °C mouillée comme un rat. C’est JM qui a mes clés de voiture dans mon kit … j’attends les garçons des heures sur le chemin en congelant lentement. On se change, on appelle Thierry Vircondelet qui nous dit qu’il connait très bien la galerie derrière le chenal, maraud ! Ma première est une enième. On file à Filain nettoyer le matériel des JNSC qui se décompose dans ma voiture depuis dimanche.
VOL


