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SCV 70

Gouffre des Petites Chailles, Réseau du Chaland, Arbecey, jeudi 13 février 2025.

13 Février 2025 , Rédigé par Damien Publié dans #Sorties, #Spéléo, #plongée

Participants : Groupe Spéléo des Spiteurs Fous : Jean-Marc Rias, Joël « Pépé » Palissot, SC Avalon : Jos Beyens, SC Cascade : Seppe Meyvis, Randy Verlinde et SC Vesoul : Damien Grandcolas.

Objectif : reprendre la plongée des siphons avals du collecteur.

Arghhh ! Il pleut depuis deux jours. Je passe voir le ruisseau au niveau de la perte du Moulin des Forges, il a un assez gros débit et l’eau est couleur brune type crue. En passant à Scey-sur-Saône, Pépé s’arrête à la résurgence de la Baume, le débit est aussi assez important mais l’eau est claire. Ça remet en cause notre projet sur les 3 jours. Nous décidons tout de même d’emmener le matériel de plongée jusqu’à destination et une fois sur place, nous aviserons.

Avec chacun un kit, plus ou moins lourd selon son contenu (de la bouteille plongée au bidon de bouffe, l’écart de poids est important !), nous parcourons le collecteur jusqu’au shunt Taquin qui nous permet d’accéder à la Rivière Furieuse. Elle porte vraiment bien son nom !  Jean-Marc, dès entré dans les eaux tumultueuses de la Furieuse perd l’équilibre et fait un roulé-boulé. Il se fait bien mal à une cheville et à un coude. Il nous accompagne tout de même jusqu’au terminus avant de remonter tranquillement, clopin-clopant, pendant que ses membres blessés sont chauds. Le passage de la voute mouillante juste avant le siphon est bien aquatique, nous avons de l’eau jusqu’au menton !

Seppe et Randy nagent jusqu’à l’entrée du siphon et repèrent le départ. Il retrouve le fil d’Ariane qui est en bon état. Celui-ci est en place depuis 25 ans ! Comme nous le supposions, le courant est vraiment trop fort pour envisager une plongée ce jour. Nous décidons de laisser le matériel et de revenir samedi pour voir s’il peut être possible de plonger, vu que la météo semble plus clémente les jours à venir.

Au retour, Jos, Seppe et Randy font un petit détour par la galerie du Bar-Tabac car Seppe ne connait pas. Ils feront quelques centaines de mètres avant de rebrousser chemin. Pépé et moi continuons vers la sortie et rattrapons Jean-Marc qui souffre silencieusement. Nous ressortons les trois en début d’après-midi, suivi, une petite heure après, par les trois spéléos belges. Le soleil a fait son apparition et c’est bien agréable. Nous finissons ensemble chez Véro et Damien, autour d’une bonne soupe que Véro vient de faire et qui nous la propose gentiment (celle-ci ne nous était pas spécialement destinée). Une fois bien réchauffés par le potage, c’est avec des bières que nous précisons le programme de demain et après-demain. Vendredi, nous laissons la décrue agir et les Belges et moi, irons creuser à la grotte de la perte du Moulin à Farincourt. Samedi les mêmes belges et moi, rejoint par Véro et Philippe retourneront à la Furieuse. Et là, on verra bien ce qui se passera !

Damien.

 

Sortie portage pour des amis belge plongeurs, et pour moi une première rencontre souterraine avec Jean-Marc.
Bon, la météo n'est pas très conciliante et je ne manque pas de m'arrêter à la résurgence de la Baume à Scey-sur-Saône et je constate un débit très fort et une eau de couleur marron clair. Pas très rassurant tout cela.
Tout le monde est à l'heure, nos trois amis belges, Damien et Jean-Marc. On se répartit le matos, je n'avais jamais fait de portage pour plongeur. Et ben, c'est lourd une bouteille et cela fait mal dans le dos. Nous voilà partis avec Damien devant qui comme dab fuse. Je le rappelle à l'ordre plusieurs fois afin d'éviter de péter une durite.
Le niveau du Deujeau est haut, on ne quitte jamais l'eau qui est relativement claire, la crue est déjà passée. On arrive dans le Chaland, le niveau est très haut (mais relativement habituel), l'eau est marron foncé, on est dans la crue, et hop un petit réflexe, on fait un marqueur. Je suis à ce moment persuadé que la plongée sera impossible. On est dans l'eau en permanence et les cordes sont bienvenues dans les bassins. Que c'est lourd une bouteille.
LA FURIEUSE, dernier tronçon de rivière avant le siphon, porte bien son nom. La pente s'accentue, les dimensions diminuent notablement, donc le courant devient très fort. On assiste à un roulé-boulé de Jean-Marc qui le handicape sur une cheville et un coude (diamétralement opposé, ce qui continue à le faire avancer droit). Pépé dérape malencontreusement et, lesté par sa bouteille, s'écrase le dos sur une aspérité en embuscade. Damien est content, son jeu favori le fait sourire jusqu'aux oreilles : le plantage de copains au Chaland version 02-2025.
Et hop, une petite voute mouillant jusqu'au menton, et ça pousse derrière, facile (faut pas penser au retour), et le siphon.
Nous posons notre matériel dans une petite niche au sec, Jean-Marc décide de commencer le retour sur une jambe et un bras.
Nos deux plongeurs sont devant le siphon, je décide de les rejoindre, facile il suffit de lâcher une prise sur la paroi et on arrive immédiatement devant le siphon 10 mètres plus loin. Bon, il faut s'arrêter, et pour cela j'utilise les deux plongeurs transformés en ponton.
Vu leur regard, cela ne sent pas bon. Oui ils confirment, turbidité maximum, courant excessif. Plongée impossible. Ah ben ça alors, je suis surpris, c'était l'occasion unique de profiter du courant pour sortir en pression à la résurgence et le tout sans effort. Ils décident de laisser le matériel et de faire une tentative samedi. Bon maintenant il faut remonter, et ce n’est pas de la tarte.
Tiens bizarre, la voute mouillante mouille maintenant les oreilles, ça motive pour remonter le courant fissa. En tout cas LA FURIEUSE à ce niveau d'eau, c'est magnifique, dur d'engager une conversation vu le niveau sonore ambiant, mais c'est beau et une ambiance engagée.
Intersection Bar-Tabac, nous laissons nos amis belges faire un peu de visite. Nous remontons calmement avec Damien et retrouvons Jean-Marc et hop on fait une team de deux amochés conduit par Damien (fier de lui) qui maintenant se décide à avancer à une allure modeste. (Ce n’est pas trop tôt). Nous sauvons deux grenouilles au passage et sortons des buses d'entrée par un beau soleil.
Merci Damien pour cette excursion et je maudis ton allure de grand fêlé dans cette purée de pois de rivière.
ELLE EST PAS BELLE LA VIE

Joël.

Gouffre des Petites Chailles, Réseau du Chaland, Arbecey, jeudi 13 février 2025.
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