trou la Dame, samedi 26 décembre 2015
Nous allons ce matin, Jean-Marie, Bernard et moi, à la recherche d'un trou signalé par Vincent, un spéléo de Lyon, qui connaît Florian, qui nous transmet l'info. Les coordonnées sont bonnes, le trou ne fut pas difficile à trouver. Il est très facilement accessible en 4x4, le long d'une ligne de coupe (bon chemin). Il se trouve au fond d'une petite doline d'environ 5 mètres de diamètre, et 2 m de profondeur, dont les parois sont formées de roche en place. Il s'ouvre au pied de la paroi rocheuse, du côté opposé au chemin, largeur environ 1 m et hauteur 0.40 m. Remplissage terreux à l'intérieur, qu'il ne sera pas difficile à enlever.
Une séance de travaux d'une demi-journée devrait nous en apprendre plus, et nous permettre de décider de la suite à donner...
JL
Sauvetage Nina, article de l'ER du 26.12.15
SAUVETAGE SPÉLÉOLA CHIENNE « NINA », MIRACULÉE DE NOËL À VILLERS-LÈS-LUXEUIL
Lors d’une partie de chasse, « Nina » est restée coincée dans un trou à Villers-lès-Luxeuil (70). La chienne a été sauvée trois jours plus tard par les spéléologues, la veille de Noël.
Le petit village haut-saônois de Villers-lès-Luxeuil porterait-il la poisse à nos amis à quatre pattes ? Au début du mois, les pompiers de Luxeuil y ont sauvé une jument, tombée dans un trou après que le sol s’est dérobé sous ses sabots. Le 20 décembre, c’est une chienne de chasse de race jack russel, âgée de 9 ans, qui s’est trouvée en mauvaise posture dans la forêt communale.
Lors d’une battue, une quinzaine de chasseurs avaient pris position sur un secteur bien déterminé. Vers 15 heures, « Nina », au flair très aiguisé, repère une trace de gibier. La belle en habit de poils blancs part comme une flèche, laissant sur place Bertrand, son maître. Ce dernier, en bon professionnel, ne la quitte pas des yeux, jusqu’à ce qu’elle pénètre dans un trou d’environ 30 centimètres de large. Mais « Nina » tarde à en ressortir… Malgré les appels répétés de Bertrand et une fouille à bout de bras, la chienne reste aux abonnés absents. Le temps passe, l’obscurité envahit progressivement la forêt, la recherche doit être arrêtée. Pour la petite chienne, la nuit sera longue…
Le lendemain, aux aurores, Bertrand tente d’élargir le trou à coups de pioche et de pelle… En vain. Mardi, dès 8 heures et jusqu’à midi, les pompiers de Luxeuil, appelés en renfort, prennent le relais. Mais le sort s’acharne : le trou qui a « avalé » le jack russel peut certes être élargi, mais c’est maintenant un pan de roche qui bloque toute progression.
Mercredi, la veille de Noël, il est fait appel au Spéléo Club de Vesoul. L’une de ses membres, Véronique Olivier, reçoit le S.O.S., alors qu’elle est encore à son travail, à Besançon. Aussitôt, elle prévient une autre cheville ouvrière du club, Jean-Marie. Rendus sur place, ils entendent « Nina » aboyer avec courage. Le pronostic est cependant réservé : la chienne est retenue prisonnière au fond d’une diaclase, une fracture dans la roche bien étroite, à au moins 8 mètres de la surface du sol. Sans hésiter, les spéléos commencent à buriner la roche. Mais, comme l’explique Véronique, « même en rentrant le ventre, les fesses et les oreilles, ça ne passe pas ! » Appelé en renfort, un autre spéléo arrive de Mulhouse : Bruno sait se servir de matériel plus performant. Un compresseur arrive sur les lieux pour fournir l’éclairage. Il est 17 h, il fait nuit noire, cela va être long. Une chaîne de solidarité s’est mise en place : Nicolas, Tonio, Alain et autre Sébastien, tiennent la lampe à tour de rôle, font un escalier de pas, dans l’à-pic pour accéder plus facilement à l’endroit. Les éclateurs de roche et les tubes sont en action. Après bien des péripéties, on accède au trou qui est en fait une diaclase en croix. L’intersection est trop étroite pour se tourner et descendre plus bas, là où se trouve « Nina », qui couine et aboie. Les spéléos pensent qu’elle part se cacher plus loin et que, plus ils avancent, plus elle recule. Véronique, la plus petite en taille, arrive à se faufiler dans le carrefour en enlevant son casque ; la diaclase est encore profonde de 1,50 m avant de voir de la terre. En se contorsionnant, elle aperçoit « Nina » à 4 m d’elle.
Un vide les sépare. Des branches sont acheminées pour combler la fracture rocheuse et former un pont. Technique gagnante : Véronique appâte une « Nina » tremblant de tous ses membres avec de la tome des Pyrénées. Après quelques tâtonnements, la chienne accepte enfin de sortir de sa niche de fortune et de s’engager sur les branches.
La partie n’est pas encore totalement gagnée. Un « mano à mano » s’instaure entre la femme et l’animal. Un dernier morceau de fromage et « Nina » est dans les bras de sa sauveteuse. « Le souffle est court après tant d’efforts » témoigne celle-ci, « mais c’est cool, et je suis surtout très contente d’avoir appelé les bonnes personnes. »
Après être passée de mains en mains, à 20 h, « Nina » a finalement retrouvé Bertrand. Déshydratée, quelque peu amaigrie, mais saine et sauve. Pour la chienne et son maître, assurément leur plus beau cadeau de Noël. Quant aux spéléos, ils reviendront ultérieurement sur place procéder à un relevé de coordonnées GPS, afin de sécuriser l’entrée de ce qui s’appellera dorénavant « le trou Nina ».
De notre correspondant local Michel LAURENT
Sauvetage au trou Nina, mercredi 23 décembre 2015
Présents: JMJ, Bruno et VOL
Temps d’intervention : 7 h .
Jean Luc m’appelle à 11 h pour un chien tombé dans un trou à Villers lès Luxeuil. Je suis encore à Besançon, j’y file et téléphone à Jean Marie en renfort. Nina est un Jack Russel, elle aboie avec courage du fond d’une diaclase bien étroite. Elle est là depuis dimanche après une partie de chasse.
Jean Marie commence au burineur mais vraiment, même en rentrant le ventre les fesses et les oreilles, ça ne passe pas. J’appelle Thierry qui est au Luxembourg. Je lui dis que je passe chez lui chercher un peu de matériel performant. J’appelle Bruno qui sait se servir de ce matériel.
Je file avec Bertrand, le propriétaire de Nina dans le garage de Thierry, (je t’ai mangé 2 bounty) pendant que Bruno arrive depuis Mulhouse avec Valentine sa fille .
A 17 h, on installe de la lumière à l’extérieur parce que ça va être long. Les garçons y vont aux éclateurs de roche et aux Tubes, il en faudra 8. On est un peu bruyant. Il faut refaire des bourres. On les fait imbibées à l’eau pétillante pour plus d’efficacité (on avait que ça) . Le trou est en fait une diaclase en croix, l’intersection est trop étroite pour se tourner et poursuivre plus bas. Un dernier tube vient à bout d’un becquet. Je m’engage pour voir. Je perds ma frontale dans la partie droite. Tant pis. Nina couine et aboie entre chaque Tube, on pense qu’elle part se cacher plus loin. Plus on avance plus elle recule. J’arrive à me glisser dans le carrefour en enlevant mon casque. La diaclase est encore profonde de 1,50 m, avant de voir de la terre. Pas de chien. En me contorsionnant je la vois ! elle est dans une niche à 4 m de moi, en face. J’explique à Bruno qu’un vide nous sépare. Il décide de faire passer des branches pour combler la diaclase et créer un pont. ça marche super bien. Maintenant il faut la faire passer parce que moi j’ai pas la place. J’appate Nina avec de la tome des Pyrénées au piment d'Espelette fabriquée par mon amie Mélody. Bruno me met un morceau sur le bout de sa botte, je l’ attrape et le transfere à main droite pour le jeter à Nina. Elle accepte de sortir de sa niche de fortune et de s’engager sur les branches. Pourvu qu’elle n’aille pas farfouiller trop par en dessous sinon c’est cuit, elle redescend d’un bon mètre. On continue les bouts de fromages jusqu’à mon genou, je l’attrape au collier et tire, boudiou, tant pis pour le souffle. Cool je l’ai ! Je la passe à Bruno qui la passe à Jean Marie. On est très content. Elle a soif surtout. (après du piment tu m’étonnes !).
Je suis drôlement contente d’avoir appelé les bonnes personnes aussitôt. L’opération a été rapide et efficace avec un trinôme au poil.
Le trou s’appelle le trou Nina. on reviendra prendre les coordonnées GPS, sécuriser l’entrée et récupérer ma frontale ! plus tard.
VOL
Malgré la relative rapidité du sauvetage (3h30 de travaux avec tubes), quelques éléments techniques complémentaires :
Le groupe electrogène le plus puissant est resté en haut, la pente étant trop forte pour le descendre.
Donc, pas assez de jus en bout de ligne à plus de 100m.
Le second groupe plus petit, descendu à côté du trou, n'arrivait pas à délivrer suffisamment de courant non plus pour la perceuse (pas celle du club, celle des chasseurs, moins puissante que notre bosch). Il a fallu le pousser au starter en permanence. La perfo a fumé vers la fin, donc attente pour refroidir.
Le perçage était donc très long par manque de puissance et de matériel performant. La moitié des trous a été fait allongé sur la tranche, tête vers le bas, souvent à une main vu la place pour forer. La roche blanche était très compacte et sans joint, l'épaisseur de roche à chaque tube ou bitube n'a pas dépassé 20cm pour obtenir du résultat (aucun échec de tube).
Malgré une quinzaine de tubes en stock, nous n'aurions pas pu continuer beaucoup plus après la dizaine consommée.
Il restait au moins 5 m à élargir( estimation 40 tubes..)
Heureusement que Nina a bien voulu avancer sur les rondins
Bravo Véro pour la négociation finale.
Bruno
Trou Pinard, mercredi 23 décembre 2015
Participants : JMJ, JLG
9 h 30 / 12 h
Suite des travaux, Jean-Marie dans le trou (où il n'a pas trop de place pour creuser), et moi au dessus, à tirer les seaux. ça avance assez vite, les seaux sont assez faciles à remplir, mais ça commence à coller. Sondage à la barre à mines en fin de travaux : elle descend assez facilement entre les pierres, mais pas encore de vide évident.
En fin de séance, message de Damien, à l'aéroport donc indisponible, qui nous demande de nous occuper d'un chien coincé dans une faiile. A suivre dans le message suivant.
JLG
De la Dordogne au Béarn, mi décembre 2015
Participante : VOL
Je profite de ce voyage pour m’arrêter aux Eyzie et découvrir l’art pariétal dans la grotte de Font de Gaume avec les explications enchanteresse d’une guide pour moi toute seule. Je file en Corrèze faire l’event des Jonquilles. je tourne, vire, cherche et finit par abandonner penaude, je ne trouverai jamais l’entrée. Ça m’énerve bien, il faut vraiment que j’apprenne à me servir d'un GPS et convertir des données ainsi qu’à mieux lire les paysages.
Direction le musée d’aquitaine à Bordeaux voir les vestiges conservés de la grotte de Pair non Pair et de Font de Gaume. Puis le Béarn où vit Mélody qui avait fait Gonvillars avec moi il y a 2 ans. Elle habite au pied de la Pierre Saint Martin. On part 2 jours sur la piste des cabanes de Coueq puis le lac d’Estaens, on fait un peu de slackline, contemple des troupeaux d’isards on passe la frontière espagnole (c’est Orange qui me le dit :-)). Mélody rentre travailler je poursuis en course à pied sur le chemin de la Matûre, le col d’Arras puis retourne vers Lées-Athas faire le trou du Renard. Je me parque au dessus d’un chenil très bruyant. La marche d’approche est sur le territoire des cochons de Bigorre… c'est odorant. Je trouve l’entrée de la cavité quand je laisse tomber de pas la trouver. Le conduit de 60 m me semble faire 1 km, la salle derrière est sympa. Je visite et ressors au bout de 2 h 45. Un chien vient manger une de mes chaussettes pendant que je me change. Je sens le cochon, le kangoo aussi, j’en ai un peu marre. La speleo c’est plus rigolo avec les copains. Pas le temps d’aller voir le gouffre de la Pierre Saint Martin, je veux me le faire bien celui là, et en compagnie. Les marches d’approche sont redoutables dans les Pyrénées.
VOL
Perte de Borey, dimanche 20 décembre 2015
Participants : MP, JMJ, TG, TV
10 h / 15 h
Je vais faire un tour vers 16 h à Borey pour voir un peu ce qui a été fait. Je trouve les Thierry's et Jean-Marie dans le camping-car du club (c'est bien ce qu'on a dit, non, Thierry G, un local ambulant, c'est top ?). Je peux faire la connaissance de Michaël Peytard (nom prédestiné pour la désob ;-), promis, celle-là, on ne la fera plus...) qui est venu prêter main-forte à l'équipe. Il souhaite faire de la spéléo avec nous, et semble bien motivé, pas rebuté par le fait de tirer des bacs dans l'eau froide, et de remplir les seaux...
Donc, pendant trois heures, le boulot a consisté à faire de la place dans la "galerie", et à sortir les blocs qui étaient tombés au cours des derniers travaux. Les cailloux ont été stockés au pied de l'escalier (voir photo sur Picasa). Au cours d'une prochaine séance, Thierry G (monoface) ira derrière l'étroiture, là où il se tient debout, avec perfo et paille, pour aggrandir le passage.
Sur la route du retour, on s'arrête au trou du bois Pinard pour voir les travaux que JMarie a réalisés lundi. C'est prometteur, on va essayer d'y retourner à deux dans la semaine.
JLG
Petite précision de Thierry G :
Pensant améliorer le rendement de la main d’œuvre je suis venu en camping car se disant que des travailleurs bien nourris, bien logés et bien chauffés seraient plus performants. L’expérience, ayant été contre productive, ne sera pas renouvelée…En effet 1 heure de petit déjeuner et 2 heures de déjeuner !
Gouffre du Rappant, jeudi 17 décembre 2015
Participants : JMJ, JLG
11 h / 14 h
Séance photos dans le gouffre du Rappant, que JMarie ne connaissait pas. On va d'abord voir où en sont les travaux dans la galerie à gauche en bas du puits (il faudra que je demande à Philippe Lavisse qui creuse et s'il sait si ça donne quelque chose...) puis début de la séance photo proprement dite. Le modèle est obéissant; patient, ... j'essaie d'aller vite pour ne pas trop lui casser les pieds.... On finit par le ramping et la petite salle du fond avec la belle draperie translucide, puis encore quelques photos sur le chemin du retour et dans le puits.
A la sortie, quel beau temps ! Chaud, ensoleillé... un drôle de mois de décembre dans le haut Doubs.
JLG
Trou du bois Pinard, lundi 14 décembre 2015
Participants : JMJ
14 h / 17 h
Aujourd'hui, escapade en solitaire à la doline de Borey (14h-17h).Une vingtaine de seaux sortis : cela se creuse très facilement, très peu de terre, de la" caillasse" bien pourrie, beaucoup de micro-vides, la barre à mines descendant très facilement d'un mètre. J'en profite pour mettre un bout de grillage...
JMJ
Perte de Borey, dimanche 13 décembre 2015
Participants : TG, TV, Nanard
TPST : 6 H
Rendez-vous à 10 H sur site. TG insiste pour nous faire poursuivre nos travaux sur la diaclase de gauche que nous pensions laisser de côté. Finalement nous le laissons partir en reconnaissance et dépasser le terminus de l’autre fois, mais avec une flopée de lampes frontales (3 ; 4 ou +) afin de pallier aux défections, pertes de lampes,…
Bruno, ne t’inquiètes pas les accus ont été retrouvés dans le ruisseau, avec la frontale de TG !
Finalement TG ressort après une grosse demi-heure de progression en solitaire.
Il nous décrit la suite avec un passage serré après l’étroiture qui nous arrête, puis la galerie spacieuse (certainement 60 cm de haut) part en ligne droite sur une vingtaine de mètres avant d’être obstruée partiellement par une dalle; TG réussit à passer par-dessous et parcourt encore une vingtaine de mètres avant de rencontrer une seconde dalle qui gêne la progression. Ça continue derrière, mais TG seul préfère faire demi-tour et en profite pour décaler la première dalle rencontrée.
A sa sortie, Il réitère le fait que nous devons poursuivre dans la diaclase. Après ces explications et son descriptif, nous l’obligeons à mimer devant nous sa progression : nous constatons que lorsque TG nous parle de canyon, cela doit faire 80 cm de haut ; que lorsqu’il dit ça passe tout debout, nous sommes à genoux et que finalement la position à genoux correspond à une reptation.
Afin de mieux comprendre comment il arrive à passer partout, TV et moi-même l’observons lorsqu’il enfile sa combi néoprène ; nous sommes surpris de son gabarit et constatons en fait qu’il ne dispose que d’une face. Nous autres « bi-faces », n’avons que le choix d’élargir grandement les passages.
Enfin nous descendons les trois. TG passe par l’étroiture et rejoint la diaclase par l’autre côté. Finalement la jonction est réalisée, mais seul TV passe. Nous aménageons l’espace avec 4 tubes efficaces. Je retourne et constate que ça passe.
TG nous quitte pour Dijon ; TV ayant eu froid dans l’eau à 8°c, n’envisage pas d’y retourner. Finalement, on se remotive et on déblaie le passage. Puis derrière une nouvelle lame nous bloque. 3 tubes font l’affaire et une barre rocheuse de 3 mètres de long sera réduite au silence. TV retrouve la forme avec son marteau de 3 kg et réduira en bouillie le bloc.
Enfin je réussis à passer et me retrouver derrière l’ancien terminus et je m’arrête devant le rétrécissement annoncée par TG et Bruno.
Prochaine séance, creuser le sol dans la nouvelle partie afin de faciliter le cheminement et demander l’aide d’un « mono-face » pour percer la grosse aspérité qui gêne la progression de la majorité des bi-faces du club.
Nous tenons à excuser TG pour les surdimensionnements des galeries qu’il a pu nous présenter, car finalement sa vue laisse à désirer. On se demande comment il arrive encore à conduire. Finalement une petite pensée pour lui, qui va se faire opérer de la cataracte début février.
Nanard
Villentrois, stage photo les 12 et 13 décembre 2015
Participants : VOL, JLG
Arrivée à Lye (lieu du gîte) assez tardive le vendredi (on venait de Nancy, soutenance de thèse de Baher), du coup, tout le monde était couché, et on a raté la séance de présentation générale.
Le lendemain, après le petit déj, départ pour les carrières souterraines de Villentrois : je ne connaissais pas ce milieu, très "blanc", très paumatoire (même les habitués avaient du mal à s'y retrouver, malgré les repères laissés au sol au cours du trajet allé), et qui offre des perspectives inhabituelles aux spéléos. 4 groupes sont formés, avec chacun un formateur, 3 ou 4 stagiaires et un modèle. Dans mon groupe, on a surtout bossé sur la mise en place des flashes, le réglage de chaque flash indépendemment, l'un après l'autre, différentes techniques d'éclairage (light painting, avancer rapidement en déclenchant manuellement un flash... ). Repas du midi en commun, dans une salle de restaurant souterrain (très sympa), et reprise des activités assez rapidement. Avec mon groupe, on va visiter (et photographier bien-sûr) le musée des minéraux, des outils de la mine, la champignonière ...
De retour au gîte, sélection par chaque photographe de quelques photos, visionnement collectif et critiques. Je peux vite m'apercevoir des limites techniques de mon appareil, comparé aux "gros" reflex des autres stagiaires. Mais tant pis, je le garde, il est trop pratique, et permet de faire des photos que les autres ne feront jamais, en rampant dans la flotte, en désob, ... Repas tardif, mais copieux et excellent, potage et mégatartiflette !
La matinée du dimanche est consacrée aux échanges en salle (on a pu également voir des utilisations de photos 3D et 360° en spéléo), puis Rémi Flament nous fait une présentation du logiciel Lightroom. Repas convivial, et on se sauve, ayant encore 6 h de route pour le retour.
Aussi bien Véro que moi sommes ravis de ce stage qui nous a permis d'apprendre plein de choses et de faire de belles rencontres. Je sais maintenant utiliser les flashes que j'ai achetés récemment, et je vais très rapidement aller mettre tout cet apprentissage en pratique et exploiter au mieux les maigres capacités de mon appareil. Le choix d'une carrière souterraine pour un stage de photo spéléo paraissait surprenant, mais le lieu s'est avéré très pratique : facilité d'accès, proximité du gîte, "propreté" des lieux, facilité de progression, ...
Merci à l'organisation, parfaite et attentionnée, aux formateurs, compétents et pédagogues, et également aux modèles, patients et disponibles.
Ce stage sera vraisemblablement reconduit l'an prochain, et j'invite vivement les passionnés de photos souterraines à y participer.
JLG

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