Pierres Blanches, jeudi 30 juin 2022
Participants : Bruno et Sarah
Temps : 2h
« Cela faisait un bon moment déjà que Bruno et moi parlions d'aller faire un tour au fond des Pierres Blanches. Il me disait qu’après certainement 200/250m de première, ils s’étaient arrêtés dans un long laminoir rapetissant et bien humide... Et qu'il lui fallait une personne svelte et motivée pour y retourner. Je ne comprenais pas tellement… ! »
Le jour J est arrivé, le temps a l'air optimal. Après un ravitaillement bien mérité à notre sortie du Breuillot 2, nous filons revêtir nos néoprènes et nos combinaisons déjà mouillées sur le parking attitré.
Il ne doit pas être loin de 15h30 quand nous croisons quelques chaises empilées et investies par les ronces sur le sentier descendant au fond de la perte où l'eau coule très timidement. Quelques vestiges pas totalement oubliés de désobeurs qui ne lésinent pas sur le confort des troupes !
Sans autre matos qu'un pied de biche et un piochon nous entamons la descente. Ça parpine un peu, Bruno aura le droit à son cailloux dans le dos « j'ai raté mon tir » . Dès le début c’est plutôt joli, le travail de l'eau se devine aisément, et nous arrivons vite au premier passage bas. Pour le moment nous sommes à quatre pattes dans l'eau « tout va bien ». De superbes plafonds se dessinent déjà, tantôt en chenal de voûte, tantôt lisse comme une conduite forcée. De nombreuses cheminées jalonnent le parcours jusqu'à la première salle. Inattendu je dois le dire ! Quand on ne fait quasiment que de la quadrupédie on ne s'attend pas à atterrir dans une salle aussi haute. Je suis le guide pour une visite des lieux, c'est beau, c'est concrétionné, c'est grand... Mais ça ne va pas durer !
La suite ne se poursuit quasiment qu'en laminoir, des rares quatre pattes sont possibles et me servent de repos. Ma combinaison est tellement neuve que je suis le coude à nu contre la roche, ça frotte, ça rappe, il me lamine, ce laminoir ! « Thierry étant absent, je me dois de perpétuer la tradition des jeux de mots improbables »
Quelques essoufflements et bleus plus tard, nous voilà enfin là où Nanard, Thierry et JM s’étaient arrêtés la dernière fois. Il s'en suit le terminus de Bruno où je comprends très vite pourquoi ils n'avaient pas poursuivis ! C'est plutôt large mais c’était aussi très bas et ça ne va pas en s'améliorant. Pendant que j’attends allongée un peu en amont dans une vasque d’eau, Bruno tente de faire une amorce de chenal pour que la prochaine crue emporte le talus de gravier qui rend la suite inaccessible. Ça continue derrière c'est sûr mais ça demanderait bien trop d’effort et surtout d'autres outils dans une telle position pour creuser tout à la main. Après un petit moment nous repartons pour la surface avec l'espoir que la prochaine crue fasse sont effet et en sachant qu'il est fort probable que ce terminus de première reste ainsi jusqu'aux générations suivantes. « Peut-être quand les chauves-souris seront aguerries aux travaux manuels ! » Il y a cependant peut-être un départ à gratter et une escalade à faire pour espérer choper un fossile un peu plus accueillant. Ou peut-être qu'un jour, pris d'un coup de folie, nous retournerons au fond à 3 ou 4 pour essayer de passer !
A notre retour en surface nous évitons de peu un gros orage mais par chance nous sommes sortis à temps.
Bien que sportif c'est tout de même un très joli réseau, donc merci à Bruno de me faire galérer un peu et de me perfectionner en technique de limace ! « Je garde cette cavité sous le coude dans le cas où quelqu'un m’agacerait quelque peu.. ! »
Après quelques courbatures déjà oublié je vous dis à tous, à bientôt pour de nouvelles aventures !
Sarah
Creux Breuillot 2, jeudi 30 juin 2022
Les 3 petits puits sont équipés rapidement avec la corde de 41 ( rab de 5 m), enfin sauf le dernier P10.
Avant de remonter, un tour dans l'amont ? Retour au bas du puits, il faut passer sous une lame et ça mouille beaucoup cette fois. Le nombril est touché. Tant pis, on se réchauffera dehors.
L'après midi, une "pointe" aux Pierres Blanches, CR de Sarah à paraitre. A l'issue de cette épreuve qui a "piqué" légèrement, le jury a décerné à l'unanimité le diplôme de "Limace Professionnelle en milieu souterrain" à Melle Sarah B. Elle en a bavé un peu...
Sainte Marie aux Mines, bourse aux minéraux, dimanche 26 juin 2022
Participants : Thierry V.; Jean-Marie J.: Thomas L.; Nanard
N'y étant pas allé depuis 3 ans suite au confinement, on se décide à faire un tour à la bourse aux minéraux de Sainte Marie aux Mines;
De 10 H à 18 H, on défile devant les stands et vitrines où fossiles et minéraux sont exposés. On en prend plein les yeux.
Nanard
Canyon de Seebach, Sewen, samedi 25 juin 2022
Participants : Simona, Pascal et JLuc
Pascal m'avait proposé ce canyon, que je ne connaissais pas. J'avais bien envie de le découvrir. Sa compagne, Simona nous accompagne. Environ 1 h 45 de route plus tard (quand même), nous sommes sur place. Beaucoup de monde sur le parking, des groupes se préparent...
Marche d'approche très courte (2 min), puis à l'eau. Elle est fraîche, mais dehors il fait bon, tout va bien. Enchaînement de petites cascades (n'excédant pas 5 m), quelques sauts (on a dû en rater un ou deux, ne connaissant pas le canyon), quelques mains courante, un peu de nage, canyon très varié. La gorge est parfois très étroite, mais jamais très longtemps ni très profonde. Il y a de nombreux échappatoires tout le long du parcours. On rattrape un groupe rapidement, puis on se fait talonner par un autre. Le mieux, je pense, est d'y aller en semaine, ce doit être plus calme.
Bien que très court (on a mis environ 1 h 45, marche de 15 min de retour compris), ce canyon est très intéressant et très esthétique. A refaire, en initiation.
JLG
Traditionnel problème des photos en canyon, buée, eau sur l'objectif, j'ai dû en supprimer plusieurs, et parmi celles que j'ai laissées, il y en a encore de pas trop bonnes techniquement.
Perte de Vallerois, mercredi 22 juin 2022
Quasiment 6 mois sans travaux au fond, pas si facile de motiver les troupes...
Le chantier:
Agenda
Légende des photos
escalade avant la 2° trémie et installation des marches métalliques
salle en haut de l'escalade après installation des marches
éboulis en haut de l'escalade
travaux dans la trémie finale
Creux Breuillot 1, dimanche 19 juin 2022
Participants : Nanard, Thierry, JM, Sarah, et J-Luc qui passe nous rendre visite.
Temps : Environ 5h30
Le point notable de cette matinée est que Thierry et moi arrivons avant tout le monde, sans doute un scoop pour le SCV.
Nous installons la table et sortons la café et les croissant pour attirer les collègues. JM arrive à 10h00 tapante, suivi de peu par Nanard et J-luc qui constate rapidement que nous sommes tous empreints d'une grande motivation.
Vers 12h, Il doit déjà faire plus de 30 degrés quand nous enfilons péniblement nos combinaisons, un vrai challenge ! C'est parti pour à peine 100m de marche qui paraissent en être 1000. Aujourd’hui nous avons 4 missions et 4 kits : Continuer la tranchée pour baisser encore le niveau d'eau de la voûte mouillante. Revoir l’équipement des puits et les installations nécessaires pour qu'un plongeur puisse venir explorer le siphon en toute quiétude. Et bien sûr faire la topo et quelque images.
Pendant que JM gît dans le foin fraîchement coupé, les quatre fers en l'air, j’équipe le premier puits afin que Nanard prenne la suite. Sans doute une mauvaise blague de ma part étant donné qu'ils ne sont pas venus au Creux breuillot depuis 2019 « ? » ! Et qu'a l’époque Nanard était descendu par le grand puits instable de 20m qui visiblement lui fait encore de l’œil. Il résiste finalement à son attraction et équipe la vire qui conduit aux puits parallèles. Je le suis de près pour lui indiquer la première dév ou je m'enchevêtre royalement. La suite se fait plutôt bien mais des frottements subsistent. Donc nous sommes tous d'accord pour rééquiper tout ça de manière définitive et plus adapté pour les plongeurs et nous même.
Une fois en bas, Thierry nous envoie son décamètre dans le puits parallèle, non sans mal, il atterrit enfin sur la talus d'argile dominant le siphon ! Très difficile de s'entendre dans cette belle et grande salle qui fait écho au moindre bruit. Cette première mesure faite Thierry et JM peuvent enfin venir se mettre au frais avec nous. Ils nous retrouvent en train de surcreuser la tranchée que le talus d'argile instable avait rebouché partiellement.
Je constate vite que le niveau de la vasque a encore baissé depuis les derniers travaux avec Bruno.
Mais ça ne passe toujours pas et nous avons oublié le kit photos de Nanard en surface ce qui nous empêche de prendre le siphon encore propre en image.
Après un petit moment, l'eau de la vasque coule de nouveau et répend son liquide saumâtre dans l'eau claire du siphon. Le niveau baisse bien d'un côté et s’élève doucement de l'autre. Les topographes nous rejoignent pour les dernières mesures et nous aident à creuser, la pente disponible n'est plus vraiment efficace, le débit baisse, donc Nanard et Thierry jouent des pieds dans la pataugeoire afin d'aider l'eau à couler. Ils se mouillent également pour aller voir la suite, le niveau a bien baissé de « 40cm ? » supplémentaire, ce qui laisse apercevoir un nouveau morceau de chenal de voûte qui continue sur « 1/2 » ? mètres avant de replonger à nouveau. Nous entendons deux ou trois fois des glouglou de décompression au loin ce qui confirme bien que la galerie continue. Et devinez quoi, il semble y avoir de l'air ! « Un futur pompage au creux Breuillot ? »
Jm et moi commençons à avoir un peu froid « Le comble du spéléo en pleine canicule » , nous sommes tous trempés et bien poisseux, le matériel est déjà dans un état pitoyable quand nous commençons à remonter. Une ascension pénible pour tous avec des bloqueurs en grève de blocage et même d’ouverture.
Le debriefing se fera changés et « propres », tel quatre mousquetaires autour d'une table, armés d'un couteau et d'une baguette.
Bilan :
- Une topo de plus de faite !
- Les récents travaux laissent supposer une suite derrière la VM, l’installation d'un tuyau d’évacuation et a prévoir dans la tranchée ainsi qu'un pompage pour résoudre ce mystère.
- Un rééquipement à faire et une préparation d’aménagement pour un plongeur. « L’équipement pourrait être descendu directement par le P20 et des bâches et des cordes installés pour garder le matériel propre jusqu'à la mise à l'eau » Nous lançons donc un petit clin d’œil, aux plongeurs intéressés que nous serions ravis d'aider dans cette exploration ! « Nous parlons tout de même du bassin d'alimentation du célèbre Frais puits »
- Dimanche prochain pas de désob, C'est visite du SCV a Sainte-Marie-aux Mines, départ pour 7h depuis chez Thierry.
- Dans la semaine, mercredi : Sortie désob a la perte de Vallerois avec « Bruno, peut être Nanard, et ? » RV 13 h 30.
Encore une bonne après-midi bien au frais chez les Niphargus !
Sarah
Gonvillars, samedi 18 juin 2022
Participants : Joël, Pascal, Akim, et JLG
TPST : 2 h 15
J'avais proposé à mon beau frère, Joël, qui a déjà fait de la spéléo avec moi, d'amener ses deux copains pour une petite sortie d'initiation. En arrivant sur place, il y avait déjà des voitures. On retrouve Guy Decreuse, JLuc Kammerer, Philippe Crochet et Anne Guiraud. Ils viennent de sortir, après avoir fait une séance photo. (https://www.facebook.com/photo?fbid=1617754135275006&set=a.114566945593740). Il y a encore 2 voitures, j'appends que c'est Romain Venot qui accompagne un couple et deux enfants.
Visite de la cavité sans problème, on est content de se mettre au frais avec la canicule qui règne à l'extérieur. On croise Romain et son groupe qui reviennent de l'ex-siphon. On continue un peu, et on s'arrête à la cascade. Au retour, petit tour dans l'amont, et sa jolie rivière aux berges si découpées. On retrouve la chaleur extérieure, qu'on essaie de mieux supporter avec une bière bien fraîche.
JLG
La Légarde, jeudi 16 juin 2022
Avec Paul, nous allons dans la salle terminale du fossile, au dessus du P 19, tenter de voir une suite contre paroi dans l'axe de la grosse galerie.