travaux
Perte du Château de Vallerois, travaux, jeudi 29 août 2024
Participants : Bernard Détouillon et Damien Grandcolas.
Objectifs atteints mais déceptions aux résultats ! Les objectifs étaient de voir se qui se passait derrière des passages étroits au terminus de la galerie gauche peu avant la trémie 5 et à celui de la galerie droite appelée « 110m » (voir CR du 21 juin).
Nous nous retrouvons, Nanard et moi, à 9h sur place. 9h30, nous entrons dans la cavité. Une heure plus tard, nous sommes devant le premier obstacle dans la galerie gauche. Après environ une heure de désobstruction, le passage étroit est assez agrandi pour que nous puissions nous faufiler et découvrir la suite qui est, à notre grande déception, une cheminée qui remonte sur environ 8m. Une escalade est à envisager car nous avons repéré à son sommet un départ. Nous sommes dans un affluent qui rejoint la boucle (voir CR du 21 juin) qui était certainement l’ancien tracé de la rivière. Nous retournons à la rivière et, comme il est 12h30, nous cassons la croûte avant de nous rendre à notre deuxième chantier dans la galerie à droite de « 110m ». Une désobstruction dans le haut de la « trémie-éboulis » nous permet de passer et de nous rendre compte que le vide aperçu, lors d’une précédente explo, est une « cheminée-trémie » que nous remontons sur quelques mètres jusqu’à des blocs formant le plafond. En observant précautionneusement l’endroit, comme dirait notre président : « ce n’est pas clair ! ». Un départ sous forme de voûte est visible à la base de la cheminée, et cette dernière n’a pas un gabarit permettant de penser que la galerie fossile où nous nous trouvons, vu ses dimensions, n’a pas pu être seulement alimentée par celle-ci. Ces 2 terminus sont donc à revoir, mais la priorité à ce jour, avant de s’attaquer à la trémie 5, est d’achever la topographie de l’ensemble de la cavité et ainsi de voir le positionnement de ces 2 galeries par rapport à la rivière et par rapport à la surface. Retour à la rivière et à 14h45, nous entamons notre remontée vers la surface. A 16h, nous sommes dehors (TPST : 6h30).
Après une bière et une discussion avec un pêcheur « champion d’Europe dans le domaine de la Sandre », nous rejoignons nos pénates.
Damien.
Chauderotte, Calmoutier, travaux, samedi 24 août 2024
Participants : Thierry Vircondelet ; Bernard Détouillon (Nanard)
Tpst : 8 h
N'étant pas dispo dimanche, on décide de sortir ce samedi. Comme Thierry a un lumbago, mais qu'il veut sortir quand même, on écarte la perte du Château de Vallerois, pour s'orienter sur un chantier pas très loin de l'entrée. Ce sera Chauderotte.
La traversée Fonçory/Chauderotte avec 650 m de développement n'est guère praticable suite aux dernières crues ; de plus, certains passages depuis Chauderotte sont encombrés, étroits. Sans compter une voûte mouillante qui limite l'accès à la grande salle.
C'est une cavité à faire absolument par temps sec.
On avait déjà visité l'entrée de Chauderotte il y a peu de temps avec Sarah et Thierry. L'entrée est bien modifiée. Le mur de soutènement de la grille de filtration se trouve suspendu dans le vide, l'eau ayant creusé son passage en dessous. La grille quant à elle, se retrouve cachée sous 30 cm de remplissage.
On partait avec Thierry pour aménager la diaclase supérieure pour shunter le passage bas, mais finalement elle semble trop étroite et nécessite beaucoup de boulot. On optera finalement pour mettre au gabarit "du président" le passage bas qui a bien été lessivé.
Première opération : déboucher la grille et évacuer les 30 cm de remblais qui l'obstruent. Une fois décapée, on peut passer en dessous du mur surcreusé par la crue, mais Thierry n'est pas chaud. Un doute persiste quant à sa résistance. On décide de le mettre en bas, ce qui nous offre une nouvelle entrée horizontale, bien plus facile à exploiter.
Une fois dans le boyau inférieur, on s'active à élargir le passage en faisant "parler les pailles'. Une quinzaine seront nécessaires pour arriver au rétrécissement du boyau. Nous avons avancé de 5 m et il reste encore 5 m à élargir. Les cailloux sont évacués au bas du ressaut d'entrée et commencent à combler l'accès. Il nous faudra être au moins 5 personnes la prochaine sortie pour évacuer les gravats à l'extérieur. On stoppe le chantier vers 20 H.
Cette cavité une fois aménagée pourra devenir une classique et une cavité pour y emmener des personnes en initiation. La topo est déjà réalisée, mais non diffusée. Ce pourra être l'objectif du Karst Comtois n°5.
Nanard
Perte du Bois de la Manche, Ormoy, travaux, dimanche 18 août 2024
Participants : Thierry et Sarah
Un dimanche bien pourri et un manque de spéléos disponibles pour les autres travaux nous mènent a aller sonder une perte que j'ai découvert il y a peu sur la commune d'Ormoy. Ce jour là, le lit d'un ruisseau m'a vite menée à un plus gros ruisseau et à une grande cuvette où l'eau s'enfile de toute part avec roche en place. Je décide donc de montrer ceci à Thierry pour qu'il me donne son avis d'expert et que l'on sonde un peu en dessous de la roche.
Bien que le ruisseau soit à sec ce dimanche, les débris des crues récentes ne nous facilitent pas la tache, une multitude de branches d'arbres se chevauchent mélangées à du sable et des feuillages. Les traces de cette dernière crue « exceptionnelle » monte à environ 3 m au-dessus de la perte principale. Autrement dit, ce gros bassin était sous l'eau, barrant même une route forestière menant à la Ferme de la Folie. Il semblerait cependant que cette perte absorbe bien, trois orifices absorbants sont visibles. Nous attaquons un sondage sur chacun d'entre eux. Des branches, du vide puis à nouveau des branches et de la terre et du vide avec roche en place bien érodée sur le côté. Thierry trouve l’orifice le plus prometteur à mi-hauteur de talus et commence à dégager une belle diaclase d'environ 50 cm de largeur pour 1m de haut qui s'enfonce sous la roche mère, bien colmatée mais qui mériterait que l'on s'y attarde un jour avec des bras supplémentaires et un peu plus de matos pour dégager tout ça. Il serait aussi intéressant d’aller la voir en crue pour voir son comportement.
Nous arrêtons là pour aujourd’hui et nous partons dans le bois alentour pour voir s'il n'y a pas d'autres phénomènes. Après un rapide coup d’œil nous ne voyons rien d’évident mais une prospection plus profonde des alentours serait utile. Il n'y avait encore pas de point sur basekarst pour cette région là, le plus près étant la Perte du Coq à Poil sur la commune de Senoncourt. Il reste à déterminer la résurgence possible. Peut être la résurgence de la combe ou celle du Batiqueux ? Il faudrait que nos experts étudient un peu les courbes de niveaux.
Après cette mâtinée pluvieuse et boueuse nous décidons d'aller casse-croûter aux alentours de Jussey. La prospection karst se transforme en prospection fossile. Les couches de calcaires du coin renferment des ammonites, des nautiles et des bivalves. Je m'y était rendue avec le club minéraux de Dampierre sur Salon mais malheureusement le site en question s'est bien transformé, la broussaille l'a envahit de toute part et nous ne pouvons plus y accéder. C’est donc bredouille en fossiles que nous retournons chez Thierry pour que je découvre la dernière récolte de leur séjour cailloux dans les Alpes. De beaux cristaux tout frais à admirer, voici qui me remonte le moral !
C'est ainsi que se termine encore une belle journée géologique comme on les aime : complémentaire mon cher Watson !
Sarah
Perte du Château de Vallerois, travaux, lundi 5 août 2024
Participants : Thierry Vircondelet, Joël « Pépé » Palissot (GSSF) et Damien Grandcolas.
Thierry et moi sommes au rendez-vous à 10h pétante, Pépé perdu dans Villers-sur-Port lance un appel de détresse. Je vais à sa rencontre et nous voilà les 3 rassemblés pour une nouvelle séance à la perte. Nanard nous fait faux bond à la suite d’un malentendu avec sa disqueuse qui se solde par 7 ou 8 points de suture sur un doigt.
On met au point notre stratégie d’attaque du jour : 2 perfos, un stock conséquent de pailles et un double jeu d’éclateurs. Pépé qui s’équipe d’une combinaison étanche ira claquer le plafond de la voûte mouillante depuis l’aval de celle-ci. Thierry et moi affronteront celle-ci depuis l’amont. Une fois le matos enkité, nous voilà partis pour un combat sans merci et une bataille sans pitié ; ça va claquer sec !
Arrivée sur place, ça ne traine pas et chacun est à son poste d’artillerie ! Détonation en amont suivie peu de temps après par une déflagration en aval. Un nouveau boom en aval répond à l’éclatement de l’amont ! Encore une secousse de l’amont précédera une canonnade de l’aval ! Fulmination, désintégration, secousse, crépitation, les tirs soutenus et le feu incessant entre les deux fronts durant environ 5 h vont rectifier le passage aquatique et c’est à quatre pattes que les 2 bataillons vont se rejoindre pour signer un traité de paix ! La voûte mouillante n’existe plus, paix à son âme !
Après avoir rangé et remballé le matériel gisant et agonisant sur le champ de bataille, nous allons voir le fond, Thierry en tête pour qu’il ait la même sensation que la nôtre lors de la première. La première galerie de gauche avant la trémie du fond (5) avec son chenal en plafond semble être très intéressante et paraît être l’ancien conduit principal !
La voûte mouillante mériterait 2 ou 3 pailles de plus pour rendre sa sortie encore plus confort. Ça sera le premier job de la prochaine sortie avant de continuer la topo.
Nous crapahutons vers la sortie, tous très heureux de cette séance de ce jour où tout a admirablement et impeccablement bien fonctionné. 18 h, nous sommes dehors, soleil et bières nous attendent.
Damien.
Objectif de ce jour : aménager la voute mouillante pour permettre un meilleur accès aux travaux de la trémie terminale (numéro 5). Nous sommes trois avec trois kits conséquents . Après 900m de cheminement dans la cavité agrémenté de passage de quatre trémie déja aménagées et presque sécurisées, nous arrivons sur le chantier. Nouveau compagnons de désob donc nouvelle organisation. Pépé (en combinaison sèche) passe la voute mouillante avec perfo et nécessaires complet. Damien et Thierry devant la voute mouillante avec nécessaire complet. Et ensuite concert de perforateur avec des boums alternatifs déclenchés par des alertes vocales explicites.Et ceci pendant environ 4h, représentant environ une quinzaine de tirs. Résultat : quatre batteries vides, deux gros tubes de pailles vides, 5ml de voute basse transformés en passage à quatre pattes. Thierry servant de gabarit émet une petite réserve sur un petit passage serré. Et c'est avec une joie immense que nous remballons le tout et hop, on rattrape les gaz 200m plus loin, on accélère, on les sème. Nous récupérons à la sortie trois bières fraiches bien méritées. Cette cavité est magnifique. Le seul point négatif est l'instabilité de ses trémies difficiles à sécurisé a 100%.
ELLE EST PAS BELLE LA VIE ?
Joël
Perte du Château de Vallerois, travaux, dimanche 28 juillet 2024
Participants : Véronique Olivier ; Philippe Auriol ; Thierry Vircondelet ; Bernard Détouillon
TPST : 6 h
On se retrouve chez Thierry à Frotey vers 9 H 30 . Véro et Philippe ont eu un problème d'horloge et sont chez Thierry une heure en avance avec les croissants, vers 8 h 30 ce qui leur laissera le temps de profiter du café/croissants.
Jean-Marie Josso est venu nous rendre une petite visite, mais ne voudra pas venir avec nous, n'ayant pas tout récupéré physiquement, suite à sa grosse opération.
Après beaucoup de palabres, Véro tape du pied pour qu'on décolle, mais les sujets fusent et on n'est pas pressés (étayages pour vider des puits, chèvres, bidons, ...). Enfin on décolle vers 10 h 15 de chez Thierry.
Sur place le matériel est au large afin de répartir les kits. Finalement on n'emmène qu'un perfo avec ses accus et tout le matériel de tir. On embarque la série de "marches" réalisées en fer à béton pour les ancrer dans les passages glissants.
Le ruisseau ne coule pas ; l'entrée est bien relavée des dernières crues. Il faudra certainement consolider les bétonnages d'entrée.
Partis pour le fond, Véro et Philippe redécouvre la cavité pour la deuxième fois tout en l'appréciant ; à la première sortie, ils s'étaient arrêtés devant la trémie 3 qui n'avait pas encore été franchie. Ils constatent également les gros travaux de soutènement réalisés afin de soutenir la paroi, juste avant cette trémie, qui s'est affaissée et ayant créé un gros effondrement, nous a donné du fil à retordre pour l'aménager au mieux et sécuriser le passage.
Passage de la trémie 3 avec peu d'eau, mais zone assez étroite. Enfin, ils découvrent la suite qu'il prennent le temps d'apprécier. Arrivés à la salle Bruno, on récupère du matériel laissé sur place et on file aux zones d'aménagement après la trémie 4. Le passage sup qui shunt le cheminement au niveau de l'eau se passe facilement.
On arrive devant le deuxième shunt à aménager. Pendant que Thierry commence à installer les prises de pieds dans la paroi, j'emmène Véro et Philippe découvrir la suite jusqu'à la voûte mouillante puis retour au chantier.
Véro commençant à avoir froid, on leur propose de creuser la galerie colmatée juste après la trémie 4 qui devrait redonner dans la salle supérieure (d'après nos derniers relevés topo).On les entend au loin, taper pour démonter cet édifice naturel afin de s'offrir un passage et constater que la suite reste sans issue.
De notre côté avec Thierry, on claque les parois de la lucarne qui nous permettra de shunter le passage bas sans se mouiller de trop et surtout de prévoir un échappatoire en cas de montées des eaux. Des marches sont aménagées afin de gravir le passage sans difficulté et une corde installée facilitera l'accès. L'heure passant, on, décide de regrouper le matériel de faire demi-tour vers la sortie.
Les passages désormais aménagés, on va pouvoir intervenir prochainement sur la voûte mouillante qu'il va falloir agrandir, facilitant ainsi le cheminement même avec des arrivées d'eau importantes, en toute sécurité. D'autant plus que nous n'avons pas fini de poursuivre nos travaux dans cette cavité (topo et franchissement de trémie 5).
Nous voilà en surface vers 17 h 30. Un bonne bière bien fraîche sera la bienvenue.
Nous avons une pensée pour Bruno décédé en spéléo, il y a quasiment un an en Espagne, le 27 juillet 2023, et qui a beaucoup œuvré dans cette cavité et nous a permis de fortement progresser à travers les différentes trémies.
Nanard
Perte du Château de Vallerois, travaux, dimanche 14 juillet 2024
Dimanche 14 juillet
Perte du Château de Vallerois – Villers-sur-Port
Participants : Charline Courvoisier, Bernard « Nanard » Détouillon, Rodolphe Andreux, Thierry Vircondelet, Jos Beyens (SC Avalon) et Damien Grandcolas.
Excusé : Joël « Pépé » Palissot (GS Spiteurs Fous) qui nous a transmis le petit mot suivant à 7h42 : « Je suis à fond avec vous en virtuel. Concentrez-vous sur vos objectifs, topo, destruction VM. La trémie (5 ndrl) n’est peut-être pas l’urgence. Mais avec des Warriors comme vous !!!!! Allez-y à fond et accélérez progressivement. Et n’oubliez pas que je suis de vigie surface. Bises à vous tous. »
10h15, tous sont au rendez-vous. Rituel du café-croissants-goutte passé, Thierry et Nanard dispatchent le matériel à emmener : 2 perfos et tout ce qui va avec. Les 6 kits conditionnés, et après avoir libéré la grille d’entrée à moitié couverte de branchages, feuilles et terre (ça dû pulser le week-end dernier !), c’est parti pour le fond en groupes échelonnés qui s’attendent régulièrement. Charline découvre la cavité.
Arrivés à la salle Bruno, 2 groupes se forment. Il y a ceux qui vont œuvrer à rendre « sécurite » la trémie 4 et les autres vont claquer le passage supérieur du premier passage aquatique. Le premier trio est composé de Thierry, Charline et Jos avec 1 perfo, éclateurs, barres de fer TOR et ciment. Le deuxième trio comprenant Rodolphe, Nanard et Damien vont rejoindre leur chantier avec 1 perfo et l’ensemble de matos d’artificier nécessaire à fêter dignement ce dimanche 14 juillet.
Le bruit des perfos résonne dans cette partie de la cavité, tous sont à l’œuvre. Une douzaine de pailles permettent d’arriver à bout du passage qui va shunter par le haut la première voute basse aquatique. Il est au format « présidentiel » ! Nous en profitons pour initier Charline à l’utilisation de nos arguments, elle obtient son CPT spécial SCV ! Nanard qui a une coupure au doigt et dont le pansement s’est barré se fera en poser un tout beau par notre infirmière de service !
Nos objectifs de la journée étant atteints et l’heure étant déjà pas mal avancée dans l’après-midi, nous évaluons les travaux restant pour shunter ou aménager les 3 autres passages bas restant. Le premier sera laissé en l’état car nous pouvons y passer facilement à quatre pattes, le deuxième sera shunté par le haut avec peu d’intervention pour élargir ce passage ; Charline et Rodolphe ont pu y passer, et le 3ème qui est la voûte mouillante sera agrandi en claquant le plafond stalagmitique. Thierry va fabriquer des échelons pour équiper tous ces passages supérieurs.
Certainement encore une séance pour aménager ces passages avant de continuer la topo et de donner suite aux trois terminus connus de la cavité : trémie 5 de la rivière, fond de la galerie fossile droite et fond de la galerie fossile gauche.
C’est par binôme que le retour se fera. Charline et Rodolphe remonteront tranquillement, en remontant à la surface quelques grenouilles et une salamandre. Ils seront suivis de près par Jos et Damien et enfin, Thierry et Nanard feront surface peu de temps après.
Encore de belles aventures en perspective dans ce réseau qui commence à prendre de l’ampleur et devenir une cavité majeure de Haute-Saône, espérant qu’il y ait de nombreux participants comme ce jour, ce qui rend encore plus joyeuses nos péripéties souterraines !
Damien.
Perte du Pélerin, Panges, travaux, dimanche 7 juillet 2024
Participants : Th.V. J-m J.
Sentier karstique de Neuvelle lès Cromary, travaux, vendredi 5 juillet 2024
Participants : Nanard, JMarie et moi
8 h 30 / 11 h 30
On se retrouve, comme les années précédentes, les 3 pour le traditionnel nettoyage annuel du sentier karstique de Neuvelle lès Cromary. Chacun son "enclos" (pour commencer, puis à deux dans la Chambre à Lilot), chacun sa débroussailleuse ! La végétation n'a pas autant poussé qu'on aurait pu le craindre. Par contre, le sol est très glissant (humide), pas facile de s'approcher trop près des trous...
JLG
Perte du Château de Vallerois – Villers-sur-Port, explo, vendredi 21 juin 2024.
Participants : Bernard Détouillon et Damien Grandcolas. Visite de Jos Beyens à notre sortie de la cavité.
Le niveau d’eau dans la perte est assez bas malgré les pluies de ces derniers jours. C’est de bon augure pour passer la voûte mouillante. Nous nous rendons hardi-petit jusqu’à celle-ci. Son passage n’est qu’une simple formalité, bien que ça pique un peu les oreilles ! Nous étudions la manière d’agrandir ce passage et voyons que les coulées stalagmitiques sur la gauche (dans le sens amont-aval) sont facilement négociables avec les éclateurs. Ce chantier sera une des priorités lors des prochaines sorties.
Nous nous rendons dans la 1ère galerie fossile que nous avions délaissée à droite. Après environ 50 m accroupis ou à 4 pattes, nous nous relevons dans une galerie de belles dimensions (3 x 2). Au bout d’environ 110 m, nous buttons sur une trémie constituée de petites pierres et d’argile avec un étroit passage visible. Nous commençons une désobstruction pour agrandir le conduit, ce qui nous permet de voir un espace plus important dans la suite de cette trémie. Mais sans outils, nous ne parvenons pas à l’atteindre. Un autre chantier en perspective !
De retour dans la rivière, nous continuons jusqu’à la 2ème galerie repérée à gauche. Deux départs s’offrent à nous. Un 1er sur la gauche sous forme d’un méandre s’arrête au bout d’une vingtaines de mètres sur colmatage stalagmitique. Le 2ème sur la droite nous mène à une galerie basse concrétionnée jusqu’à un rétrécissement en hauteur qui nous empêche d’accéder à la suite visible et qui est de même morphologie que la galerie où nous nous trouvons. Une courte désobstruction est néanmoins possible pour y pénétrer (encore un futur chantier). Dans cette galerie basse, au retour pour rejoindre la rivière, nous explorons, toujours à 4 pattes, une petite galerie perpendiculaire. Le sol de celle-ci est tapissé de fragiles feuilles de calcite. Nanard est devant et s’exclame « c’est très gros devant et je vois une grosse coulée stalagmitique ! » Vu la direction, j’ai ma petite idée et le lui dit : « ce que tu vois, c’est certainement la rivière et nous allons ressortir par la 3ème galerie que nous avions aussi repérée lors de notre précédente explo ». Effectivement, j’avais vu juste et nous retrouvons la rivière. Déception pour Nanard qui se voyait déjà avoir shunter la trémie 5 ! En fait, nous avons fait une boucle et rajoutons encore une centaine de mètres de développement.
Enfin, nous allons jusqu’à la trémie 5 et réétudions les différents passages possibles à travailler. Les blocs nous semblent beaucoup plus stable que nous l’imaginions lors de notre première visite. Deux chantiers nous semblent possible pour pénétrer cette trémie.
Sur le chemin du retour, juste derrière la voûte mouillante (sens aval-amont), nous localisons la petite galerie repérée par Jos Beyens (spéléo du Spéléo Club d’Avalon – Belgique) lors d’une précédente explo. Nous n’essayons pas d’y accéder, la pente est trop glissante. A revoir.
Le retour se fait rapidement et nous sommes accueillis à notre sortie par Jos qui a mis un « petit blanc » au frais. Une averse orageuse nous tombe dessus et nous sommes obligés de nous abriter dans la voiture de Jos. Pendant ce temps, le lit du ruisseau à sec entre la 1ère perte et la perte à proximité de l’entrée se rempli à vue d’œil mais le débit reste correct. Ce n’est pas la crue du siècle !
En 3 sorties d’explo, derrière la trémie 4, environ 600 m de nouvelles galeries ! Bientôt les 2 km de développement pour ce réseau ! Elle n’est pas belle la vie (de spéléo) ?
Damien.
Franchevelle, nettoyage d'un puits, jeudi 20 juin 2024
Nettoyage d’un puits à Franchevelle chez Mme Aubry le 20 juin
Mme Aubry m’a appelée car elle a acheté un vieille ferme avec un puits. Il est bouché mais s’effondre alors elle n’ose pas y poser les pieds. Je passe voir. Avec une barre à mine au milieu je descends sur corde jusqu’au bouchon de terre et cochonneries. S’il est bouché sur 13 m (il y a des puits dans tout le quartier à cette profondeur) ça va être long. On remonte quelques seaux et je lui promets de revenir pour faire le boulot sur une matinée. J’irai avec Philippe et qui voudra bien. Idéalement il faudrait une chèvre pour les seaux.
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