sorties
Prospection secteur Villers-Vaudey, jeudi 5 février 2026
Participants : Leen et Jos Beyens (SC Avalon) et Damien Grandcolas.
Jos me propose d'aller repérer la perte de la Dielle à Villers-Vaudey. Il envisage de reprendre les travaux de cette cavité d'une cinquantaine de mètres explorée par Sylvain Charles en 1984 et topographiée par le SC Vesoul (JN Latroyes, S Charles et JL Géral) en 2001. Arrêt sur colmatage partiel d'une diaclase avec vue au-delà ! L'entrée est toujours pénétrable mais il y a, à notre goût, trop d'eau ce jour pour y pénétrer. La descente du talus de 5 m pour atteindre le soupirail d'entrée est aujourd'hui très glissante et mérite un petit aménagement. Nous repérons une petite cavité à une cinquantaine de mètres au-dessus de la perte et aussi deux dépressions. Des travaux en perspective pour l'équipe du SC Avalon !
Nous profitons d'être dans le secteur pour repérer la perte du Bois de la Dielle, la perte du Bas du Dépotoir et la perte du Village qui sont répertoriées sur Base Karst. Il s'agit en fait de dépressions remplies d'eau pour les 2 premières et d'une perte diffuse pour la perte du Village. Nous continuons notre prospection en situant la source du Bas du Village et celle de la Corotte qui ne sont pas répertoriées sur BK. Nous recherchons ensuite vainement une perte importante indiquée par Sylvain à Jos et que ce dernier avait repéré il y a une dizaine d'année, il s'agit peut-être de la perte du Rupt de Clus à Lavigney ! A voir une prochaine fois. En remettant à jour ces données sur BK, je m'aperçois qu'il y a une résurgence de grand intérêt au niveau de la Combe des Rondeys à Fleurey-lès-Lavoncourt (belle résurgence en vasque, permanente avec vision d'une galerie noyée !, Jos m'en avait parlé mais ne se rappelait plus où elle se situait).
Nous nous quittons après avoir bu une bonne bière Belgo-Comtoise de la brasserie de Fontenelay, cela va de soi !
Damien.
Gymnase des Haberges, entraînement spéléo, lundi 2 février 2026
Participants : Véro, Thomas, Nanard et moi
18 h / 20 h
Véro ne travaillant pas ce lundi fait le déplacement depuis Belfort pour venir s'entraîner avec nous. Elle a du matériel à régler, et elle amène une "corde" de 6 mm. Lionel grimpe nous installer 2 cordes "normales, 9 mm" dans la partie surplombante. Une restera "directe" et sur la deuxième, Véro met en place un fraction sans mousqueton avec de la dyneema et un noeud de tisserand. De plus, elle installe, entre les 2 cordes, sa corde de 6 mm, avec un amarrage double à grandes ganses, sur 2 plaquettes.
Thomas vérifie que ses longes sont maintenant de bonne longueur, d'abord sur la corde directe puis sur celle avec fractio. Je monte sur la 6 mm, ayant des bloqueurs neufs qui tolèrent bien les petits diamètres. Bon, ça se grimpe facilement, la corde coulisse bien. En tête de corde, j'installe un mousqueton de confort pour faciliter la conversion. A la descente, bien qu'ayant passé la corde en double dans le descendeur, ça file vite, mais ça reste gérable. Nanard essaye ensuite, mais ayant des bloqueurs anciens et un peu usés, la corde a du mal à accrocher.
Ensuite, Véro décide de me "sauver". Le rapport de poids n'est pas à son avantage. elle y parvient néanmoins, avec un tout petit peu d'aide de ma part en un peu plus de 8 min. Elle réitère l'expérience sur Nanard, qui, lui, ne fait rien pour l'aider. Du coup, ayant mal géré les longueurs pour le balancier, elle a beaucoup plus de mal.
Fin de séance à 20 h après avoir déséquipé. Je récupère la corde avec fraction. Bien difficile de défaire le noeud de tisserand, bien tanqué et en dévers. Un bon mousqueton à la place .... Véro récupère l'autre corde.
On finit avec Chantal au Bureau autour d'une bonne bière (sauf pour Thomas bien-sûr, et une fois Nanard ayant retrouvé sa clé de voiture) et d'une flamenkuche. le tout offert par Véro. Merci Véro !
Los Hervideros - Yaiza, Las Grietas - Tias, Los Roferos - Teseguite - Lanzarote - Canaries - Espagne, samedi 31 janvier 2026
Cueva de Orzola (Orzola), Cueva de la Paloma (Haria) et Cueva de Los Escaladores (Haria) - Lanzarote Canaries - Espagne, mercredi 28 janvier 2026
Gouffre du Vauvougier, Malbrans (25), perfectionnement, mardi 27 janvier 2026
Lieu : Gouffre de Vauvougier (Malbrans)
Participants :
Thomas, Benjamin, Charline, Lény
C'est sous un ciel froid et couvert, mais avec l'espoir d'une météo clémente, que le groupe se retrouva au Bastion, local du GSD, à 9h pour emprunter le matériel nécessaire et préparer les kits. L'objectif de la journée était d'atteindre le fond du "Grand Puits" de 40 mètres.
L'ensemble des cordes fut réparti en 6 kits, représentant un peu plus de 250 mètres de corde. La préparation s'étant quelque peu prolongée, le groupe se retrouva finalement devant la mairie de Malbrans à 11h. Face à ce retard, la décision fut prise de déjeuner avant d'entamer la descente.
Approche de la cavité
L'approche en voiture s'avéra... mémorable. Le chemin d'accès, détrempé et particulièrement glissant, offrit au groupe une session de drift improvisée dans la boue ! Les véhicules furent finalement garés en bordure, et le reste du trajet s'effectua à pied.
Progression souterraine
L'entrée dans la cavité se fit vers 13h30. Thomas prit en charge l'équipement de l'entrée et du premier puits ceux-ci étant plutôt technique. La descente se déroula sans difficulté. Il équipa également le Puits du Pendule avant que Benjamin ne prenne le relais pour la suite de la progression.
Au fil de l'avancée, quelques chauves-souris furent observées ici et là. Le rythme était bon, et le groupe progressait efficacement vers son objectif.
Terminus inattendu
Malheureusement, l'objectif du jour ne fut pas atteint. Arrivés en haut du Puits du Guano, le groupe se retrouva face à un obstacle imprévu : deux rhinolophes s'étaient installés précisément sur chacune des broches nécessaires à la progression. Impossible de poursuivre sans les déranger à coup sûr. Par respect pour ces hôtes fragiles, la décision de faire demi-tour s'imposa naturellement.
Retour
Le déséquipement fut réparti ainsi :
- Lény déséquipa la partie installée par Benjamin
- Charline déséquipa la section de Thomas
Le groupe sortit de la cavité vers 18h. Entre-temps, la pluie avait fini par nous rejoindre. S'ensuivit un jeu de pousse-pousse dans la boue pour dégager les véhicules enlisés.
Charline
Grotte du Carroussel – et secteur Gray, journée comptage chauve-souris, vendredi 23 janvier 2026
Participants : Florie Girardot (CPEPESC) – Alexis Perret (CPEPESC) – Bernard Détouillon (SCV)
Lors de cette période hivernale, la CPEPESC propose aux spéléos de participer aux différents comptages de chiroptères sur la région. Je me propose donc pour la cavité du Carroussel à Chaux les Port.
Point de covoiturage à Ecole valentin, puis direction Chaux les Port à la grotte du Carroussel (développement de 400 m). Une centaine de chauve-souris y seront répertoriées (grand murin, petit et grand rhinolophe,…)
Après une petite collation, direction sous la pluie, vers le Tunnel de Theuley les Vars (tunnel d’évacuation des eaux d’un étang). On s’équipe de Waders pour parcourir les deux canaux souterrains où seulement 2 chiroptères seront recensés (grand rhinolophe et vespertilion à oreilles échancrées).
Puis on terminera par le Tunnel de Dregeon à Gray (tunnel sous la ville de Gray qui collecte les eaux d’un ruisseaux, les eaux pluviales et collectait les eaux des égoûts de la ville). Toujours équipés de nos Waders, nous parcourons le tunnel où une trentaine de chauve-souris seront répertoriées (grand murin, minioptère de schreiber, rhinolophe).
Journée intéressante qui permet de bien visualiser les chiroptères et surtout de mieux les déterminer.
Nanard
Voray sur l’Ognon, prospection, vendredi 16 janvier 2026
Participant : Bernard Détouillon
TPST : 2 h 30
Suite aux prospections récentes dans le secteur de Voray sur l’Ognon, nous avions repéré de nombreux effondrements. Dans le même secteur, 3 pertes avaient été signalées et répertoriées par la SAC. Je voulais vérifier qu’il n’y avait pas redondance avec les effondrements que l’on nous avait signalé il y a quelques temps.
J’ai bien relocalisé les pertes signalées par la SAC, mais une située dans un champ semble avoir été rebouchée.
Par contre l’ensemble des effondrements et cavités repérés dernièrement n’ont jamais été recensés.
Repérage de chaque phénomène au GPS et photos à l’appui.
13 phénomènes recensés, dont 6 dolines présentant des orifices soit dans la terre ou la roche en place. Tous ces phénomènes sont alignés sur environ 1 km et longent le chemin de randonnée en pleine forêt. L’ensemble de ces phénomènes est certainement dû au drainage des eaux s’écoulant du revers (Revers des Corde Routes), qui ont occasionné ces soutirages. Dolines allant de 1 m à 8 mètres de profondeur et jusqu’à 15 m de longueur.
Parmi celles-ci, en dehors des soutirages dans la terre, parfois de 3 m de diamètres, deux cavités présentent de la roche en place dont une avec une belle petite entrée.
Il sera nécessaire de revenir explorer plus en détail cette zone.
J’ai réussi à relocaliser la faille des trois chiens, signalée sur Basekarst, mais dont je ne me souvenais plus de la position. C’est grâce à l’aide d’un chasseur de l’époque, pour qui nous étions intervenus pour extraire les 3 chiens enfouis à la poursuite d’un blaireau, qui m’a donné sa position.
Quelques phénomènes à rajouter prochainement sur Basekarst.
Nanard
Prospections secteur de Rioz, mardi 7 et mercredi 8 janvier 2026
Prospection secteur Rioz mardi 7/01/2026 3 h
Participant : Bernard Détouillon
Je profite de l’enneigement pour prospecter durant 3 h sur le secteur des gouffres à Neuvelle les Cromary et vérifier les coordonnées de la « Fontaine des Dames » qui ne semblait pas être à sa place sur Basekarst. Prospection dans la zone de la Fontaine des Dames où je pointe également la perte amont de la « Fontaine des Dames » qui n’est pas non plus bien positionnée.
En remontant le ruisseau amont à sec je positionne deux exsurgences (une active et une à sec), ainsi qu’un petit porche fossile (certainement ancienne perte du réseau signalé dans la Fouine N°2).
Prospection secteur Rioz mercredi 8/01/2026 3 h
Participant : Bernard Détouillon
Nouvelle prospection sur une autre zone de forêt plus proche des gouffres et de la commune de Sorans les Breurey.
Pointage sur la commune de Rioz de quelques effondrements qui pourraient être en lien avec la Fontaine des Dames.
Repérage sur la forêt communale de Sorans les Breurey, d’un effondrement avec à proximité une perte qui pourraient être un liés à la « Grotte N°1 » située à proximité du « Creux sans Nom ».
Nanard
Prospection secteur Rigotte – Farincourt, lundi 5 janvier 2026.
Participants : Jos Beyens (SC Avalon) et Damien Grandcolas.
J'accompagne Jos qui veut faire une prospection dans le secteur de la Rigotte. Ensemble, nous avons déjà prospecté le secteur mais pas avec les mêmes conditions météos : froid et sol enneigé, ce qui pourrait nous permettre de repérer des “trous qui fument”.
Nous en profitons pour aller voir la perte de la Rigotte avec son ruisseau gelé. Le spectacle est de toute beauté. J'en profite aussi pour refaire des photos des "grottes préhistoriques". A côté de ces dernières, nous repérons à mi-hauteur dans la barre rocheuse un petit porche qui se termine par un boyau impénétrable que je nomme grotte du Petit Boyau ! Ensuite, dans le lieu-dit “Les Combes”, nous passons vers un puits artésien (anthropique) creusé sur une profondeur de 5 m dans la vallée de la Rigotte ! Il n'y a pas d'eau dans le fond !
Jos a une idée précise de la zone à prospecter : une petite vallée sèche en rive gauche de la vallée de la Rigotte, remontante vers la "Corvée des Grands Champs". Elle correspond en surface à un affluent de la perte de la Rigotte. A l'exception de failles tectoniques dans les barres rocheuses, nous ne trouvons rien dans ce secteur. Je propose ensuite à Jos d'aller voir une zone que j'ai repéré sur Lidar dans le secteur du lieu-dit "les Lavières" à l'Est du bois de Fouvent le Bas. Idem, nous ne repérons rien dans cette zone, excepté des gros blocs calcaires dispersés, un vieux lapiaz et des anciennes petites carrières, d'où il devait être extrait des laves calcaires pour les couvertures des maisons, d'où le nom du lieu-dit "les Lavières", peut-on se permettre de supposer.
Nous rejoignons les voitures bredouilles mais bien content de ces trois heures passées à parcourir ce paysage hivernal, et comme le dit si bien Jos : "pour être sûr, il faut aller voir !"
Depuis 1988, le site de la perte de la Rigotte (43 ha) est classé par la DREAL comme lieu dont le caractère exceptionnel justifie une protection de niveau national, sur la base de critères pittoresques, historiques, scientifiques, artistiques ou légendaires. La protection site classé est régie par les articles L341-1 à L341-22 du code de l’environnement. Elle entraîne une servitude sur le bien protégé. Toute modification de l’état ou de l’aspect du site classé doit faire l’objet d’une autorisation spéciale de l’Etat.
Damien.
CR de Jos
Objectif : Compte tenu des températures très basses, il a été décidé de mener une prospection au-dessus de la Perte du Rigotte, jusqu’au Trou Bouchot. Si des courants d’air chauds sortant de cavités existent, nous devrions pouvoir les localiser. Nous souhaitions également explorer la zone au-dessus de l’Affluent du Grand Champs.
Résultats : Le paysage enneigé et la rivière gelée étaient très photogéniques. Nous avons pu en profiter. Cependant, nous n'avons trouvé aucune nouvelle entrée. La zone avait déjà été fouillée à plusieurs reprises, sans succès. Nous pouvons désormais la rayer définitivement.
Une nouvelle grotte a été ajoutée au BaseKarst de Franche-Comté : le Trou du Petit Boyau. Il s’agit d’un très petit abri suivi d’un étroit conduit, situé entre les grottes préhistoriques de Farincourt n° 3 et 4.
Il est également à noter que les vestiges de nos fouilles au Laminoir sont aujourd’hui très peu visibles.
Jos.
Perte du Château de Vallerois, villers sur Port, travaux, dimanche 3 janvier 2026
Participants : Léa Plaza, Jos Beyens (SC Avalon), Bernard Détouillon, Thierry Vircondelet et Damien Grandcolas.
Nous avions besoin de personnel pour acheminer du matériel jusqu’à la trémie 5 et nous nous sommes retrouvés à cinq pour réaliser cette mission, ce qui a facilité la tâche.
Les petites routes menant à la perte sont bien enneigées et la température est bien basse. Léa qui ne connait pas le lieu nous envoie un WhatsApp de détresse depuis Villers-sur-Port. Damien va à sa rencontre pour la guider. A 11h et des broquilles, nous entrons sous terre avec 5 kits chargés de bidons de ciment, bidons de bouffe, petites tiges de TOR et d’autres kits pliés pour charger en cours de route du matos disséminé ici et là dans la cavité. Le courant d’air entrant nous gèle dans le début de la trémie 1 et nous passons entre les petites stalagmites de glace. Heureusement, la température monte au fur et à mesure que nous nous éloignons de l’entrée.
Nous cheminons hardi petit tout en donnant des explications sur la cavité et sa découverte à Léa à qui c’est la première visite. Nous faisons un premier chargement de 2 bidons et quelques bricoles à la salle Bruno puis finissons à nous charger avec les barres métalliques de diverses longueurs à la trémie 4. Nous sommes à bloc et presque tout le matériel qui traînait à droite et à gauche est emmené jusqu’à la trémie 5. Nous passons les différents obstacles en faisant la chaîne avec une organisation sans faille. Une fois le matériel stocké près de la trémie 5, nous partons faire quelques investigations dans celle-ci et voir le terminus atteint par Thierry et Damien lors de la dernière pointe. Damien ne s’engagera pas profondément dans la trémie, son épaule le rappelant à l’ordre ! Jos, Nanard et Thierry furètent dans la trémie pendant que Léa préfère attendre bien sagement occupée à réaliser un bonhomme de terre. Jos rejoint Léa et Damien et nous décidons de casser une croute pendant que les deux autres continuent à fouiner et à discuter stratégie d’attaque dans cette trémie. Il y a des vides descendant et le bruit de la rivière est audible. Mais avant, des zones sont à aménager pour le confort et la sécurité dont un bloc suspendu à stabiliser. La prochaine fois, il faudra prendre au passage les lames de volets métalliques restées dans la salle Bruno pour les utiliser en protection. Thierry et Nanard nous rejoignent. Jos et Damien et Léa, commençant à avoir froid, décident de s’en retourner tranquillement en prenant quelques photos. De plus Léa ne souhaitait pas ressortir trop tard. Nanard et Thierry suivront la marche après une rapide collation. Sur le chemin du retour, nous récupérons trois U en acier TOR que nous laisserons à la cheminée Bruno afin de l’équiper ultérieurement. Le froid extérieur commence à se faire sentir lorsque nous progressons plus en avant vers la sortie de la trémie 1, nous inquiétant un peu quant au déshabillage des vêtements humides. Habituellement, en hiver, nous ressortons à la nuit ; aujourd’hui, il fait encore jour. Il est 16 h et il ne fait pas si froid qu’on l’avait imaginé ! Léa nous quitte rapidement ayant à faire chez elle. Thierry et Nanard, qui nous talonnaient, ressortent peu de temps après. Un petit « rouge », chambré à la température extérieur, suivi d’un petit « Marc », concluent cette journée dont l’objectif a été promptement et pleinement atteint.
Damien.
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