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Gouffre de Sédéra, travaux, dimanche 2 août 2026

3 Août 2026 , Rédigé par JLG Publié dans #Sorties, #Spéléo, #Travaux

On se retrouve à 10 h chez Thierry, avec Sarah, et Catherine (tante de Sarah). Discussion, observation de minéraux, café, gâteaux,... on n'arrive au trou que vers 11 h. J'achemine tout le matériel au bord du gouffre avec  le Samouraï, les filles s'équipent pendant qu'avec Thierry, on installe la potence pour fixer la poulie, vérifie la présence du courant d'air, met en place la corde de descente et de traction... Le but de la journée est de vider le tas de cailloux, terre... qui est en bas du puits. 
Une fois au fond, Catherine et Sarah vont à la demande de Thierry essayer de trouver d'où provient le courant d'air. Une fois trouvé (faille au fond du gouffre, en roche, étroite), Catherine revient se positionner dans le puis pour servir de déviateur lors de la remontée des seaux. Je tire les seaux que Thierry va vider. 
J'arrête rapidement, parce que j'ai un concert l'après-midi du côté de Langres et je dois partir tôt. Suite du compte-rendu pour ceux qui sont restés...

JLG

 

Tout d'abord une petite intro pour dire à quel point je suis heureuse d'avoir retrouvé les collègues spéléos et ma tante adorée pour une reprise « en douceur » en désob mais aussi en classique quelques jours auparavant.

La première bonne nouvelle, c'est que je sais encore mettre un descendeur et creuser !
La deuxième, c'est que ça me passionne toujours autant, même si mon dos n'est pas vraiment d'accord.
La troisième c'est qu'il y a un courant d'air ! Et que j'ai pu le localiser avec la bonne vieille technique de la clope ! Thierry m'avait dit : "Emmène une clope ! " Oui chef, bien chef !

Étant en bas la première et après avoir écarté une dizaine de petites grenouilles,  j'ai pu faire le tour de toute la cavité avec ma clope pour essayer de repérer le courant d'air. Un point seulement a retenu mon attention, le courant d'air sort d'un petit méandre plongeant très étroit... Mais bon, l’étroit, sur ce réseau, a déjà donné de très belles premières donc pourquoi pas ! Il va falloir sortir les pailles. Mais nous en sommes encore bien loin, il y a tout un talus a dégager pour améliorer les conditions de travail !

Donc je creuse encore et encore dans cette merdasse remplie de cailloux mais aussi de gros rochers ! Cathy, qui m’avait rejoint, remonte un peu et dérive la corde en milieu de puits, dans une position digne d'une salutation au soleil, Thierry et Jean-Luc remontent les seaux avant que Jean-Luc parte pour une obligation.

Peu de temps plus tard je remarque une odeur nauséabonde... J'avais le genou sur une limace en décomposition.. Super ! 

En tout cas, aucun doute sur la présence de l'eau là-dedans, elle a circulé, ça me fait penser à un réseau sup colmaté et éboulé sur toute une partie, allez savoir ce qui ce passe la dessous !

L'estomac criant famine, on finit par remonter. Nous faisons une pause bien méritée à l'ombre de la forêt qui est particulièrement belle. Ce doit être le milieu d'après midi quand nous nous remettons à l’œuvre. Cette fois Thierry descend pour creuser et voir d’où sort le courant d'air, Cathy reste au milieu et je reste en surface pour remonter les seaux.

La chaleur est accablante, je goutte, une guêpe m'a prise pour cible et la merdasse est bien lourde avec les frottements. Je ne tiendrai pas plus que 15/20 seaux.

On a déjà fait un bon nettoyage alors on remballe tout. Et on profite un peu de la proximité pour aller faire un tour sur nos spots à fossiles dans le secteur. Récolté mais non labouré, les champs ne nous offrirons pas grand chose. La patience est mère des vertus !

Une petite bière chez Thierry autour de beau cailloux qui fascinent Cathy sonnera le glas de cette sortie. Nous repartons chez nous bien heureux et toujours un peu maso comme tout bon spéléo !

Un jour, Malcolm Cowley a dit :  Mettez-vous du coton dans les oreilles et des cailloux dans vos chaussures. Enfilez des gants de caoutchouc et barbouillez vos lunettes de vaseline. Et ça y est, vous y voilà : en un instant, vous êtes devenu vieux.

Sarah

 

Gouffre de Sédéra, travaux, dimanche 2 août 2026
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