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Lésine du Miroir à St-Claude et virée karstique dans le Jura, dujeudi 23 au samedi 25 avril 2026.
Participants : Véro Garret et Damien Grandcolas.
Partant en repérage pour un futur-proche grand week-end d'activités de pleine nature avec nos fils, leurs compagnes et nos petits-enfants, jeudi, nous commençons par aller à la grotte de Balerne à Mont-sur-Monnet. La vire d'accès à la cavité est "chaude", il nous faudra encorder les enfants ! Non loin de là, nous faisons une halte au site à pistes de dinosaures de Loulle où environ 1500 empreintes des petites bêtes (dinosaures théropodes ou sauropodes...) sont visibles. Impressionnant !
Vendredi, nous repérons avec bien du mal les sites d'escalades du Becquet à Larrivoire. Ceux-ci sont encore fréquentés mais ne sont plus conventionnés par la FFME ! Nous allons ensuite à Vulvoz, un village en contrebas où se trouve la cascade du Moulin. Il s'agit d'un magnifique mini-canyon où tous les obstacles du canyoning sont concentrés. A la suite à quelques petits ressauts, et après le passage par un magnifique trou circulaire, la rivière se jette en cascade dans un vide de 26m. Accès facile. Canyon "école" bien équipé ! Après un arrêt à la brasserie Piva de Belleydoux dont la terrasse offre une superbe vue sur la Roche Fauconnière, nous repérons le site d'escalade de la Combe d'Orvaz. Ils ne sont aussi plus conventionnés par la FFME ! Nous terminons nos prospections de la journée par les sites d'escalade de Champfromier. En remontant au village par un sentier grimpant depuis les falaises, nous passons devant une belle résurgence pénétrable !
Samedi, c'est à St-Claude que nous finissons notre tour des sites d'escalades en allant à celui d'Orno. Etant à St-Claude, j'en profite pour me rendre et visiter la Lésine au Miroir situé au-dessus du Cirque de Vaucluse. Après une bonne petite marche, nous la trouvons facilement. Je m'y engage par un conduit d'entrée bas et découvre rapidement cette grande diaclase dont la paroi gauche est un grand miroir de faille. Celui-ci d'abord recouvert de mondmilch devient de plus en plus lisse en allant vers le fond et, là, son aspect peut être comparable à celui d'un marbre poli ! Magnifique ! Voir les photos que Jos avaient prises lors du dernier Congrès Régional.
Le Haut-Jura est une région que nous aimons vraiment beaucoup et dont on ne se lasse pas des paysages !
Damien.
Perte du Château de Vallerois, travaux, dimanche 19 avril 2026
Participants : Thierry Vircondelet et Damien Grandcolas.
Malgré deux appels de bonnes volontés, c'est à deux que nous nous retrouvons, Thierry et moi, devant la ferme-château de Vallerois à 10h. Nous optimisons le remplissage des kits pour n'en avoir que deux, bien remplis avec le gros perfo-burineur, trois batteries, mèches, éclateurs, bouffe et rechanges. Arrivé à la trémie 5, sans attendre nous nous mettons à l'œuvre. Thierry commence à éclater un bloc entravant un passage au début de la trémie pendant que je grimpe entre les deux premiers gros blocs de la trémie pour aller voir en haut un passage qui me chagrine depuis pas mal de temps. Arrivé au droit du dit passage, j'aperçois une éventuelle suite à environ 4 m d'où je suis. Quelques becquets m'empêchent de passer sans forcer, ce que je veux éviter dans ce passage délicat. J'y reviendrai tout à l'heure avec une massette. En allant rejoindre Thierry qui s'acharne sur un bloc qu'il avait sous-estimé, je creuse dans l'argile d'un autre passage parallèle à celui que Thierry s'évertue à agrandir. Une fois, la terre débarrassée, mon passage s'avère plus commode pour accéder à la suite du chantier. Thierry laisse tomber les travaux sur le bloc récalcitrant et nous agrandissons le passage suivant qui nous permet de grimper aisément vers un bloc que nous voulions stabiliser pour pouvoir passer en dessous en toute quiétude. Une fois l'étai solidement ancré en support du bloc, nous évaluons les travaux à réaliser à la prochaine séance et Thierry entend la rivière couler au loin ! Nous redescendons à la rivière et pendant que Thierry prépare du sable pour la prochaine fois, je retourne, équipé d'une massette, voir mon passage laissé en début de séance. Après quelques coups "délicats" sur les aspérités perturbant ma progression, j'arrive à passer et progresse d'une dizaine de mètres jusqu'à une autre étroiture que j'agrandis rapidement et qui donne accès à une petite salle. Je pense avoir passé la trémie, mais déception, je n'entends aucun bruit de la rivière. Je laisse la petite salle de côté et préfère continuer à grimper en direction d'un gros vide juste au-dessus de moi. J'arrive dans une grande salle d'environ 15 m x 8 m x 3 de hauteur. Le plafond est formé par la roche en place. Nous sommes au point haut de la trémie 5. Je fais le tour mais je n'aperçois aucun passage permettant d'aller au-delà ! Je redescends voir la petite salle et au fond de celle-ci, un petit passage permet d'entendre Thierry et même de voir sa lumière alors qu'il est dans la rivière. Il vient à ma rencontre dans ce petit méandre et nous sommes seulement séparés par environ 1 m de méandre trop étroit pour pouvoir passer. Je retourne le rejoindre par le même chemin qu'à mon aller et lui décrit ce que j'ai exploré. C'est décidé, la prochaine séance sera consacrée à élargir ce petit méandre pour accéder directement aux salles découvertes ce jour. Le premier travail sera d'y faire la topo pour pouvoir nous situer par rapport à la rivière et d'y choisir le point le plus judicieux pour continuer la désobs. Une cinquantaine de mètres supplémentaires nous a permis de bien progresser dans cette trémie qui n'a pas fini de nous offrir des surprises ! Retour rapide qui nous permet d'être sortis à 18h00. On en a assez pour aujourd'hui ! Nos dos meurtris crient au scandale et protestent vivement !
Thierry est dispo dimanche prochain, moi peut-être mais pas sûr. Qui d'autres ? Objectifs : agrandir le méandre d'accès aux salles (ce qui va être très rapide !), topographier l'ensemble et fouiner dans les salles pour y déceler l'éventuelle continuation.
Damien.
Expédition spéléo informelle dans le Parc National de Tazzeka – Moyen-Atlas – Maroc, Du jeudi 26 mars au dimanche 5 avril 2026.
Compte-rendu réalisé par Jean-Philippe Grandcolas avec quelques retouches et annotations de Damien.
Participants : Lionel Barriquand (S.C. Argilon, Saône-et-Loire), Damien Grandcolas (S.C. Vesoul, Haute-Saône), Jean-Philippe Grandcolas (Clan des Tritons, Rhône), Hicham Benani, Sofiane et Ayoub (spéléos de Casablanca), Amine et Tarik (spéléos de Taza).
Jeudi 26 mars : sommes à 16h à l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry, décollage avec du retard entre 19 et 19h30. Arrivée à 22h à Casablanca, aéroport Mohammed V. Hicham nous attend, il y a beaucoup de monde, c’est le retour de pèlerins de La Mecque, il nous faut une bonne demi-heure pour sortir du parking ! Arrivée vers minuit à l’hôtel Al Baydaa dans le centre de Casablanca.
Vendredi 27 mars : petit déjeuner à l’hôtel. Petit tour dans le quartier en attendant de récupérer le Dacia Duster de location à 10h. Puis direction Taza par l’autoroute via Rabat, Meknès, Fès. Tajine en cours de route. Excès de vitesse pour Damien en sortant de l’autoroute pour Taza, « welcome in Maroc ». Nous récupérons Tarik et Amine vers 16h à Taza et prenons la direction du Parc national de Tazekka au sud de Taza, halte à la grotte de Chiker, vers Bab Boudir, vue panoramique sur le vaste poljé. Pour atteindre notre gite « chez Hassan », ce sera une quinzaine de km de piste et un bref embourbement à la tombée de la nuit ! Le gite est une authentique demeure berbère, nous dévorons un poulet avant de nous coucher. Arrivée de Casablanca vers 2h du matin de Hicham, Sofiane et Ayoub.
Samedi 28 mars : l’équipe est complète (8 participants), après un petit déjeuné local bien garni, nous nous empilons dans un vieux Mercédès prêt à affronter la piste en direction de la grotte de Chaara (dvlpt : env. 7500m) pour une bonne heure.
La grotte de Chaara, également connue sous le nom de grotte d’Ifri Azoughar, se situe dans le village de Tabhirte, commune de Smia, près du barrage de Bab Louta et de la ville de Tahala, au cœur du parc national de Tazekka. Petite marche d’approche pour accéder à la cavité, par une belle entrée pentue, on accède rapidement à la rivière souterraine, nous restons groupé un certain temps, puis une équipe (Ayoub, Amine, Sofiane et Damien) part vers le fond voir les niveaux d’eau. Avec Lionel, nous ne cherchons pas à les rattraper et prenons des photos tranquillement, nous retrouvons Hicham et Tarik qui eux aussi, pratiquent l’art photographique et de la photogrammétrie. Nous prendrons tranquillement le chemin du retour, la rivière est belle et les volumes imposants. L’équipe du fond nous rattrapera et nous sortirons tous ensemble, bien mouillés pour certain qui plonge pour récupérer une lampe tombée dans une marmite ! L’autre intérêt de cette cavité est la présence en plafond de restes (mandibules) d’un crocodylomorphe téléosauroïde remontant au Jurassique inférieur.
TPST : 5h. Le retour avec le Mercédès sera épique, nous nous embourbons dans une courte portion boueuse, la situation devient problématique sans l’intervention musclée d’un autre véhicule, nos muscles n’y suffisant pas ! Mais au Maroc, l’entraide est omniprésente, après un coup de téléphone, un 2e Mercédès viendra nous dépanner, ce fut toutefois laborieux, 1h30 plus tard nous sortons du « merdier ». Retour de nuit au gîte.
Dimanche 29 mars : nous quittons le gîte dans la matinée. Nous reprenons café et thé au premier bar rencontré et nous nous quittons avec Amine, Hicham, Sofiane et Ayoub (les 3 rentrent à Casablanca). Amine va nous chercher un hébergement à Taza. Avec Tarik, nous allons visiter Ghar Bou Slama, marche d’approche d’une ½ h. Jolie petite cavité, présence d’un squelette fossilisé de quoi ? Lionel fera de nombreuses d’observations. Tarik et Damien pousseront vers le terminus. TPST : 2h30.
Halte à la grotte Izoura. Nous retrouvons Amine à Taza, il nous a trouvé un vaste appartement au 3e étage d’un immeuble à Taza.
Lundi 30 mars : petit déjeuner au bar « Les Caprices de Yasmina » en face de notre immeuble. Nous partons cette fois vers l’ouest, avec Amine, pour visiter la grotte Mezomin ou Habs Lklab (prison du chien). Une très vaste cavité à 3 entrées. L’entrée est équipée préalablement par Tarik qui nous rejoindra plus tard. Ressaut de 4m, amarrage naturel et humain – prévoir d’équiper depuis le haut du toboggan, corde d’environ 30m. Belle et vaste galerie entrecoupée par un puits d’une trentaine de mètres. A l’autre extrémité de la galerie, ressaut de 5 m à équiper pour faire la traversée. Grillades et salades sur le retour à Oued Amlil. Derrière le vieux Taza, Tarik souhaite nous emmener voir une grotte cultuelle, dans des gorges, le problème est qu’il faut franchir un torrent ! Tarik cherche le passage, en vain. À priori il y a un sentier plus facile sur l’autre rive… Nous allons faire un tour sur les pentes du vieux Taza, dans les murailles, voir une grotte tombeau avec une ancienne porte. Visite de la médina du vieux Taza.
Mardi 31 mars : visite de la grotte cultuelle repérée la veille en passant de l’autre côté de la rive, avec Tarik et Amine. Amine, par superstition, ne rentrera pas dans la cavité ! Petite cavité sans grand intérêt. Nous repartons comme la veille en direction d’Oued Amlil. Nous prenons la route P5420 qui nous amène dans des gorges. L’objectif est de repérer des grottes-bergerie en falaise en rive gauche du torrent. Il faut se mouiller les pieds, Tarik suivi de Lionel et Damien iront crapahuter et repérons plusieurs porches. Pendant ce temps Amine fait la sieste et Jean-Philippe se balade le long du torrent tout en repérant la progression des 3 autres. Retour à Taza.
Mercredi 1er avril : nous reprenons seuls la route faite vendredi pour aller prospecter dans les falaises le long du poljé de Chiker, nous visitons plusieurs abris et une perte sur le plateau sus-jacent (explorée par Damien), méandre, arrêt sur puits spité et étroit au départ. Le coin est sympa : hameaux, vergers, la région est très verte à cette période. Au retour halte à l’exsurgence du système de Chiker et aux cascades en aval.
Jeudi 2 avril : avec Tarik et Amine, nous prenons environ 80 km de route au Nord de Taza pour aller à la vaste grotte de Kef-El-Ghar (1072 m). L’entrée amont est un vaste porche, des escaliers en ciment ont été construits, une rivière s’y jette. C’est une vaste galerie sur quelques centaines de mètres, changement de faciès, fait suite un beau et haut méandre, les crues doivent y être redoutables, sur plusieurs mètres de haut. La 3e partie de la cavité est une galerie large de 3 à 5 m et haute de 20/30m aux parois tapissées de guano de chauve-souris. La sortie avale est également vaste et aménagée d’escaliers en ciment plus ou moins chahutés par les crues. Pas de difficulté de progression hormis une marmite profonde à contourner sans tomber ! TPST : 3h avec séance photos, la traversée est faisable en moins d’une heure. Nous optons pour un retour par un sentier et passage d’un col, une heure environ. Nous sommes invités par une famille à boire le thé à la menthe, nous y ferons un super goûter. Retour nocturne à Taza.
Vendredi 3 avril : retour vers le Sud comme le 1er avril dans le poljé de Chiker, nous visitons rapidement les mines de Chiker (3 entrées) avec Amine et Tarik. Repérage de la grotte-perte de Kaf-El-Ma. Repas dans le vieux Taza. Hammam pour Damien, Lionel et Tarik.
Samedi 4 avril : départ de Taza vers 10h. Contrôle par une dame de la Gendarmerie Royale au péage entre Rabat et Mohamedia. Arrivée à Casablanca vers 14h30, nous abandonnons notre Duster bien sale à Younes, loueur fort sympathique, nous retrouvons Hicham qui nous offre le repas dans un restaurant italien, achat de gâteaux, fruits secs, olives, etc, tour dans le vieux Casablanca et thé, coiffeur pour Lionel. Nuit dans le même hôtel confortable et bruyant qu’à notre arrivée.
Dimanche 5 avril : après le petit déjeuner, nous prenons un taxi pour l’aéroport. Envol avec une heure de retard, à 20h Brigitte nous récupère à Lyon-Saint-Exupéry.
Jean-Philippe (+ Damien)
Gouffre de Sédéra, Cerre lès Noroy (70), travaux, jeudi 2 avril 2026
Participants : Thierry, Nanard, JLG
On se retrouve chez Thierry pour le traditionnel café-goutte-gâteaux. On ne traîne pas trop, je dois repartir à 14 h. En arrivant sur place, installation de la poulie et de la corde sur des rallonges plantées dans le tubes mis en place de chaque côté des buses dimanche. On arrive à bidouiller quelque chose qui fonctionne (pas tout à fait assez haut pour être confortable à la traction, à peaufiner la prochaine fois). Thierry descend mettre en place un spit pour s'assurer dans le puits, puis il descend encore un peu pour élargir ce puits. Nanard descend à son tour s'installer au niveau du spit et faire le relais pour guider le seau dans ce puits tordu. Moi, je reste en surface pour tirer et vider les seaux.
En creusant pour mettre le puits au format présidentiel, Thierry trouve un loir, encore endormi. On le remonte dans un seau, précautionneusement. Je vais le déposer un peu en hauteur, sur un arbre, au soleil, pour qu'il finisse de se réveiller tranquillement.
Il est 14 h, je pars, Thierry et Nanard remontent pour boire une bière.
JLG
Les travaux continuent l'après-midi, avec élargissement du puits. Les cailloux et la terre retirés ont été empilés dans une diaclase qui avait été débouchée le matin. Au cours de la prochaine séance (personnes minimum), il faudra ressortir les cailloux de la diaclase, et élargir la base du puits. A noter, présence d'un courant d'air sensible.
Fin des travaux à 18 h.
Nanard
Gymnase des Haberges, entraînement, lundi 30 mars 2026
Participants : Pascal, Nanard, Thomas, Rodolphe, JLG et du CAF : Lionel et Chantal
Comme d'hab, Lionel va nous installer 2 cordes. Rodolphe monte sur la première et installe un fractio à la descente, dans le dévers. On grimpe alternativement sur la corde avec et sans fractio, fait quelques conversions, et on arrête un peu plus tôt que prévu vers 19 h 30.
On finit par un pot avec flamenkuche, que nous offre Chantal, au Bureau.
JLG
Gouffre de Sédéra, travaux, dimanche 29 mars 2026
Présents : Thomas LEBON, Thierry Vircondelet
Aprés avoir aidé Thierry à charger sa voiture, on part pour le trou. Le temps de décharger et de s'équiper, on commence à travailler à 11h.
But de la journée, mettre en place deux tubes de part et d'autre du busage pour pouvoir mettre en place un portique où accrocher la poulie pour remonter les seaux depuis le fond.
On commence par mettre en place des pierres sous les tubes, puis on remblaie avec de la terre. Les déblais déjà remontés sont insuffisants, donc on creuse autour en aménageant une plate forme et des marches. On n'a pas fini de remblayer, donc les premiers seaux remontés serviront à terminer le pourtour des buses.
Le temps de manger, on a fini vers 15h30. Thierry propose de passer par Creveney, où il y a des champs labourés, et on va caillouter. Thierry ramasse quelques ammonites, mais rien d'entier, ainsi que 3 gros nodules à casser en atelier, parce qu'il peut y avoir un truc. Je ramasse une plaque de schiste avec un ensemble de petits coquillages, et des petits morceaux de bois fossiles. On rentre à 17h30.
Thomas LEBON
Gouffre Sédéra, travaux d'aménagement, (70 - Cerre les Noroy), jeudi 26 mars 2026.
Travaux aménagement gouffre Sédéra
Participants : Thierry Vircondelet - Bernard Détouillon
TPST : 5 h
On avait décidé de finaliser le chantier du Sédéra en installant les dernières buses qui sécuriseront l’entrée du gouffre. Ayant pu bénéficier d’un tarif avantageux, on file à Comafranc chercher nos 4 hausses de regard et du mortier. Le Partner de Thierry est bien rempli avec 300 kg en plus des 2 bonhommes.
Nous voilà partis en direction de Cerre les Noroy. Dépose des buses et du matériel au bord de la route dans le fossé, matérialisés par des cônes de sécurité fournit par Thierry. La voiture garée plus loin et enfin équipés, on rejoint le matériel qu’on achemine tranquillement au bord du trou (bonne suée).
Enfin de l’action ! On roule, on fait glisser les hausses retenues par une corde dans le trou, avec Thierry au fond pour ajuster l’ensemble. Un peu de ciment pour sceller l’ensemble et enfin vers 16 h tout est terminé, ou presque.
Thierry, va confectionner le couvercle avec un orifice pour que d’éventuelles chauve-souris qui voudraient y élire domicile puissent sortir en toute quiétude.
Normalement la pose du couvercle et l’aménagement final (nivelage, nettoyage,…) devrait se faire ce dimanche.
Semaine prochaine, on devrait évacuer le cône d’éboulis à la base du puits, si on est suffisemment nombreux pour sortir les seaux (3 minimum) et enfin pouvoir entreprendre des travaux sérieux, puisque nous sommes juste après les siphons aval de Cerre les Noroy.
Nanard
Dimapo (Botswana, initiation, mardi 24 mars 2026
Nous sommes de moins en moins nombreux au fil des départs. Aujourd’hui Laurent veut revoir Dimapo comprendre mieux sa formation. La savane est en fait une vrai jungle et on court devant le 4x4 pour lui trouver un endroit où ça passe jusqu’à l’entrée du trou. Dimapo a une grande potence et le trou est assez large pour passer un ascenseur. Pour ce sera sur corde. One et Tshwanelo nous accompagnent. C’est leur premier fois dans un tube. Il fait 35 m. Je décide de doubler la tête de puits avec une poulie et une petite corde pour assurer par le haut et aider à la remontée. One est très concentrée et descend lentement mais sûrement sur descendeur. Philippe envoie Bastien pendant que j’équipe Tshwanelo. Le gaillard descend en sifflotant puis silence et des rouspétades en bas. C’est Laurent qui le dispute parce qu’il a mis son descendeur n’importe comment, sur une seule poulie. Heureusement, son gant s’est coincé dans la poulie et a freiné la descente sur les derniers mètres. On ne fait jamais assez attention, tout concentré qu’on était sur les deux novices, on n’a pas checké le copain spéléo… bref. Une ligne de base inscrustée dans la paroi saute aux yeux de Laurent, avec Bastien il la retrouve à divers endroits, cette fois c’est sûr, il y avait un paléolac et on en a la preuve. On remonte bien content. Bastien se fait encore disputer parce qu’il a marché sur des cheminées de fée. Je crois qu’il a vraiment fait peur à Laurent qui est juste à fleur de peau. Je plaide encore pour mettre un bloqueur de pied aux filles mais Laurent est têtu, il ne veut leur mettre qu’une pédale en double. Pfff. Comme c’est lui qui les envoie depuis le bas et moi qui tire avec Phil et Bastien en haut, je ne peux pas m’imposer. Déjà que je suis remontée sur ma corde de 6 que j’avais verrouillé avant de descendre la dernière (et paf).
Tirer sur la corde d’aide pour les filles décentre la tête de puits et la corde frotte au bord du tube métal, c’est fugace mais ça ne me va pas ce truc, je cale vite fait un kit pour adoucir le frottement. J’aimerais bien faire un contrepoids une fois dans le tube, pour voir si c’est plus rapide et efficace quand il y a beaucoup de personnes à remonter.
VOl
Laurent explique la formation de la grotte à One
On voit la ligne de base sur la paroi (environ au milieu)
Les garçons tirent One et Tshwanelo du tube, même si elles ont un jumard
Comme beaucoup de Botswanais, Tshawanelo va sous terre avec un chapeau de soleil sous son casque. Moi je trouve ça ravissant.
Grotte du Deujeau, Arbecey (70), initiation, dimanche 22 mars 2026
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