Perte de Chauderotte, Calmoutier, travaux, dimanche 23 février 2025
Participants : Sarah, Thierry, Thomas, Léa et Rodolphe (qui nous a rejoint).
Nous sommes entrés dans l'une des cavités de Chauderotte vers 13h. Thierry était au fond pour remplir la caisse de déblais (et de magnifiques boules de glaises brunes et bleues), que nous avons ensuite réceptionnés avec le reste du groupe. Sarah est allée prêter main forte à Thierry, tandis que Thomas et moi restions à la réception. Nous avons comblé un espace derrière nous grâce aux déblais et j’ai même pu décorer le tout avec de la glaise. Rodolphe nous a rejoints et s’est rapidement mis à explorer les lieux, principalement pour les photographier.
Nous sommes tous sortis vers 15h30-45, après une bonne avancée dans les travaux. Il faisait beau et chaud, ce qui nous a incités à chercher quelques fossiles, mais malheureusement, Sarah et moi n’avons pas eu autant de chance que les autres !
Léa
Perte de Chauderotte, Calmoutier, travaux, samedi 22 février 2025
Participants : Thierry Vircondelet - Bernard Détouillon
TPST : 7 h
Sortie sur Chauderotte pour poursuivre l'élargissement du shunt pour rejoindre la rivière sans difficulté en cas de pluie.
21 pailles ont été utilisées pour finalement arriver à la zone rétrécie qui donne sur le ruisseau de Chauderotte après le laminoir. 1/2 mètre cube de cailloux et d'argile sont stockés dans la petite salle.
Fin de séance dans de l'argile bien humide
La prochaine séance depuis l'autre côté devrait nous permettre de faire la jonction et shunter ce fameux laminoir.
Une séance extraction des gravats stockés dans la salle est prévue ce dimanche par Thierry et les volontaires.
Nanard
Crête de Malvaux, EDS, dimanche 16 février 2025
Participants : Gabriel, Antonin, Charline
Encadrants : Didier et Benjamin
Pour cette journée le groupe a été coupé en deux, une partie à la crête Malvaux et l’autre à la Combe Malvaux. Dans ce compte rendu on va s'intéresser à la Crête. La matinée commence par un point sur la topo et la préparation des kits, 3 au total qui seront répartis entre Gabriel, Antonin et Charline. Objectif de la sortie: aller si possible jusqu’au P20. Après environ 10 min de marche, le groupe arrive à l’entrée de la cavité.
Antonin part devant pour équiper le R8, le groupe rencontre pas mal de chauve-souris sur le trajet ce qui permet à Benjamin d’ouvrir une réflexion plutôt intéressante sur la pertinence de leur présence dans la cavité et leurs impact sur la faune. Antonin poursuit avec l'équipement du P10 et du P23 sans difficulté particulière.
Benjamin et Didier ont accompagné Charline pour réaliser l’équipement du E3 et du R7, celle-ci étant encore en phase d’apprentissage avec l’équipement. S'ensuit une pause repas permettant à tout le monde de reprendre des forces pour la suite. Cette fois c’est Gabriel qui s’en charge et part devant pour équiper le méandre qui mène au R8. A noter que la topo n’est pas tout à fait fidèle au méandre emprunté et que certaines parties mériteraient la mise en place d’une main courante. Par manque de temps, l'expédition s’est terminée en haut du R8 seul Gabriel est descendu pour remonter dans la foulée. Celui-ci a déséquipé ce qu’il avait mis en place et a passé la main à Charline qui s'est portée volontaire pour déséquiper le reste de la cavité toujours accompagnée de Benjamin. La sortie s'est faite sans difficulté et les deux groupes se sont rejoints au parking visiblement tous satisfaits de leur sortie, comme à leur habitude.
Séance rangement et collation post spéléo avant de rentrer chez soi.
Charline
Perte de Chauderotte, Calmoutier, travaux, dimanche 16 février 2025
Participants : Thierry V, JLG
10 h 30 / 14 h
On arrive sur place vers 10 h, comme il fait bien froid avec une bonne bise, on ne traîne pas et on rentre dans le trou à 10 h 30. Il y a de l'eau dans l'entrée et on l'entend couler dans le trou. On se rend sur le chantier actuel, pour poursuivre les travaux d'élargissement du boyau supérieur permettant de shunter le passage aquatique. Je découvre ce boyau, Thierry se met au boulot, je le rejoins et reviens au début de la partie étroite en déroulant la ligne de tir. Un premier tir de 4 pailles : va et vient du bac pour évacuer les déblais, que je case comme je peux. Deuxième série de 4 pailles : comme il est déjà 13 h 15 passée et que j'ai des obligations l'après-midi, Thierry décide de repartir avec moi, travailler seul est trop pénible. On ressort tout le matériel, et on décide d'aller manger au chaud chez lui.
Séance courte, mais not' président est content du résultat et de l'avancée des travaux.
JLG
Portage au Chaland, plongée, samedi 15 février 2025
Participants : Damien, Vero et Phil du SCV, Jos du SC Avalon, Randy et Seppe SC Cascade de Belgique.
Damien nous avait prévenu depuis longtemps, l’objectif était de porter une ribambelle de bouteilles de plongeurs jusqu’au 2ème siphon de la Furieuse en passant par le shunt Taquin. 5 kits plongée nous attendent, amenés jeudi par Jean Marc Rias, Pepe, Damien et nos trois amis belges. Il y avait trop de courant donc pas de plongée ce jour-là. Phil et moi sommes arrivés le vendredi soir chez Damien pour être prêts le samedi. Départ à 9h40 pour être à 10 h au trou. Il fait un froid mordant, on a mis les Néoprène à la maison. On retrouve les Belges, et une voiture de spéléos du club de Mandeure dont Benoit qui est resté bloqué par la crue en juillet dernier occasionnant une pré-alerte secours.
On descend vite fait et avançons dans la rivière, le niveau a baissé de 20 cm depuis jeudi. On a bon espoir de tenter. La Furieuse est fidèle à son nom et terriblement belle. On passe la voute mouillante. Ça fait froid quand même et allons jusqu’au siphon dans de la mousse de crue qui nous fait croire qu’on est en discothèque. Il y a trop de courant pour plonger, c’est trop dangereux. Demi-tour. Philippe et Randy prennent chacun une bouteille, Jos le matériel et Damien et moi ce qui reste. Le passage du shunt est épuisant avec les bouteilles. Au carrefour du Bar-Tabac, Randy et Seppe partent pour le laminoir et nous les délestons du matériel. J’hérite d’un second kit, même pas peur, ils étaient moins lourds qu’une bouteille. On repart tranquillement, j’ai les jambes engourdies par l’eau froide et j’avance moins vite que les garçons. On sort à 13h30 dans la bise. Brrr. On s’habille chaudement puis Damien nous demande d’attendre les Spitteurs Fous (Sophie Hans and Co). Ils arrivent à 15 h. Nous rentrons pour finir la journée et enchaînons goûter, apéritif et dîner en refaisant le monde. En mieux. La spéléo, c’est chouette.
Véro Olivier.
Exploration Chaland en Haute-Saône
Rapport d'expédition : Exploration Chaland en Haute-Saône (12-16 février)
Blog SC Cascade :
https://sc-cascade.blogspot.com/2025/02/exploratie-chaland-in-de-haute-saone.html
Introduction
Lors d'une expédition Rigotte-Vannon à l'été 2024, Damien Grandcolas (SC Vesoul), spéléologue local de Haute-Saône, a demandé à réexaminer les siphons avals du Chaland. A 10 200 mètres, le Chaland est le plus grand système de grottes de Haute-Saône. Ces siphons ont été explorés il y a 25 ans par Jean-Marc Lebel (†) et se terminaient par une étroiteure impénétrable.
Avec une voiture remplie de matériel de plongée et une bonne dose d'enthousiasme, Randy et moi sommes arrivés au camp de base de Jos Beyens (SC Avalon) à Poinson-lès-Fayl mercredi soir. L'ambiance est tout de suite bonne. Un verre à la main, nous examinons une fois de plus attentivement la topographie du Chaland.
Jeudi – Portage du matériel de plongée
A 9h nous nous rassemblons à l'entrée de Chaland. Nous rencontrons Damien (SC Vesoul) et ses collègues spéléologues Pépé et Jean-Marc (SC Spiteurs Fous). Une équipe solide pour relever ce défi underground.
La descente débute au Gouffre des Petit Chailles (P21), après quoi on rejoint rapidement l'impressionnant collecteur par un bel affluent. C'est un système aquatique impressionnant. Après 45 minutes de gué dans la rivière souterraine, nous atteignons le premier grand carrefour : à gauche le tronçon semi-fossile vers Bar Tabac, à droite la suite du collecteur qui mène par 'La Rivière Furieuse' aux siphons.
Notre objectif est donc plus en aval, au niveau des siphons avals. Le premier siphon (S1) peut être passé via le shunt Taquin. Nous arrivons ensuite à « La Rivière Furieuse », une puissante rivière souterraine au fort débit. On se rend vite compte que la plongée n’est pas une option aujourd’hui.
Notre voyage prend une tournure inattendue lorsque Jean-Marc tombe dans une petite cascade. Heureusement, il parvient à continuer seul, mais il décide de revenir prudemment. Nous déposons nos cinq sacs de matériel de plongée au siphon (S2). Randy et moi nageons un peu plus en aval pour inspecter l'entrée réelle du siphon. À notre grande surprise, la corde de plongée de Jean-Marc Lebel, installée ici il y a 25 ans, est toujours intacte. L'avenir nous dira si cette ligne est toujours en bon état jusqu'à l'étroiture du siphon 5. Dans tous les cas, une nouvelle ligne de plongée devra être installée.
Après des mois de préparation et d’étude de la topographie, j’espérais pouvoir plonger. Malheureusement, « La Rivière Furieuse » en décide autrement. Sur le chemin du retour, Jos, Randy et moi explorons un peu plus loin que Bar Tabac – une belle région.
Nous terminons la journée chez Damien, où nous sommes chaleureusement accueillis par sa femme Véronique. Nous savourons un délicieux bol de soupe fraîche.
Vendredi – Plan alternatif : creusement dans la grotte de la perte du Moulin
Les prévisions météorologiques pour les jours à venir s'annoncent meilleures, mais un système hydrologique aussi complexe a besoin de temps pour se stabiliser, surtout avec un sol saturé. C'est pourquoi nous utilisons la journée différemment : nous allons creuser à la Grotte de la perte du Moulin, une ancienne perte sur la rive gauche de la Rigotte. Jos rédigera un rapport d'expérience séparé à ce sujet.
Samedi – Récupération du matériel de plongée et sortie au Laminoir de la Bouserouille
A 10h nous nous retrouvons à nouveau à l'entrée de Chaland. Cette fois-ci, ce sont les spéléologues Véronique et Philippe (SC Vesoul) qui nous rejoignent. Nous rencontrons également un groupe de jeunes spéléologues, qui visiteront le Chaland aujourd'hui. L'un d'eux a été piégé au Bar Tabac en juillet 2024 après une crue violente et soudaine du collectionneur. Damien était alors responsable du secours.
Les préparatifs de ce jour sont moins agréables : nos combinaisons et chaussures de spéléologie boueuses sont gelées. Les riches spéléologues d'Avalon, qui peuvent se permettre une deuxième combinaison, sont moins touchés par ce phénomène. :-)
Avec l'itinéraire de jeudi encore frais dans nos esprits, nous avançons bien et récupérons le matériel de plongée dans le siphon. Il est clair pour tout le monde que plonger aujourd’hui serait une opération kamikaze. Pas pour aujourd'hui alors.
Randy et moi voulons un peu d'action supplémentaire. Equipés de nourriture, de boissons et d'un bon point chaud, nous nous aventurons dans une excursion au Laminoir de la Bouserouille.
En chemin, nous croisons la Galerie des Chailles, Sahel-eau, la ravissante Galerie Féérique, Les Dunes, la Galerie des Conifères et enfin le célèbre laminoir. La grotte devient de plus en plus belle à mesure que nous avançons. Les galeries sont spacieuses et impressionnantes, avec de hauts plafonds. Malheureusement, avec notre éclairage limité et seulement une GoPro, nous pouvons difficilement capturer l'immense beauté.
Pendant ce voyage je pense à Damien. Il y a des années, après avoir traversé un siphon de -3 mètres de profondeur et 10 mètres de long en apnée (!), il a pu explorer cette impressionnante réserve. Cela devait être absolument fou ! Ce n'est que plus tard que fut creusé le puits artificiel du Gouffre des Petit Chailles, qui permet aujourd'hui d'accéder au système sans devoir plonger dans les siphons.
Jos nous avait prévenu des pentes d'argile dangereuses, et il avait raison : elles sont glissantes. Un moment d’inattention peut vous coûter cher. La prochaine fois, j'apporterai peut-être un pylône pour une meilleure adhérence.
Au laminoir, Randy est le premier à franchir le passage étroit et passe avec succès. Il est devenu un « spécialiste d'étroitures » ! Je suis, mais décide de faire demi-tour après la première moitié, ça passera si j'expire correctement. Mais nous approchons aussi de notre limite de temps fixée, car nous devons être chez Damien à 19h pour un dîner d'adieu. Le voyage de retour s'annonce difficile. Le sentier est constitué en grande partie d'un large caniveau rempli de 20 à 50 cm d'eau boueuse. C'est comme si on avait dansé tout le voyage, c'est tellement glissant ! Nous échouons plusieurs fois.
Sur le chemin du retour, non loin de l'entrée, nous rencontrons un autre groupe de jeunes spéléologues. « Êtes-vous les plongeurs belges ? » Randy prend la parole et brille comme une véritable star internationale !
Je suis profondément impressionné par cette grotte et je sais déjà que je reviendrai plus souvent pour explorer davantage le système. Derrière le laminoir se cache la mystérieuse Galerie des Mikados, que l'on dit encore plus spectaculaire. La Grotte du Deujeau, située en amont, mérite également une visite. Un voyage séparé, sans les tracas du portage du matériel de plongée, semble être un bon plan pour l’avenir.
Nous terminons la journée par un bon dîner chez Damien. Damien et Véronique nous ont régalé avec des pizzas et ma copine et moi avons préparé deux autres plats de pâtes au four avec des boulettes de viande. L'autre Véronique nous régale d'une délicieuse tarte aux pommes en dessert. Nous sommes déjà en train de planifier la prochaine expédition, espérons-le dans une période où il y aura moins d'eau, juste après l'été.
Dimanche matin – Au revoir
Randy et moi disons au revoir à Jos et quittons le camp de base. Même si nous n'avons obtenu aucun résultat de plongée, cette expédition était quand même fantastique. L’introduction au Chaland a été intense, stimulante et inspirante.
À suivre!
Seppe
Les autres photos et les vidéos de Seppe
Grotte de la perte du Moulin – Farincourt, vendredi 14 février 2025
Participants : SC Avalon : Jos Beyens, SC Cascade : Seppe Meyvis, Randy Verlinde et SC Vesoul : Damien Grandcolas.
Dans l’attente de retourner demain au Chaland (voir CR d’hier), nous allons continuer notre désobstruction à la grotte de la perte du Moulin à Farincourt. La galerie colmatée présente toujours un vide au niveau du plafond et nous arrivons à un secteur où se trouve des blocs en plus de l’argile. Cela nous facilite la tache et nous permet d’avancer relativement vite. Le plafond de la galerie prend la forme d’une diaclase et ça continue ; encore quelques petits blocs à enlever et nous y verrons plus clair. Je quitte mes collègues belges en début d’après-midi. Ils vont continuer le chantier encore une ou deux heures.
Le niveau de la rivière « Rigotte » est haut et c’est un torrent qui dévale le lit du ruisseau avant d’aller disparaitre dans la perte.
Damien.
Gouffre des Petites Chailles, Réseau du Chaland, Arbecey, jeudi 13 février 2025.
Participants : Groupe Spéléo des Spiteurs Fous : Jean-Marc Rias, Joël « Pépé » Palissot, SC Avalon : Jos Beyens, SC Cascade : Seppe Meyvis, Randy Verlinde et SC Vesoul : Damien Grandcolas.
Objectif : reprendre la plongée des siphons avals du collecteur.
Arghhh ! Il pleut depuis deux jours. Je passe voir le ruisseau au niveau de la perte du Moulin des Forges, il a un assez gros débit et l’eau est couleur brune type crue. En passant à Scey-sur-Saône, Pépé s’arrête à la résurgence de la Baume, le débit est aussi assez important mais l’eau est claire. Ça remet en cause notre projet sur les 3 jours. Nous décidons tout de même d’emmener le matériel de plongée jusqu’à destination et une fois sur place, nous aviserons.
Avec chacun un kit, plus ou moins lourd selon son contenu (de la bouteille plongée au bidon de bouffe, l’écart de poids est important !), nous parcourons le collecteur jusqu’au shunt Taquin qui nous permet d’accéder à la Rivière Furieuse. Elle porte vraiment bien son nom ! Jean-Marc, dès entré dans les eaux tumultueuses de la Furieuse perd l’équilibre et fait un roulé-boulé. Il se fait bien mal à une cheville et à un coude. Il nous accompagne tout de même jusqu’au terminus avant de remonter tranquillement, clopin-clopant, pendant que ses membres blessés sont chauds. Le passage de la voute mouillante juste avant le siphon est bien aquatique, nous avons de l’eau jusqu’au menton !
Seppe et Randy nagent jusqu’à l’entrée du siphon et repèrent le départ. Il retrouve le fil d’Ariane qui est en bon état. Celui-ci est en place depuis 25 ans ! Comme nous le supposions, le courant est vraiment trop fort pour envisager une plongée ce jour. Nous décidons de laisser le matériel et de revenir samedi pour voir s’il peut être possible de plonger, vu que la météo semble plus clémente les jours à venir.
Au retour, Jos, Seppe et Randy font un petit détour par la galerie du Bar-Tabac car Seppe ne connait pas. Ils feront quelques centaines de mètres avant de rebrousser chemin. Pépé et moi continuons vers la sortie et rattrapons Jean-Marc qui souffre silencieusement. Nous ressortons les trois en début d’après-midi, suivi, une petite heure après, par les trois spéléos belges. Le soleil a fait son apparition et c’est bien agréable. Nous finissons ensemble chez Véro et Damien, autour d’une bonne soupe que Véro vient de faire et qui nous la propose gentiment (celle-ci ne nous était pas spécialement destinée). Une fois bien réchauffés par le potage, c’est avec des bières que nous précisons le programme de demain et après-demain. Vendredi, nous laissons la décrue agir et les Belges et moi, irons creuser à la grotte de la perte du Moulin à Farincourt. Samedi les mêmes belges et moi, rejoint par Véro et Philippe retourneront à la Furieuse. Et là, on verra bien ce qui se passera !
Damien.
Sortie portage pour des amis belge plongeurs, et pour moi une première rencontre souterraine avec Jean-Marc.
Bon, la météo n'est pas très conciliante et je ne manque pas de m'arrêter à la résurgence de la Baume à Scey-sur-Saône et je constate un débit très fort et une eau de couleur marron clair. Pas très rassurant tout cela.
Tout le monde est à l'heure, nos trois amis belges, Damien et Jean-Marc. On se répartit le matos, je n'avais jamais fait de portage pour plongeur. Et ben, c'est lourd une bouteille et cela fait mal dans le dos. Nous voilà partis avec Damien devant qui comme dab fuse. Je le rappelle à l'ordre plusieurs fois afin d'éviter de péter une durite.
Le niveau du Deujeau est haut, on ne quitte jamais l'eau qui est relativement claire, la crue est déjà passée. On arrive dans le Chaland, le niveau est très haut (mais relativement habituel), l'eau est marron foncé, on est dans la crue, et hop un petit réflexe, on fait un marqueur. Je suis à ce moment persuadé que la plongée sera impossible. On est dans l'eau en permanence et les cordes sont bienvenues dans les bassins. Que c'est lourd une bouteille.
LA FURIEUSE, dernier tronçon de rivière avant le siphon, porte bien son nom. La pente s'accentue, les dimensions diminuent notablement, donc le courant devient très fort. On assiste à un roulé-boulé de Jean-Marc qui le handicape sur une cheville et un coude (diamétralement opposé, ce qui continue à le faire avancer droit). Pépé dérape malencontreusement et, lesté par sa bouteille, s'écrase le dos sur une aspérité en embuscade. Damien est content, son jeu favori le fait sourire jusqu'aux oreilles : le plantage de copains au Chaland version 02-2025.
Et hop, une petite voute mouillant jusqu'au menton, et ça pousse derrière, facile (faut pas penser au retour), et le siphon.
Nous posons notre matériel dans une petite niche au sec, Jean-Marc décide de commencer le retour sur une jambe et un bras.
Nos deux plongeurs sont devant le siphon, je décide de les rejoindre, facile il suffit de lâcher une prise sur la paroi et on arrive immédiatement devant le siphon 10 mètres plus loin. Bon, il faut s'arrêter, et pour cela j'utilise les deux plongeurs transformés en ponton.
Vu leur regard, cela ne sent pas bon. Oui ils confirment, turbidité maximum, courant excessif. Plongée impossible. Ah ben ça alors, je suis surpris, c'était l'occasion unique de profiter du courant pour sortir en pression à la résurgence et le tout sans effort. Ils décident de laisser le matériel et de faire une tentative samedi. Bon maintenant il faut remonter, et ce n’est pas de la tarte.
Tiens bizarre, la voute mouillante mouille maintenant les oreilles, ça motive pour remonter le courant fissa. En tout cas LA FURIEUSE à ce niveau d'eau, c'est magnifique, dur d'engager une conversation vu le niveau sonore ambiant, mais c'est beau et une ambiance engagée.
Intersection Bar-Tabac, nous laissons nos amis belges faire un peu de visite. Nous remontons calmement avec Damien et retrouvons Jean-Marc et hop on fait une team de deux amochés conduit par Damien (fier de lui) qui maintenant se décide à avancer à une allure modeste. (Ce n’est pas trop tôt). Nous sauvons deux grenouilles au passage et sortons des buses d'entrée par un beau soleil.
Merci Damien pour cette excursion et je maudis ton allure de grand fêlé dans cette purée de pois de rivière.
ELLE EST PAS BELLE LA VIE
Joël.
Gymnase des Haberges, entraînement, lundi 10 février 2025
Participants : Charline Courvoisier - Bernard Détouillon
Entraînement Gymnase à Vesoul sur le mur d'escalade de 18 h à 20 h
Nanard
Perte de Chauderotte, Calmoutier, travaux, dimanche 9 février 2025
Participants : Thierry Vircondelet - Rodolphe Andrieux - Bernard Détouillon
On est partis pour élargir le fond du méandre permettant de shunter un passage bas très aquatique en temps de pluie. 12 pailles utilisées. On a élargi sur un mètre environ.
Rodolphe nous retrouve vers 15 H; il en profite pour découvrir la cavité jusqu'à la grande salle. Il s'enfile dans la trémie qu'on projette de fouiller ultérieurement et trouver la suite du réseau. En s'enfilant sous les blocs, il se serait arrêté devant la roche en place avec le ruisseau qui s'y enfile. Ca pourrait être prometteur.
On profite d'être à trois pour évacuer les remblais et les stocker dans la première salle.
Après notre sortie, on en profite pour montrer à Rodolphe la perte de Fonçory par où on peut faire la traversée.
Travaux à poursuivre certainement dimanche.
Nanard
Retrouvailles, Arredondo, Val d'Ason, Espagne, dimanche 9 février 2025
Participants : Muriel et Guy Simonnot, Joceline et JLG
Notre périple en Espagne passant en Cantabrie, j'ai eu envie d'essayer de retrouver les lieux où j'avais passé une super semaine de spéléo en 2010 avec Bruno et Etienne (Gandara, première dans un trou à Bustablado, Cayuela, ...). J'espérais retrouver la maison où nous étions très gentillement logés par Muriel et Guy Simonnot.
Ma mémoire ne m'ayant pas trop joué de tour, je retrouve la maison de Muriel et Guy, en plus ils sont là, et disponibles. On boit un café et ils nous invitent à manger avec eux. Guy nous montre ses plantations (oranger, citronniers, fleurs...) et le gouffre qu'il a découvert sur son terrain. Il en a débuté la désob et est environ à - 12m, il y bosse à ces moments perdus, et avec ses petits enfants.
On discute pas mal spéléo, bien-sûr, de Bruno également (son décès a été un choc pour eux, qui le considéraient un peu comme leur "fils"). Guy continue les explos dans le secteur, avec des spéléos locaux, et aussi des anglais. Avec Muriel, ils habitent maintenant en Espagne à temps plein. J'ai appris aussi que la mairie d'Arredondo a mis à disposition du comité de spéléo de Cantabrie un bâtiment, avec dortoir, douches, salles de réunion, de projection, ... contre une très modeste location. La ville de Vesoul ferait bien de s'en inspirer.
JLG
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