Les Cavottes, dimanche 31 janvier 2016
Participants : JMR, avec Louise et Arthur, ses enfants + 5 enfants de son village accompagnés de 2 parents, Sophie des Spitteurs, Michaël et moi
TPST : pas beaucoup !
On devait être plus nombreux au départ, mais la gastro et la crève ont décimé les troupes. Vu le beau temps, on se rend en premier dans la grange du gîte de Montrond, où on retrouve Sophie et Michaël. On peut s'équiper au sec. A l'arrivée au trou, la pluie et le vent sont toujours présents : on se dépêche de descendre dans la doline, le sentier est transformé en ruisseau. Surprise en bas, un joli lac occupe le départ de la galerie. Comme les enfants n'ont pas tous des bottes, et qu'il faudrait se mouiller pas mal, JMarc préfère renoncer. On va visiter la galerie historique, avec par endroit de l'eau au ras des bottes. Quelques explications sur les chauve-souris, la topo de la grotte qu'on aurait dû faire ... et on repart au gîte.
Repas en commun dans le réfectoire du bas, puis Michael et moi remontons dans la grange, histoire de bidouiller un peu sur corde. Les 2 cordes qui pendent de la poutre faîtière vont permettre à Michaël d'apprendre à se servir du descendeur et des bloqueurs : montée, descente, conversion à la montée et à la descente... tout se passe bien.
La visite des Cavottes est reportée à une autre fois, moins humide !
JLG
Tilleul Béni, mardi 26 janvier 2016
Participants : JMJ, JLG
15 h 30 / 17 h 30
On va récupérer la chèvre qui est au gouffre du Tilleul Béni. Comme elle est vraiment longue (plusieurs pauses en route pour la fixer solidement sur la remorque), on la laisse chez JMarie qui va la rendre démontable, et donc plus facile à transporter.
JLG
Trou Pinard, dimanche 24 janvier 2016
Participants : TV, MP
10h-18h
Il a fallu commencer par enlever ce qui s’était éboulé (il faudra renforcer pour que ca ne tombe pas plus lors de prochaines sorties).TV commence à la main à piocher un peu le fond, je remonte les seaux, on regrette de pas avoir un poste pour avoir un peu de musique et TV ne veut pas chanter (cela dit il faisait beau, ça aurait été dommage).
Très vite, il se rend compte qu'il faut élargir pour pouvoir continuer à bosser dans de bonnes conditions, il attaque donc la roche.
Petite pause à midi à la bière, au Tt Bris et une tite goutte pour se remettre sur pied.
On décide d'emmener le groupe et le perfo (pas juste pour leur faire prendre l'air cette fois). TV élargit largement pendant que je vire un peu les ronces du chemin à la machette (marre de se prendre les pieds dans les ronces avec le groupe à la main).
Je retourne le voir et on sort encore un petit paquet de seaux de la carrière.
Petite visite touristique de JLG en milieu d'après midi. (je n'ai aucune idée de l'heure)
Je remplace TV au fond du trou et creuse devant dans la faille qui semble s'élargir après un goulot que j'attaque au burineur pour pouvoir voir ce qu'il y a derrière. Je gratte un peu de terre à bout de bras dans la faille, TV remonte les seaux. Je lui demande de venir voir ce qu'il en pense puisque moi je peux passer le casque et voir un peu derrière, il décide d'élargir pour passer sa tête. Puis il en conclut que nous sommes toujours trop haut, il décide de rejouer du burineur, en attendant j'aménage un début d'escalier pour accéder au trou.
je remonte les seaux de la nouvelle carrière faite au fond du trou, la nuit tombe, on plie les gaules. On est descendu d'environ 60cm sur un diamètre "norme club".
A prévoir pour les prochaines fois : monter un mur pour sécuriser le fond et éviter de nouveaux éboulis.
Michaël
Pourpevelle, jeudi 21 janvier 2016
Participants : JMJ, JLG
11 h / 15 h
Petite sortie entre "jeunes", histoire de se dérouiller après les fêtes. On avait tous les deux le descendeur qui démangeait. Arrivée sur place avec de la neige, et une bonne bise qui nous oblige à nous dépêcher, vivement sous terre, on y aura plus chaud.
J'équipe en totalité, on va jusqu'après le P8 (cette fois-ci, j'ai trouvé le passage sans me tromper, il faut dire qu'il y a au carrefour, un petit morceau de scotche fluo qui va bien). On s'arrête à un endroit où on pense avoir de l'eau plus haut que le ventre (pas envie de se mouiller plus qu'on est). De toutes façons, ça fait 2 heures qu'on est parti, et pour une reprise, ça suffit à notre bonheur.
Retour sans problèmes, juste quelques mousquetons dont la virole refuse de se dévisser (il faudra graisser tout ça). Jean-Marie déséquipe tout. On sort avec un beau soleil, mais toujours la même bise. On se change vite fait et on casse la croûte dans la voiture.
JLG
Assemblée Générale du SCV, Sorans les Cordier, Dimanche 17 janvier 2016
Présents : Nicole Josso, Véronique Olivier et Valbert, Stéphanie Coqueret, Florence Semprez et Léo, Gege, Hervé Marchal, Thomas Lebon, Thierry Vircondelet, Thierry Gille, Bernard Détouillon, Bruno Pernot Jean-Marie Josso, Mathieu Didez, Michaël Peytard, Jean-Marc Rias et Jean-Luc Géral.
Rapport Moral et rapport d’activités :
- Travaux : 62 sorties : 34 à la perte de Borey, 8 à Perfonds, 8 au Coq à Poil, 6 au trou Pinard, 2 au Frais Puits et aux Briottes et 1 au Lucifer et au Sédéra + une dizaine de prospections. Rencontres avec des mairies, avec la DDT ...
- 15 plongées par Sylvain Redoutey dont 1 au Frais Puits et 1 à Champdamoy (9 en sout et 6 en lac) + 12 plongées pour Véro : stage en Corse(10) à la gravière Bellefleur(1) champdamoy (1).
- 13 sorties initiation dont le week-end Grottes Ouvertes
- 2 canyons : Goulette et Teinte
- 32 sorties "balade et classiques", en Franche-Comté, dans le Vercors, en Espagne…
- Participation à des actions du CDS et de la Ligue : le week-end JNS, participation au congrès FFS de St Vallier (élection de Véro au CA de la FFS)
- capture de salamandres et tritons puis "relachage" sur site, dans le cadre d’une action pédagogique du CDS70 pour les JNS et en collaboration étroite avec la DREAL
- 3 exercices secours SSF (Captiot, Chariez et Chaland)
- Secours : Villers les Luxeuil, chien dans une diaclase
- entrée à la commission GIPEK pour Basekarst, collaboration au projet pour l’enrichissement d’une base de données et la description des cavités de Franche Comté
- obtention du diplôme d'initiateur pour Louis
- accompagnement d’un étudiant syrien jusqu’à sa soutenance de thèse "Relations entre karstification, cadre morphostructural et incisions des vallées dans les calcaires du Dogger en Haute-Saône (plateaux de Vesoul et de Combeaufontaine)"
Les événements du club qui ont marqué cette année :
Séjour dans le Vercors
Perspectives pour 2016
- séjour au week-end de l'Ascension (retour dans le Vercors)
- Suite des travaux à Borey, Travaux au trou Pinard, aux Briottes, à la Dame ...
- Reprise de publications ? Fouine 4 ? Articles pour le nouveau bulletin A.S.E ?
Bilan financier
| RECETTES | DEPENSES | ||||
| Cotisations SCV | 266.00 € | Cotisations FFS + Spelunca | 233.00 € | ||
| Subventions | 920.00 € | Avance FFS 201 | 247.00 € | ||
| *Ville de Vesoul | 250.00 € | Assurances | 482.03 € | ||
| *Conseil Général | 70.00 € | *FFS | 227.60 € | ||
| *CNDS | 600.00 € | *Avance FFS 2016 | 103.50 € | ||
| Cotisations FFS + Spelunca | 412.50 € | *MAIF | 150.93 € | ||
| Assurances | 366.40 € | Repas AG 2015 | 270.34 € | ||
| Repas AG 2015 | 140.00 € | Frais administratifs + OMS | 20.00 € | ||
| Participation sortie mai | 755.00 € | Achat matériel | 324.82 € | ||
| Vente Fouine et ASE | 133.00 € | Gîte séjour mai Vercors | 755.00 € | ||
| Frais de tenue de comptes | 3.50 € | ||||
| Solde de trésorerie 2014 | 1216.76 € | Solde de trésorerie 2015 | 1873.97 € | ||
| CCP | 900.10 € | CCP | 1484.31 € | ||
| Caisse d'Epargne | 258.36 € | Caisse d'Epargne | 258.36 € | ||
| Caisse | 58.30 € | Caisse | 131.30 € | ||
| TOTAL RECETTES | 4209.66 € | TOTAL DEPENSES | 4209.66 € | ||
Arrêt des comptes au 31/12/2015, comptes présentés à l'AG du 17.01.2016
Questions diverses :
*AG du CDS le 29 à 20 h 30 à Aboncourt
*cotisation club pour 2016 : 20 €
*Achat de matériel : à voir entre Thierry et Michael
*Publications : Une Fouine 4 en vue cette année ? Bruno semble motivé, et quelques uns sont là pour l’épauler. De plus, il serait bon de participer à la résurrection du bulletin de l’ASE, initiée dans le Doubs par le GIPEK en leur proposant quelques articles.
*scan anciens documents. Ce qui est déjà fait est disponible à cette adresse : https://drive.google.com/open?id=0B6gA3iySuyO2VkNQeFBxMHluRFk
Bureau : sans changement
Président : Thierry Vircondelet, Trésorier : Hervé Marchal, Secrétaire : Jean-Luc Géral
Membres : J.Paul Servette, Florence Semprez, Jean-Noël Latroyes, Yonnel Mussot, Laurent Huguenin
Merci à Nicole et Jean-Marie Josso pour leur accueil et tout particulièrement à Nicole pour son excellent dessert.
Prochaine réunion club le vendredi 5 février, chez JLG, à Echenoz la Méline
Trou Pinard, dimanche 10 janvier 2016
Participants : MP, BD, TV, TG, JLG
10 h / 17 h
Opération "Tautavel" dixit TG (les présents comprendront)... On emmène tout un tas de bazar sur place (sable, eau, ciment, planches, rallonge, groupe électrogène...), on fait deux voyages, bien chargés. TG descend dans le trou et commence à creuser. Nanard aménage le côté droit en haut, histoire d'éviter les éboulements, et de pouvoir poser une chèvre. Les autres aident à remonter les seaux, à les vider, et évacuent ce que Nanard enlève.
A 14 h 30, pause casse-croûte, arrosée comme il se doit : ratafia de poire de Michaël, cidre de Nanard, le fameux Tautavel, un fond de bourgogne, une petite goutte... et les travaux reprennent joyeusement vers 15 h 30.
TV descend, et trouve que ce qu'a creusé TG n'est pas au gabarit club. Donc, il élargit tout çà à grand coups de massette. En haut, Michael entreprend l'aménagement du côté gauche, et avec Nanard, le pavage de la zone de réception des seaux (il faut dire qu'avec la pluie, c'est devenu très boueux) Je tire les seaux, et TG qui se gèle au dessus, descend rejoindre TV au fond, pour évacuer tout ce qui a été cassé. Arrêt du chantier à 17 h.
Au final, on est descendu de plus d'un mètre, le haut est aménagé, on a promené tout le matos pour rien, il n'a pas servi (sable, ciment, eau, planches sont restés sur place pour une utilisation ultérieure). La barre à mines que TV a fixé en haut en travers du trou a été très efficace pour fixer la poulie, donc une chèvre ne sera peut-être pas nécessaire. La bâche qu'il avait mise en place dernièrement a également été bien appréciée.
Pas de sortie dimanche prochain pour cause d'AG.
JLG
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Trou du Bois Pinard, fin décembre 2015 et début janvier 2016
Je suis obligé de dénoncer certains membres du S.C.V.qui se livrent à des activités spéléologiques sans les déclarer !
*Les 26 et 27/12, de14h à17h, seul ,Mr Vircondelet, a creusé au fond du trou Pinard !
*Le 1/1/2015 de 11h à 17h accompagné d'un complice, Mr Gilles, il a récidivé atteignant la profondeur d'environ 6 m.
Un peu de sérieux....Le 2/1.de 14h à17h avec ThV retour au "Pinard". Devant l'ampleur des travaux à prévoir nous décidons d'aménager l'entrée pour y installer un support pour la poulie.Tout est instable donc décapage du pourtour, mais il faudra envisager un" plafond" costaud pour éviter de se prendre le haut de la fissure sur la tronche car les pluies annoncées vont tout fragiliser. Th. a en principe mis en place une bâche cet après- midi.
J-Marie.
trou la Dame, samedi 26 décembre 2015
Nous allons ce matin, Jean-Marie, Bernard et moi, à la recherche d'un trou signalé par Vincent, un spéléo de Lyon, qui connaît Florian, qui nous transmet l'info. Les coordonnées sont bonnes, le trou ne fut pas difficile à trouver. Il est très facilement accessible en 4x4, le long d'une ligne de coupe (bon chemin). Il se trouve au fond d'une petite doline d'environ 5 mètres de diamètre, et 2 m de profondeur, dont les parois sont formées de roche en place. Il s'ouvre au pied de la paroi rocheuse, du côté opposé au chemin, largeur environ 1 m et hauteur 0.40 m. Remplissage terreux à l'intérieur, qu'il ne sera pas difficile à enlever.
Une séance de travaux d'une demi-journée devrait nous en apprendre plus, et nous permettre de décider de la suite à donner...
JL
Sauvetage Nina, article de l'ER du 26.12.15
SAUVETAGE SPÉLÉOLA CHIENNE « NINA », MIRACULÉE DE NOËL À VILLERS-LÈS-LUXEUIL
Lors d’une partie de chasse, « Nina » est restée coincée dans un trou à Villers-lès-Luxeuil (70). La chienne a été sauvée trois jours plus tard par les spéléologues, la veille de Noël.
Le petit village haut-saônois de Villers-lès-Luxeuil porterait-il la poisse à nos amis à quatre pattes ? Au début du mois, les pompiers de Luxeuil y ont sauvé une jument, tombée dans un trou après que le sol s’est dérobé sous ses sabots. Le 20 décembre, c’est une chienne de chasse de race jack russel, âgée de 9 ans, qui s’est trouvée en mauvaise posture dans la forêt communale.
Lors d’une battue, une quinzaine de chasseurs avaient pris position sur un secteur bien déterminé. Vers 15 heures, « Nina », au flair très aiguisé, repère une trace de gibier. La belle en habit de poils blancs part comme une flèche, laissant sur place Bertrand, son maître. Ce dernier, en bon professionnel, ne la quitte pas des yeux, jusqu’à ce qu’elle pénètre dans un trou d’environ 30 centimètres de large. Mais « Nina » tarde à en ressortir… Malgré les appels répétés de Bertrand et une fouille à bout de bras, la chienne reste aux abonnés absents. Le temps passe, l’obscurité envahit progressivement la forêt, la recherche doit être arrêtée. Pour la petite chienne, la nuit sera longue…
Le lendemain, aux aurores, Bertrand tente d’élargir le trou à coups de pioche et de pelle… En vain. Mardi, dès 8 heures et jusqu’à midi, les pompiers de Luxeuil, appelés en renfort, prennent le relais. Mais le sort s’acharne : le trou qui a « avalé » le jack russel peut certes être élargi, mais c’est maintenant un pan de roche qui bloque toute progression.
Mercredi, la veille de Noël, il est fait appel au Spéléo Club de Vesoul. L’une de ses membres, Véronique Olivier, reçoit le S.O.S., alors qu’elle est encore à son travail, à Besançon. Aussitôt, elle prévient une autre cheville ouvrière du club, Jean-Marie. Rendus sur place, ils entendent « Nina » aboyer avec courage. Le pronostic est cependant réservé : la chienne est retenue prisonnière au fond d’une diaclase, une fracture dans la roche bien étroite, à au moins 8 mètres de la surface du sol. Sans hésiter, les spéléos commencent à buriner la roche. Mais, comme l’explique Véronique, « même en rentrant le ventre, les fesses et les oreilles, ça ne passe pas ! » Appelé en renfort, un autre spéléo arrive de Mulhouse : Bruno sait se servir de matériel plus performant. Un compresseur arrive sur les lieux pour fournir l’éclairage. Il est 17 h, il fait nuit noire, cela va être long. Une chaîne de solidarité s’est mise en place : Nicolas, Tonio, Alain et autre Sébastien, tiennent la lampe à tour de rôle, font un escalier de pas, dans l’à-pic pour accéder plus facilement à l’endroit. Les éclateurs de roche et les tubes sont en action. Après bien des péripéties, on accède au trou qui est en fait une diaclase en croix. L’intersection est trop étroite pour se tourner et descendre plus bas, là où se trouve « Nina », qui couine et aboie. Les spéléos pensent qu’elle part se cacher plus loin et que, plus ils avancent, plus elle recule. Véronique, la plus petite en taille, arrive à se faufiler dans le carrefour en enlevant son casque ; la diaclase est encore profonde de 1,50 m avant de voir de la terre. En se contorsionnant, elle aperçoit « Nina » à 4 m d’elle.
Un vide les sépare. Des branches sont acheminées pour combler la fracture rocheuse et former un pont. Technique gagnante : Véronique appâte une « Nina » tremblant de tous ses membres avec de la tome des Pyrénées. Après quelques tâtonnements, la chienne accepte enfin de sortir de sa niche de fortune et de s’engager sur les branches.
La partie n’est pas encore totalement gagnée. Un « mano à mano » s’instaure entre la femme et l’animal. Un dernier morceau de fromage et « Nina » est dans les bras de sa sauveteuse. « Le souffle est court après tant d’efforts » témoigne celle-ci, « mais c’est cool, et je suis surtout très contente d’avoir appelé les bonnes personnes. »
Après être passée de mains en mains, à 20 h, « Nina » a finalement retrouvé Bertrand. Déshydratée, quelque peu amaigrie, mais saine et sauve. Pour la chienne et son maître, assurément leur plus beau cadeau de Noël. Quant aux spéléos, ils reviendront ultérieurement sur place procéder à un relevé de coordonnées GPS, afin de sécuriser l’entrée de ce qui s’appellera dorénavant « le trou Nina ».
De notre correspondant local Michel LAURENT
Sauvetage au trou Nina, mercredi 23 décembre 2015
Présents: JMJ, Bruno et VOL
Temps d’intervention : 7 h .
Jean Luc m’appelle à 11 h pour un chien tombé dans un trou à Villers lès Luxeuil. Je suis encore à Besançon, j’y file et téléphone à Jean Marie en renfort. Nina est un Jack Russel, elle aboie avec courage du fond d’une diaclase bien étroite. Elle est là depuis dimanche après une partie de chasse.
Jean Marie commence au burineur mais vraiment, même en rentrant le ventre les fesses et les oreilles, ça ne passe pas. J’appelle Thierry qui est au Luxembourg. Je lui dis que je passe chez lui chercher un peu de matériel performant. J’appelle Bruno qui sait se servir de ce matériel.
Je file avec Bertrand, le propriétaire de Nina dans le garage de Thierry, (je t’ai mangé 2 bounty) pendant que Bruno arrive depuis Mulhouse avec Valentine sa fille .
A 17 h, on installe de la lumière à l’extérieur parce que ça va être long. Les garçons y vont aux éclateurs de roche et aux Tubes, il en faudra 8. On est un peu bruyant. Il faut refaire des bourres. On les fait imbibées à l’eau pétillante pour plus d’efficacité (on avait que ça) . Le trou est en fait une diaclase en croix, l’intersection est trop étroite pour se tourner et poursuivre plus bas. Un dernier tube vient à bout d’un becquet. Je m’engage pour voir. Je perds ma frontale dans la partie droite. Tant pis. Nina couine et aboie entre chaque Tube, on pense qu’elle part se cacher plus loin. Plus on avance plus elle recule. J’arrive à me glisser dans le carrefour en enlevant mon casque. La diaclase est encore profonde de 1,50 m, avant de voir de la terre. Pas de chien. En me contorsionnant je la vois ! elle est dans une niche à 4 m de moi, en face. J’explique à Bruno qu’un vide nous sépare. Il décide de faire passer des branches pour combler la diaclase et créer un pont. ça marche super bien. Maintenant il faut la faire passer parce que moi j’ai pas la place. J’appate Nina avec de la tome des Pyrénées au piment d'Espelette fabriquée par mon amie Mélody. Bruno me met un morceau sur le bout de sa botte, je l’ attrape et le transfere à main droite pour le jeter à Nina. Elle accepte de sortir de sa niche de fortune et de s’engager sur les branches. Pourvu qu’elle n’aille pas farfouiller trop par en dessous sinon c’est cuit, elle redescend d’un bon mètre. On continue les bouts de fromages jusqu’à mon genou, je l’attrape au collier et tire, boudiou, tant pis pour le souffle. Cool je l’ai ! Je la passe à Bruno qui la passe à Jean Marie. On est très content. Elle a soif surtout. (après du piment tu m’étonnes !).
Je suis drôlement contente d’avoir appelé les bonnes personnes aussitôt. L’opération a été rapide et efficace avec un trinôme au poil.
Le trou s’appelle le trou Nina. on reviendra prendre les coordonnées GPS, sécuriser l’entrée et récupérer ma frontale ! plus tard.
VOL
Malgré la relative rapidité du sauvetage (3h30 de travaux avec tubes), quelques éléments techniques complémentaires :
Le groupe electrogène le plus puissant est resté en haut, la pente étant trop forte pour le descendre.
Donc, pas assez de jus en bout de ligne à plus de 100m.
Le second groupe plus petit, descendu à côté du trou, n'arrivait pas à délivrer suffisamment de courant non plus pour la perceuse (pas celle du club, celle des chasseurs, moins puissante que notre bosch). Il a fallu le pousser au starter en permanence. La perfo a fumé vers la fin, donc attente pour refroidir.
Le perçage était donc très long par manque de puissance et de matériel performant. La moitié des trous a été fait allongé sur la tranche, tête vers le bas, souvent à une main vu la place pour forer. La roche blanche était très compacte et sans joint, l'épaisseur de roche à chaque tube ou bitube n'a pas dépassé 20cm pour obtenir du résultat (aucun échec de tube).
Malgré une quinzaine de tubes en stock, nous n'aurions pas pu continuer beaucoup plus après la dizaine consommée.
Il restait au moins 5 m à élargir( estimation 40 tubes..)
Heureusement que Nina a bien voulu avancer sur les rondins
Bravo Véro pour la négociation finale.
Bruno





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