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CR annuel (2023) d'exploration en Cantabrie.
Peut-être serez-vous un jour tentés d'aller traîner vos bottes en Cantabria, alors si c'est le cas n'hésitez pas à nous contacter, nous vous accueillerons avec plaisir. Vous trouverez aussi les CR des années précédentes et des liens pour découvrir un peu le secteur.
Bonne lecture
Amicalement
Patrick Degouve
Perte du Château de Vallerois – Villers-sur-Port, travaux, dimanche 3 mars 2024.
Participants : Thierry Vircondelet et Damien Grandcolas.
Encore une journée de forçat ! Mais on aime ça ! 10h30, nous entrons dans la cavité chacun chargé d’un kit bien lourd : perfo, divers matériels de désob et fers à béton de différents diamètres et de diverses longueurs.
Notre premier objectif est de mettre la sortie de la trémie 3 au « gabarit présidentiel ». Pendant que Thierry s’active à faire cela en utilisant les éclateurs, je décide de transférer les sacs de sable stockés à l’entrée de la trémie 3 jusqu’à la salle « Bruno », c’est-à-dire environ 55 kg de sable répartis dans 4 sacs. Quand je vous disais « encore une journée de forçat » ! J’effectue des allers-retours sur des segments d’environ 50 m et quelques fois plus. Allers en anaérobie lactique (VMA maxi), retours en récupération active. J’arrive à destination avec le dernier sac pratiquement en même temps que Thierry qui a fini d’élargir le passage jugé trop étroit de la trémie 3 et qui m’a rejoint en portant les 2 kits bien lourds. Çà c’est un mec, un vrai !
Pause casse-croute bien méritée et nous allons à la trémie 4 pour décider de la façon de procéder pour l’attaquer. Une fois la méthode choisie, Thierry muni du perfo commence à positionner fers à béton et vieilles tarières pour stabiliser les premiers blocs à la base de la trémie. Pendant ce temps, je prépare le ciment pour consolider l’ensemble. Une fois le sable des sacs utilisé, j’en lave 2 autres seaux pris directement sur les berges. En tout, 7 seaux de ciment seront nécessaires pour le chantier de ce jour (il reste sur place 2 bidons et demi de ciment). Cette première intervention nous satisfait pleinement, nous commençons à y voir plus clair quant à la suite à donner et à la manière d’agir : descendre le long de la paroi droite. Avant cela, il reste encore à étayer les blocs en suspension en partie haute afin de sécuriser au max le chantier. Du travail en perspective !
Retour vitesse mach 3. La sortie (entrée au retour) de la trémie 3 que Thierry a négocié passe beaucoup mieux et c’est bien appréciable après une bonne séance de travail. Sortie aux environs de 16h30, il y a du vent mais il ne pleut pas. Après la bière cérémoniale et protocolaire, nous nous séparons.
Damien.
Grottes de Waroly – Mancenans-Lizerne, initiation, mardi 27 février 2024
Participants : Véro Garret, Anouk et Damien Grandcolas.
Visite des quatre grottes de Waroly qui ont des développements allant de 40 m à environ 250 m. Des beaux porches de belles dimensions donnent accès à des galeries de bonnes sections qui se terminent soit par un boyau étroit colmaté pour certaines, soit par une petite salle concrétionnée pour d’autres.
Après ces petites excursions spéléos, nous descendons jusqu’aux sources de Waroly et du Château du Diable dont surgissent de belles cascades.
Nous nous rendons ensuite au cirque de Consolation et montons jusqu’à la grotte du Lançot en passant par la source du Tabourot. Le lac de la grotte du Lançot est à sec, c’est bien la première fois que je le vois comme cela à cette saison !!! Il semble que l’accès de la cavité se fasse maintenant par un passage haut à droite du porche d’où la présence d’une corde permanente. Avant, l’accès se faisait aussi en partie haute mais par un passage sur la gauche.
Sur le sentier d’accès à une centaine de mètres de la grotte, une corde fixe permet certainement d’accéder à l’entrée supérieure, ce qui permet de réaliser une traversée.
Belle journée agréable et ensoleillée dans le canyon de Waroly et au cirque de Consolation.
Damien.
La Malatière, Bournois, initiation, lundi 26 février 2024
Participants : Anouk, Lola, Selena, Tim, Rodolphe Andreux, Joël « Pépé » Palissot et Damien Grandcolas.
C’est la sortie de papa et sa fille et des papys avec leurs petites filles, accompagnés de Tim.
Anouk en vacances chez papy Damien veut faire de la spéléo, papy lui propose d’aller à la Malatière qu’elle ne connait pas. Rodolphe et Selena, puis Pépé et Lola, et Tim pour finir, se joignent à eux. Rodolphe n’a vu que la zone d’entrée lors du dernier exercice secours et Pépé n’y est pas revenu depuis 3 à 4 décennies. Pour Tim, c’est sa première sortie spéléo. Une fois le puits d’entrée descendu, les 3 jeunes filles, le petit gars, le papa et les 2 papys gambadent, gravissent, crapahutent, glissent, passent des vires, rampent, jusqu’au « métro ». Après avoir parcouru 200 m dans ce dernier, ils décident de remonter et à nouveau regambadent, regravissent, recrapahutent, reglissent, repassent des vires, rerampent pour enfin arriver à la base du puits de sortie. La remontée de celui-ci se fait rapidement et tous se retrouvent sur le parking pour un bon « 4 heures » en profitant de cette fin d’après-midi ensoleillée.
Damien.
Gouffre des Fèves, Villers sur Port, travaux, dimanche 25 février 2024
Participants : Thierry V.; Nanard
TPST : 2 H
Au regard de la météo annoncée et vu l'effectif restreint, nous délaissons la "Perte du Château de Vallerois", pour nous orienter sur le gouffre des Fèves à Villers sur Port.
Suite aux derniers travaux de désobstruction, trois blocs étaient restés coincés en équilibre en plein milieu de la diaclase, juste avant le fond à finir d'élargir. Notre objectif est donc de faire tomber les blocs et faire place nette avant de s'attaquer à la poursuite de l'élargissement de la diaclase finale.
Barre à mine et ligne de tir sont déjà sur place. On emmène donc marteau burin, burineur et quelques artifices.
Par contre Thierry ayant souligné le fait qu'ils avaient eu quelques problèmes pour respirer dans la cavité lors de leur dernière incursion avec Jean-Marie, je suggère d'emmener notre détecteur de CO2 récemment acquis. Sur place, en bas du puits, lors du passage du premier méandre jusqu'à la première "salle", j'ai déjà l'impression d'être essoufflé. Thierry ne se trouve pas vraiment incommodé.
On poursuit jusqu'à la zone finale où les blocs suspendus nous attendent, et là Thierry est convaincu que l'oxygène est raréfiée. On décide alors de sortir notre testeur d'O2 et de le mettre en action. L'alarme se met aussitôt en marche avec déclenchement bas inférieur à 19.5 % par volume.
On décide de faire tomber les blocs avec la barre à mine et de rejoindre aussitôt la surface.
Ayant mis l'appareil en route pour la première fois au fond de la cavité, nous n'avions pas fait la mise à zéro avec étalonnage en surface avec un taux d'oxygène normal. Donc Thierry ressort, fait l'étalonnage en surface et je repars dans la première salle faire une mesure. En fait le taux d'oxygène est bien inférieur à 19.5 % depuis la base du puits au départ du méandre.
Cela fait plusieurs fois que nous rencontrons des problèmes sur différentes cavités au niveau respiration : JO2, Les Fèves, Pierres Blanches, Replan, ... et La Guenne il y longtemps.
Une prochaine sortie sera prévue en été pour vérifier si le problème persiste (avec détecteur d'O2 en appui) et tenter une petite avancée dans la diaclase finale, mais au regard de l'absence de courant d'air et vu l'étroitesse de la diaclase il semble peu probable qu'une suite soit proche ; de plus aucune résonance en fond de diaclase.
Ce sera certainement la prochaine et dernière sortie pour cette cavité après avoir finalisé le bout de topo absent.
Afin de poursuivre notre journée, nous partons à la recherche de fossiles dans les quelques champs labourés.
Nanard
Perte du Château de Vallerois, Villers/Port, travaux, dimanche 18 février 2024
Participants : Thierry Vircondelet et Damien Grandcolas.
Aujourd’hui, nous étions quatre : Thierry, Damien, Vircondelet et Grandcolas ! Car il y avait du portage pour quatre et nous n’étions que deux ! Alors, nous nous sommes coupés en deux, ainsi, ça fait quatre ! Vous avez du mal avec les chiffres ! Pourtant c’est simple deux plus deux égale quatre et quatre divisé par deux est égal à deux ! En bref, ce sont deux hommes, des vrais, avec un grand H qui pénètrent dans la cavité à 10h30, prêts à mettre en exergue leur virilité !
Nous partons avec un kit chacun bien remplis de 7 kg de ciment, un peu de nourriture et un coca. Jusque là tout va bien et nous arrivons devant la trémie 3 où nous nous chargeons en plus de quatre seaux et quelques bricoles légères. Juste derrière la trémie 3, nous attendent 1 kit avec 2 bidons de ciment, 1 autre bidon de ciment, 2 lames de volet, 2 tarières de 2m et 1m, 2 tubes métalliques, 1 petit étai. En plus de ce que nous avons déjà sur le dos et en bout de bras, nous devons acheminer l’ensemble dans la salle Bruno, à quelques mètres en amont de la trémie 4. C’est donc sur environ 300 m, en réalisant deux voyages, que nous transporterons tout ce barda après avoir parcouru, déjà bien chargés, les 700 m de l’entrée à la trémie 3. Ce n’est pas du travail d’homme, ça ? Une fois ce premier objectif atteint, nous nous rendons à la trémie 4 pour revisualiser celle-ci. Je pénètre un peu plus profondément et prudemment (ne pas voir dans mes propos quelconques pensées crapuleuses) au-dessus de la trémie car je voulais voir s’il y a possibilité de redescendre à l’autre extrémité (ceux qui connaissent les lieux comprendront). Je vérifie ainsi qu’il n’y a pas de passage possible par le haut. C’est donc bien dans la trémie qu’il faut commencer le chantier.
Nous prenons aussi le temps d’inspecter méticuleusement la salle supérieure accessible depuis la salle Bruno. L’ensemble de l’éboulis de cette salle est passé au peigne fin autant dans sa partie supérieure que celle inférieure. Ça monte haut et ça descend bas ! Nous ne sommes pas loin de la trémie 4 mais aucun bruit d’écoulement de la rivière n’est audible ce qui nous parait étrange. Seule la topo de l’ensemble nous donnera une idée quant à la situation de cette salle par rapport à la trémie 4.
Après une rapide collation, nous prenons le chemin inverse nous dirigeant vers la sortie et c’est en milieu d’après-midi que nous retrouvons le jour et les bières de Thierry.
Damien.
La Malatière, Bournois, formation, mardi 13 février 2024
Participants : Damien Grandcolas et 6 stagiaires Brevet d'Etat d'Educateur Sportif (Alex, Axel, Florent, Baptiste, Thomas et Jules).
Dans le cadre de la formation BPJEPS APT (Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l'Education Populaire et du Sport - Activité Physique pour Tous) que le service des sports de la ville de Vesoul organise chaque année et dont je me retrouve formateur des activités physiques de pleine nature, je propose des sorties spéléos aux futurs éducateurs sportifs.
Aujourd'hui, je choisis de les emmener à la grotte de la Malatière. Quatre des six stagiaires n'ont jamais fait de spéléo. Les deux autres ont déjà participé à une sortie au sein d'un collège et d'un centre de vacances. C'est donc avec un peu d'appréhension qu'ils descendent le puits d'entrée de la cavité. Crainte qui va vite d'estomper au fur et à mesure de la progression souterraine. Escalades, passages de vires, franchissements d'étroitures, rampings en laminoirs sont exécutés de main de maître par l'ensemble des stagiaires avec chacun un kit, il va de soi !
Le "métro" est atteint assez rapidement et nous gambadons sur une bonne partie de celui-ci. Le retour, avec une halte déjeuner au début du métro, se fait plus rapidement que l'aller. Les obstacles sont avalés avec dextérité mais la fatigue commence à se faire ressentir pour certains et c'est "sec" qu'ils arrivent au pied du puits de sortie qui sera, aujourd'hui, remonté à l'échelle spéléo avec corde d'assurance que je gère depuis le haut.
Tous ont apprécié cette activité parmi toutes celles que je leur fais découvrir. Aussi, formation oblige, je demande à chacun de me faire un compte-rendu individuel de cette sortie pour la prochaine journée de formation que j'aurai avec eux. J'ajouterai leurs rapports à ce CR lors que je les aurai.
Damien.
Perte du château de Vallerois, Villers sur Port, travaux, dimanche 4 février 2024
Participants : Thierry Vircondelet, Bernard Détouillon, Nicolas Dericbourg et Damien Grandcolas.
Rendez-vous à 10h au site. Café, pains au raisin, petite mirabelle ; nous sommes prêts à affronter les hostilités du jour. Pour Nicolas, c’est sa première fois dans cette perte. Au programme, récupérer toutes les ferrailles inutilisées qui traînent tout au long de la cavité et les emmener derrière la trémie 3. Dans la trémie 2, nous récupérons 3 barres métalliques et 1 étai et apprécions les aménagements réalisés par Thierry, Sarah et Nanard le 14 janvier sécurisant certains passages « craignos ». Nous cheminons tranquille « roule ma poule » jusqu’à la trémie 3. Les anciens divers passages glissants sont maintenant tout confort grâce au travail réalisé lors de la dernière sortie par Thierry, Nanard et Jean-Luc. L’ensemble des matériaux stocké devant la trémie 3 est transbahuté jusqu’à la sortie de cette trémie ; c’est-à-dire, 3 bidons de ciment, 1 bac, 1 corde, 4 volets, 5 étais, une dizaine de barres métalliques et quelques bricoles diverses et variées. Le premier objectif que l’on s’était donné est atteint. Il nous reste plus qu’à aller étudier la trémie 4 située à environ 400 m et qui barre l’accès à la suite évidente de la cavité. On en profite pour y acheminer des barres de ferraille. Chacun y va de son commentaire quant à la manière de s’y prendre et nous arrivons finalement à nous entendre sur la technique à adopter pour forcer le passage. Je ne peux m’empêcher de bouger quelques blocs au grand dam de Thierry qui, lui préfère ne rien toucher avant la stabilisation de certains gros blocs menaçant. Retour à la salle Bruno (nous décidons de l’appeler ainsi en son hommage et pour tout le travail que Bruno a réalisé dans la cavité) qui se situe à quelques pas de cette dernière trémie, où nous prenons une petite collation. Nicolas en profite pour aller visiter la salle supérieure avant de prendre le chemin de la sortie. Arrivés à la trémie 3, nous œuvrons à rendre sa sortie plus confortable en cassant des gros becquets et en enlevant des blocs au sol pour aplanir le passage.
Nous laissons Nicolas nous diriger dans la trémie 1 en direction de la sortie, pour voir. Ni une, ni deux, il se plante de passage ce qui est normal pour quelqu’un qui vient pour la première fois dans cette cavité. Le contraire nous aurait grandement étonné.
Après la bière réconfortante, Thierry et Nanard vont montrer la perte de la Dent et le gouffre des Fèves à Nicolas. Quant à moi, je regagne mes pénates.
Damien.