travaux
Perte du Château de Vallerois , travaux, jeudi 8 juin juin 2023
9h/12h TPST : 3 H
Trois portages pour environ 125 kg de ferraille : 3 grands étais en 160 , 6 tarières de 150, 4 tubes et divers. Soit environ 25 kg chacun à chaque fois.
Gouffre du Bois Brûlé, travaux, dimanche 4 juin 2023
Participants : Sarah B.; Thierry V.; Nanard
TPST : 6 H
Suite aux derniers périples, et après notre retour sur nos terres Haut-Saônoises, on décide d'entreprendre les nouvelles investigations dans notre gouffre de la déviation.
Finalement le rendez-vous est fixé à 11 H 00, chacun ayant du tri de matériel chez soi, après les séjours cailloux et spéléos dans le Lot et le Massif Central, les Pyrénées, ...
Comme convenu, la DIR Est est prévenue, ainsi que la gendarmerie afin de pouvoir accéder sans problème sur l'emprise 2 x 2 voies.
Après équipement du premier puits, Thierry s'affère à élargir le passage qui donne sur le second puits. Le nombre de pailles étant restreint, il faut gérer au mieux. Le premier tir est efficace ; avec Sarah, on ressort l'ensemble des cailloux jusqu'à la base du premier puits, puis nous ressortons tout.
Une deuxième série de pailles sera aussi efficace et l'accès au puits est possible, après avoir "concassé" les blocs tombés sur l'ouverture du puits. On a fait confiance à Thierry avec son marteau de 3 kg.
Finalement le puits ouvert, Thierry fait une première descente en oppo sur 5 m. Le fond se rétréci, obstrué par un gros bloc et de nombreux gravats. Ca descend encore d'un bon mètre sous nos pied et à travers une petite fissure, quelques cailloux dégringolent 3 mètres plus bas.
Sarah et moi, descendons chacun à notre tour, observer le fond du puits, bien érodé avec une cheminée parallèle. La suite semble intéressante d'autant plus que le trou souffle. Un bon courant d'air durant tous nos travaux.
Un bon nettoyage s'impose en ressortant tous les cailloux situés au dessus du puits, que l'on remontera jusqu'à la surface.
Prochaine sortie à 3 mini, voire 4 avec pour objectif :
- d'élargir l'accès du deuxième puits pour faciliter l'extraction des blocs du fond.
- de retirer des dalles verticales instables
- de vider le fond du puits.
Bilan de la journée : 5 m de première en verticale dans un puits bien érodé avec courant d'air.
Nous sommes à - 15 m pour l'instant.
Prochaine sortie dimanche prochain 11 juin vers 10 H. Contacter Thierry.
Nanard
Gouffre de la Légarde, Hautepierre le Chatelet, travaux, jeudi 1er juin 2023.
Le trou étant désormais déséquipé à chaque sortie, pour cause de détérioration lors des visites de spéléos qui n'utilisent pas leur matos-plusieurs sections de cordes sont tonchées à 15 cm sous le noeud-, nous partons avec la 150 m pour atteindre la trémie. Plus bas, ça commence à être fréquenté également, les cordes fixes sont en piteux état.
Bruno
Gouffre du Bois Brûlé, travaux, dimanche 07mai 2023
Participants : Thierry, JM, Jean-Luc, Céline du GCPM et Sarah
Une bien bonne nouvelle nous attend pour ce dimanche au temps incertain. La DIR EST nous a autorisé à poursuivre nos travaux au gouffre du Bois Brûlé le long de la N19. Nous avons même le sésame, la clef de la grille pour un accès facilité et une moindre gène vis a vis des usagers de la nationale.
Le RDV est fixé pour 10h devant chez moi. Nous nous rendons directement à la gendarmerie pour prévenir de notre nouvelle excursion dans les falaises. Ils photocopient le papier de la DIR afin de prévenir au mieux le centre des appels de Vesoul.
Déjà à ce moment là, pour Céline, l’entrée en matière avec les desobeurs du SCV n'est pas des plus commune... C'est une immersion en règle qui l'attend, puisque nous poursuivons les hostilités avec le traditionnel café croissant avec vue sur la nationale depuis notre nouveau parking attitré.
Vers les 11h30 tout le monde met du sien pour acheminer tout le matériel jusqu'à la tête de puits.
Quelques coups de klaxons s'entendent déjà..
Comme dirait un ami qui nous a aperçus il y a deux semaines : «Tiens, il y a des énervés de la frontale ici, incroyable ! »
J’équipe le puits sous les plaintes de JM et de JL qui sont bien décidés à m'emmerd.. En simulant un stage initiateur. C'est Céline qui va faire le tour du locataire en première avant une explication détaillé du fonctionnement des pailles dispensée par les collègues. Elle n'est pas très rassurée par les blocs « mikado » en tète de puits.
Jean-Luc a des choses à faire et repart en direction de sa voiture, sans la clef…
Il reviendra avant de repartir. « Après tout, ce n'est que justice » JM en prendra aussi pour son grade, non mais !
Thierry part avec le perfo pour percer trois trous sur les bords de la chatière afin d'avoir accès à la suite que nous devinons aisément. Quelque temps plus tard il remonte et nous laissons à Céline la joie de s’amuser avec l'accu.. Elle sursaute un petit coup et rigole, des fous à lier ces spéléos !
Nous attendons quelque temps et Céline et moi descendons voir le résultat. La roche a très bien réagi, l'ouverture est plus vaste et me permet encore mieux de voir la suite. Je fais le ménage avec une Céline pas des plus rassurée derrière. Elle me passe la matos qui devient vite d'un crotteux rougeâtre et glissant. Une fois purgé j'aurais pu descendre mais quelques blocs me chagrinent un peu, je préfère avoir l'avis des autres avant la tentative.
On remonte et Thierry redescend , il décide de refaire une série de trois pour agrandir encore plus afin d'avoir un format présidentiel et une meilleure vue sur la roche en place.
Pour ne pas trop traumatisé Céline nous allons manger vers les 14h en attendant que la cavité se nettoie.
Arrivés aux voitures, un petit orage éclate, les grands coffres des spéléo-mobile nous gardent plus ou moins à l'abri pendant le ravitaillement. Céline est quelque peu dérangée par JM qui mange du fromage aux cailloux.. Nous pensons la nature clémente avec nous car cela ne durera pas ! On repart vers les 15h, l’entrée du trou est bien visqueuse lorsque Céline est moi redescendons pour voir le résultat. C'est un carton plein, après une purge en règle sans toucher aux fissures de la voûte nous testons la longueur de échelle et de la corde en place pour accéder à la suite. Ça passe tout juste pour l’échelle ce qui nous donne donc un -10 ! Je descends prudemment en nettoyant la zone et je me retrouve 2m50/3m plus bas dans un bout de puits de 80cm de large sur 2m de long.
Quelque blocs pas frais sont suspendus au plafond, mais je retrouve une fissure toute fraîche jusqu’à 2 m en dessous de la zone de tir. Cela semble tenir, je nettoie ce qui bouge, et je purge un peu la zone d’atterrissage avec les outils que Céline me donne. Devant moi il y a une diaclase bien érodée d'environ 20 cm de large qui rejoint une autre diaclase perpendiculaire. Des cailloux coincés me bloquent la vue mais les cailloux que je jette passent sans problème. Ils descendent en rebondissant sur approximativement 2/3 m. Nos intuitions étaient bonnes, ça continue bel et bien.
Il faut refaire quelques pailles pour y voir plus clair et pouvoir dégager les blocs gênants.
Nous remontons pour que Thierry et JM descendent analyser la situation.
Pendant ce temps là je raccompagne Céline à sa voiture, elle a sans doute senti le coup foireux arrivé et préférait ne pas rentrer trop tard chez elle pour être en forme le lendemain.
De retour vers les collègues, Thierry est tout en bas en train de recalibrer la zone au marteau et de dégagé le sol pour une plus grande aisance de travail. Jean-Marie lui passe le matos mais cela devient plus difficile a cause du ressaut un peu trop haut. Je descends les aidées avant l’apothéose.. Que dis-je, le drame de la journée !
Thierry commence a percer trois trous avec un perfo montrant de grand signe de fatigue. La mèche a bien du mal à s'enfoncer et la machine chauffe. C'est alors qu'un orage éclate en surface, un gros cette fois ! Au début l'eau commence à ruisselet tranquillement dans le premier puits, il se forme de petites vasques d'eau qui débordent puis dégoulinent ensuite dans le ressaut où Thierry perce encore. Pour le moment cela ne le gène pas. Les fissures du plafond commencent à suinter à leurs tour, par gouttes puis en filets sans discontinuer. Une petite cascade se forme au dessus de Jean-Marie et moi, l'eau pénètre partout et fini par atteindre Thierry qui reçoit également de l'eau du plafond et doit arrêter toute manœuvre. L'eau au sol s’évacue très bien sans monter nulle part mais les ruissellements continus et les éclaboussures nous trempent jusqu'aux os. Au bout de 10min JM et moi sommes obligés de remonter. Thierry, qui n'a qu'une cote en toile, persiste tant bien que mal pour achever le deuxième trou et mettre en place deux pailles. Il remontra totalement frigorifié 5min plus tard alors que la pluie se calme.
Se prendre une crue dans un puits de 6 m 50, qui l'aurait cru ! Par chance les pailles fonctionnent quand même, nous nous réchauffons un peu dehors mais ceci sonnera la fin de cette sortie. Nous sommes vaincus !
Je retourne une dernière fois en vitesse tout en bas pour voir le résultat, ça a bien pété mais j'abandonne vite l’idée d'enlever les blocs coincés dans la diaclase. Je ne peux toujours pas voir la suite, mais la prochaine séance permettra sans doute d'y accéder. Il y a également le « trou de Nanard » à aller voir de l’autre cote des falaises ou seulement un quart d'heure de grattage suffirait pour progresser plus loin.
Tout le matos est sorti, on déséquipe avant de filer aux voitures retrouver quelques habits secs.
On finira vers les 20h chez Thierry pour se remettre de nos émotions en mangeant un bout accompagné d'une petite bière bien méritée.
Une journée de première bien arrosée !
Sarah
« Désolé pour la qualité de certaines photos, trop de poussières sur l'objectif. »
Perte de la Vache, travaux, vendredi 5 mai 2023
Très peu d'eau, à peine un filet, c'est un peu étonnant. Mais la végétation doit bien pomper, et seul le ruissellement via la perte envoie du flux.
Perte du château de Vallerois, travaux, dimanche 30 avril 2023
Participants : Rodolphe et sa fille le matin; Thierry V.; Sarah B.; Nanard
TPST :6 H
Objectif : sécurisation de la trémie 2 et de certains passages sur notre progression.
Le rendez-vous est fixé à 10 H à la perte du Château de Vallerois.
Une petite séance de nettoyage de la grille d'entrée est nécessaire ; la crue est passée par là. L'entrée de la cavité se surcreuse au fil du temps et la terre laisse la place à la roche.
Nous voilà partis pour acheminer 4 bidons de béton pour consolider la trémie 2 où certains passages nous inquiétaient surtout avec les passages répétées qui seront prévus pour la suite des opérations de désobstruction.
Pendant que Thierry aménage quelques passages après le premier ressaut (blocs saillants qui gênaient notre progression), nous acheminons les bidons de béton à l'entrée de la trémie 3.
Je retourne donner un coup de main à Thierry, pendant ce temps là, Sarah, Rodolphe avec sa fille prospecte une petite salle concrétionnée avant la trémie 2 qui s'arrête sur une trémie remontante (7 à 8 m à rajouter à la topo).
Rodolphe et sa fille nous quittent vers 13 H.
De retour avec Thierry, nous consolidons avec du fer à béton et du béton préparé sur place, les quelques blocs qui se trouvent sur notre cheminement et qui nécessitaient une consolidation. Le passage descendant qui donne sur la rivière est légèrement agrandi, ainsi que la sortie de la trémie 2.
La trémie 2 sécurisée, nous pouvons rejoindre la surface et profiter de quelques rayons de soleil.
Nanard
Espagne, explos, du 13 au 24 avril 2023
Diverses photos prises au cours de nos sorties. Merci Patrick!!
Gouffre de la déviation de Port sur Saône puis Fonçory/Chauderotte, dimanche 23 avril 2023
Dimanche 23 avril 2023 sortie au
Participants : Sarah B.; Jean-Marie J.; Thierry V.; Nanard
On se retrouve à 10 H à Port sur Saône pour récupérer Sarah et rejoindre la déviation de Port sur Saône pour découvrir le nouveau puits repéré par Sarah la semaine précédente.
Sarah a prévenu la gendarmerie pour éviter une nouvelle "descente de gendarmes" avec gyrophares.
On gare les voitures derrière la barrière de sécurité et on achemine le matériel dans la falaise. Aménagement de l'approche du puits en retirant l'argile en place et équipement d'une main courante et des amarrages pour réaliser la descente.
Un véhicule de la DRIRE qui ralenti le long de la falaise, nous attire l'œil, mais finalement il ne fait que passer.
Thierry purge l'entrée du gouffre, puis Sarah s'aventure dans le l'orifice. Finalement 4 m 50 plus bas, elle touche le sol. Une fissure semble se dessiner dans l'axe de la galerie. Sarah remonte et Thierry, puis Nanard descendent. De l'argile et des cailloux sont retirés pour mieux percevoir le nouvel orifice détecté à la base du puits vers - 6 m. Ca reste encore étroit et un gros bloc en mouvement obstrue en partie l'accès à la suite. De l'air frais circule. On devine un beau puits propre bien érodé par l'eau, qui semble descendre d'environ 4 m et on perçoit un puits en diaclase qui fait suite. Ca semble prometteur.
Thierry sort et va récupérer les éclateurs de roches. Nanard avec l'aide de Sarah, réussit à faire basculer le gros bloc dans le puits; on devine beaucoup mieux la suite, mais c'est encore un peu étroit même pour Sarah. Les éclateurs feront le reste, mais les collègues commencent à avoir faim. Donc sortie pour le ravitaillement, mais on aperçoit le même véhicule de service de la DRIRE, vu plus tôt, qui ralenti le long de la falaise et vient nous interpeler en nous signalant que nous n'avons pas le droit d'être sur cette zone de 2 x 2 voies et qu'aucun véhicule ne doit y stationner. On pensait poursuivre malgré tout nos travaux, mais rien à y faire, on doit plier bagage. Ils nous attendent avec leur véhicule jusqu'à ce qu'on ait quitté les lieux et sécurisent les lieux et notre sortie de derrière la barrière de sécurité.
Mais il faut redescendre le puits pour récupérer le matériel, rattrouper cordes et amarrages et enfin nous changer, toujours sous la surveillance des agents de la DRIRE.
On leur explique la situation et ils nous donnent un N° de téléphone du responsable pour voir si on peut éventuellement poursuivre nos travaux ultérieurement.
Je contacte Thomas L., ce lundi, qui s'est mis aussitôt en relation avec le responsable DRIRE; finalement tout n'est pas perdu. Quelques informations complémentaires à lui faire parvenir, quelques règles à respecter et on devrait pouvoir poursuivre nos investigations.
Déçus, nous partons à la cabane de chasse de Calmoutier pour manger au sec.
Puis nous partons repérer les entrées de Fonçory, puis de Chauderotte que Sarah ne connait pas.
Les crues sont passées par là et les entrées ont quelque peu changé. Quelques aménagement sont à faire pour éviter un embâclement des galeries d'entrée.
La galerie d'entrée de Fonçory semble purgée ; le premier puits est descendu en désescalade et semble être surcreusé à la base. Sarah poursuit un peu plus loin voir l'état des passages; ce n'est pas colmaté. On évite de trop trainer car il pleut dehors et c'est un réseau qui peut rapidement se mettre en charge.
On part voir l'entrée de Fonçory ; des effondrement se sont formés à proximité et l'entrée à été surcreusée à la base de la grille d'entrée et du mur. Des blocs en équilibre à la base du mur seront à consolider. L'entrée est propre et on repère le passage supérieur à aménager dans la diaclase d'entrée pour pouvoir shunter les passages bas et aquatiques. On pourra ainsi refaire cette traversée dans de meilleures conditions et reprendre quelques investigations.
Nanard
Déviation de Port, prospections, dimanche 16 avril 2023
Sortie prospection spéléo du dimanche 16.04.2023
Participants : Nanard, Thierry, JM et Sarah.
Lors de la réunion club de vendredi dernier le point de rdv est donné pour 9h30 ce dimanche à Port sur Saône.
Nous partons directement sur une zone de travaux ou des marnes fraîches ont été apportées.
Petit coup d’œil rapide sur place ou quelques ammonites se battent en duel. Nous les sauvons d'une deuxième mort certaines ou elles finiraient aplaties dans les remblais d'un terrassement.
Nous partons ensuite en direction d'un petit chemin qui mène au-dessus de la nouvelle nationale pour le traditionnel café croissant. Il fait plutôt frais ce jour et le vent fait déjà pester Jean-Marie qui apprécierait grandement un petit brin de soleil !
Nous réfléchissons de l'approche à adopter pour accéder aux falaises fraîchement mise au jour par les travaux de la déviation. L'Objectif étant de faire une petite virée géologique et d’aller voir un trou repéré il y a déjà un long moment.
Les collègues s'y sont déjà rendu il a peu et savent ou se garer au mieux le long de la nationale pour ne gêner personne.
Un fois sur place, vers les 12h, nous commençons la prospection dans les falaises tandis que les usagers de la route nous regardent déjà avec de gros yeux. Les hommes partent en tête pour retourner voir une géode qu'ils avaient repéré la dernière fois. Je reste un peu derrière pour apprécier tous les petits endroits de cette zone très karstifiée qui me faisait de l’œil depuis très longtemps. Un endroit très joli, très coloré ou de multiples fossiles ont calcifié dans la roche. La géologie du terrain est vraiment intéressante, Nanard et Thierry en profitent pour faire des photos de ces phénomènes avant qu'ils ne soient recouvert par la végétation.
En rejoignant les copains par un étage supérieur je tombe sur deux orifices, le premier ressemble par sa taille à l’entrée du petit Siblot et pince à cause d'un colmatage au bout d'environ 2 mètres de verticale. Le deuxième, bien plus sombre est obstrué de rochers instables que j’enlève avec le pied par peur d'une réaction en chaîne. Une vraie surprise d'entendre et de voir ces mêmes rochers dégringoler 6/7 m plus bas dans un puits très érodé d'environ 2 sur 3/4 mètres de large. En plus d’être beau, propre et prometteur il se trouve juste en face du trou que l'on devait initialement aller voir de l’autre côté de la nationale. Un surplomb rocheux et ma faible lumière m'empêchent de voir une suite évidente mais il y a bel et bien du vide la dessous.
Il ne me faudra pas longtemps pour crier au gouffre et peu de temps après nous nous retrouvons tous les quatre devant ce trou noir qui nous donne bien envie d'y descendre pour y voir plus clair.
Manque de bol nous avons bien le perfo, des cordes mais pas de spits sous le coude alors on dégage un peu de terre ferrugineuse pour permettre à Thierry de sécuriser ce puits à l’éclateur de roche. En prévision de sa descente qui se fera sûrement dimanche prochain, un aménagement de la zone était nécessaire pour éviter de devoir chatouiller des gros blocs instables suspendus sur un des côtés de la tête de puits. Il ne faudra pas longtemps pour aménager le lieu mais du béton et un étayage sera tout de même nécessaire par la suite.
Après ce chouette imprévu nous voilà repartis de plus belle le long des falaises ou un beau miroir de faille retient notre attention. Quelques minutes plus tard, deux estafettes de la gendarmerie se garent... 6 Gendarmes en descendent, alertés par des automobilistes, ils nous font part de leurs inquiétudes tout à fait justifiées sur notre escapade le long d'une nationale. Nous leurs expliquons notre situation de spéléologues ce qui leur enlève un doute sur la bonne moralité de nos motivations. Tout le monde tombe d'accord, dorénavant, nous devons au préalable prévenir la gendarmerie de Port Sur Saône avant toute visite sur cette zone pour éviter les malentendus et le déplacement inutile des forces de l'ordre.
Après ce deuxième imprévu nous repartons en voiture pour nous rendre de l'autre côté de la nationale. Les falaises de ce côté-ci sont toutes aussi impressionnantes, les failles bien creusées par l'eau laissent apercevoir de multiples méandres mystérieux qui semblent serpenter dans ce magnifique calcaire aux strates inclinées. Nanard escalade un promontoire rocheux pour aller voir ce qui se cache dans ce fameux orifice qu'on voyait quasiment tous les week-ends en passant sur cette route.
Il y disparaît pendant bien 4 minutes avant de réapparaître un peu crotteux… Ça continue !
Il nous décrit un méandre en diaclase d'environ 1/2 mètre de large, où il a pu avancer sans problème. Mais un petit rétrécissement dû à de la terre l’empêche d’accéder à la suite pourtant visible sur au moins 10 ou 15 mètres. Une dalle suspendue plus ou moins menaçante n’a pas vraiment facilité les choses et demandera une petite expertise de nos désobeurs de l’extrême.
Conclusion : il n'y a que quelques seaux de terre à enlever pour accéder à la suite de ce méandre. Un petit bout de nouille serait le bienvenu pour que tout le monde puisse y accéder dimanche prochain.
De l'autre côté de la route il n'y aura qu'à équiper et à descendre pour une première exploration du puits à la recherche d'une suite. J'irai prévenir la gendarmerie dans la semaine de notre venue. Un beau programme !
Nous finissons notre escapade chez Thierry à environ 18 h pour manger un bout et discuter de cette journée riche en rebondissement.
Prévus pour dimanche prochain : La même équipe et ??
Sarah
Perte de la Vache, travaux, mercredi 5 avril 2023
Avec les pluies, les sédiments continuent à envahir le trou, mais c'est toujours praticable.
Nous avons alterné forages et déblaiement sur un poste de travail très très humide. 14 pailles au total, 10 petites et 4 normales.
Il aurait suffit de décaisser la terre en sortie pour passer, mais ce sera la prochaine fois. Encore quelques pailles pour le confort de tous.
Un burineur nous aurait bien aidé également, on va racheter une grosse perfo rapidement.
Peu d'air au début, mais ça soufflait bien à la fin avec la hausse des températures dehors.
Photos en entrée de trou, la grille sature, le tas de boue sur le côté de l'arbre est parti dans le trou...
Bruno
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