speleo
Le Chaland, sortie photos, mercredi 28 décembre 2022
Gouffre des Petites Chailles – Réseau du Chaland.
Participants ; Guy Decreuse, Daniel Ramey et Gérard Jaworski du GCPM, Damien Grandcolas du SCV.
L’objectif de la sortie est de réaliser des photos dans la rivière Furieuse et dans le collecteur du Chaland afin d’illustrer un article dans un futur Spéléo Magazine. En octobre dernier, Guy, Gérard et Sarah n’avaient pas trouvé le passage du shunt Taquin qui mène à la rivière Furieuse et s’étaient contentés de prendre des photos dans l’affluent Sable.
Dès notre arrivée dans l’affluent du Deujeau, vu le niveau d’eau, je présage que la Furieuse va être très aquatique et que ça va brasser fort. Nous avançons à un bon rythme dans le collecteur, le courant nous aidant, et après avoir rampé dans le shunt Taquin, guidé par le tumulte de la rivière au loin, nous arrivons à la Furieuse. L’ambiance est plus qu’aquatique. A la sortie du siphon shunté, l’eau jaillissant forme un torrent digne de ce nom. Ambiance « eaux vives » qu’ils avaient dit ! Les voilà servis ! La Furieuse est en furie ! Les 3 photographes m’avouent que, sans moi, ils auraient hésité à s’aventurer dans celle-ci. Je leur propose d’aller au terminus tout en repérant les meilleurs spots pour réaliser les photos. Le niveau d’eau dans le tunnel « voute mouillante » qui précède d’environ 80 m le siphon terminal est vraiment très haut. Il est vrai que la partie derrière est un beau spot pour faire un cliché intéressant, mais personne n’a vraiment envie de nager sur une dizaine de mètres avec une hauteur d’air de seulement 15 cm ! Après plusieurs prises de vue tout en remontant la Furieuse, après avoir repassé le shunt Taquin et après une rapide collation, nous réalisons d’innombrables clichés dans le collecteur du Chaland. Lumix, Olympus, Godox, Snoot et autres flashs, crépitent à n’en plus finir. Après huit heures passées dans l’eau, dont une bonne partie en statique, et malgré les néoprènes plus ou moins épaisses selon la frilosité de chacun, le froid commence à se faire ressentir et lorsque nous débouchons des buses des Petites Chailles, la nuit vient juste de s’installer. Vu les résultats photographiques, on peut dire que cette sortie a été productive. Bravo aux photographes.
Damien.
Retour pour la troisième fois dans le réseau du Chaland à Arbecey en Haute-Saône, pour Guy Decreuse et moi-même, en vue d’une nouvelle séance de photos souterraines. Nous sommes accompagnés de Daniel Ramey et Damien Grandcolas, un des premiers explorateurs de cette splendide cavité.
Double objectif pour cette sortie : découvrir et photographier la fameuse rivière furieuse, entre les S1 et S2 à l’aval du collecteur et reprendre les images dans la première partie du collecteur.
Un article sur le réseau du Chaland est en préparation pour spéléo magazine et nos photos sont susceptibles de l’illustrer.
Nous avions raté, lors de notre dernière visite, le shunt du S1 : le bien nommé « Shunt taquin ».
L’histoire de cette galerie s’impose. Lors de la première plongée du siphon aval du collecteur, les accompagnateurs du plongeur, pour passer le temps en l’attendant, ont forcé le passage dans un boyau glaiseux et ont eu la surprise de se retrouver en aval du siphon en compagnie du plongeur ! Imaginez la surprise des uns et de l’autre !
Au vu des pluies récentes nous nous attendions à une sortie aquatique, nous n’avons pas été déçus. A l’arrivée dans la rivière furieuse, seule la présence rassurante de Damien nous a incité à entamer une séance photo très particulière. Impossible de poser nos flashs car les trépieds auraient été emportés par le courant et très difficile d’utiliser les appareils (non étanches). Le choix a donc rapidement été fait de travailler à quatre avec un photographe, un modèle et deux opérateurs lumière et malgré quelques difficultés de communication nous avons pu bosser sur quatre spots dans ce joli bout de rivière.
La suite de la sortie devait être de tout repos, c’était sans compter sur l’hygrométrie, proche de 100 %, qui a eu pour effet de former un halo lumineux autour de nos flashs avec un effet qui peut être jugé artistique pour les uns et désagréable pour les autres.
Merci, une fois de plus, aux modèles pour leur patience. Avec un temps passé sous terre de près de huit heures pour une douzaine de spots, cette activité est réservée aux spéléos motivés et persévérants.
D’autres sorties seront probablement programmées avant la sortie de l’article. Romain Venot et Jean-Philippe Grandcolas semblent très motivés. Ce réseau majeur de la Haute-Saône mérite bien la visite de nombreux photographes. La partie la plus concrétionnée n’est pas suffisamment documentée et nécessitera une longue séance… Avis aux amateurs.
Gérard Jaworski.
Grotte de Conflandey, topo, dimanche 18 décembre 2022
Participants : Thierry V.; Rodolphe; Nanard
TPST : 4 H
Avec Thierry, nous décidons de réaliser la topo de la nouvelle cavité afin de mieux cerner sa configuration pour les travaux suivants.
Ne devant être que les deux, nous buvons tranquillement au chaud, le café chez Thierry, lorsque Rodolphe nous appelle depuis le parking de la cavité. Nous le retrouvons finalement 20 mn plus tard sur le site.
Après une seconde séance croissants/café, nous nous équipons rapidement.
Avec Thierry, nous démarrons la topo dans l'axe de la galerie puis dans la partie basse. Nous laissons le nouveau puits situé à gauche pour la fin, la zone étant boueuse. Rodolphe part à l'affut du courant d'air, avec sa cigarette, pour percevoir l'éventuelle suite à donner et vérifie les éventuels recoins dans l'éboulis.
Nous percevons une circulation d'air par aspiration dans la partie inférieure avec la fumée, mais on s'aperçoit rapidement qu'il y a une convection avec le haut de la galerie dans les éboulis.
On termine par le puits de gauche, ouvert récemment et on perçoit une paroi propre au fond de la diaclase. Cela nécessitera une nouvelle séance d'élargissement pour aller voir s'il y a une possibilité de poursuite.
Thierry devrait avoir remis au propre la topo le soir même.
Nanard
Grotte de la Source des Côtes de la Baume à Conflandey, dimanche 11décembre 2022
Présents : TV, JMJ, TL, JLG l’après midi
TPST 5h (10h30-15h30)
Vu la température, on s'habille rapidement et on va au boulot à 10h30.
On commence par tailler des marches dans le deuxième puits, et on vide la petite salle (on empile dans l'impasse terminale).
Ensuite Thierry descend au fond pour vider le résultat du dernier tir de la semaine dernière. Beaucoup de cailloux par terre. Donc on met un peu de temps pour tout vider (on reremplit la petit salle).
Quand vient le moment d'aller plus loin on sort le perfo et on le range rapidement parce qu'il grille de suite (RIP). Sans moyen mécanique, on en est réduit à creuser le sol, très glaiseux, pour agrandir le fond. On retire aussi quelques cailloux cachés dans la merde.
Après avoir tout vidé, Thierry essaie de progresser à la masse et au burin, mais ça va pas bien loin.
Donc on sort vers 15h30, après avoir progressé d'un mètre cinquante environ, essentiellement le tir de la semaine dernière. La suite est tout droit, le fond est colmaté à l'argile. On semble revenir vers la belle paroi présente à l'entrée sur la droite.
Semaine prochaine, topo (TV + JMJ) pour être sur de là où on va. Pas la peine de venir à beaucoup.
A la sortie, Grog chaud amené par JLG et papillotes amenées par TL.
TL
Grotte de la Source des Côtes de la Baume à Conflandey, dimanche 4 décembre 2022
Participants :
Journée : Thierry V, Nanard, Jean-Marie. Matin : Rodolphe. Après-midi : Damien, Jean-Luc, Joël.
En matinée, Thierry, Nanard, Rodolphe et Jean-Marie continuent à agrandir verticalement aux éclateurs le passage entre la paroi gauche et l’éboulis. Lorsque j’arrive, tous remontent pour une pause « pipi » et réhydratation. Thierry est limite en hypoglycémie ! Nous redescendons, Nanard en tête, pour « pailler » à l’horizontal. Sur les 3 pailles de Nanard, 2 font « flop » ! Sur cette défaite, Nanard quitte le chantier vers 16h (ce qu’il avait prévu, ayant à faire ailleurs). Pendant que Jean-Marie, Jean-Luc et Joël élargissent l’accès horizontal entre la zone d’entrée et le ressaut d’accès au chantier du fond, Thierry et moi reprenons les hostilités et effectuons un tir de 3 pailles (1 grande et 2 petites) sur la paroi gauche. Thierry grogne car la mèche tombe souvent sur des inter-strates d’argile, ce qui l’oblige à recommencer les percements à des endroits plus sains en espérant ne pas tomber sur du vide ! Ensuite, 2 grandes pailles sur un bloc à droite et nous pouvons nous faufiler sur environ 1m à l’horizontal et ainsi voir la suite qui est en dessous. Toujours sur la même configuration, le plafond étagé continue à descendre et le vide entre celui-ci et les blocs formant l’éboulis est toujours aussi étroit. Un dernier tir d’une grande paille sur un bloc à droite, pour rendre confortable la zone « terminus » de ce jour, fait des dégâts et le bloc désagrégé a laissé d’importants décombres qu’il sera nécessaire de déblayer avant toutes nouvelles continuations du chantier du fond. Pour ce faire, il sera aussi obligatoire de remonter d’un niveau (dans la niche en haut du ressaut) les pierres accumulées sur le palier juste au-dessus de la zone de chantier. A 18h30, Jean-Marie, Thierry et moi décidons d’en arrêter là et nous remontons. Joël et Jean-Luc, n’ayant plus rien à faire, sont déjà repartis. Conclusion ; faut encore descendre, « ce n’est toujours pas clair, là, en dessous ! » et le zef est toujours présent. Comme dirait l’autre « y a plus qu’à ! ».
Damien.
Pourpevelle, réseau Nord, vendredi 2 décembre 2022
Participants : Joël, Nanard et moi
11 h 15 / 15 h 45
Joêl étant chez moi pour quelques jours, je lui propose une sortie spéléo, je sais qu'il aime ça et il faut continuer sa formation à l'autonomie sur corde. Je choisis Pourpevelle réseau nord pour son nombre de fractios, l'absence d'eau (c'est mieux en sortant quand on n'est pas trempé, parce que ça commence à cailler un peu). Nanard veut bien nous accompagner.
On arrive sur place vers 10 h, petit café et viennoiseries habituels, sans trop traîner. On est sous terre à 11 h 15. J'équipe tout à la descente. Je n'y suis pas allé depuis un certain temps, mais je me rappelle bien. Le grand puits, en diaclase, n'est pas facile à équiper si on veut éviter tous les frottements. Certains amarrages sont mal placés, et il en manque quelques-uns (ou alors je ne les ai pas vus).
En bas, séance photos. Nanard est séduit par une petite concrétion et se rend compte que toutes le 12 s environ, une goutte d'eau l'éclabousse et l'effet est joli. Nombreux essais photos. la goutte d'eau tombe trop tôt, ou trop tard. En désespoir de cause, on fait tomber de l'eau dune bouteille, mais il en tombe trop, ou à côté... on finit par renoncer. La remontée se passe tranquillement, Joël est content de lui, parce que contrairement à la dernière sortie à Ouzène, il arrive à chaque fraction à ouvrir du premier coup son croll, et que du coup, la remontée lui est beaucoup plus facile. Nanard déséquipe tout.
A la sortie, on retrouve mon chien qui a attendu patiemment dans la voiture.
JLG
Les autres photos, de Nanard et moi. Suite à une malencontreuse fausse manœuvre, j'ai supprimé les photos que j'avais faites. Je n'ai pu en récupérer qu'une toute petite partie.
Grotte de la source des Côtes de la Baume, dimanche 27 novembre 2022
Participants : Thierry Vircondelet, Jean-Marie Josso, Sarah Bouveret, Bernard Détouillon, Jean-Luc Géral et Damien Grandcolas.
Tous se retrouvent à 10h sur place. Après l’habituelle collation de mise en condition, nous rejoignons le chantier. Nanard part en bas, côté paroi droite, pour continuer son chantier. Les autres œuvrent pour mettre au gabarit le passage menant à la continuation découverte la semaine dernière. Une fois fait, Sarah rejoint Nanard. Jean-Luc, comme prévu, nous quitte. Jean-Marie, Thierry et Damien commencent à désobstruer au niveau du fond du ressaut descendu sur environ 3 m. Tout en suivant la paroi, nous délitons assez facilement un gros bloc, ce qui permet de descendre de plus d’un mètre. Nous utilisons uniquement les éclateurs, pas de pailles ce jour. Sarah et Nanard nous rejoignent. La suite semble évidente, il faut continuer à descendre en partant légèrement sur la droite. La présence de ce gros bloc qui se délite aisément nous permet de créer un passage stable. A l’unanimité, tous ressentent le courant d’air bien présent. Sarah est même autorisée à fumer pour confirmer ! Aux environs de 15h30-16h00, nous ressortons pour la pause casse-croute et, une fois que le président commence à avoir froid, tous retournent au taf pour environ une heure (dixit Thierry) à l’exception de Damien qui rentre chez lui. La suite aperçue semble être prometteuse et le courant d’air apporte une note d’optimisme. L’avancement des travaux la semaine prochaine permettra d’y voir beaucoup plus clair et ainsi l’interjection préférée de notre président « Ce n’est pas clair, par là-bas ! » pourra être contredite !
Damien
Secteur de Bucey lès Gy, prospections, samedi 26 novembre 2022
Participant : Damien Grandcolas.
Prospection autour du hameau de St Maurice pour essayer de situer la grotte du Crousot (petite cavité indiquée par le GSG – Nuffer). Je cherche, à partir du lieu-dit « Le Crousot » jusqu’au bois de la Côte sans résultat. En revenant sur St Maurice, j’aperçois des barres rocheuses à proximité du hameau. Je repère des petites cavités dont 2 sont difficiles d’accès (accès dans un hangar ou dans un chenil !) Les propriétaires ne sont pas là, donc pas d’investigation. L’une d’elles peut-être la grotte de Crousot – à revoir. Coordonnées des 2 cavités intéressantes : 866360 – 2272345 et 866260 – 2272170. Il est midi, je rejoins la ferme des Combes et mange avec Joël « Pépé » Palissot. Je pensais continuer ma prospec l’après-midi mais « refaire le monde » prend plus de temps que prévu. Fini pour aujourd’hui.
Damien
Prospection à Chaux-lès-Port, lundi 21 novembre 2022.
Participants : Véro Garret et Damien Grandcolas.
Hier, depuis le chantier de la grotte au-dessus de la source de Conflandey, j’ai vu que la Véloroute 50 était achevée de l’autre côté de la Saône entre Port-sur-Saône et Conflandey. Aussi, ayant envie d’aller la reconnaitre, je propose à ma compagne Véro d’y aller pour sa marche quotidienne.
Arrivé à hauteur de la grotte de Conflandey, on aperçoit bien l’éboulis de pierres créé par notre chantier. Juste avant, la grotte du Carrousel est aussi visible.
Plus loin, sur la rive coté Chaux-lès-Port, au Bois de la Côte, pour les travaux d’aménagement de la Véloroute, les falaises ont été complètement débarrassées des arbres et buissons. Ainsi plusieurs petites cavités apparaissent, (voir les photos) dont parmi elles, certainement la grotte du Halage. Je l’avais repérée avec bien du mal en 2015 et n’était pas sûr que ce soit bien elle ! J’y retournerai très prochainement pour voir de plus près l’ensemble des cavités de manière systématique et de prendre leurs coordonnées.
Vu de l’autre rive de la Saône, le bois de la Côte de la Baume laisse apparaitre des petites falaises bien au-delà de la Baume en direction de Port-sur-Saône. Cette zone, bien pentue, mériterait aussi une sérieuse prospection.
Damien.
Grotte au-dessus de la source de Conflandey, dimanche 20 novembre 2022.
Participants : Jean-Paul Servette, Sarah Bouveret, Jean-Marie Josso, Thierry Vircondelet, Bernard Détouillon, Rodolphe Andreux, Jean-Luc Géral (le matin) et Damien Grandcolas (l’après-midi).
J’arrive sur place, tous sont à l’œuvre dans la cavité à l’exception de Jean-Paul qui nous fait un escalier d’accès style « marches du festival de Cannes ». Sarah et Jean-Marie sont dans la zone d’entrée et évacuent les pierres que Thierry extrait de la partie gauche de la grotte. Nanard est au fond de la partie droite occupé à désobstruer un colmatage argileux. Rodolphe fouille dans la trémie. Jean-Luc, présent le matin, est parti avant mon arrivée. Je donne un coup de main à l’évacuation des cailloux et rejoins ensuite Thierry pour observer la faille à laquelle il a abouti après avoir élargi un passage bas. La faille descend sur environ 3m et s’élargit à sa base. Une de ses parois est la roche en place. Ça semble prometteur. Je vais voir le chantier de Nanard. A cet endroit, nous longeons aussi une paroi en place, opposée à celle vue plus haut. Cela ressemble bien à une galerie ou un porche avec une grosse trémie au milieu. Thierry nous rejoint dans la partie de droite pour visualiser l’ensemble. Deux chantiers peuvent être envisagés. Un le long de la paroi gauche dans la zone haute et l’autre le long de la paroi droite dans le bas. Rodolphe nous quitte car il a à faire chez lui. Nous remontons tous pour la pose casse-croûte. Les marches réalisées par Jean-Paul sont appréciables, mais il faut toujours monter ! N’est-ce pas Thierry ? Après environ une heure de collation, nous repartons à la cavité. Thierry, Sarah, Jean-Marie et moi travaillons sur la zone gauche. Nanard redescend au fond de la zone droite. Les éclateurs font merveille et deux pailles achèvent un gros bloc. Le passage est ouvert et Thierry demande si quelqu’un est motivé pour descendre au fond de la diaclase. Le passage me semble assez large et les rochers périphériques stables. Je m’engage et descends la diaclase qui s’élargit bien à sa base. Je me retrouve sous un plafond étagé que la trémie rejoint en pente au point bas. C’est gros mais je n’y vois pas de suite évidente et remonte faire mon rapport aux autres. Thierry s’engage à son tour et s’exclame « ce n’est pas clair, là-bas, au fond à droite ». Sarah va voir à son tour et Nanard nous rejoint. Il a extrait pas mal de terre colmatée dans le fond de son chantier et la suite demande l’éclatement d’un bloc pour pouvoir continuer la désobstruction. Pour la suite, il est envisagé de continuer en bas de la zone gauche. Le plafond est sain ce qui permettra de voir où continuer en toute sécurité. Je quitte les autres qui ne vont pas tarder à s’éclipser aussi. De bonnes perspectives pour le week-end prochain.
Damien.
Balades karstiques dans les Pouilles (Italie du Sud), dans le Péloponnèse (Sud de la Grèce) et Epire (Nord de la Grèce), et île de Brac (Croatie), du 1er au 18 novembre 2022.
Participants : Véro Garret et Damien Grandcolas.
La première étape de notre tour le long des mers Adriatique et Ionienne est la région des Pouilles, dans le talon de la botte que forme l’Italie. De Polignano à Gallipoli, nous longeons les cotes de la mer Adriatique et du golf de Tarente et allons voir au plus près les innombrables grottes marines, toutes plus belles les unes que les autres : les grottes de Polignano, grottas dello Zingaro, della Madonnina, della Poesia Piccola à Roca Vecchia, grotta delle Monache à Torre dell’Orso, grottas delle Cipolliane, de Ciolo à Gagliano del Capo, grotta Cazzafri à Santa Maria di Leuca et beaucoup d’autres. Elles sont accessibles, soit par la mer, soit par des sentiers côtiers ou alors, plus original, par des tunnels creusés depuis le plateau dans les calcaires et dolomies très tendres – voir les photos.
Pour la deuxième étape, nous prenons un ferry qui nous mène en Grèce et allons directement dans au sud du Péloponnèse dans la région du Magne. De là, nous remontons aux gorges de Lousios à Dimitsana en Arcadie où nous allons voir les monastères du Philosophe et de St Jean Baptiste construits à flanc de falaises dans d’énormes abris sous roche. Impressionnant ! Je repère dans les falaises quelques grottes sans intérêt tout au long de notre randonnée. Le canyon cheminant dans le fond des gorges est très actif et engagé. Nous quittons l’Arcadie pour rejoindre l’Achaïe où la grotte aménagée des Lacs à Kastria semble être intéressante à visiter. Nous arrivons juste à l’ouverture et comme il n’y a personne, on nous laisse visiter seuls la grotte. Visiter une grotte aménagée à deux et sans guide est assez original et plaisant. Il est possible de la visiter sur 500m, son développement total est d’environ 1500m. La cavité est très joliment concrétionnée mais le niveau de l’eau dans les lacs est très bas ce qui est dommageable à la beauté des lieux. Après le Péloponnèse, c’est la région de l’Epire que nous choisirons pour finir notre périple en Grèce et plus particulièrement le village de Papingo d’où un sentier nous mène au gouffre de la Provatina après 3h30 de marche et plus de 1000m de dénivelé. La dernière partie du chemin est raide et Véro regrette d’avoir un p… de mari spéléo. J’y étais déjà monté en 1998 mais ne me rappelais plus trop le cheminement ! Le gouffre est un grand puits de 407m dont la descente est entrecoupée de quelques paliers. Je connais certains francs-comtois qui l’ont descendu. Avant de reprendre la route, nous allons dans les gorges de Vikos à Monodendri et depuis le monastère Sainte-Parascève, et après qu’on nous a donné l’autorisation d’y accéder (habituellement interdite car trop dangereuse – pas de barrières de protection et gros risques de chutes de pierres), nous rejoignons par une vire vertigineuse une grotte qui a servi aussi d’abris aux moines.
La troisième étape de notre pérégrination est l’île de Brac au large de Split en Croatie. Nous sommes sur les traces des expéditions réalisées sur cette île par le G.S. Catamaran de Montbéliard en 1970 et 1971. Tout comme eux, depuis le village de Bol, nous montons au Vidova Gora, point culminant de l’île où ils choisirent de prospecter et d’explorer de nouvelles cavités. Le long du sentier, nous passons vers « le gouffre non exploré » déjà repéré lors des expés Catamaran. Par la suite, de Murvica, nous nous rendons à la grotte du Dragon. C’est une petite grotte ornée de motifs fantastiques sculptés dans ses parois, dont un impressionnant dragon, et abritant un petit monastère. Les comptes-rendus des expéditions du G.S. Catamaran sont dans leurs bulletins « Le Nouveau Tauping n° 1 et 4 de 1971 et 1972 ». Nous conseillons de visiter ces régions hors saison car durant la saison estivale, que ce soient Les Pouilles, Le Péloponnèse et l’Epire, et l’île de Brac, elles sont prises d’assaut par les touristes. Ces régions encore sauvages il y a une vingtaine d’années ne le sont plus à ce jour.
Damien
/image%2F1180727%2F20221231%2Fob_3ae329_p1230688aabb-copie.jpg)
/image%2F1180727%2F20221220%2Fob_751df9_544275286773214627.jpg)
/image%2F1180727%2F20221211%2Fob_717e6b_img20221211163125-1.jpg)
/image%2F1180727%2F20221211%2Fob_958b78_img20221211153936-1.jpg)
/image%2F1180727%2F20221211%2Fob_2e79e0_img20221211152414-1.jpg)
/image%2F1180727%2F20221211%2Fob_dfc8ca_img20221211152331-1.jpg)
/image%2F1180727%2F20221205%2Fob_bc1106_img20221204154047.jpg)
/image%2F1180727%2F20221128%2Fob_4abb9d_img20221127114942.jpg)
/image%2F1180727%2F20221120%2Fob_4ca140_img20221120104442.jpg)