Pertes du Grand Bois, Hurecourt, prospections, samedi 11 janvier 2025
Participants : Véronique Garret et Damien Grandcolas.
Ne connaissant pas les pertes du Grand Bois à l'Ouest du village de Hurecourt, nous organisons notre petite balade de ce samedi froid mais ensoleillé dans ce secteur pour les repérer, vérifier les coordonnées et prendre en photo les sites. La première est impressionnante avec sa profondeur d'environ 8 mètres. Le fond semble être pénétrable à la suite d'un effondrement récent. N'ayant pas d'équipement, je ne peux pas aller vérifier. Il y a un léger écoulement d'eau. Des anciens aménagements pour retenir la terre sont encore visibles ! Certainement réalisés par un spéléo : Yonyon ? A revoir très prochainement ! A proximité et en amont de cette perte, une deuxième, plus petite, absorbe un ruisseau venant de l'Ouest. Une troisième petite perte est aussi repérée à une centaine de mètres plus au Nord. Et enfin, encore plus au Nord-Est, une importante perte reçoit les eaux de deux ruisseaux, un venant du Nord et l'autre du Sud. Je ne trouve pas une autre perte pointée sur Basekarst en bordure du bois. En repartant, nous nous arrêtons à Hurecourt pour repérer la sortie des égouts ? qui se jette dans le ruisseau des Prés. Il semble que se soit là qu'une coloration a été faite. Les eaux ressortent aux résurgences des Migneys, du Moulin de la Minelle et de la Fontaine du Diable le long de la Saône entre Corre et Ormoy. Je n'ai plus qu'à mettre à jour les données de ce jour sur Basekarst.
Damien.
Gouffre du Rappant, Hautepierre le Châtelet, classique, vendredi 10 janvier 2025
Participants : Joël Vanthournout, JLG
TPST : 2 h 15
On ne met pas trop de temps à retrouver le trou, les coordonnées GPS sont bonnes. L'entrée me paraît plus petite que dans mon souvenir (j'y suis venu pour la dernière fois en 2014). Des goujons "ont poussé" sur la paroi de droite, mais j'opte pour un équipement à l'ancienne, en passant à gauche (ce qui évitera un fraction plein vide au départ) et j'utilise un goujon quand même pour le double amarrage de tête de puits. Le spit de la main courante est caché sous la mousse, il est néanmoins opérationnel.
La descente du puits ne pose pas de problème, puis visite de toute la cavité. En bas du puits à gauche, des travaux de désob sont en cours, je me demande qui bosse ici. On continue par la galerie principale et le joli coin, très concrétionné et avec de nombreux petits bassins. On pousse un peu plus loin dans les parties plus étroites, puis demi-tour et remontée.
Quelques flocons à la sortie, mais pas le temps d'avoir froid en se changeant.
JLG
Sortie photos pertes et résurgences en crue, dimanche 5 janvier 2025
Participants : Thierry Vircondelet - Bernard Détouillon
Nous étions partis pour finaliser l'élargissement du boyau d'entrée de Chauderotte, mais c'est tombé à l'EAU; la pluie et surtout le dégel nous ont coupé dans notre élan. Qui l'eut CRUE !
Bref après réflexion, on se dirige sur les pertes et résurgences diverses afin de réaliser des photos qui nous manquaient pour illustrer nos prochains articles.
On s'arrête au Moulin au Maire; tout est sous l'eau, même le pont.
Les entrées de Chauderotte et Fonçory ont été submergées. Notre mur monté la semaine dernière à Fonçory a été emporté.
Direction Cerre les Noroy; le champ et la vallée qui mènent au ruisseau de l'étang sont sous l'eau. On a retrouvé la porte d'accès au réseau grande ouverte et descellée!
La perte de Borey est sous l'eau. De plus le mur du moulin et une partie de la charpente se sont écroulés. Notre buse d'accès est désormais sous les décombres.
Perte du Château de Vallerois, eau au dessus de la grille.
On termine par la résurgence de Conflandey qui crachait plein pot.
On a bien du mal à pouvoir poursuivre nos travaux en cours.
Nanard
Les photos de crue à : Borey ; Chauderotte ; Conflandey ; Fonçory ; Moulin au Maire ; perte amont de Cerre : perte du Ruisseau de l'Etang ; Vallerois
Les Ordons, Montrond le Château, classique, samedi 4 janvier 2025
Participants : Du MASC : Emilie Bertrand et Bertrand Valentin. Du SCMNF : Franck Soulage et du SCV Jean-Luc Géral
TPST environ 2 h 30.
Sortie interclub donc ce samedi : Emilie et Bertrand du Montélimar Archéo Spéléo Club, Franck Soulage du Spéléo Club de la Mare des Noues à Franconville et moi, du SCV. Au départ, on devait aller au Chaland, Emilie et Bertrand étant sur Port/Saône. Mais, vu les conditions météos, le niveau des eaux et les conseils avisés de Jean-Marc et Damien, on a décidé d'aller aux Ordons.
On se retrouve sur place à 9 h 30, avec un froid glacial. On ne traîne pas pour se préparer. J'équipe rapidement pour qu'on puisse tous se mettre au chaud. Emilie met en place une seconde corde. On se retrouve rapidement tous en bas.
Visite de la grotte, avec arrêts photos. Emilie et Bertrand testent un nouvel éclairage. Au retour, casse croûte au chaud au pied des cordes.
Emilie et Bertrand déséquipent, et on retrouve le froid du dehors, cette fois avec un beau soleil !
JLG
Le creux Serré, Chamesol, classique, mardi 31 décembre 2024/mercredi 1er janvier 2025
On se donne rendez vous à 21 h au trou. Je voudrais retenter l’escalade que j’ai ratée cet été. Dans nos kits bien chargés, le perfo au cas où, un étrier, de quoi faire une fondue au fromage et du champagne. Clara amène les marrons glacés, sa play list, des colliers de fleurs et des paillettes.
Il y a pas mal de neige et on se gare sur le chemin forestier pour être sûrs de ressortir le lendemain. J’équipe la main courante et le premier puits. Se souvenir de mettre une dynema autour d’une petite concrétion pour faire un point de plus entre les spits, c’est plus confort pour déséquiper.
Perte de Fonçory – Calmoutier, travaux, dimanche 29 décembre 2024
Participants : Thierry Vircondelet, Bernard Détouillon et Damien Grandcolas.
Rendez-vous à 10h chez Thierry. Le programme a changé, Thierry propose d’aller à la perte de Fonçory plutôt que d’aller à celle de Chauderotte. La première étant la plus élevée, le courant d’air y sera plus chaud (ce qui sera vérifié sur place). Nous n’allons pas contrarier notre président en cette fin d’année ! Et en plus, je ne connais pas la cavité. L’objectif est d’aller enlever les gravats obstruant les passages bas d’accès au réseau. Nous prenons le temps de décoller de chez Thierry et passons un moment au chaud pour élucider quelques questions que je me pose quant à certaines cavités haut-saônoises dont je reprends les fiches dans Basekarst. Nanard et Thierry m’apportent des réponses.
A 11h30, nous sommes à pied d’œuvre. Nous enlevons quelques gros branchages dans la galerie d’entrée de la perte. Thierry équipe le ressaut de 3 m avec une corde et échelle spéléo. Il remarque que 2 spits en place sont neufs ?!? Qui ? On pense à une équipe du GSML avec JLK qui devait visiter la cavité ? Les travaux de déblaiement commencent à environ une dizaine de mètres de la base du ressaut. L’affaire est rondement menée avec Thierry au déblayage, Nanard au convoyage et Damien au stockage. En un peu plus d’une heure, les passages sont agrandis pour permettre une reptation plus confortable. Je regrette tout de même de ne pas être équipé de genouillères et coudières !
Après une quarantaine de mètres de rampement, nous nous redressons et cheminons dans une belle galerie dont les proportions vont grandissant au fur et à mesure de notre progression. Les conduits sont ornés de belles concrétions dont la blancheur n’a pas encore été souillée par trop de passages ! Au bout d’environ 450 m, nous buttons sur la voûte mouillante qui stoppe la progression au sec. Son passage permet de ressortir par Chauderotte. Il serait envisageable de claquer son plafond pour permettre une traversée confortable et ainsi que le réseau devienne une petite classique du département ! Est-ce vraiment nécessaire ? Ce jour, la voûte mouillante passerait ; il y a entre 15 cm et 20 cm espace libre ! Pas d’essai aujourd’hui, l’eau est vraiment trop froide ! Au printemps où à l’été prochain, j’envisage d’y faire la traversée pour voir. Nous remontons vers la sortie de Fonçory tout en prenant le temps de scruter à droite et à gauche quelques passages qui ont pu échapper à la vigilance des premiers explorateurs.
Je déséquipe le ressaut de 3 m et nous nous retrouvons à l’entrée de la perte pour y construire un petit barrage qui pourra éventuellement stopper les branchages lors de crues ! Le froid engourdissant nos mains ralentit rapidement notre ardeur. Le minimum syndical est fait et nous rejoignons les voitures.
Nous profitons d’être dans le secteur pour aller revoir la perte du Jonchet, la perte et le gouffre de Combe Corneille. La blancheur du gel sur les arbres rend les paysages magnifiques. Dommage qu’il n’y ait pas un soupçon de rayon de soleil pour enjoliver l’ensemble et pour nous réchauffer un peu ! C’est l’hiver !
Damien.
Gouffre du TNNP, Noroy le Bourg, travaux, jeudi 26 décembre 2024
Participants : Thierry Vircondelet - Bernard Détouillon
TPST : 5 H
Notre objectif est d'ouvrir la lucarne au milieu du puits et donnant sur un puits parallèle.
En passant devant le TNNP, on s'improvise bûcherons en coupant et retirant les arbres tombés sur le grillage d'entourage du gouffre.
Puis direction TNNP. Thierry s'occupe du premier tir et moi du second. Le passage est ouvert. On s'enfile dans le passage et on s'aperçoit que le haut du puits est borgne; juste quelques arrivées d'eau qui ont façonné ce puits, qui donne sur la salle inférieure par une zone étroite.
On ressort la corde de progression qui était restée dans la cavité pour nettoyage et vérification. On retire les mousquetons zycral pour remettre en place des maillons à vis acier. Une partie des mousquetons est bien oxydée.
Prochaines sorties au TNNP : sonder le puits du bas (petit gabarit oblige) et vider la salle terminale (besoin d'une équipe de 5 personnes minimum).
Nanard
Sentier Félix Batier – Dijon - Nuits-St-Georges, rando karstique, samedi 21 et dimanche 22 décembre 2024
Participants : Alexis et Damien Grandcolas.
Ce sentier intense et sportif a été créé en 1958 par Félix Batier (ancien président du CAF Dijon). Il relie en linéaire Dijon à Nuits-St-Georges avec environ 2000 m de dénivelé sur 50 km. Ce parcours au rythme soutenu coupe une quinzaine de combes avec des montées très raides et des descentes délicates avec quelques petits passages d’escalade. Le sentier traverse des paysages calcaires variés avec beaucoup de falaises de toute beauté.
Traileur affuté et surentraîné, mon lièvre court devant, j’essaye tant bien que mal de le suivre. Salaud de jeune !
Nous traversons transversalement les combes ; les descentes et les montées s’enchaînent. Une fois la crête ou le plateau atteint, il faut redescendre dans une autre combe, et ainsi de suite sur environ une quinzaine de fois. Régulièrement, un panneau indique une « descente délicate » et propose une variante plus facile. Bien sûr, à chaque fois, nous choisissons les passages délicats ; nous ne sommes pas venus pour faire du tourisme ! A un moment, une indication précisera que la descente va être « très délicate » ; nous qui jugions que certaines étaient déjà très délicates avec la pluie et l’humidité qui nous accompagnent, nous empruntons donc ce passage avec l’idée en tête qu’il va être « très très délicat » ! Effectivement, il ne faut pas « se rater », la glissade ne pourra pas être stoppée ! En spéléo, un tel passage serait équipé !
Nous faisons le parcours en deux étapes ; le samedi de Dijon à Gevrey-Chambertin où nous avons réservé un hébergement et, le dimanche de Gevrey-Chambertin à Nuits-St-Georges où nous prendrons un train pour le retour à Dijon.
Le 1er jour, nous marcherons 7h30. Nous passerons vers la source de Crosne et les grottes de la combe Laveau, ainsi que vers les sites d’escalade des combes de Fixin et de Brochon. Le 2ème jour, nous marcherons 6h et shunterons quelques passages pour pouvoir prendre le TER de 14h50 qui nous ramènera à Dijon. Sur la dernière partie, nous longeons les vignobles Clos Vougeot, Vosne-Romanée et Romanée-Conti et nous pensons qu’il y a peu de chance que nous puissions les déguster un jour ! Avec un peu plus de temps, nous aurions pu passer par les anciennes carrières de Villars-Fontaine dites « La Karrière » avec ses fresques monumentales réalisées par des artistes graffeurs, et par les grottes des Trous Légers sur les hauteurs à l’ouest de Nuits-St-Georges. Ça sera pour une prochaine fois.
Le parcours Félix Batier, d’une grande exigence avec un itinéraire assez technique, s’adresse vraiment à de bons randonneurs. Mes mollets douloureux peuvent en témoigner !
Damien.
Flûte-Merle, commune de Borey, prospection, mercredi 18 décembre 2024
Participants : Joceline et JLG
Suite à une discussion de Thierry et Nanard dimanche dernier avec un chasseur (voir CR du 15.12 sur le TNNP), nous sommes allés, Joceline et moi, à Flûte-Merle. Nous y avons rencontré une personne habitant le hameau, propriétaire de beaucoup de terrains autour de chez lui, qui nous a dit n'être au courant de rien et n'avoir rien remarqué. Il nous a appris également qu'il a déjà reçu chez lui (il fait gîte) des spéléos qui avaient fait le Pinard. Bon à savoir pour répondre aux spéléos d'autres régions qui nous demandent des infos sur des gîtes.
Nous avons également rencontré le premier adjoint de la commune, qui, lui non plus, n'était pas au courant. Nous leur avons dit de contacter le club, si jamais ils apprenaient quelque chose.
Le long de la route de Borey, dans la forêt, le débardage est important, et les accotements au niveau du Pinard sont inabordables !
JLG
Pertes du Bois Lessus – Ormoy, prospections, lundi 16 décembre 2024.
Participants : Véro Garret et Damien Grandcolas.
Ayant vu sur un carte « Atlas des mouvements de terrains de la Haute-Saône : Ormoy » (image ci-dessous), des points BD-Cavité, je décide d’aller voir sur place dans le Bois Lessus situé à l’Est d’Ormoy. Ça fera partie de ma rééducation après 2 semaines de gros mal de dos !
Sur place, nous repérons les points qui sont des pertes temporaires de grosses dimensions allant, de la plus petite, 5 m de diamètre pour une profondeur de 3 m, à la plus grande de 10 m x h. 8 m. Nous en découvrons d’autres en plus de celles pointées. Alors que Véro trace tout droit, je fouine en zigzaguant à droite et à gauche comme un chien suivant une piste. Nous prenons points GPS et photos de l’ensemble. Je mettrai les plus importante sur BaseKarst. Ces effondrements-pertes sont aussi pointées sur la carte géologique du secteur. Ces pertes doivent être en relation avec les résurgences bordant la Saône : Fontaine des Migneys, résurgence du Moulin de la Minelle et Fontaine du Diable.
Ces trois résurgences que nous irons voir sur le chemin du retour. Migneys et Minelle se trouvent sur la commune de Corre, la Fontaine du Diable sur Ormoy. Il y a beaucoup moins d’eau qu’il y a une semaine lorsque Nanard et Thierry y sont allés en repérage.
En arrivant à Ormoy par la petite route qui rejoint la D 7 et Corre, à l’entrée du village, derrière les maisons, les falaises apparentes d’une dizaine de mètres marquent bien la fin du plateau à l’Est de la Saône, plateau karstique et bassin d’alimentation de la zone Ormoy-Hurecourt-Polaincourt. A suivre donc…
Damien.
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