Perte du Château de Vallerois – Villers-sur-Port, explo, vendredi 21 juin 2024.
Participants : Bernard Détouillon et Damien Grandcolas. Visite de Jos Beyens à notre sortie de la cavité.
Le niveau d’eau dans la perte est assez bas malgré les pluies de ces derniers jours. C’est de bon augure pour passer la voûte mouillante. Nous nous rendons hardi-petit jusqu’à celle-ci. Son passage n’est qu’une simple formalité, bien que ça pique un peu les oreilles ! Nous étudions la manière d’agrandir ce passage et voyons que les coulées stalagmitiques sur la gauche (dans le sens amont-aval) sont facilement négociables avec les éclateurs. Ce chantier sera une des priorités lors des prochaines sorties.
Nous nous rendons dans la 1ère galerie fossile que nous avions délaissée à droite. Après environ 50 m accroupis ou à 4 pattes, nous nous relevons dans une galerie de belles dimensions (3 x 2). Au bout d’environ 110 m, nous buttons sur une trémie constituée de petites pierres et d’argile avec un étroit passage visible. Nous commençons une désobstruction pour agrandir le conduit, ce qui nous permet de voir un espace plus important dans la suite de cette trémie. Mais sans outils, nous ne parvenons pas à l’atteindre. Un autre chantier en perspective !
De retour dans la rivière, nous continuons jusqu’à la 2ème galerie repérée à gauche. Deux départs s’offrent à nous. Un 1er sur la gauche sous forme d’un méandre s’arrête au bout d’une vingtaines de mètres sur colmatage stalagmitique. Le 2ème sur la droite nous mène à une galerie basse concrétionnée jusqu’à un rétrécissement en hauteur qui nous empêche d’accéder à la suite visible et qui est de même morphologie que la galerie où nous nous trouvons. Une courte désobstruction est néanmoins possible pour y pénétrer (encore un futur chantier). Dans cette galerie basse, au retour pour rejoindre la rivière, nous explorons, toujours à 4 pattes, une petite galerie perpendiculaire. Le sol de celle-ci est tapissé de fragiles feuilles de calcite. Nanard est devant et s’exclame « c’est très gros devant et je vois une grosse coulée stalagmitique ! » Vu la direction, j’ai ma petite idée et le lui dit : « ce que tu vois, c’est certainement la rivière et nous allons ressortir par la 3ème galerie que nous avions aussi repérée lors de notre précédente explo ». Effectivement, j’avais vu juste et nous retrouvons la rivière. Déception pour Nanard qui se voyait déjà avoir shunter la trémie 5 ! En fait, nous avons fait une boucle et rajoutons encore une centaine de mètres de développement.
Enfin, nous allons jusqu’à la trémie 5 et réétudions les différents passages possibles à travailler. Les blocs nous semblent beaucoup plus stable que nous l’imaginions lors de notre première visite. Deux chantiers nous semblent possible pour pénétrer cette trémie.
Sur le chemin du retour, juste derrière la voûte mouillante (sens aval-amont), nous localisons la petite galerie repérée par Jos Beyens (spéléo du Spéléo Club d’Avalon – Belgique) lors d’une précédente explo. Nous n’essayons pas d’y accéder, la pente est trop glissante. A revoir.
Le retour se fait rapidement et nous sommes accueillis à notre sortie par Jos qui a mis un « petit blanc » au frais. Une averse orageuse nous tombe dessus et nous sommes obligés de nous abriter dans la voiture de Jos. Pendant ce temps, le lit du ruisseau à sec entre la 1ère perte et la perte à proximité de l’entrée se rempli à vue d’œil mais le débit reste correct. Ce n’est pas la crue du siècle !
En 3 sorties d’explo, derrière la trémie 4, environ 600 m de nouvelles galeries ! Bientôt les 2 km de développement pour ce réseau ! Elle n’est pas belle la vie (de spéléo) ?
Damien.
Franchevelle, nettoyage d'un puits, jeudi 20 juin 2024
Nettoyage d’un puits à Franchevelle chez Mme Aubry le 20 juin
Mme Aubry m’a appelée car elle a acheté un vieille ferme avec un puits. Il est bouché mais s’effondre alors elle n’ose pas y poser les pieds. Je passe voir. Avec une barre à mine au milieu je descends sur corde jusqu’au bouchon de terre et cochonneries. S’il est bouché sur 13 m (il y a des puits dans tout le quartier à cette profondeur) ça va être long. On remonte quelques seaux et je lui promets de revenir pour faire le boulot sur une matinée. J’irai avec Philippe et qui voudra bien. Idéalement il faudrait une chèvre pour les seaux.
Vero
Repérage Poue aux Chiots à Orsans, lundi 17 juin 2024.
Participants : Véronique Garret et Damien Grandcolas.
En vue d’emmener mes petits-enfants faire de la spéléo cet été, nous partons en repérage de cavités dans la vallée de l’Audeux à la Grâce Dieu. Je commence par le gouffre « Poue aux Chiots » ou gouffre de l’Echaulle dans le bois de la Grosse Aige à Orsans. Après avoir un peu tourné dans le bois, je localise les 2 gouffres d’accès à la cavité.
Au départ d’une randonnée, nous passons devant la grotte du chemin des Fonderaux (commune de Chaux-lès-Passavant). Par la suite, je pars à la recherche de la mine du Bois des Charmois (commune d’Aïssey) et au bout d’une heure, je ne l’ai pas encore trouvée. Les coordonnées sur Basekarst ne semblent pas fiables ! Le temps est à la pluie, je n'insiste pas. Passage rapide à la grotte de la glacière qui semble fermée.
Damien.
Perte du Château de Vallerois à Villers sur Port, topo, dimanche 16 juin 2024
Participants : Thierry Vircondelet - Bernard Détouillon
TPST : 7 H
La météo nous offrant une fenêtre favorable, on décide de poursuivre la topo de la perte du Château de Vallerois.
Une barre de ferraille est acheminée jusqu'à la trémie 4 et servira à consolider un bloc en sortie de trémie.
On poursuit la topo sur l'axe principal après la trémie 4 jusqu'à la voûte mouillante (environ 87 m); on repère le départ supérieur qui rejoint la rivière en amont par une galerie supérieure.
On observe 2 zones à aménager pour éviter de passer au niveau de l'eau.
Retour sur la grande salle pour se réchauffer et c'est reparti pour la topo de la salle "Bruno" (environ 40 m de rajoutés).
Zone fracturée avec un croisement de failles, ce qui expliquerait les éboulis présents. On repère une zone fracturée et en trémie à gauche au fond de la salle avec du vide, mais pas évident à accéder. A droite dans le gros éboulis, on devine en contrebas, une portion de galerie avec quelques blocs décollés se terminant en cul de sac.
Après s'être bien refroidis, on rejoint la surface.
Chez Thierry, on réalise une topo approximative pour mieux cerner où se dirigent ces galeries.
Finalement la trémie dans la salle Bruno ne serait pas en relation avec la trémie 4, mais plus avec une galerie colmatée repérée sur la gauche, bien après la trémie 4. Elle pourrait correspondre avec la portion de galerie repérée dans la salle Bruno.
140 m de topo supplémentaire réalisés, ce qui nous amène à un total de 1 100 m de topographiés.
Prochaines activités à prévoir :
- consolidation et aménagement sortie trémie 4
- aménagement des 2 passages supérieurs pour sécuriser les passages hors de l'eau après la trémie 4
- claquer la voûte mouillante
- topo à finaliser jusqu'à la trémie 5 et les quelques diverticules.
Nanard
Perte du Château de Vallerois, topo, dimanche 9 juin 2024
Participants ; Thierry Vircondelet - Bernard Détouillon (Nanard)
TPST : 7 h
La météo semblant plus clémente, on décide de poursuivre la topo de la perte du Château de Vallerois.
L'entrée jusqu'au premier ressaut est bien relavée par les dernières crues.
Reprise de la topo 50 mètres avant la grande salle et arrêt 30 m après la trémie 4 juste avant le premier passage bas.
On topographie juste l'axe principal et on se réserve les diverticules et le détail de la grande salle pour la prochaine séance. Beaucoup de dénivelé, ce qui nous oblige à prendre régulièrement les pentes.
Environ 150 m de topographiés. On totalise les 967 m topographiés.
On en profite pour visualiser les aménagements de sécurisation à poursuivre dans la trémie 4.
Prochaine sortie topo : la grande salle, la salle Bruno et la galerie principale jusqu'à la voûte mouillante. Puis deux dernières séances devraient nous permettre de finaliser la topo jusqu'à la trémie 5.
Nanard
Exercice secours avec le SSF25, samedi 8 juin 2024
Participante du SSF70 : Vero
Rendez vous est donné à Fournet Luisans. Au gouffre de Leusiole. En fait il y a 5 entrées à ce trou ce qui nous a déjà laissé un peu perplexe quand à celle à équiper, il a été choisi pour son profil vertical afin de mettre en application les techniques d’évacuation verticale.
On doit faire une évacuation avec civière depuis la base du P 33 (3ème puits). Nous sommes divisés en deux groupes je fais la surface et le premier puits de 10 m avec mon groupe : puits d’entrée et P 10.
CE : Sophie Hans / Véronique, Gauthier, Gaétan, Sylvain, Alexis, Constant, Mouloud, Did.
On décide de faire un balancier sur une tyrolienne en surface. Il faut assurer les deux arbres avec un haubanage. On prépare tellement bien notre coup qu’on a tout ce qu’il faut pour la tyrolienne et les arbres et on a juste oublié les amarres dans la parois pour le P10. On va gémir à l’atelier du dessous qu’il nous file du matériel… heureusement ils ont du surplus. Mouloud est dans la civière. Je vais aider au passage du méandre entre le P33 et le P10 du coup je suis en arrière et je ne verrai pas mon atelier fonctionner. Mais les caillasses oui ! La tyrolienne fait une flèche avec le poids des sauveteurs au milieu et ça racle les bords du trou d’où la pierraille s’échappe. Mouloud est prêt à sortir de la civière tellement c’est touchy. Bon il part et ça va. Je vous glisse en dessous les recap du matin toujours utiles. »
Présentation du concept bâches crue par Xavier :
Le SSF 25 a développé ce concept il y a plusieurs années. Cela consiste à installer des « rideaux » dans des puits arrosés afin de pouvoir intervenir dans une cavité en crue et protéger la civière et les sauveteurs. 3 kits ont été constitués contenant chacun une bâche résistante, des cordelettes, des amarrages, des bloqueurs, des pitons… 2 tests ont été réalisés avec succès au gouffre du Jérusalem lors d’épisodes de crues importantes. A noter que lors d’un exercice d’évacuation à la Belle Louise, la housse de la civière a été utilisée pour canaliser l’eau qui cascadait dans le puits des Cannelures, ainsi la civière a pu être remontée à l’abri de l’eau.
+ Présentation conditionnement matériel remorque Evac, codes couleur kits et rappel conditionnement perfos
Présentation des amarrages cœur pulses par Yvan :
Ces amarrages apparus ces dernières années sur le marché ont l’avantage d’être récupérables. Mais ils ont un coût très élevé, environ 50 € pièce !
D’apparence simple d’utilisation, ils nécessitent beaucoup de précautions pour leur mise en place :
- Foret de 12 mm à 4 pans afin que le trou soit le plus régulier possible.
- Le trou doit être suffisamment profond.
- La plaquette doit être bien à plat contre la roche, pas de porte à faux.
- Il doit toujours rester une marge de sécurité au niveau du piston (voir schéma sur documentation ci-jointe).
- Ne pas forer avec le perfo en bout de bras car le trou risque d’être trop irrégulier et l’amarrage inefficace voire dangereux.
- Bien nettoyer le trou avant d’introduire la cœur pulse, sinon la poussière peut bloquer le piston, il est alors impossible de la récupérer.
- Le piston doit toujours rester bien propre.
- Bien vérifier les lamelles inox qui verrouillent l’amarrage, elles peuvent se fissurer ou se casser ne permettant plus le blocage.
Présentation de la mise en civière par Xavier et Did :
Commencer par les pieds afin d’être sûr que le blessé est bien positionné et n’a pas la tête à moitié en dehors ! En cas de traumatisme au niveau d’un membre inférieur celui-ci ne sera pas mis en appui. Fixer ensuite les sangles du baudrier, attention à ne pas trop serrer, il semble que des cas de syndrome du harnais aient été signalé suite à un serrage trop ferme ! De même en cas de lésions suspectées au niveau du bassin ne pas tendre à fond.
Ensuite fixer le thorax, idem pour le serrage en cas de traumatisme thoracique, de la clavicule…
Ne pas oublier de placer la housse de la civière ou un kit roulé sous les genoux pour éviter l’hyper extension douloureuse à terme. Fixer les dernières sangles au niveau des membres inférieurs, refermer les rabats.
Les 3 mousquetons sur l’arceau sont de haute résistance, ils ne doivent jamais être retiré sauf pour les placer sur l’émérillon du STEF si celui-ci est utilisé pour l’évacuation.
Le STEF se fixe désormais sur les boucles de sangle à la base des sangles de tyrolienne des pieds et sur l’arceau en partie haute.
QUELQUES GRANDS PRINCIPES A RETENIR
CIVIERE
Les 3 mousquetons d’amarrages restent toujours en place soit sur l’arceau soit sur l’émérillon du STEF.
ATELIERS SECOURS
NRC (Nœud répartiteur de Charge) : utiliser les cordes dédiées à cela et uniquement celles-là ; 3 amarrages avec anneaux qui travaillent simultanément ; fermé par un nœud de 8 tricoté ; aucun frottement sur cette corde ; vriller dans le même sens et utiliser un mousqueton poire.
LES TERMES DE LA COMMUNICATION SUR BALANCIER : civière accrochée / traction / civière décollée / contre poids largué / civière en haut / civière accrochée / traction / conversion / conversion effectuée / traction / contre poids du mou / libérer contre poids.
LA CONVERSION : celle-ci n’est réalisée qu’à partir du moment où la civière est sécurisée sur la reprise (palan ou balancier).
LE CODE DES NŒUDS : 1 nœud = corde de progression / 2 nœuds dont 1 sur brin mort = corde de traction / 3 nœuds dont 2 sur brin mort = assurance.
LA TYROLIENNE : toujours débrayable des 2 côtés, l’un sur descendeur, l’autre sur nœud italien.
VOl
CR réunion du 7 juin à Frotey, chez Thierry
Présents : Sarah, Léa, Séléna, Charline, Thomas, Rodolphe, Nicolas, Thierry, JMarie, Jluc
On accueille ce soir, Léa, étudiante en archéologie, qui vient se renseigner sur la spéléo.
Réunion CDS
Elle aura lieu normalement à Calmoutier vendredi 5 juillet. Je préciserai ça dès que je saurai.
Initiation :
Une journée découverte est prévue le 2 juillet pour initier Léa : matin au Moulin au Maire et après-midi en falaise. Pensent venir Sarah, JMarie, Charline, Rodolphe, JLuc…
Une autre sortie est prévue le 20 juin, lieu et renseignements à venir.
Matériel de Bruno
Sarah récupère le matériel de Bruno (combinaison néoprène) qu’elle avait demandé.
Sorties en avril :
08.05 : via Prise de la Bastille : Pauline, CC, Joceline, Vol, PA, TL, JLG
09.05 : Moulin au Maire, initiation : Félix et ND
09.05 : Antre de Vénus, initiation : Séléna, SB, VOL, TL, RA, BD, PA, TV, JLG
10.05 : Grotte Roche : initiation : Pauline, CC, SB, TV, TL, Vol, PA
11.05 : Scialet des Mouch’tiques, classique : FL, Vol, PA, TL, BD, RA, JLG
12.05 : Choranche, grotte aménagée : Pauline, SB, Brigitte, BD, RA, Séléna, TV, TL RA, Vol, Pau, JLG
24.05 : Frétigney, présentation de la spéléo : BD
du 9 au 21 mai : escapades karstiques en Espagne et au Portugal : VG, DG
Sorties prévues en juin :
Dimanche 9 juin : si météo favorable, topo à Vallerois
Sortie initiation les 20 juin et 2 juilletw
Merci à Thierry pour les gâteaux les bières et à ceux qui ont amené des bières et des gâteaux.
Prochaine réunion : ce sera peut-être celle du CDS, renseignements à venir.
Escapades karstiques, géologiques et minières au Portugal et en Espagne, du 9 au 21 mai 2024.
Participants : Véro Garret et Damien Grandcolas.
Pas de « grande » spéléo, mais des repérages et des reconnaissances de sites karstiques et miniers tout au long de nos pérégrinations au Portugal et en Espagne.
Au début de notre voyage, nous souhaitions passer un peu de temps en Cantabrie et plus précisément dans le « Parque Natural ''Collados del Ason'' où se trouve le système de la Gandara et dans les Picos de Europa, mais le mauvais temps nous en a dissuadé et comme nous recherchions en priorité le soleil, nous avons opté pour le Sud en passant par le Portugal.
9 mai : Mine de Sao Domingos (Portugal) ; C’est notre 1ère randonnée dans une friche industrielle. Cette ancienne mine de cuivre de plusieurs hectares offre une randonnée atypique sur plusieurs kilomètres de pistes dans des paysages à la Mad Max. Le site a déjà été exploité par les romains, avant d'être réouvert en 1855 en tant que mine souterraine et à ciel ouvert en 1867. La mine a fermé en 1966. Il reste quelques petites galeries et puits d’exploitation, l’ensemble ayant, semble-t-il, été dynamité.
12 mai : Dans le « Parque de la Sierra de Grazalema » (Andalousie), repérage de la Cueva del Gato (Benaojan) qui est la sortie de la traversée Hundidero-Gato (4 km avec un dénivelé de 250m). J’avais fait une courte excursion dans la Cueva de Hundidero (Montejaque) en 2017. Pour accéder dans la Cueva del Gato, il faut se mouiller et je ne suis pas équipé. De plus, l’accès est réglementé et seulement possible du 15/03 au 15/04 et du 01/08 au 30/11. Ce n’est pas aujourd’hui que je mettrai un pied sous terre !
13 mai : Toujours dans la Sierra de Grazalema, nous envisagions de faire une rando dans le canyon de la « Garganta Verde » et en profiter pour aller voir la Cueva de la Ermita (Zahara de la Sierra). Mais pour cela, il nous faut un permis (gratuit) mais il nous est impossible de trouver un bureau du parc ouvert pour l’obtenir après plusieurs jours de recherche. Ce n’est toujours pas aujourd’hui que je mettrai une main sous terre ! La prochaine fois, nous le demanderons au préalable par internet ! Nous abandonnons donc l’idée de cette superbe rando et on se rabat sur la Sierra del Endrinal au Sud de Grazalema où un sentier à travers de beaux lapiaz nous fait découvrir de nombreuses « Simas » (gouffres) plus ou moins profonds, certains avec une marque de répertoriage, d’autres pas ! Le soir même, j’essaye, en vain après 2 heures de recherche, de trouver l’entrée de la Cueva del Penon Grande dans le même massif ! Ce n’est pas encore pour ce soir que je mettrai la tête sous terre !
17 mai : Toujours en Andalousie, dans le village de Purullena, nous furetons dans les habitations troglodytes creusées dans les aiguilles calcaires érodées par le temps.
19 mai : Dans le « Parque Natural de la Serrania de Cuenca, nous faisons une splendide randonnée au-dessus du cirque naturel de Una, avec passage en vires vertigineuses. Par la suite, je suis le ruisseau en fond du cirque pour y déceler une éventuelle résurgence. J’arrive effectivement vers une petite exsurgence impénétrable et entreprends en vain des recherches dans les falaises. Nous repartons en passant par les Cuevas del Batan qui sont des petites grottes dans une tuffière.
20 mai : Nous traversons l’extraordinaire parc géologique d’Aliaga en Aragon. C’est un massif qui dispose d’une richesse géologique unique et offre un paysage exceptionnel rempli de traces d’évolution géologique au cours des 200 derniers millions d’années. Nous sommes ébahis par ces reliefs modelés qui forment vallées et crêtes escarpées. Dans le même secteur, nous nous rendons à la mine de Hoya Marina. Cette mine de charbon a fourni jusqu’en 1964 la centrale thermique d’Aliaga. Quelques galeries subsistent.
21 mai : J’avais vu des photos de la mine de sel de Cardona (Catalogne) réalisées par Philippe Crochet (illustre photographe spéléo) et m’étais promis d’y aller pour voir de près ces extraordinaires formations de sel. Nous nous rendons naturellement sur le site de la montagne de sel et, contre la modique somme de 10 € par personne, nous nous joignons à un petit groupe guidé par un Catalan jovial. Muni d’un casque, nous arpentons durant environ 1 h, sous les explications de notre guide enjoué, les galeries et salles de cette mine de sel exploitée depuis l’antiquité. Celle-ci fût définitivement arrêtée en 1990. L’exploitation a atteint 1300m de profondeur et 300 km de galeries furent perforées ! Les galeries et salles sont ornées d’innombrables concrétions de sel blanches et parfois rougeâtre dû à l’oxyde de fer.
Damien.
TNNP et perte de Vallerois, travaux, dimanche 2 juin
Participants : Thierry Vircondelet - Bernard Détouillon (Nanard)
TPST : 3 H
La sortie prévue à la Perte du Château de Vallerois est annulée vu les conditions météos prévues. On devait faire la topo avec Thierry pendant que Pépé et Damien allaient claquer la voûte mouillante.
On avait prévu malgré tout un plan B : le TNNP.
Objectifs : - relever une cote manquant pour finaliser la topo et ouvrir l'accès à une cheminée ou puits parallèle.
Sur place, un vrai déluge. On hésite à s'équiper vu les rabasses d'eau, puis finalement on se motive pour y aller.
Les ornières pleines d'eau, le parcours très glissant, on chemine jusqu'à l'entrée. La bâche de protection de l'entrée commence à être dans un mauvais état et ramène l'eau sur le premier puits très glaiseux.
A la descente on prend la cote manquante et Thierry descend jusqu'au palier pour repérer le claquage à réaliser. Une ouverture sous le palier, et une au dessus laissent deviner le puits. La paroi de gauche n'est pas très stable avec l'éboulis au dessus.
Thierry attaque sous le palier, mais un accu semble faire des siennes et n'alimente pas le perfo. Je rapporte un second accu à Thierry et deux trous sont réalisés. Mais les blocs risquent de tomber sur la corde encore en place pour poursuivre la descente. Après plusieurs échanges, on opte pour faire le tir au dessus du palier zone plus stable) et avant de retirer la corde, on ira voir l'accès au puits inférieur étroit descendu par Bruno et qui donnerait sur un deuxième ressaut.
Du coup, on étude l'organisation à mettre en place pour notre prochaine sortie au TNNP :
- Descente dans la salle du bas; descente du puits à Bruno avec un petit gabarit pour voir ce qui se passe en dessous (voir si possibilité de shunter nos travaux de désob dans la salle du fond).
- Retrait de la corde de progression et ouverture de la lucarne qui donne accès au puits parallèle.
Ce puits parallèle visible par une lucarne semble faire 2 m de large et x de long (on ne voit pas trop bien sur la gauche. Autant la zone de progression où nous descendons correspond à une zone de fracturation glaiseuse avec éboulis et des dimensions étroites, autant le puits parallèle semble propre et bien érodée.
On ressort toujours sous la pluie battante. On va repérer le gouffre du Replan voir si nos consolidations n'ont pas bougé. Tout est OK.
Au retour Thierry voudrait voir si à la perte du Château de Vallerois il n'y a pas de crue. On y va et il semble qu'il y ait moins plu que sur le secteur de Noroy. Le ruisseau s'écoule jusqu'au niveau de l'entrée et vient se jeter dans la petite perte au sol à l'aplomb du mur. Malgré tout on perçoit que le ruisseau est venu se jeter dans la perte, au vu des branchages retenus par la grille d'entrée.
Nanard
Prospection secteur Port-sur-Saône et Villers-sur-Port, dimanche 2 juin
Participant : Damien Grandcolas.
Nous devions aller bosser à la perte du Château de Vallerois mais la météo présageait des pluies une bonne partie de l'après-midi et la sagesse de notre président a fait que la sortie a été annulée. Du coup, il n'a pas plu, ou si peu ! Du coup, je me suis décidé à prendre l'air et d'aller voir les résurgences du secteur et leurs débits.
Source de Moulignon (Port-sur-Saône) qui est la résurgence de la perte des Pierres Blanches (traçage) et supposée des pertes de la dent et du Château de Vallerois : débit entre 0,5 à 1m3/s ce jour.
J'en profite pour aller voir de près des trous visibles dans la barre rocheuse au bord de la route D 20 sous le viaduc de la déviation de Port-sur-Saône. Certains peuvent être intéressant, à voir... Coordonnées UTM : 32T 0278267 - 5286926 - 230 m.
Source de la Jarges (Chaux-lès-Port) qui est la résurgence de la perte de la Rochotte (Villers-sur-Port). Débit entre 0,5 et 1m3/s.
Je repère dans la barre rocheuse juste au-dessus de la résurgence des trous qui peuvent aussi intéressants mais ils se trouvent dans le périmètre de protection du captage, ce qui peut rendre compliqué d'éventuels travaux de désobstruction de ces départs de cavités !
Je vais jusqu'à Villers pour voir la perte de la Rochotte qui semble avoir aussi un bon débit. Il est très difficile d'y accéder depuis la route.
Ensuite je fais une petite prospection sans résultat dans le bois des Pères qui se situe sur le tracé de la perte du Château de Vallerois.
Je finis ma balade dominicale à la résurgence de la Batenière qui a aussi un bon débit. Je réussis à repérer d'où sort l'eau dans la vasque juste en-dessous d'une petite cavité dans la barre rocheuse qui domine la source.
Voir les photos de l'ensemble.
Damien.
/image%2F1180727%2F20240617%2Fob_9a4f0b_img-20240617-145529.jpg)
/image%2F1180727%2F20240627%2Fob_b83dd8_image0-06-27-10-29-53.jpeg)
/image%2F1180727%2F20240627%2Fob_17a8c1_image1-06-27-10-29-53.jpeg)