travaux
Blue Cave, Botswana, carottage, vendredi 20 mars 2026
Ce matin les équipes se dispersent. La TV team rentre à Goumaré et attend un guide pour ne pas se perdre sur les pistes.
Olivier Dauteuil et Marc Jolivet suivent l’équipe spéléo avec Tshanelo l’étudiante en paléopollen de Laurent pour faire de nouveaux carottages dans Blue cave qui se trouve sur la colline 3 de Koanaka. Dès les première bâches de gadoue Olivier et Marc déclarent forfait et font demi tour direction base camp. Nous on cherche des shunts dans la savane, il faut courir devant la voiture pour contourner les bâches infranchissables. J’ai mon permis savane 1 en arrivant au pied de K3.
On se prend en photo comme des vainqueurs de formule 1 (mais j’ai perdu la photo apparemment). On retrouve l’entrée de Blue cave sous un amas de lianes et de verdure d’où émerge a peine les tsinguis du lapiaz. Je ne sais pas comment ça s’appelle au Botswana.
A l’intérieur un couple de chouette a fait son nid et j’écrabouille une grosse souris en touchant le sol, je suis navrée. Philippe me dit qu’elle était sûrement morte avant c’est de la bouffe qu’une chouette rapporte à sa compagne qui couve. D’ailleurs on trouve les œufs et une autre souris morte. On carotte dans une nuée de petits moucherons bien insistants et on remonte heureux comme des géants avec nos carottes. Tshanelo aime bien cette vie d’aventure et de science, notre plaisir de spéléo, elle vient de Soweto, la banlieue difficile de Johannesburg. En rentrant au camp de base, Laurent perd une roue. On ne l’avait pas revissé correctement hier soir sur la piste. Il faut retrouver les boulons, 3 sur 6, canibaliser les autres roues et remonter le tambour de frein qui s’est déglingué. On rentre encore une fois à la nuit, comme tous les jours depuis notre départ. On se trouve un peu incorrigible mais ça fait partie de la mission je crois. On nous attend avec un risotto pas cuit mais chaud et c’est cool.
VOl
Je tiens à dire que ce n'est pas ma voiture qui a eu le plus d’avaries. La mienne je l’ai rendue presque intacte (un retro en moins, un parechoc de travers et une roue crevée).
Philippe est prêt pour la marche d'approche
Carottage dans blue cave.
On a plein de nouvelles carottes !!
Gcwihaba cave, Botswana, travaux, mardi 17 mars 2026
L’arrivée au Botswana a été assez rock n’ roll avec une saison des pluies sans fin qui donne une savane toute verte (comme la Suisse !) et des pistes gorgées de flotte et de flaques monstrueuses. On passera beaucoup de temps dès le premier soir à sortir les 4X4 tankés dans les bourbiers puants. Astuce : bosser autour des véhicules pieds nus dans la gadoue pour 1. ne pas perdre ses pompes, 2. les chausser pendant 15 jours toutes puantes parce qu’on n'a pas d’eau claire pour les laver.
Avec nous, des chercheurs de l’Okavango (voir interview de Olivier Dauteuil dans le rapport 2024), deux jeunes dames de l’institut français en Afrique du Sud, Léa et Anaëlle, et une équipe TV de France 5 qui prépare un long format de 2 fois 90 minutes, dont nous ne serons ni les héros ni les figurants, parce que les stars, ce sont les chercheurs. On devra se pousser et s’éclipser, se taire !!! pendant quatre jours de tournage c’est un peu lourd parfois, sinon l’équipe est sympa.
Après avoir installé le camp de base on se précipite à Gcwihaba cave pour la présenter. Léa est charmée, Anaëlle vit l’expérience de sa vie et n’y retournera pas l’après-midi, rincée. Léa nous suivra dans les moindres recoins, voudra voir la nurserie, posera mille questions, une préhistorienne bien loin de celle rencontrée en Ouzbékistan ! Ce mois de mars, il y a beaucoup de colonies de chauves-souris, pas de bébés, et elles ne sortent pas à la tombée du jour pour chasser. C’est carême ?
On accompagne l’équipe TV sous terre pour les prises de vue carottage de guano. Finalement @thomas Lebon, on utilise juste des tubes PVC et on tape dessus par bout d’un mètre. La production TV a offert à Laurent Bruxelles un carrotier et on ne se sert que des rallonges. On ne creusera pas plus bas que 6 mètres car le guano se phosphate complètement au fond.
VOl
Passage des bâches de gadoue
On accompagne les chercheurs et l'équipe TV pour un repérage carottage
Anaëlle et Léa de l'IFAS découvrent le monde souterrain
Gouffre du Sédéra 1, travaux, dimanche 8 mars 2026
Participants : Thierry Vircondelet – Bernard Détouillon
TPST : 5 h
Suite à l’installation de la première buse d’entrée il y a quelques semaines, on envisage donc d’aménager la descente du puits avant de pouvoir installer les 4 futures buses.
Thierry décape les parois du puits, arrondi les passages, arrange les zones instables. J’évacue quelques pierres depuis la surface.
Finalement le rétrécissement final est légèrement élargi et nous permet de rejoindre le fond de la cavité, dont la base du puits est bien remplie des éboulements précédents. Pour ma part, je découvre cette cavité, n’ayant jamais eu l’occasion d’y descendre.
On y perçoit une galerie horizontale de 1 m de haut avec un beau chenal de voûte qui s’arrête sur colmatage. On voit qu’une rivière à bien érodé la zone. Au niveau du puits, on se retrouve sur un croisement de galeries avec des zones d’effondrements suite au décollement du plafond liées aux arrivées d’eau des cheminées.
Pas évident de savoir où travailler à priori, mais on sent un courant d’air frais. Il va falloir revenir avec de quoi déceler l’origine de ce courant d’air.
Nous sommes quand même après le siphon aval de Cerre les Noroy, et environ 4 mètres au-dessus de la rivière, et dans l’axe de l’arrêt des plongeurs (Steph) et de la balise de radiolocalisation.
Après étude de la façon de pouvoir vider la base du puits, il s’avère que les évacuations ne pourront se faire qu’à condition d’être au minimum 3 spéléos, une fois toutes les buses installées.
La remontée du puits au niveau de l’étranglement à sa base est assez fastidieuse ; il sera nécessaire d’élargir pour faciliter descente et remontée, ainsi que le passage des seaux vers la surface.
Après nos travaux, nous allons repérer l’entrée du gouffre de la cabane de chasse qui se situe le long du chemin de la cabane de chasse. L’orifice est toujours bien protégé par une grille au sol.
Nanard
Perte du Château de Vallerois - Villers-sur-Port, radiolocalisation et travaux, dimanche 1er mars 2026
Participants : Véronique Olivier, Sarah Bouveret, Séléna et Rodolphe Andreux, Philippe Auriol, Jean-Luc Géral, Jean-Paul Servette, Thierry Vircondelet, Bernard Détouillon, Thomas Lebon, Félix et Nicolas Dericbourg, Damien Grandcolas.
Cette séance de radiolocalisation était prévue depuis pas mal de temps et la date du 1er mars avait été fixée à l'AG du club. Sa réalisation dépendait de la météo. Le temps étant au beau fixe la semaine avant et le jour J, le projet peut se réaliser. Nanard et moi étions volontaires pour emmener la balise émettrice au terminus du 1er affluent droit du fond du réseau. C'est donc à 11h que nous démarrons pour le fond. Nous nous donnons une heure et demie pour y arriver et positionner la balise. Etant en avance à la bifurc Trémie 5 - 1er affluent droit, nous prenons le temps d'aller chercher quelques outils laissés à la trémie 5 pour nous occuper pendant que la balise fera son job. A 12h30, elle est opérationnelle. Nous pensons aux collègues en surface qui doivent commencer à s'agiter. Ils sont 11 et il y a 3 cadres récepteurs ! Nous espérons qu'ils ne battent pas pour faire les recherches. En fait, tous vont essayer le matériel. Pendant ce temps, Nanard et moi aggrandissons le passage menant au haut de la trémie de l'affluent. Nous faisons une petite pause casse-croûte et reprenons la désob. Nous avions décidé avec l'équipe "surface" de laisser la balise en fonction pendant une heure et trente minutes. Il est 14h30 quand nous décidons de rejoindre la surface. Cela a laissé 1 demi heure de rab pour localiser le point à l'extérieur. A 16h, nous sommes dehors accueillis par une partie de l'équipe "surface" avec les bières de bienvenue. Ma première préoccupation est "est-ce que ça a marché" et je questionne l'équipe qui me réponde que, oui, ils ont bien capté le signal et positionné précisément le Point. Opération réussie sous un soleil radieux, sauf pour les deux qui se sont dévoués et se sont mis "à l'ombre" volontairement ! Nous regardons le report en surface de la topo sur la carte et le Point est très proche du point "topo" correspondant. On peut dire que la topo de Thierry et le report en surface que j'ai fait sont bons. Avec cette nouvelle donnée, nous corrigerons le report "topo". Alors que le reste de l'équipe s'en retourne à leurs domiciles respectifs, Sarah, Thierry, Thomas, Nanard et moi allons voir sur place et continuons à prospecter un peu dans le bois à proximité dans la trajectoire du réseau supposé. Il y a des cuvettes qui se suivent à peu de distance. Elles avaient déjà été repérées par Sarah. La majorité pense qu'il peut s'agir de dolines ! Moi, je pencherais plus pour des anciennes carrières d'extraction de pierres de construction, vu la morphologie du terrain. Il est 18h00, cette belle journée s'achève et il est temps de rentrer.
Pour plus de précisions quant à l'équipe "de surface", Thomas doit faire le compte-rendu !
Damien.
Les fainéants partent avec le matériel de surface vers le terminus supposé, sous une doline en plein milieu des champs, qui était à notre arrivé occupée par une dizaine de chevreuils qui fêtaient la fin de la chasse.
Arrivés au point vers 11h30, Sarah sort ses baguettes, et tout le monde, avec plus ou moins de confiance dans le technique, essaie de localiser les galeries présentes en dessous. Un petit groupe va aussi regarder les dolines proches dans les bois à l'Ouest.
12h30, heure fatidique, on allume les radios et on commence (Thierry, Véro et Thomas) à quadriller la zone. Véro n'entend rien, Thomas a un faible signal vers l'Est de la doline, tandis que Thierry a quelque chose plus à l'Ouest. Thomas n'entend rien chez Thierry, Thierry a un très bon signal chez Thomas. Véro n'entend toujours rien.
Verdict : un cadre marche bien (Thierry), un cadre marche bof (Thomas) et un cadre ne marche plus (Véro).
Il est 13h15, les courageux doivent repartir à 14h. On essaie alors tous les cadres pour voir comment ça fonctionne, et Philippe trouve une bonne présentation sur la théorie.
Au final, Damien et Bernard sortent de sous terre à 16h, car ils sont partis à 14h30 et non 14h. Après s'être changés, ils vont voir les résultats en surface.
Thomas LEBON
Gouffre de Sédéra - Cerre-lès-Noroy, travaux, dimanche 22 février 2026.
Participants : Thomas Lebon, Thierry Vircondelet, Jean-Luc Géral, Bernard Détouillon, Damien Grandcolas, Jos Beyens (SC Avalon) et Geert de Sadelaer (SC Cascade).
Afin de donner suite à la séance de dimanche dernier, nous sommes 7 à nous retrouver devant le gouffre de Sédéra pour continuer les travaux d'aménagement du puits d'entrée. Il nous a fallu tout d'abord déposer au bord de la route, au plus près du gouffre, tout le barda nécessaire au bon déroulement de cette journée. C'est-à-dire, 10 sacs de béton, 4 bidons d'eau, 1 buse ciment, un tas et une chiée de barres et tubes métalliques, plus ou moins longs, plus ou moins gros, des planches et tout autres ustensiles essentiels à la bonne marche de ce chantier, dont une scie à métaux avec une lame bien fatiguée ! Thierry se positionne à - 3 m dans le puits au niveau de la roche en place pour préparer la structure qui va accueillir la buse, pendant que les autres s'affairent à préparer et à lui passer pierres, planches, ferrailles et béton. Une fois l'assise prête, nous descendons délicatement la buse jusqu'à son support et après avoir bien positionnée et callée celle-ci, les seaux de béton se succèdent pour habiller son pourtour sur sa hauteur. Les 10 sacs y sont passés ! Vers 14h00, nous remballons une partie du matériel restant et allons casser la croûte. Ensuite, le restant du matos en trop est rattroupé et chargé dans la voiture de Thierry.
Nous profitons de la fin d'après-midi pour montrer à Jos et Geert les autres entrées du réseau : Gouffre Schoenig, entrée historique de la rivière souterraine, la perte du Ruisseau de l'Etang, la perte amont et le porche supérieur. Il nous reste du temps pour les emmener voir la perte du Moulin au Maire.
Pour Sédéra, il restera à poser 4 buses et à remblayer leurs contours. ça ne sera pas pour la semaine prochaine car dimanche prochaine sera consacré à radiolocaliser la galerie rive droite du fond de la perte du Château de Vallerois à Villers-sur-Port, si le temps le permet. Avis aux amateurs, nous avons besoin de personnel en surface et sous terre.
Damien.
Gouffre de Sédéra, Cerre les Noroy, travaux, dimanche 15 février 2026
Participants : Thierry, Nanard, Rodolphe, JLG
10 h 30 / 18 h
On se retrouve avec Nanard chez Thierry, puis on retrouve Rodolphe sur place un peu plus tard. Le terrain est bien détrempé, on se gare précautionneusement le long du chemin entre le Sédéra et la cheminée à Schoenig. On commence par une séance de "baguettes" le long du chemin, pour confirmer le passage de la rivière. On se rend ensuite au gouffre de Sédéra 2, où on avait travaillé en 2017. Il reste encore un peu de corde, bien moussue, dans les arbres, l'entourage en grillage montre des signes de faiblesse (à consolider) et les tôles de protection qu'on avait mises sur le trou ont été enlevées... Les travaux avaient été arrêtés parce qu'on ne trouvait pas de roche en place, que de la terre et quelques cailloux...
On va ensuite vers le Sédéra 1, tout près. Là, la protection en grille métallique est toujours en place. Le chantier avait été délaissé en 2000, suite à la découverte de la grotte de Solborde qui avait mobilisé tous nos efforts. Nouvelle séance de "baguettes" qui confirme que la rivière passe bien tout près. On attaque le nettoyage du puits d'entrée, Thierry au burin et au piochot, puis au marteau, pour essayer d'agrandir un peu l'entrée et la calibrer en vue de la pose de buses, Nanard, Rodolphe et moi au tirage et vidage de seaux. Vers 13 h, interruption du chantier, on retourne aux voitures, café (pour se réchauffer), puis bière. Rodolphe et moi quittons les lieux.
JLG
Après-midi après le repas :
Pas de pluie dans l’après-midi, nous profiterons même d’un petit rayon de soleil
Dans le Sédéra 1, on poursuit avec Thierry l’élargissement de la base de l’entrée, afin de pouvoir réaliser une semelle et installer une buse. Thierry longé sur sa corde aménage la première zone terreuse pour dégager une base rocheuse, pendant que j’œuvre à l’évacuation des seaux. Une trentaine de seaux de sortis, tri des cailloux pour la consolidation extérieure et ultérieure. La mise au gabarit est réalisée : Thierry a sorti le mètre.
Petite visite dans le gouffre avant le rétrécissement afin de sonder la zone. Quelques aménagements s’imposeront après l’installation de la buse afin de sécuriser la zone d’entrée sous cette buse. Un élargissement à – 5 m sera certainement nécessaire pour faciliter la descente et l’évacuation des futurs déblais.
La zone d’entrée est protégée par 2 grilles métalliques.
Le chantier du Sédéra 2, juste à côté, devra être mieux sécurisé avec quelques piquets d’acacia. La plate-forme est tombée au fond du puits et la tôle de protection a été retirée. Les cordes de travaux encore en place, de par leur vécu, se confondent avec la végétation.
Départ du chantier vers 18 H sous un temps neigeux.
Dimanche prochain : installation de la semelle et de la première buse de 70 x 70 pour sécuriser Sédéra 1.
Nanard
Perte du Château de Vallerois, villers sur Port, travaux, dimanche 3 janvier 2026
Participants : Léa Plaza, Jos Beyens (SC Avalon), Bernard Détouillon, Thierry Vircondelet et Damien Grandcolas.
Nous avions besoin de personnel pour acheminer du matériel jusqu’à la trémie 5 et nous nous sommes retrouvés à cinq pour réaliser cette mission, ce qui a facilité la tâche.
Les petites routes menant à la perte sont bien enneigées et la température est bien basse. Léa qui ne connait pas le lieu nous envoie un WhatsApp de détresse depuis Villers-sur-Port. Damien va à sa rencontre pour la guider. A 11h et des broquilles, nous entrons sous terre avec 5 kits chargés de bidons de ciment, bidons de bouffe, petites tiges de TOR et d’autres kits pliés pour charger en cours de route du matos disséminé ici et là dans la cavité. Le courant d’air entrant nous gèle dans le début de la trémie 1 et nous passons entre les petites stalagmites de glace. Heureusement, la température monte au fur et à mesure que nous nous éloignons de l’entrée.
Nous cheminons hardi petit tout en donnant des explications sur la cavité et sa découverte à Léa à qui c’est la première visite. Nous faisons un premier chargement de 2 bidons et quelques bricoles à la salle Bruno puis finissons à nous charger avec les barres métalliques de diverses longueurs à la trémie 4. Nous sommes à bloc et presque tout le matériel qui traînait à droite et à gauche est emmené jusqu’à la trémie 5. Nous passons les différents obstacles en faisant la chaîne avec une organisation sans faille. Une fois le matériel stocké près de la trémie 5, nous partons faire quelques investigations dans celle-ci et voir le terminus atteint par Thierry et Damien lors de la dernière pointe. Damien ne s’engagera pas profondément dans la trémie, son épaule le rappelant à l’ordre ! Jos, Nanard et Thierry furètent dans la trémie pendant que Léa préfère attendre bien sagement occupée à réaliser un bonhomme de terre. Jos rejoint Léa et Damien et nous décidons de casser une croute pendant que les deux autres continuent à fouiner et à discuter stratégie d’attaque dans cette trémie. Il y a des vides descendant et le bruit de la rivière est audible. Mais avant, des zones sont à aménager pour le confort et la sécurité dont un bloc suspendu à stabiliser. La prochaine fois, il faudra prendre au passage les lames de volets métalliques restées dans la salle Bruno pour les utiliser en protection. Thierry et Nanard nous rejoignent. Jos et Damien et Léa, commençant à avoir froid, décident de s’en retourner tranquillement en prenant quelques photos. De plus Léa ne souhaitait pas ressortir trop tard. Nanard et Thierry suivront la marche après une rapide collation. Sur le chemin du retour, nous récupérons trois U en acier TOR que nous laisserons à la cheminée Bruno afin de l’équiper ultérieurement. Le froid extérieur commence à se faire sentir lorsque nous progressons plus en avant vers la sortie de la trémie 1, nous inquiétant un peu quant au déshabillage des vêtements humides. Habituellement, en hiver, nous ressortons à la nuit ; aujourd’hui, il fait encore jour. Il est 16 h et il ne fait pas si froid qu’on l’avait imaginé ! Léa nous quitte rapidement ayant à faire chez elle. Thierry et Nanard, qui nous talonnaient, ressortent peu de temps après. Un petit « rouge », chambré à la température extérieur, suivi d’un petit « Marc », concluent cette journée dont l’objectif a été promptement et pleinement atteint.
Damien.
Perte du Château de Vallerois - Villers-sur-Port, travaux, dimanche 21 décembre 2025.
Participants : Félix et Nicolas Dericbourg, Bernard Détouillon, Thierry Vircondelet et Damien Grandcolas.
Appel téléphonique de Nanard : "Thierry et moi serons à la bourre, je suis en panne de voiture" ; j'en profite pour rappeler que Nanard a été prof de mécanique ! Message de Nicolas : "On est un peu à la bourre mais déjà en sous-combi". En fait, tous arrivent à peine à la bourre. Damien a amené une combi spéléo à la taille de Félix qu'il gardera jusqu'à ce qu'il change de gabarit.
A 11h, nous entrons dans la cavité, direction la galerie supérieure de l'affluent avant la trémie 3. Escalade en utilisant l'équipement en place pour y accéder, sauf pour Félix qui, grâce à son gabarit, grimpera par la faille.
Chacun, à tour de rôle, se remplace pour creuser, diriger, tirer et vider le bac. Après une pause déjeuner à 14h, nous reprenons les hostilités mais l'entrain s'amenuise au fur à mesure que les heures avancent. Cela est dû à la fatigue mais aussi, nous avons l'impression que l'air respirable se fait plus rare. Il semble que le courant d'air bien présent en matinée se manifeste maintenant par alternance ! A certains moments, ça ventile bien, et peu de temps après, le creuseur s'essouffle plus rapidement. Peut-être le changement de température à l'extérieur qui modifie le flux d'air ventilée de la cavité !
Malgré cela, le chantier a bien avancé. Une chiée et un tas de bacs ont été sortis de la galerie et quelques m3 de terre sont déversés dans la faille qui rejoint la rivière. Même Félix a rempli son bac. Depuis le point terminal de la dernière séance, nous avons progressé de 3 à 4 mètres. Le vide entre le plafond et colamatage de la galerie est toujours identique, c'est-à-dire une quinzaine de centimètres de haut sur une largeur variant entre 0,50 et 1 mètre.
Ce vide encore visible sur 2 à 3 mètres nous incite à y revenir refaire une séance. Nous aviserons après si ça vaut le coup de continuer ou pas. Depuis la première séance des travaux de désobstruction dans cette galerie, nous avons progressé environ d'une quinzaine de mètres.
Sortie à 19h de la cavité, un petit message à "maman" pour qu'elle ne s'inquiète pas, une bonne bière IPA et la boucle est bouclée. A la prochaine.
Mention spéciale à Félix (sept ans et demi) qui progresse comme un chef avec détermination et qui a supporté en y participant activement, sans broncher, une sortie désobstruction de 8 heures. Chapeau l'artiste !
Damien.
Perte du Château de Vallerois, travaux, dimanche 30 novembre 2025
Participants : Rodolphe Andreux - Thierry Vircondelet – Bernard Détouillon
TPST : 9 H
Vis-à-vis de la météo, pas question d’aller travailler au fond dans la trémie 5, le passage de la trémie 3 étant compromis avec un débit d’eau important.
Travaux prévus pour cette journée, la poursuite de la galerie supérieure avant la trémie 3. Rodolphe nous contacte le matin pour se joindre à nous une partie de la journée. A trois, ça va faciliter l’évacuation des bacs.
Equipés devant l’entrée, on se concerte avant d’entrée ; le ruisseau coule correctement, sans arriver à la perte, pas de grosses pluies annoncées, donc on est partis.
Arrivés sur place, Rodolphe découvre le chantier et se met aussitôt à la tâche. Il vide partiellement la galerie aperçue par les collègues le week-end dernier ; l’espace est assez réduit et nécessite de nombreuses contorsions. Pendant que Thierry évacue les bacs, j’arrange les virages afin de pouvoir tirer les bacs sans trop d’encombres lorsque nous ne seront plus que deux.
Rodolphe après une progression de 2 mètres, arrive devant un élargissement et perçoit une zone descendante avec un trou noir devant lui. La faim se faisant ressentir, un pause casse-croûte s’impose. Repas bien mérité après tous ces efforts. Finalement il est déjà 15 H. Rodolphe part pour évacuer encore quelques bacs puis rejoint la surface.
Avec Thierry, on se réorganise ; Thierry toujours à l’évacuation et moi à l’excavation. Afin de pouvoir mieux progresser, j’élargis la zone d’entrée et aménage le cheminement d’accès pour travailler dans de meilleurs conditions avec nos gabarits. Enfin à la zone d’élargissement on perçoit la galerie qui descend en pente douce sur 1 m 50 avec un dénivelé de 40 cm ; la galerie part tout droit avec un léger virage sur la droite. On perçoit toujours le chenal de voûte bien présent et surtout le courant d’air qui nous permet de travailler dans de bonnes conditions. Il est déjà 19 H 30, on commence à peiner, alors on décide d’abandonner le chantier pour aujourd’hui.
Une séance à deux sera nécessaire pour aménager l’espace afin de travailler dans de bonnes conditions (mise à hauteur d’une zone basse sur le parcours, aménagement de plans inclinés pour tirer les bacs ;…), puis une deuxième séance pour arriver au terminus visualisé ce jour.
Nous avons progressé à l’heure actuelle de 9 mètres et descendu d’environ 1m 50 à 2 m, toujours en direction de l’affluent, 7 mètres plus bas. On a toujours du mal à nous expliquer si cette galerie est bien un affluent ou le passage emprunté autrefois par le cours d’eau principal. Bref l’avenir nous le dira.
Nanard
Perte du Château de Vallerois – Villers-sur-Port, travaux, dimanche 23 novembre 2025
Participants : Thomas Lebon, Thierry Vircondelet et Damien Grandcolas.
10h pile-poil, tous sont sur place. 10h30, nous entrons sous terre. Vu la température extérieure, on ne traîne pas dehors. Nous sommes munis de seulement 2 kits, le luxe, et Damien est exempté de portage à l’aller afin de soulager son épaule encore un peu en vrac ! On verra au retour. Nous atteignons le ressaut nous permettant d’accéder à la galerie à désober. Nous sommes chacun équipés d’un baudard et d’une poignée en bout de longe pour nous sécuriser la montée. Nous ne ferons pas de commentaire sur le baudrier de Thierry, qui en fait n’en était pas un ! Damien part en premier au fond du terminus de la dernière séance et le bac commence ses va-et-vient, Thomas en intermédiaire dans la galerie et Thierry au vidage. Au bout d’un nombre indéterminé de remplissage, de tirage et de sortie du bac, Thierry prend le rôle de creuseur et Damien à la réception, Thomas reste en intermédiaire. 13h30, pause casse-croûte après que Thierry ait atteint le premier objectif : le fond vu lors de la dernière séance. La galerie continue sur la gauche. Il y a un petit vide mais c’est étroit. Une fois le frugal repas avalé, Damien repart au fond et fait un peu de place devant le petit départ qui est à 50 cm au-dessous de la voûte de la galerie que nous venons de désobstruer. Les conditions du fait de la position inconfortable du creuseur deviennent difficiles ! Damien est pessimiste et relaisse sa place à Thierry. Thomas restant toujours et encore en intermédiaire. Thierry s’acharne est réussi à dégager sur une bonne profondeur et largeur le départ du petit passage entrevu ce qui permet de voir que la galerie continue bel et bien sur la gauche. Damien reprend le relai, Thomas reste à sa place. On discerne bien le plafond de la galerie sur plusieurs mètres. La galerie fait 1m50 de large et le vide entre le plafond et le colmatage est de vingt centimètres. Nous suivons le chenal de voûte. La galerie est descendante ce qui est un bon signe. Après avoir encore baissé le niveau du sol devant la galerie convoitée, Damien redonne la pelle à Thierry qui continue à creuser en profondeur devant la galerie basse afin d’être plus à l’aise pour continuer à creuser lors de la prochaine séance. Nous sommes contents, la galerie continue, le courant d’air est présent et la terre bien meuble rend cette désobstruction agréable ! Nous considérons que l’objectif de la journée a été amplement atteint. Nous avons progressé d’environ 5 m et Damien a réussi à s’enfiler les jambes en avant jusqu’au bassin dans la suite. Pour la prochaine séance, une personne supplémentaire sera bienvenue ce qui facilitera l’évacuation des bacs de terre. Retour vers la surface tranquille, Damien avec un kit cette fois ! Nous sommes dehors à 17h30. Il pleuvote mais il fait moins froid que ce matin ce qui nous permet de prendre un petit temps de débriefing tout en sirotant un petit blanc de derrière les fagots !
Damien.
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