sorties
Gouffre des Petites Chailles, réseau du Chaland, initiation, jeudi 13 août 2026
Participants : JM Rias et 8 personnes, JLG
En ces temps caniculaires, je profite d'une sortie de JMarc au Chaland, organisée par l'office du tourisme de Jussey, pour me mettre au frais une après-midi. Il a déjà emmené un groupe le matin, et eu tout juste le temps de manger à midi.
On se retrouve à 13 h 30 au parking. Le groupe est constitué de 8 personnes : un couple de Hollandais, et 2 familles de 3 personnes. Equipement, explications, et on se retrouve rapidement au bord du trou. 2 personnes hésitent fortement à descendre après avoir vu ce qui les attend, une dame et une ado. Je descends le premier pour attendre tout le monde en bas, et finalement, tout le monde descend, avec quelques pleurs pour l'ado. La deuxième partie des échelles se passe sans problème.
Départ de la visite : JMarc alterne les moments de progression et les pauses avec explications, sur la création des grottes, la faune, la présence de gaz, le fonctionnement de la lampe à carbure, l'historique de la découverte de la cavité, les spéléothèmes, .... On avance ainsi jusqu'aux premières cordes, histoire de ne pas trop se mouiller, certains commençant à avoir froid. Retour entrecoupé de pauses avec explications, toujours pleines d'humour, "à la JMarc", comme à l'aller.
La remontée des puits se passe sans problème, et tous retrouvent rapidement la chaleur... La sortie a été très appréciée des visiteurs. Une fois tout le monde parti, on va rendre visite à Véronique et Damien pour une pause bière bien méritée (merci à eux !).
JLG
Grotte du Deujeau - Arbecey, classique, mercredi 12 août 2026
Gouffre Sédéra 1, Cerre lès Noroy, travaux, dimanche 9 août 2026
Participants : Sarah Bouveret et Damien Grandcolas.
J'ai envie d'aller au frais ce dimanche et demande sur le WhatsApp du SCV si quelqu'un est intéressé. Sarah veut bien faire une petite sortie désob tranquille. C'est parti pour Sédéra afin de poursuivre la désob commencée le 2 août. Pelle, piochon, pointerolle, burin, massette, pied de biche, gros perfo et éclateurs sont fourrés dans un sherpa et, avec un seau en plus, nous descendons le puits que Sarah a équipé. Je commence à faire le tour de l'ensemble de la cavité, Thierry l'avait suggéré car le "trou est tordu". Une faille assez profonde juste à droite au début de la deuxième salle me semble intéressante mais il n y a pas de courant d'air ! Le plus judicieux est de continuer à creuser là où Thierry a commencé. Sarah s'y attèle et je stocke la terre tant bien que mal ! Je reprends le flambeau et continue de creuser en profondeur et en direction de la faille. Le courant d'air est bien présent et sort par des petits interstices ! Plus nous descendons, plus ça devient large ! Je dégomme un morceau de roche en place avec les éclateurs, ce qui permet d'être encore plus à l'aise pour poursuivre de creuser en direction du fond de la faille. Il peut être envisagé de pêter l'ensemble de la protubérance rocheuse à l'aide de deux ou trois pailles. Après environ trois heures de labeur, nous optons pour un retour au jour. Le puits qui est au gabarit "présidentiel" se remonte très bien, même avec un sherpa encore plus alourdi par la terre agglutinée sur les outils.
PS : étrange, la trappe des buses d'entrée était ouverte ???
Messagerie WhatsApp SCV :
Thierry : "Alors quoi de neuf ?"
Sarah : "ça souffle toujours, on a bien descendu le niveau et Damien a commencé à éclater un peu la roche pour élargir. Il y a des vides. Avec des pailles ça va aller mieux"
Cat : "Intéressant".
Damien.
Baume de Gonvillars - Saulnot., initiation, jeudi 6 août 2026
Participants : Romane, Célia, Alix et Clément Martin - Damien Grandcolas.
Je devais accompagner Jos et Romain Malgarini (DRAC BFC) dans le réseau de la Rigotte. Cette sortie a été annulée car Jos s'est entaillé sérieusement un pouce et fait donc le choix d'éviter tout risque d'infection. Je suis donc dispo pour proposer une sortie découverte pour les enfants d'un copain qui me l'avait demandé. Je leur propose la Baume de Gonvillars et c'est ainsi que la famille Martin au complet se retrouve dans cette rivière souterraine. Malgré l'âge de leurs enfants (3 ans pour Romane et 6 ans pour Alix), nous allons jusqu'à la cascade de la main-courante. Retour un peu plus difficile pour les enfants qui commencent à ressentir la fatigue et nous retrouvons la lumière du jour après presque 3 heures de crapahut au total. Les enfants et les parents ont apprécié la sortie.
Damien.
Grotte du Château de la Roche, Chamesol, classique, mardi 4 août 2026
Gouffre de Sédéra, travaux, dimanche 2 août 2026
On se retrouve à 10 h chez Thierry, avec Sarah, et Catherine (tante de Sarah). Discussion, observation de minéraux, café, gâteaux,... on n'arrive au trou que vers 11 h. J'achemine tout le matériel au bord du gouffre avec le Samouraï, les filles s'équipent pendant qu'avec Thierry, on installe la potence pour fixer la poulie, vérifie la présence du courant d'air, met en place la corde de descente et de traction... Le but de la journée est de vider le tas de cailloux, terre... qui est en bas du puits.
Une fois au fond, Catherine et Sarah vont à la demande de Thierry essayer de trouver d'où provient le courant d'air. Une fois trouvé (faille au fond du gouffre, en roche, étroite), Catherine revient se positionner dans le puis pour servir de déviateur lors de la remontée des seaux. Je tire les seaux que Thierry va vider.
J'arrête rapidement, parce que j'ai un concert l'après-midi du côté de Langres et je dois partir tôt. Suite du compte-rendu pour ceux qui sont restés...
JLG
Tout d'abord une petite intro pour dire à quel point je suis heureuse d'avoir retrouvé les collègues spéléos et ma tante adorée pour une reprise « en douceur » en désob mais aussi en classique quelques jours auparavant.
La première bonne nouvelle, c'est que je sais encore mettre un descendeur et creuser !
La deuxième, c'est que ça me passionne toujours autant, même si mon dos n'est pas vraiment d'accord.
La troisième c'est qu'il y a un courant d'air ! Et que j'ai pu le localiser avec la bonne vieille technique de la clope ! Thierry m'avait dit : "Emmène une clope ! " Oui chef, bien chef !
Étant en bas la première et après avoir écarté une dizaine de petites grenouilles, j'ai pu faire le tour de toute la cavité avec ma clope pour essayer de repérer le courant d'air. Un point seulement a retenu mon attention, le courant d'air sort d'un petit méandre plongeant très étroit... Mais bon, l’étroit, sur ce réseau, a déjà donné de très belles premières donc pourquoi pas ! Il va falloir sortir les pailles. Mais nous en sommes encore bien loin, il y a tout un talus a dégager pour améliorer les conditions de travail !
Donc je creuse encore et encore dans cette merdasse remplie de cailloux mais aussi de gros rochers ! Cathy, qui m’avait rejoint, remonte un peu et dérive la corde en milieu de puits, dans une position digne d'une salutation au soleil, Thierry et Jean-Luc remontent les seaux avant que Jean-Luc parte pour une obligation.
Peu de temps plus tard je remarque une odeur nauséabonde... J'avais le genou sur une limace en décomposition.. Super !
En tout cas, aucun doute sur la présence de l'eau là-dedans, elle a circulé, ça me fait penser à un réseau sup colmaté et éboulé sur toute une partie, allez savoir ce qui ce passe la dessous !
L'estomac criant famine, on finit par remonter. Nous faisons une pause bien méritée à l'ombre de la forêt qui est particulièrement belle. Ce doit être le milieu d'après midi quand nous nous remettons à l’œuvre. Cette fois Thierry descend pour creuser et voir d’où sort le courant d'air, Cathy reste au milieu et je reste en surface pour remonter les seaux.
La chaleur est accablante, je goutte, une guêpe m'a prise pour cible et la merdasse est bien lourde avec les frottements. Je ne tiendrai pas plus que 15/20 seaux.
On a déjà fait un bon nettoyage alors on remballe tout. Et on profite un peu de la proximité pour aller faire un tour sur nos spots à fossiles dans le secteur. Récolté mais non labouré, les champs ne nous offrirons pas grand chose. La patience est mère des vertus !
Une petite bière chez Thierry autour de beau cailloux qui fascinent Cathy sonnera le glas de cette sortie. Nous repartons chez nous bien heureux et toujours un peu maso comme tout bon spéléo !
Un jour, Malcolm Cowley a dit : Mettez-vous du coton dans les oreilles et des cailloux dans vos chaussures. Enfilez des gants de caoutchouc et barbouillez vos lunettes de vaseline. Et ça y est, vous y voilà : en un instant, vous êtes devenu vieux.
Sarah
Gouffre de Granges Matthieu, travaux, samedi 1er août 2026
TPST : 7 h
Il s'agissait de finaliser le nettoyage de la cavité dans le cadre de son passage en réserve naturelle. Le plus gros du travail ayant été fait 2 semaines avant, c'était surtout de la finition. Des équipes sont faites pour aller ramasser ce qu'il reste au niveau des différents secteurs. Dans la partie Nord, la plus importante qui avait été aménagée, il ne reste plus grand chose par rapport à avant, mais on retrouve quand même facilement plusieurs centaines d'ampoules de flash, quelques canettes en verre, des boites de conserves, des emballages plastiques,...
C'est l'occasion pour moi de découvrir la cavité, surtout son sol et ses recoins divers. De beaux passages, bien concrétionnés, avec parfois des suites pas évidentes entre les concrétions qui offrent l'occasion de se "perdre" malgré une cavité linéaire.
Les équipes envoyées dans la partie Sud remontent beaucoup de déchets divers : quincaillerie, chaussures,... ce qui laisse supposer que cette partie a servie de décharge à un moment.
Au final, on a de quoi bien remplir une remorque de voiture.
Par ailleurs, le travail de dépollution étant officiellement fini (même s'il reste certainement encore des ampoules de flash sous des cailloux), le balisage et le téléphone sont enlevés. La journée de dimanche 02/08 est annulée.
Le soir, un repas est offert par le CDS 25 en bord de la Loue, près dela salle des fêtes du village.
Thomas LEBON
Grotte de Champdamoy, Quincey, classique, mercredi 29 juillet 2026
Participants : Joël et moi
J'ai reçu le matin un mail d'une équipe de tournage cinématographique qui recherche une grotte, avec des critères précis (accès, hauteur, proche d'une forêt, pas de traces d'activité humaine...) pour un court métrage qui se ferait en Haute-Saône, sur la Vouivre. Je lance une demande aux copains du club, et on me propose la grotte de Champdamoy. Je vais voir sur Basekarst, il n'existe pas de photos de cette cavité. Comme on a un peu de temps ce matin-là, et que Joël ne connaît pas, on va y faire un tour, pour faire quelques photos, à mettre sur Basekarst et à envoyer à l'équipe de tournage. Sur le chemin du retour, on croise Catherine Bouveret, qui va se promener vers le Frais Puits.
Au retour à la maison, je complète la fiche Basekarst (photos, vérifications coordonnées, et j'envoie une réponse à l'équipe de tournage, avec photos et localisation précise de la cavité, et je propose de les accompagner sur le site. Affaire à suivre.
JLG
Grotte de Solborde, Echenoz la Méline, classique, mardi 28 juillet 2026
Ce mardi 28 juillet, nous sommes partis explorer la grotte de Solborde. L’équipe était composée de Théo, Sarah et Léa.
Équipés de combinaisons en néoprène et de tout le matériel nécessaire pour affronter une eau que nous pensions potentiellement très haute, nous étions prêts à partir à l’aventure ! Après quelques difficultés pour ouvrir la porte d’entrée, nous avons commencé notre progression.
Dès les premiers passages en rampant, nous avons constaté que la rivière était asséchée. Après avoir traversé quelques flaques, nous sommes finalement arrivés face à l’eau. Nos observations nous ont permis d’estimer que le niveau actuel de l’eau souterraine se situait au moins 50 cm en dessous de son niveau habituel.
Après avoir testé et exploré plusieurs itinéraires, nous avons décidé de nous arrêter au moment où il aurait fallu nous immerger complètement. Nous avons préféré prendre le temps d’observer les lieux et de chercher de jolis cailloux.
Nous avons ensuite fait demi-tour pour rejoindre la sortie, où nous avons croisé quelques touristes, visiblement amusés par notre apparence. Bien sûr, nous étions couverts de boue, mais finalement bien moins sales que ce que nous avions imaginé !
Léa
Gouffre Sédéra 1, Cerre lès Noroy, travaux, vendredi 24 juillet 2026
Participants : Théo – Thierry V. – Nanard
TPST : 9 h
Théo étant disponible ce vendredi et ayant autant de ferveur pour découvrir de nouvelles cavités, il est décidé de poursuivre les travaux d’aménagement au gouffre Sédéra 1 vers Cerre les Noroy.
Le rendez-vous est fixé vers 10 H au trou. Jean-Luc qui devait nous rejoindre le matin a déclaré forfait.
Sur place, Théo nous propose d’acheminer le matériel avec sa voiture jusqu’au trou en affrontant la piste forestière. Couvercle de buse retiré, on aménage les potences pour installer la poulie qui nous aidera à remonter les seaux du fond.
Un courant d’air est présent au niveau des buses, venant du fond.
En première partie de journée, Thierry s’affaire à dégager le passage étroit et ébouleux avant la base du puits ; Théo est au relais pour guider le seau à la remontée et Nanard treuille les seaux en surface.
Après une pause casse-croûte bien méritée, on inverse les rôles et c’est Théo qui dégage la base du puits avec Thierry au treuillage.
Fin de journée, il reste un gros bloc en équilibre au milieu du puits à 2 m du fond. Nanard s’y attelle avec le perfo et 2 petites pailles. Le bloc ne résistera pas et partira en mille morceaux.
On finalise la journée à réaliser des essais d’évacuation des déblais accumulés à la base du puits, afin de vérifier que la remontée des seaux peut s’opérer sans risques, ni frottements. Théo aménage quelques passages et Nanard évacue le fond après avoir réduit en morceaux une dalle située à la base du puits. Finalement on arrête les opérations vers 20 H après avoir presque évacué les déblais récents et retrouvé le cône d’éboulis d’origine.
Une petite reconnaissance dans les galeries où on perçoit toujours un courant d’air. Reste à localiser la zone à travailler.
Une grosse séance d’une journée sera nécessaire à 3 voire 4 personnes pour vider le cône d’éboulis d’un peu plus d’un mètre cube, avant de pouvoir engager de nouveaux travaux de désobstruction dans cette cavité située juste après les siphons terminaux de Cerre les Noroy, plus en aval.
Nanard
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