Grotte du Château de la Roche, Chamesol, classique, mardi 4 août 2026
Gouffre de Sédéra, travaux, dimanche 2 août 2026
On se retrouve à 10 h chez Thierry, avec Sarah, et Catherine (tante de Sarah). Discussion, observation de minéraux, café, gâteaux,... on n'arrive au trou que vers 11 h. J'achemine tout le matériel au bord du gouffre avec le Samouraï, les filles s'équipent pendant qu'avec Thierry, on installe la potence pour fixer la poulie, vérifie la présence du courant d'air, met en place la corde de descente et de traction... Le but de la journée est de vider le tas de cailloux, terre... qui est en bas du puits.
Une fois au fond, Catherine et Sarah vont à la demande de Thierry essayer de trouver d'où provient le courant d'air. Une fois trouvé (faille au fond du gouffre, en roche, étroite), Catherine revient se positionner dans le puis pour servir de déviateur lors de la remontée des seaux. Je tire les seaux que Thierry va vider.
J'arrête rapidement, parce que j'ai un concert l'après-midi du côté de Langres et je dois partir tôt. Suite du compte-rendu pour ceux qui sont restés...
JLG
Tout d'abord une petite intro pour dire à quel point je suis heureuse d'avoir retrouvé les collègues spéléos et ma tante adorée pour une reprise « en douceur » en désob mais aussi en classique quelques jours auparavant.
La première bonne nouvelle, c'est que je sais encore mettre un descendeur et creuser !
La deuxième, c'est que ça me passionne toujours autant, même si mon dos n'est pas vraiment d'accord.
La troisième c'est qu'il y a un courant d'air ! Et que j'ai pu le localiser avec la bonne vieille technique de la clope ! Thierry m'avait dit : "Emmène une clope ! " Oui chef, bien chef !
Étant en bas la première et après avoir écarté une dizaine de petites grenouilles, j'ai pu faire le tour de toute la cavité avec ma clope pour essayer de repérer le courant d'air. Un point seulement a retenu mon attention, le courant d'air sort d'un petit méandre plongeant très étroit... Mais bon, l’étroit, sur ce réseau, a déjà donné de très belles premières donc pourquoi pas ! Il va falloir sortir les pailles. Mais nous en sommes encore bien loin, il y a tout un talus a dégager pour améliorer les conditions de travail !
Donc je creuse encore et encore dans cette merdasse remplie de cailloux mais aussi de gros rochers ! Cathy, qui m’avait rejoint, remonte un peu et dérive la corde en milieu de puits, dans une position digne d'une salutation au soleil, Thierry et Jean-Luc remontent les seaux avant que Jean-Luc parte pour une obligation.
Peu de temps plus tard je remarque une odeur nauséabonde... J'avais le genou sur une limace en décomposition.. Super !
En tout cas, aucun doute sur la présence de l'eau là-dedans, elle a circulé, ça me fait penser à un réseau sup colmaté et éboulé sur toute une partie, allez savoir ce qui ce passe la dessous !
L'estomac criant famine, on finit par remonter. Nous faisons une pause bien méritée à l'ombre de la forêt qui est particulièrement belle. Ce doit être le milieu d'après midi quand nous nous remettons à l’œuvre. Cette fois Thierry descend pour creuser et voir d’où sort le courant d'air, Cathy reste au milieu et je reste en surface pour remonter les seaux.
La chaleur est accablante, je goutte, une guêpe m'a prise pour cible et la merdasse est bien lourde avec les frottements. Je ne tiendrai pas plus que 15/20 seaux.
On a déjà fait un bon nettoyage alors on remballe tout. Et on profite un peu de la proximité pour aller faire un tour sur nos spots à fossiles dans le secteur. Récolté mais non labouré, les champs ne nous offrirons pas grand chose. La patience est mère des vertus !
Une petite bière chez Thierry autour de beau cailloux qui fascinent Cathy sonnera le glas de cette sortie. Nous repartons chez nous bien heureux et toujours un peu maso comme tout bon spéléo !
Un jour, Malcolm Cowley a dit : Mettez-vous du coton dans les oreilles et des cailloux dans vos chaussures. Enfilez des gants de caoutchouc et barbouillez vos lunettes de vaseline. Et ça y est, vous y voilà : en un instant, vous êtes devenu vieux.
Sarah
Gouffre de Granges Matthieu, travaux, samedi 1er août 2026
TPST : 7 h
Il s'agissait de finaliser le nettoyage de la cavité dans le cadre de son passage en réserve naturelle. Le plus gros du travail ayant été fait 2 semaines avant, c'était surtout de la finition. Des équipes sont faites pour aller ramasser ce qu'il reste au niveau des différents secteurs. Dans la partie Nord, la plus importante qui avait été aménagée, il ne reste plus grand chose par rapport à avant, mais on retrouve quand même facilement plusieurs centaines d'ampoules de flash, quelques canettes en verre, des boites de conserves, des emballages plastiques,...
C'est l'occasion pour moi de découvrir la cavité, surtout son sol et ses recoins divers. De beaux passages, bien concrétionnés, avec parfois des suites pas évidentes entre les concrétions qui offrent l'occasion de se "perdre" malgré une cavité linéaire.
Les équipes envoyées dans la partie Sud remontent beaucoup de déchets divers : quincaillerie, chaussures,... ce qui laisse supposer que cette partie a servie de décharge à un moment.
Au final, on a de quoi bien remplir une remorque de voiture.
Par ailleurs, le travail de dépollution étant officiellement fini (même s'il reste certainement encore des ampoules de flash sous des cailloux), le balisage et le téléphone sont enlevés. La journée de dimanche 02/08 est annulée.
Le soir, un repas est offert par le CDS 25 en bord de la Loue, près dela salle des fêtes du village.
Thomas LEBON
Grotte de Champdamoy, Quincey, classique, mercredi 29 juillet 2026
Participants : Joël et moi
J'ai reçu le matin un mail d'une équipe de tournage cinématographique qui recherche une grotte, avec des critères précis (accès, hauteur, proche d'une forêt, pas de traces d'activité humaine...) pour un court métrage qui se ferait en Haute-Saône, sur la Vouivre. Je lance une demande aux copains du club, et on me propose la grotte de Champdamoy. Je vais voir sur Basekarst, il n'existe pas de photos de cette cavité. Comme on a un peu de temps ce matin-là, et que Joël ne connaît pas, on va y faire un tour, pour faire quelques photos, à mettre sur Basekarst et à envoyer à l'équipe de tournage. Sur le chemin du retour, on croise Catherine Bouveret, qui va se promener vers le Frais Puits.
Au retour à la maison, je complète la fiche Basekarst (photos, vérifications coordonnées, et j'envoie une réponse à l'équipe de tournage, avec photos et localisation précise de la cavité, et je propose de les accompagner sur le site. Affaire à suivre.
JLG
Grotte de Solborde, Echenoz la Méline, classique, mardi 28 juillet 2026
Ce mardi 28 juillet, nous sommes partis explorer la grotte de Solborde. L’équipe était composée de Théo, Sarah et Léa.
Équipés de combinaisons en néoprène et de tout le matériel nécessaire pour affronter une eau que nous pensions potentiellement très haute, nous étions prêts à partir à l’aventure ! Après quelques difficultés pour ouvrir la porte d’entrée, nous avons commencé notre progression.
Dès les premiers passages en rampant, nous avons constaté que la rivière était asséchée. Après avoir traversé quelques flaques, nous sommes finalement arrivés face à l’eau. Nos observations nous ont permis d’estimer que le niveau actuel de l’eau souterraine se situait au moins 50 cm en dessous de son niveau habituel.
Après avoir testé et exploré plusieurs itinéraires, nous avons décidé de nous arrêter au moment où il aurait fallu nous immerger complètement. Nous avons préféré prendre le temps d’observer les lieux et de chercher de jolis cailloux.
Nous avons ensuite fait demi-tour pour rejoindre la sortie, où nous avons croisé quelques touristes, visiblement amusés par notre apparence. Bien sûr, nous étions couverts de boue, mais finalement bien moins sales que ce que nous avions imaginé !
Léa
Grottes d'Arcy-sur-Cure (Yonne), classique, dimanche 26 juillet 2026.
Participants : Véro Garret et Damien Grandcolas.
Pour finir notre vadrouille dans le Morvan, nous allons visiter les grottes d'Arcy-sur-Cure. Ces grottes abritent des sites archéologiques préhistoriques. Nous visitons pendant une heure avec une guide la Grande Grotte qui est ornée d'art pariétal. Bien que la grotte soit connue de longue date (16ème siècle), les peintures ont été découvertes en 1990 ! Elles sont les plus anciennes peintures pariétales accessibles au public en France ! Les premiers aménagements pour le public se font au début du 19ème siècle pour la visite des beaux spéléothèmes, les peintures rupestres ne sont pas encore visibles. Les multiples visites et les fumées des torches rendent la grotte très salle et crasseuse, une teinte noirâtre remplace la blancheur des concrétions ! En 1976, l'administrateur du site décide de faire nettoyer les parois avec de l'eau sous pression additionnée d'acide chlorhydrique ! L'eau qui s'écoulait suite aux projections avait une couleur rouge ! Des peintures, cachées sous la couche de crasse ont été détruites lors de ce nettoyage ! En 1990, grâce à des projecteurs puissants, des peintures en filigrane apparaissent sous une fine couche de calcite qui les a protégé de la solution d'acide chlorhydrique ! Une partie a été dénudée pour être plus visible mais il en reste encore de nombreuses sous la couche de calcite qui les protège. Le bestiaire peint est très varié (mammouths, ours, megaloceros, oiseaux, poissons...) On y trouve aussi des "mains négatives" (ocre crachée sur la main utilisée comme pochoir). Près de 300 peintures vieilles de 28000 ans ont été découvertes de 1990 à nos jours sur une longueur d'environ 180 m dans les salles éloignées de 300 à 500 m de l'entrée.
Une fois sortie de la Grande Grotte, il y a possibilité de se balader sur le sentier des grottes qui remonte le cours de la Cure en rive gauche. On y découvre au pied des falaises plusieurs abris et grottes dont certaines sont fermées car elles contiennent des vestiges préhistoriques et des gravures. La grotte des Fées est une des plus importante. Au fond de sa première salle, une grille a été posée pour protéger les chauves-souris.
Damien.
Gouffre Sédéra 1, Cerre lès Noroy, travaux, vendredi 24 juillet 2026
Participants : Théo – Thierry V. – Nanard
TPST : 9 h
Théo étant disponible ce vendredi et ayant autant de ferveur pour découvrir de nouvelles cavités, il est décidé de poursuivre les travaux d’aménagement au gouffre Sédéra 1 vers Cerre les Noroy.
Le rendez-vous est fixé vers 10 H au trou. Jean-Luc qui devait nous rejoindre le matin a déclaré forfait.
Sur place, Théo nous propose d’acheminer le matériel avec sa voiture jusqu’au trou en affrontant la piste forestière. Couvercle de buse retiré, on aménage les potences pour installer la poulie qui nous aidera à remonter les seaux du fond.
Un courant d’air est présent au niveau des buses, venant du fond.
En première partie de journée, Thierry s’affaire à dégager le passage étroit et ébouleux avant la base du puits ; Théo est au relais pour guider le seau à la remontée et Nanard treuille les seaux en surface.
Après une pause casse-croûte bien méritée, on inverse les rôles et c’est Théo qui dégage la base du puits avec Thierry au treuillage.
Fin de journée, il reste un gros bloc en équilibre au milieu du puits à 2 m du fond. Nanard s’y attelle avec le perfo et 2 petites pailles. Le bloc ne résistera pas et partira en mille morceaux.
On finalise la journée à réaliser des essais d’évacuation des déblais accumulés à la base du puits, afin de vérifier que la remontée des seaux peut s’opérer sans risques, ni frottements. Théo aménage quelques passages et Nanard évacue le fond après avoir réduit en morceaux une dalle située à la base du puits. Finalement on arrête les opérations vers 20 H après avoir presque évacué les déblais récents et retrouvé le cône d’éboulis d’origine.
Une petite reconnaissance dans les galeries où on perçoit toujours un courant d’air. Reste à localiser la zone à travailler.
Une grosse séance d’une journée sera nécessaire à 3 voire 4 personnes pour vider le cône d’éboulis d’un peu plus d’un mètre cube, avant de pouvoir engager de nouveaux travaux de désobstruction dans cette cavité située juste après les siphons terminaux de Cerre les Noroy, plus en aval.
Nanard
Traversée Fontsory-Chauderotte, initiation, mercredi 22 juillet 2026
Participants : Véro et moi
Puits de l'Erreur - Réseau de la Rigotte - Fouvent-Saint Andoche, plongée, travaux, dimanche 19 juillet 2026
Participants : Jos Beyens et Dagobert L'Ecluse du SC Avalon, Nicky Kuijpers du GRS de Comblain au Pont, Thomas Lebon, Bernard Détouillon et Damien Grandcolas du SCV.
Je donne RV aux gars du SCV à 9h45 au Pont du Vannon à Fouvent-le-Bas. Il y a deux ponts du Vannon ! Une fois l'embrouille réglée, nous allons rejoindre l'équipe des belges au Puits des Erreurs. Jean-Luc qui devait aussi venir a déclaré forfait suite à son pénible samedi au nettoyage de Granges Mathieu avec le GIPEK. Thierry, qui aussi devait être là, bosse exceptionnellement ce dimanche! Nous sommes donc six avec six kits bien chargés (3 bouteilles de plongée 8 l et 2x12 l et l'ensemble du matériel de plongée) à descendre dans le réseau de la Rigotte par le Puits des Erreurs. La mission du jour est de faire un portage pour Nicky jusqu'au siphon 7, de faire la topo d'une galerie nouvellement découverte dans la galerie "Chocolat" et de désober au bout de cette galerie en attendant le retour de Nicky de sa plongée.
Thomas et Nanard découvrent les volumes grandioses du réseau. Il est vrai que les galeries ont de "la gueule" du fait qu'elles sont régulièrement parcourues par une rivière souterraine en furie lors des nombreuses crues de la Rigotte. Une fois arrivée au siphon 7, l'équipe se scinde en 3 parties. Nicky va continuer d'explorer le siphon, Dagobert, Nanard et Damien partent au fond de la nouvelle galerie commencer la désob pendant que Thomas et Jos vont faire la topo de cette nouvelle galerie. Les trois "tarières" vont bon train et le profil d'une petite galerie prend forme. Le colmatage argileux est important mais le petit vide entre l'argile et le plafond laisse passer un courant d'air perceptible ! Après environ 2 heures, Jos nous rejoint en finissant les levées topo alors que Thomas s'en retourne au siphon 7 pour attendre Nicky. Nous faisons le point avec Jos. Il y a du travail mais ça peut être prometteur ! Respectant notre timing, nous repartons en direction du siphon 7. Un passage étroit inquiète un peu Nanard, mais il lui en faut plus pour l'empêcher de passer ! En forçant un peu, ça passe ! Nicky, qui est ressorti plus tôt que prévu, vient, avec Thomas, à notre rencontre. Sa plongée ne s'est pas passée comme il espérait. Le fil d'ariane posé lors d'une précédente plongée est cassé au niveau d'une étroiture et il mettra du temps à le raccorder. Ayant trop "bouffé" d'air à cette manœuvre, il a décidé de rebrousser chemin. Sage décision. Nous reprenons sur le dos nos lourdes charges et nous nous dirigeons vers le Puits des Erreurs. Nous remontons les kits avec une corde comme nous les avons descendus. A 16h00, nous sommes dehors et il nous reste encore la courte, mais montante, marche jusqu'aux voitures.
Jos suggère de nous arrêter au café de Fouvent-le-Haut pour boire une bière. Arrivés sur place, déception, celui-ci n'est pas ouvert le dimanche ! Nous nous séparons à ce moment et chacun regagne ses pénates.
Damien.
Nous avons rendez-vous aujourd'hui avec des membres du SC Vesoul. Ils viennent nous aider pour le transfert du matériel de plongée de Nicky et c'est aussi l'occasion pour eux de visiter la Rigotte. Rendez-vous à 10h00 dans la forêt de Fouvent-le-Bas. Après les photos de groupe habituelles, nous distribuons les sacs et nous dirigeons vers les Puits des Erreurs. Nous avons un poids conséquent à transporter : trois bouteilles de plongée (deux de 12 litres et une de 8 litres), un équipement complet, un sac contenant une combinaison étanche et des plombs, de la nourriture, des boissons, etc. Cependant, le trajet jusqu’au S7 se déroule sans encombre et nous arrivons assez rapidement, malgré les arrêts pour admirer les magnifiques galeries. Pendant que Nicky se prépare à plonger dans le S7, le reste de l’équipe se divise en deux groupes. Dagobert accompagnera Damien et Bernard au « Chocolat » pour poursuivre les fouilles, tandis que Thomas et moi cartographierons la topographie de la zone terminale du « Chocolat ». Thomas et moi attendrons également que Nicky soit parti. Préparer et vérifier tout le matériel demande beaucoup de travail et doit être fait avec une extrême minutie. Enfin, le moment est arrivé et Nicky peut partir. Nous lui souhaitons bonne chance et espérons le revoir dans deux heures avec de bonnes nouvelles. Cependant, un doute subsiste : la visibilité est mauvaise et, malgré une légère pluie la nuit dernière, le niveau d'eau n'a pas beaucoup augmenté par rapport à hier. Thomas et moi commençons notre relevé topographique à la sortie du couloir étroit de la grande chapelle au chocolat. Il y a un point fixe à cet endroit, facile à repérer sur la carte topographique. Tout se déroule bien, et après une heure, je pourrai commencer le relevé topographique de la « Galerie Instable ». Thomas décide de rebrousser chemin et d'attendre Nicky au S7. Entre-temps, nos amis ont déjà bien avancé dans les fouilles et une galerie prometteuse commence à apparaître, visiblement creusée par l'eau. Dommage qu'elle soit comblée ainsi. C'est manifestement un projet de longue haleine. Heureusement, elle semble aérée.
Il est donc temps d'aller attendre Nicky. Cependant, nous le croisons en chemin : il a dû faire demi-tour bien plus tôt que prévu. Une série de contretemps a empêché la poursuite de la plongée. Le courant était quasi inexistant, la visibilité était donc très mauvaise. Dans un passage étroit entre des blocs à -10 m, le filin s'est cassé et il a fallu beaucoup d'efforts pour le rattacher. Résultat : la bouteille de 8 litres s'est vidée complètement (deux fois plus de consommation à cette profondeur), et vu l'absence de visibilité, il a sagement décidé de rebrousser chemin. C'est évidemment regrettable, mais la sécurité prime, alors nous retenterons notre chance à l'avenir.
Le retour se déroule sans encombre ; nous remontons les sacs à la corde, camouflons à nouveau l'entrée et voulons aller boire un verre à Fouvent, en terrasse au café-restaurant « Le Vannon », mais il est fermé. La chance nous sourit aujourd'hui !
Jos.
Gouffre des Granges Matthieu, Chenecey-Buillon (25), travaux, samedi 18 juillet 2026
Participants du SCV : JLG ; du 70 : JLK et environ 45 spéléos du 25, 39, et même un suisse...
9 h / 17 h
Action à l'initiative de la CPEPESC, organisée par le CDS25 et le GIPEK. Extraits du document envoyé aux participants :
Le gouffre des Granges Mathieu constitue l'une des cavités majeures de la moyenne vallée de la Loue. Développant près d'un kilomètre de galeries, il présente un patrimoine géologique, paysager et biologique remarquable. Il accueille notamment plusieurs espèces de chauves-souris d'intérêt patrimonial et fait désormais partie de la Réserve Naturelle Régionale des Grottes de Chenecey, dont la gestion est assurée
par la CPEPESC Franche-Comté.
Anciennement aménagée à des fins touristiques, la cavité conserve de nombreux vestiges de cette exploitation : câbles électriques, éléments métalliques et divers équipements devenus inutiles. Au-delà de leur impact paysager, ces installations constituent une pollution durable d'un milieu souterrain particulièrement sensible.
Dans le cadre de la gestion de la Réserve Naturelle Régionale et des actions de restauration du site, la CPEPESC Franche-Comté, gestionnaire de la réserve et maître d'ouvrage de l'opération, a confié au Comité Départemental de Spéléologie du Doubs (CDS25) l'organisation et la réalisation de ce chantier de dépollution.
Grâce à la mobilisation de nombreux bénévoles, cette journée a pour objectif de retirer un maximum d'anciens aménagements tout en préservant le milieu naturel. Elle illustre également le rôle des spéléologues dans la restauration, la connaissance et la préservation du patrimoine souterrain, aux côtés des gestionnaires d'espaces naturels et des collectivités.
Le chantier de dépollution du gouffre des Granges Mathieu est organisé selon les principes d'une opération de secours spéléologique : coordination centralisée, découpage en secteurs, missions clairement définies et adaptation permanente des équipes en fonction de l'avancement des travaux.
L'objectif prioritaire du week-end est l'évacuation du maximum de déchets anthropiques, en privilégiant les éléments les plus volumineux et les plus difficiles à extraire (câbles, ferrailles, anciens aménagements). Les opérations de nettoyage fin (petits déchets, piles, ampoules, etc.) interviendront progressivement à mesure que
les secteurs seront libérés.
Afin d'optimiser les efforts, le chantier progressera du fond vers l'entrée. Les équipes spécialisées assureront le démontage, le conditionnement et le regroupement des matériaux dans les différentes zones de stockage. D'autres équipes prendront ensuite le relais pour assurer leur acheminement de proche en proche jusqu'à la surface, où ils seront triés, pesés et chargés dans les remorques.
Le découpage de la cavité en secteurs de travail permet de répartir les intervenants, de limiter les déplacements inutiles et d'éviter les encombrements sur les passages sensibles. Chaque équipe reçoit une mission précise mais pourra être réaffectée au cours du chantier en fonction des besoins, sur décision du PC.
L'opération repose avant tout sur la sécurité, la solidarité et la fluidité des échanges. Toute entrée et sortie de la cavité devra être signalée au PC, de même que le passage aux différents points phones. Les intervenants veilleront en permanence à préserver les concrétions, les formations géologiques et les secteurs sensibles traversés.
Le présent chantier n'a pas vocation à constituer une sortie de découverte de la cavité. Les éventuels visites jusqu'à la salle des Mille Colonnes pourront être organisés ponctuellement, par petits groupes, uniquement lorsque le déroulement des travaux le permettra et sans compromettre les objectifs de dépollution. L'ensemble des participants est invité à privilégier l'efficacité collective afin de retirer un maximum d'aménagements et de déchets au cours de ce week-end exceptionnel.
Je faisais partie de l'équipe 13. Nous étions 4 : notre rôle : mettre en sacs et transporter les déchets (câbles électriques coupés en bouts d'environ 1 m pour les plus gros, roulés pour les autres, ferraille, ...) dans des sherpas ou des sacs à gravats avec anses, depuis la grande salle, jusqu'en haut de l'échelle du R12, les laisser à ceux qui avaient mis en place la tyrolienne pour les acheminer en bas de l'échelle, les récupérer là et les emmener jusqu'à la sortie. J'ai transporté deux sherpas et quelques sacs, très lourds, jusqu'à l'échelle et un sac de l'échelle jusqu'en haut de l'éboulis, en bas du ressaut de la sortie. La dernier partie, dans l'éboulis, étant vraiment très difficile (cailloux roulants, pente très forte), on a décidé d'installer des tyroliennes pour faciliter l'acheminement des déchets. J'ai participé à l'installation des tyros. Vers 14 h, deux spéléo sont passés avec de gros sherpas en distribuant la bouffe, bienvenue et bien bonne, qu'on est allés manger dehors, au pied de l'échelle de sortie du gouffre. Pendant ce temps, une équipe démontait la grille qui condamnait l'entrée à la disqueuse et à la masse.
Après la pause, les sherpas et les sacs ont commencé à arriver. De 2 au début, notre équipe est passée à 4, bien nécessaires vu la fréquence avec laquelle les déchets arrivaient. Après les avoir réceptionnés, il fallait les hisser dans l'"étroiture" d'entrée où ils étaient récupérés et remontés du gouffre grâce à un treuil électrique.
Vers 17 h, tous les sacs étant remontés jusqu'au pied de l'échelle de sortie, je suis sorti du gouffre, bien cassé et bien crevé. Gare aux courbatures demain ! La dépollution continue dimanche, et peut-être encore un week-end, pour évacuer les petits déchets qui restent.
JLG
/image%2F1180727%2F20260805%2Fob_8070e6_whatsapp-image-2026-08-04-at-14-24-12.jpeg)
/image%2F1180727%2F20260803%2Fob_d62625_img20260802114101.jpg)
/image%2F1180727%2F20260730%2Fob_13c65b_img20260729104825.jpg)
/image%2F1180727%2F20260730%2Fob_fffb14_whatsapp-image-2026-07-29-at-15-34-10.jpeg)
/image%2F1180727%2F20260727%2Fob_aa1341_mammouth.jpg)
/image%2F1180727%2F20260722%2Fob_637bcd_whatsapp-image-2026-07-22-at-11-36-04.jpeg)
/image%2F1180727%2F20260722%2Fob_feee54_whatsapp-image-2026-07-22-at-11-36-04a.jpeg)
/image%2F1180727%2F20260722%2Fob_a8179c_whatsapp-image-2026-07-22-at-11-36-05.jpeg)
/image%2F1180727%2F20260722%2Fob_488533_whatsapp-image-2026-07-22-at-11-36-05.jpeg)
/image%2F1180727%2F20260722%2Fob_d32cad_whatsapp-image-2026-07-22-at-11-36-05.jpeg)
/image%2F1180727%2F20260720%2Fob_fdca55_20260719-113116.jpg)
/image%2F1180727%2F20260719%2Fob_0fb060_img20260718095424.jpg)