speleo
Secteur Cornot, prospections, lundi 4 juillet 2022
Participants : Véro Garret et Damien Grandcolas.
Cette prospection avait comme objectif d’essayer de localiser gouffre et entonnoirs cités dans le Nouveau Dictionnaire des Communes Tome II – 1970 : « Geol. Marno-calcaires argoviens dans la vallée et à l’emplacement du Grand Bois. Sables argileux pliocènes à l’emplacement du Bois Cornot. Calcaires rauraciens sur le reste. Gouffre et entonnoir à l'est du finage. »
Après avoir parcouru l’ensemble du Grand Bois sans rien repérer, nous arrivons au niveau du Trou Mariotte indiqué sur la carte IGN dans un champs en jachère. Aucun trou, ni même aucune doline ou quelconque entonnoir ne sont décelables dans ce secteur. Le Trou Mariotte aurait-il été comblé et correspondrait-il à ce qui est écrit dans le Dictionnaire des Communes ? Cela nécessite plus d’investigation dans les écrits mais aussi auprès de la population locale ; à suivre. Nous sommes à environ 700m du gouffre du Onze Novembre exploré en 1994 par l’ASHVS. Ce dernier est recouvert par des dalles en béton.
Damien
Perte du Ruisseau de l'Etang, dimanche 3 juillet 2022
Participants : Rodolphe; Thierry V.; Thomas L.; Nanard
TPST : 6 H
Certains ne connaissant pas "le ruisseau de la perte de l'étang" qui fait partie du réseau de Cerre les Noroy, on en profite pour leur faire découvrir ; ça nous permet de faire également une pause sur nos travaux de désobstruction.
Nous en profiterons pour repérer les zones à photographier, aménager le shunt qui donne sur la grotte de Cerre les Noroy et améliorer un passage vers le siphon pour préparer une future plongée, sachant que Didier Lamirault a laissé ses bouteilles sur place.
Après le rituel café/croissants, on s'équipe. Rodolphe et Thomas s'engagent dans le méandre étroit d'entrée qui donne accès au P7. Thierry ayant cassé le fil d'alimentation de l'éclairage de son casque, repart chercher un nouveau casque chez lui (temps prévu 40 minutes aller retour).
Je les rejoins et on en profite pour faire quelques photos de reconnaissance, en vue d'organiser une sortie photos pour illustrer le prochain Karst Comtois. On progresse tranquillement dans les passages étroits pour arriver enfin à la rivière.
Rodolphe et Thomas prennent plaisir à découvrir cette nouvelle cavité, malgré quelques trempettes et zones étroites.
Thierry nous rejoint à la rivière, puis nous continuons ensemble notre cheminement en visitant les diverticules (salle supérieure concrétionnée, affluent amont, ... Le cheminement dans la rivière est aisé vu la hauteur des galeries.
Avec Thierry, nous escaladons le shunt et commençons à aménager le passage en hauteur, qui donne accès au réseau supérieur. Jean-Luc s'y était coincé il y a quelques années.
Au burineur et aux éclateurs, le passage devient aisé, mais des blocs en équilibre ont été déstabilisés par la dernière crue. Une purge est réalisée, mais il faudra bétonner pour consolider quelques blocs instables.
Pendant nos travaux, Thomas et Rodolphe vont visiter le siphon, la galerie finale annexe et prospecter le lit du ruisseau. Les bouteilles de plongée sont toujours présentes dans leur kit. Rodolphe revient avec un morceau de dent de mammouth. Thierry est jaloux !
Finalement on n'ira pas aménager l'accès au siphon aujourd'hui.
On remballe et retour à la surface.
Nanard
Pierres Blanches, jeudi 30 juin 2022
Participants : Bruno et Sarah
Temps : 2h
« Cela faisait un bon moment déjà que Bruno et moi parlions d'aller faire un tour au fond des Pierres Blanches. Il me disait qu’après certainement 200/250m de première, ils s’étaient arrêtés dans un long laminoir rapetissant et bien humide... Et qu'il lui fallait une personne svelte et motivée pour y retourner. Je ne comprenais pas tellement… ! »
Le jour J est arrivé, le temps a l'air optimal. Après un ravitaillement bien mérité à notre sortie du Breuillot 2, nous filons revêtir nos néoprènes et nos combinaisons déjà mouillées sur le parking attitré.
Il ne doit pas être loin de 15h30 quand nous croisons quelques chaises empilées et investies par les ronces sur le sentier descendant au fond de la perte où l'eau coule très timidement. Quelques vestiges pas totalement oubliés de désobeurs qui ne lésinent pas sur le confort des troupes !
Sans autre matos qu'un pied de biche et un piochon nous entamons la descente. Ça parpine un peu, Bruno aura le droit à son cailloux dans le dos « j'ai raté mon tir » . Dès le début c’est plutôt joli, le travail de l'eau se devine aisément, et nous arrivons vite au premier passage bas. Pour le moment nous sommes à quatre pattes dans l'eau « tout va bien ». De superbes plafonds se dessinent déjà, tantôt en chenal de voûte, tantôt lisse comme une conduite forcée. De nombreuses cheminées jalonnent le parcours jusqu'à la première salle. Inattendu je dois le dire ! Quand on ne fait quasiment que de la quadrupédie on ne s'attend pas à atterrir dans une salle aussi haute. Je suis le guide pour une visite des lieux, c'est beau, c'est concrétionné, c'est grand... Mais ça ne va pas durer !
La suite ne se poursuit quasiment qu'en laminoir, des rares quatre pattes sont possibles et me servent de repos. Ma combinaison est tellement neuve que je suis le coude à nu contre la roche, ça frotte, ça rappe, il me lamine, ce laminoir ! « Thierry étant absent, je me dois de perpétuer la tradition des jeux de mots improbables »
Quelques essoufflements et bleus plus tard, nous voilà enfin là où Nanard, Thierry et JM s’étaient arrêtés la dernière fois. Il s'en suit le terminus de Bruno où je comprends très vite pourquoi ils n'avaient pas poursuivis ! C'est plutôt large mais c’était aussi très bas et ça ne va pas en s'améliorant. Pendant que j’attends allongée un peu en amont dans une vasque d’eau, Bruno tente de faire une amorce de chenal pour que la prochaine crue emporte le talus de gravier qui rend la suite inaccessible. Ça continue derrière c'est sûr mais ça demanderait bien trop d’effort et surtout d'autres outils dans une telle position pour creuser tout à la main. Après un petit moment nous repartons pour la surface avec l'espoir que la prochaine crue fasse sont effet et en sachant qu'il est fort probable que ce terminus de première reste ainsi jusqu'aux générations suivantes. « Peut-être quand les chauves-souris seront aguerries aux travaux manuels ! » Il y a cependant peut-être un départ à gratter et une escalade à faire pour espérer choper un fossile un peu plus accueillant. Ou peut-être qu'un jour, pris d'un coup de folie, nous retournerons au fond à 3 ou 4 pour essayer de passer !
A notre retour en surface nous évitons de peu un gros orage mais par chance nous sommes sortis à temps.
Bien que sportif c'est tout de même un très joli réseau, donc merci à Bruno de me faire galérer un peu et de me perfectionner en technique de limace ! « Je garde cette cavité sous le coude dans le cas où quelqu'un m’agacerait quelque peu.. ! »
Après quelques courbatures déjà oublié je vous dis à tous, à bientôt pour de nouvelles aventures !
Sarah
Creux Breuillot 2, jeudi 30 juin 2022
Les 3 petits puits sont équipés rapidement avec la corde de 41 ( rab de 5 m), enfin sauf le dernier P10.
Avant de remonter, un tour dans l'amont ? Retour au bas du puits, il faut passer sous une lame et ça mouille beaucoup cette fois. Le nombril est touché. Tant pis, on se réchauffera dehors.
L'après midi, une "pointe" aux Pierres Blanches, CR de Sarah à paraitre. A l'issue de cette épreuve qui a "piqué" légèrement, le jury a décerné à l'unanimité le diplôme de "Limace Professionnelle en milieu souterrain" à Melle Sarah B. Elle en a bavé un peu...
Perte de Vallerois, mercredi 22 juin 2022
Quasiment 6 mois sans travaux au fond, pas si facile de motiver les troupes...
Le chantier:
Agenda
Légende des photos
escalade avant la 2° trémie et installation des marches métalliques
salle en haut de l'escalade après installation des marches
éboulis en haut de l'escalade
travaux dans la trémie finale
Creux Breuillot 1, dimanche 19 juin 2022
Participants : Nanard, Thierry, JM, Sarah, et J-Luc qui passe nous rendre visite.
Temps : Environ 5h30
Le point notable de cette matinée est que Thierry et moi arrivons avant tout le monde, sans doute un scoop pour le SCV.
Nous installons la table et sortons la café et les croissant pour attirer les collègues. JM arrive à 10h00 tapante, suivi de peu par Nanard et J-luc qui constate rapidement que nous sommes tous empreints d'une grande motivation.
Vers 12h, Il doit déjà faire plus de 30 degrés quand nous enfilons péniblement nos combinaisons, un vrai challenge ! C'est parti pour à peine 100m de marche qui paraissent en être 1000. Aujourd’hui nous avons 4 missions et 4 kits : Continuer la tranchée pour baisser encore le niveau d'eau de la voûte mouillante. Revoir l’équipement des puits et les installations nécessaires pour qu'un plongeur puisse venir explorer le siphon en toute quiétude. Et bien sûr faire la topo et quelque images.
Pendant que JM gît dans le foin fraîchement coupé, les quatre fers en l'air, j’équipe le premier puits afin que Nanard prenne la suite. Sans doute une mauvaise blague de ma part étant donné qu'ils ne sont pas venus au Creux breuillot depuis 2019 « ? » ! Et qu'a l’époque Nanard était descendu par le grand puits instable de 20m qui visiblement lui fait encore de l’œil. Il résiste finalement à son attraction et équipe la vire qui conduit aux puits parallèles. Je le suis de près pour lui indiquer la première dév ou je m'enchevêtre royalement. La suite se fait plutôt bien mais des frottements subsistent. Donc nous sommes tous d'accord pour rééquiper tout ça de manière définitive et plus adapté pour les plongeurs et nous même.
Une fois en bas, Thierry nous envoie son décamètre dans le puits parallèle, non sans mal, il atterrit enfin sur la talus d'argile dominant le siphon ! Très difficile de s'entendre dans cette belle et grande salle qui fait écho au moindre bruit. Cette première mesure faite Thierry et JM peuvent enfin venir se mettre au frais avec nous. Ils nous retrouvent en train de surcreuser la tranchée que le talus d'argile instable avait rebouché partiellement.
Je constate vite que le niveau de la vasque a encore baissé depuis les derniers travaux avec Bruno.
Mais ça ne passe toujours pas et nous avons oublié le kit photos de Nanard en surface ce qui nous empêche de prendre le siphon encore propre en image.
Après un petit moment, l'eau de la vasque coule de nouveau et répend son liquide saumâtre dans l'eau claire du siphon. Le niveau baisse bien d'un côté et s’élève doucement de l'autre. Les topographes nous rejoignent pour les dernières mesures et nous aident à creuser, la pente disponible n'est plus vraiment efficace, le débit baisse, donc Nanard et Thierry jouent des pieds dans la pataugeoire afin d'aider l'eau à couler. Ils se mouillent également pour aller voir la suite, le niveau a bien baissé de « 40cm ? » supplémentaire, ce qui laisse apercevoir un nouveau morceau de chenal de voûte qui continue sur « 1/2 » ? mètres avant de replonger à nouveau. Nous entendons deux ou trois fois des glouglou de décompression au loin ce qui confirme bien que la galerie continue. Et devinez quoi, il semble y avoir de l'air ! « Un futur pompage au creux Breuillot ? »
Jm et moi commençons à avoir un peu froid « Le comble du spéléo en pleine canicule » , nous sommes tous trempés et bien poisseux, le matériel est déjà dans un état pitoyable quand nous commençons à remonter. Une ascension pénible pour tous avec des bloqueurs en grève de blocage et même d’ouverture.
Le debriefing se fera changés et « propres », tel quatre mousquetaires autour d'une table, armés d'un couteau et d'une baguette.
Bilan :
- Une topo de plus de faite !
- Les récents travaux laissent supposer une suite derrière la VM, l’installation d'un tuyau d’évacuation et a prévoir dans la tranchée ainsi qu'un pompage pour résoudre ce mystère.
- Un rééquipement à faire et une préparation d’aménagement pour un plongeur. « L’équipement pourrait être descendu directement par le P20 et des bâches et des cordes installés pour garder le matériel propre jusqu'à la mise à l'eau » Nous lançons donc un petit clin d’œil, aux plongeurs intéressés que nous serions ravis d'aider dans cette exploration ! « Nous parlons tout de même du bassin d'alimentation du célèbre Frais puits »
- Dimanche prochain pas de désob, C'est visite du SCV a Sainte-Marie-aux Mines, départ pour 7h depuis chez Thierry.
- Dans la semaine, mercredi : Sortie désob a la perte de Vallerois avec « Bruno, peut être Nanard, et ? » RV 13 h 30.
Encore une bonne après-midi bien au frais chez les Niphargus !
Sarah
Gonvillars, samedi 18 juin 2022
Participants : Joël, Pascal, Akim, et JLG
TPST : 2 h 15
J'avais proposé à mon beau frère, Joël, qui a déjà fait de la spéléo avec moi, d'amener ses deux copains pour une petite sortie d'initiation. En arrivant sur place, il y avait déjà des voitures. On retrouve Guy Decreuse, JLuc Kammerer, Philippe Crochet et Anne Guiraud. Ils viennent de sortir, après avoir fait une séance photo. (https://www.facebook.com/photo?fbid=1617754135275006&set=a.114566945593740). Il y a encore 2 voitures, j'appends que c'est Romain Venot qui accompagne un couple et deux enfants.
Visite de la cavité sans problème, on est content de se mettre au frais avec la canicule qui règne à l'extérieur. On croise Romain et son groupe qui reviennent de l'ex-siphon. On continue un peu, et on s'arrête à la cascade. Au retour, petit tour dans l'amont, et sa jolie rivière aux berges si découpées. On retrouve la chaleur extérieure, qu'on essaie de mieux supporter avec une bière bien fraîche.
JLG
La Légarde, jeudi 16 juin 2022
Avec Paul, nous allons dans la salle terminale du fossile, au dessus du P 19, tenter de voir une suite contre paroi dans l'axe de la grosse galerie.
Gouffre des Fèves, dimanche 12 juin 2022
TPST : 4 h
Après un long café/gâteau au sucre, Thomas, Sarah et Bernard s'équipent pour descendre dans le trou vers 12h. Jean-Marie et Thierry restent en surface pour topographier la distance entre la perte des Fèves et le gouffre où on bosse (puis ils font une sieste).
Au fond, le dernier tir de Bruno a été efficace : il reste trois gros blocs coincés dans le méandre. N'arrivant pas à les faire bouger, Bernard met une petit paille dans celui du milieu, puis Thomas va retirer les morceaux. On creuse à environ un mètre du sol, avec encore 2 m au dessus, donc les morceaux tombent en dessous.
Thomas fait remarquer que la paroi à gauche, 2 m après la petite cheminée, est très instable sur une grosse section (2 m x 1,5m). Bernard va percer le fond (deux pailles) et prépare un trou dans la zone instable. On fait péter au fond (ça marche bien) puis on fait péter la paroi. Ça marche pas bien et la paroi bascule et vient s'appuyer de l'autre côté de la fissure, bouchant la galerie. N'arrivant pas à le faire bouger, Bernard fait péter au milieu avec un petite paille, ce qui permet de se retrouver avec un gros morceau en haut et un gros morceau en bas, toujours coincés.
On est donc obligé de reprendre une paille pour le bloc du dessus, avec beaucoup de difficulté pour la mettre en place (manque de place, risque d'écrasement sous les blocs). Après ce dernier tir, on évacue les morceaux dans la petite cheminée, qui est presque pleine. Il reste un gros morceaux coincé en bas et le résultat du tir au fond.
Thomas
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