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12 août 2019 1 12 /08 /août /2019 08:43
Participants : PAU du SCV70, Fred, Stéphane, Christophe, Michel, Louis, Gabriel, Denis, Emeline, Coralie
TPST deux fois deux heures.
TPAT 3 heures (temps passé à table)
C'est une sortie d'ancien combattants : Stéphane Guignard et Christophe Rognon viennent rechercher des bouteilles laissées sur place il y a dix ans et finir l'exploration qu'ils devaient alors finir quinze jours plus tard.
C'est avec un peu de retard qu'ils réalisent leur résolution: revenir topographier le post siphon.
Nous sommes 9 adultes et une collégienne campés à 10h30 à côté du bosquet où habite la doline.
Chacun a un kit de matériel, la cavité a été équipée une heure avant par Louis et Michel.
Ils nous parlent de voûte mouillante et la nécessité d'avoir une néoprène, sujet balayé d'un revers de main par Christophe, revient sur le tapis tandis que nous nous habillons en regardant Steph et Christophe mettre les leur.
Fred passe en premier, je le suis. Chacun porte un kit et la descente à pousser cette masse dans la boue et les aspérités me laisse déjà à penser que la montée ne sera pas du bonheur.
La cavité commence par une boite aux lettres, puis ce sont les boyaux qui s'enchaînent interrompus ça et là d'un ressaut court. Les ressauts deviennent plus conséquents et sont équipés. Le tout se termine sur un puits de 13 mètres, plus haute verticale qui donne la satisfaction d'un moment de déploiement du corps entier dans ce petit pays.
L'arrivée se fait dans une mare et est suivie de la fameuse voûte mouillante sur main droite. Fred voit au-dessus en face une ouverture, il s'y engouffre avec son kit, progresse, je le suis. Une cheminée semble monter très haut parallèlement à notre trajet : une deuxième entrée? Rien ne va vers le bas sinon.
Fred passe la voûte mouillante et me demande d'attendre tandis qu'il écope. Stéph nous rejoint, hausse les épaules et grimpe dans un trou au plafond qui permet de contourner la voûte : "je me souvenais qu'il y avait moyen d'y échapper" dit-il…
C'est reparti pour quelques contorsions glaiseuses, le lit de l'actif apparaît nous y marchons jusqu'au siphon.
Christophe constate que sa bouteille d'oxygène est… vide. Il bricole avec l'ancienne laissée dix ans avant et qui contient encore 250 bar. Ils ne sont pas motivés nos batraciens. Ils finissent par se glisser dans la glaise avec la consigne de sortir dans deux heures.
Il fait froid, nous sommes mouillés, il y a des kits à monter, il est 13h.
Nous remontons avec des kits, Fred, Gaby, Louis et moi. Fred double tout le monde et sort le premier. Je reste derrière Coralie qui est parfois en difficulté. Nous sortons tous, mangeons et retournons rapidement sous terre.
Retour rapide, Fred me largue toutes les 3 étroitures et m'attend patiemment après.
Nous rejoignons le siphon alors que Steph et Christophe finissent de ranger leurs kits.
7 kits, nous sommes quatre… Hop, c'est parti. Nous retrouvons nos comparses avant d'arriver au puits, ils sont 4 et nous aident à passer les kits. Au puits, Fred disparaît devant avec un kit. Nous jouons collectif et restons groupés pour une progression lente avec les kits dans ces espaces réduits : tirer, pousser. Christophe déséquipe et ajoute un kit.
Il est 17h quand nous sortons sous la pluie : les nuages d'orage se sont déchirés et tentent vainement de diluer la glaise qui nous couvre.
Louis qui habite à Fontenelle, à 300 mètres, nous invite sous son préau pour les bières puis dans sa maison pour faire bombance d'une soupe chaude, de charcuteries, de fromage et d'histoires de chasse.
A 20h00 le groupe se disperse après un bon moment.
Un trou de chiotte mais des bons copains.
PAu
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