speleo
Gouffre des Fèves, mardi 7 juin 2022
TPST : 4h30 pour Bruno, 2 h pour Rodolphe
Gouffre du creux Breuillot 1, lundi 6 juin 2022.
Retour à la sortie du jour:
On attaque très vite le talus d'argile qui barre la sortie d'eau. Une tranchée sur quasiment 3 mètres, avec 60/70 cm de profondeur max, sur 25 de large.
Eh oui, c'est bien une belle galerie amont qui se dévoile, après avoir assisté à une baisse assez rapide du niveau sur 60 cm. Questions? c'est court? Peu profond?
Perte de Vallerois et gouffre des Fèves, samedi 5 juin 2022
Participants : Jean-Marie, Jean-Luc
TPST : Vallerois : 1 h 15 et Fèves 1 h.
Ce dimanche avec JMarie, c'était sortie en amoureux...des grottes. Il passe me chercher et on part avec son nouveau véhicule, enfin opérationnel. Au programme, tourisme. Il me fait l'honneur de me servir de guide pour me montrer les deux derniers chantiers que je ne connais que depuis la surface (sauf Vallerois, les 15 premiers mètres). Donc Vallerois : on commence par respecter les traditions;, avec un petit café/pain au chocolat. Les orages de la nuit n'ont pas suffi à amener de l'eau dans le ruisseau, et on remarque que vu l'état de la grille, il n'y a rien qui a coulé dans la grotte. Belle cavité, propre, le shunt de la première trémie est plutôt sympa (et apparemment beaucoup plus simple et sécurisé que l'ancien passage). Derrière c'est gros, beau, de la spéléo comme j'aime ... On s'arrête à l'entrée de la deuxième trémie, avec sa corde en fil d'Ariane. Elle n'inspire pas confiance à JMarie. Sortie, puis direction les Fèves.
On casse la croûte sur le parking (pratique, le pick-up, qui peut se transformer en table et/ou en siège, JMarie a des projets pour encore améliorer le confort des casse-croûtes). On descend ensuite sans problème jusque dans la diaclase. Jean-Marie me disait "tu verras, on est debout tout le temps, c'est de la balade". Ben pas pour moi : trop grand, trop épais, ça racle fort et je suis obligé de me mettre à 4 pattes dans certains endroits. Jean-Marie pousse jusqu'au chantier, pour voir ce qui a été fait, et pense que not' Président va grogner, il va trouver ça pas assez large. Une bonne suée de plus pour ressortir, et on retrouve la voiture et des bières fraîches, bien méritées.
Content de cette remise en jambes, et après Gournier, gros et propre, de reprendre contact avec la spéléo haut-saônoise, sale et étroite (j'exagère, Vallerois, c'est beau et propre aussi, mais pas partout).
JLG!
Les autres photos (des Fèves, j'avais oublié mon appareil photo, et j'ai utilisé mon téléphone que je n'avais pas pris à Vallerois)
Confracourt, prospections, samedi 4 juin 2022
Participants : Damien Grandcolas et Véro Garret.
Prospection dans les bois de Confracourt pour repérer la Source Pourrie citée par Fournier dans 2 de ces ouvrages :"Les eaux souterraines, sources, résurgences, exsurgences et nappes aquifères - 1926" et "La recherche et le captage des eaux potables en Franche-Comté - 1924". Elle est indiquée sur la carte IGN et à l'aide du GPS, nous la trouvons facilement. Sur place, différents ouvrages d'art : le captage, des canalisations et un petit tunnel (voir photos). Non loin, nous repérons une source (non indiquée sur la carte IGN) en bordure du ruisseau de la source des Mourizets. Je la nomme source du Maquis car elle est à proximité du monument du Maquis de Confracourt. Enfin, nous finissons par le repérage de la Fontaine de la Goutte Vetet, toujours dans le Bois de la Régie entre Confracourt et Combeaufontaine.
DG
Prospection Secteur Scey sur Saône et La Neuvelle les Scey, dimanche 29 mai 2022
Participant : Damien
Je commence ma prospection en essayant de retrouver en vain une petite cavité aperçue en 2012 sur la commune de Scey-sur-Saône à proximité de la jonction D23 – RN16 (fiche BK existante sous le nom de Trou Vé avec une photo) : Trou Pas Retrouvé !!! Etant dans le secteur du gouffre-perte de la Goutte, j’y vais faire un tour. Le retrouve ainsi qu’une perte et une petite doline à proximité. Je prends des photos et les coordonnées de l’ensemble. A part quelques traces de blaireaux, le gouffre-perte ne semble pas être fréquenté.
Ensuite, je vais dans les bois au Sud-Ouest de La Neuvelle les Scey pour revoir des pertes vues il y a une dizaine d’années. Je retrouve les pertes 1 et 2 du Bois du Prince malgré l’environnement qui a beaucoup changé (travaux forestiers et chemins modifiés). Je n’arrive pas à retrouver le Trou du Bois du Prince (fiche BK existante avec une photo) qui est une profonde doline avec un petit effondrement au fond que j’avais aussi repéré à la même époque. Je repère une autre doline aussi profonde mais sans l’effondrement et les coordonnées ne correspondent pas !
Comme je suis dans le secteur, j’en profite pour reconnaitre la Fontaine au Taureau et la source de la Ferme de Provins. La Fontaine au Taureau est une source qui prend naissance sous un arbre entre ses racines : étonnant et original ! Photos et coordonnées des 2 sources.
Sur la route du retour à la maison, je fais une halte au gouffre de la RN 19 pour vérifier si son accès est toujours existant ! Thierry m’avait dit que Rodolphe ne l’avait pas trouvé et qu’il pensait que l’ouverture avait été rebouchée ! Le trou est toujours là et la grille de protection à moitié camouflée par les ronces et autres herbes aussi (voir photos). Le gouffre ne semble plus être fréquenté actuellement.
Damien
Les autres photos ici
Grotte de Bournillon, samedi 28 mai 2022
La journée commence bien au gîte, Comme d’habitude nous avons le droit à un petit déjeuner de rois et nos petites têtes du matin se réveillent doucement à la fraîcheur du Vercors.
Aujourd’hui nous avons rdv avec la grotte de Bournillon bien connue pour avoir le plus grand porche d’Europe. Nous partons vers les 10h à deux voitures, la route n'est pas bien longue mais de merveilleux paysage défilent tout du long. Arrivés au parking, rien ne laisse deviner l’ampleur du site.
Nous croisons quelques collègues spéléos, dont un Allemand venu tout seul mais surtout beaucoup de randonneurs qui montent à l’assaut de Bournillon. Après une bonne marche d'approche qui fit office d'échauffement nous comprenons vite pourquoi tant de monde viennent se balader ici. Le porche démentiel s'ouvre au dernier moment devant nous, 120m de calcaire rose en voûte s'offre à nos yeux ébahis.. Nous loin de là, dans le cirque rocheux, une cascade de 300m dégringole en petits filets jusqu'au sol. Un paysage atypique et très sauvage qui offre de bon moment de rêverie en attendant JL et JM qui finissent leur ascension en nous offrant une pause bienvenue.
C'est décidé depuis le début, ils ne nous accompagneront pas sous terre, aujourd’hui c'est repos aux voitures !
Bruno commence à équiper la vire sous l’œil amusé de spectateurs, nous le suivons rapidement. Nous nous retrouvons bien au dessus du niveau de l'eau, la galerie commence par une chatière et une zone assez plane suivi d'un éternel enchevêtrement de blocs. Monter, descendre, enjamber, grimper, glisser, un vrai parcours du combattant version KO dans les strates ! Des trémies comme ça on en voit pas tous les jours, mais la progression se fait à sa surface et tout a depuis longtemps été tassé par le torrent impétueux qui règne en ces lieux lors des crues. Ici et là d’énormes concrétions toutes noires tel des monticules de pétrole se dessinent dans cette fameuse salle dont le nom a crée controverse.
Quasiment toute la moitié du parcours jusqu'au lac se révélera être une vrai pouponnière a moucherons, nous sommes véritablement envahis, on les mange, les aspire, les frotte dans nos yeux, les retire de nos oreilles, pas franchement l’idéal avec des lampes qui les attirent par nuées comme des moustiques. A ce moment là, nous regrettons tous la bonne vieille acétylène !
Nous mangeons dans une accalmie et l'arrivée au lac sera plus douce, une belle eau bleue qui contraste fort bien avec la noirceur des lieux sonnera notre point de retour.
Rodolphe et moi partons en tête et tapons une pointe jusqu'à la sortie. En attendant les copains je m'amuse un peu sur la vire et je repère quelque chose d’intrigant sur une paroi, une croix et une flèche désignant un gros interstice rocheux. J'escalade un peu pour aller voir ce qu'il s'y trouve et je tombe sur une pièce de 2€ bien cachée sous des cailloux !? Chasse au trésor ?
Bournillon ne nous révélera pas tous ses mystères ! Les copains arrivent et la vire est libérée de ses entraves, nous retrouvons les deux gardiens de voitures avant d'aller nous désaltérer au troquet du coin.
Bravo à Évelyne qui a su aller jusqu’au bout de cette aventure malgré le caractère informel de la progression sur blocs. ET merci à tous pour l'ambiance de ce séjour !
Sarah
Les autres photos ici.
Gonvillars, initiation, samedi 28 mai 2022
Participants : Philippe & Véro, Melody Convers et Quentin Tisserant
Balade karstique en Ecosse du 7 au 21 mai 2022.
Participants : Véronique Garret et Damien Grandcolas.
Qui a dit qu’il n’y avait pas de grotte en Ecosse et qui aurait pu deviner que différents membres du SCV se trouveraient en même temps dans cette région du Royaume Uni sans le savoir !
Je m’étais déjà rendu en Angleterre y faire de la spéléo dans le Yorkshire mais n’avais jamais poussé jusqu’en Ecosse.
Après une halte chez Peter Boyes, spéléo anglais qui a vécu durant vingt ans en Haute-Saône et qui est retourné vivre depuis deux ans à Felton près de Newcastle dans le Northumberland (certains spéléos du SCV ont rencontré Peter qui a été inscrit à l’ASHVS pendant de nombreuses années), nous nous rendons en Ecosse pour parcourir les montagnes écossaises. Entre deux sommets (« ben » en écossais), je prends le temps d’aller voir des zones karstiques repérées grâce à quelques documents sur le karst écossais.
La première cavité visitée se trouve dans l’extrême nord de l’Ecosse dans les Highlands près du bourg de Darness. Il s’agit de la grotte de Smoo (Smoo cave) qui est une gigantesque caverne côtière au pied d’une falaise calcaire (son porche d’accès est le plus important de toutes les grottes marines des iles britanniques). Cette cavité est une grotte aux origines multiples. Son porche d’accès haut de 15m a été ciselé au fil des siècles par les changements de niveau de la mer alors que sa partie interne a été formée par le ruissellement d’eaux vives. Le porche donne accès à une grande salle (L : 60m x l : 40m x h : 20m) suivi d’une salle plus petite où arrive une impressionnante chute d’eau de 24m de hauteur. Celle-ci provient du ruisseau en surface qui se perd dans un gouffre en amont de la cavité. La troisième partie de la cavité est une galerie démarrant au niveau du réceptacle de la cascade et qui part en amont. Cette partie ne sera pas accessible ce jour car la cavité est en crue. Les premières explorations datent de 1814 et aujourd’hui la zone d’entrée aménagée et facilement accessible est très prisée par les touristes.
La deuxième zone karstique que j’avais repéré se trouve dans la région du Ben More Assynt où se trouvent « The Bone Caves » ou Creag nan Uamh, Uamh an Claonaite, Rana Hole, Allt Nan Uamh Stream Cave et bien d’autres. Nous sommes dans le secteur le mercredi 11 mai ; 2 jours avant la venue de Véro Olivier et Philippe Auriol qui font aussi un périple en Ecosse sans que, ni l’un, ni l’autre le sache. A quelques jours près, nous aurions pu nous croiser. Véro et Philippe visiteront Allt Nan Uamh Stream Cave le vendredi 13 mai (voir le CR de Véro dans le blog SCV). Quant à moi, je me limiterai à la visite des grottes Creag nan Uamh qui n’ont pas de grands développements. Mon objectif était de repérer l’entrée de Uamh An Claonaise, la plus grande cavité d’Ecosse avec ces 2868 m. La météo exécrable ce jour m’en empêchera et nous avons déjà pas mal crapahuté pour atteindre les 1ères cavités. Véro Olivier parle d’une demi-heure pour atteindre la cavité qu’ils ont visité ! Ils ont dû prendre un supersonique ou trouver un autre chemin plus court !
Les Bone Caves que j’ai visité sont une série de 4 grottes situées dans une haute falaise calcaire.
Après un arrêt rapide aux gorges de Corrieshalloch ; impressionnant canyon avec la chute d’eau de Measach, nous continuons notre périple en randonnant dans différentes régions. Lors l’une de celles-ci, nous aurons la curiosité d’aller voir la grotte de l’Ermite (Hermit’s Cave) qui nous est indiquée. Celle-ci est en fait un tunnel qui a été construit au 18ème siècle avec 2 entrées et une sortie sur un balcon révélant une vue saisissante sur une cascade dans un canyon.
Un autre de nos objectifs était aussi d’aller voir la grotte de Fingal sur la petite ile de Staffa à proximité de l’ile de Mull. Premièrement, il n’est pas facile de se rendre sur Mull avec le camion sans avoir réservé la traversée. Deuxièmement, la météo laissait présager une mer houleuse et donc peu praticable en bateau. Véro et Philippe ont pu prendre un ferry et s’approcher de l’ile de Staffa mais ils n’ont pas pu accoster et y débarquer ! (Voir le CR de Véro) J’avais vu juste, donc pas de regret !
D’autres cavités marines m’intéressaient sur l’ile d’Arran mais le temps nous a manqué. Ça sera pour une prochaine ! Il ne nous reste maintenant qu’à se programmer une bouffe avec Véro et Philippe pour partager nos différents périples dans le Scotland, le tout arrosé de bières et whisky.
Damien
Gouffre des Fèves, jeudi 19 mai 2022
TPST : 5 H
On déblaie rapidement les restes de la dernière paille en envoyant tout dans la cheminée atteinte dimanche. Il nous a fallu paver le sol en trois couches superposées pour ne plus patauger dans l'argile.
Le matos est chez Thierry, allez le chercher pour une sortie éventuelle dimanche ( il part samedi..)
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