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SCV 70
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Gouffre de Raymonde, Massif d’Arbas au sud de la Haute-Garonne, samedi 11 novembre 2017

12 Novembre 2017 , Rédigé par PA Publié dans #Sorties

TPST 7h00
 
Erwan Rivière (Gesa), Jean-Laurent Bonnard (Gesa), Adrien Gillard (Gesa), Bernard Kucher (Gesa) et Philippe Auriol du SCV.
 
Le levé était annoncé à 7h30, 7h34 : Erwan soliloque désespérément avec sa tasse à café.
Bernard et moi le rejoignons puis allons enkiter tandis que Jean-Laurent et Adrien émergent doucement.
Laborieuse tentative d'apprentissage de l'enkitage pour moi malgré l'aide des anciens (donc un noeud de huit et un autre noeud de huit ne font pas un noeud de seize mais un mickey et si je le fais qu'à moitié c'est pas un noeud de quatre mais une bouse, ok).
Hop, 9h30 nous montons en voiture pour 10 minutes de route : Bla, blabla, blablabla.
9h50 nous arrivons et nous mettons en tenue en profitant de l’air vivifiant et de la neige éparse.
Jean-Laurent équipe l'entrée et à 10h30 nous descendons le P29 avec son fractionnement.
Jean-Laurent et Adrien sont devant, Bernard me suit et Erwan ferme la marche.
Je suis mort de trouille à chaque passage technique, j'adore ça.
Nous arrivons dans une cavité avec un entrée en contrebas suivie d'une diaclase équipée d'une vire sur 20/30 mètres. La vue sur le fond de la faille sous nos corps rampants est assez fabuleuse. J'ai l'avantage de n'avoir que mon minikit, je ne réclame pas un kit en plus.
Au bout de la diaclase deux p10 s'enchaînent rapidement et les deux hommes de tête sont déjà loins avant que les deux de l'arrière ne me rattrapent.
La progression est belle et la fraîcheur ne se sent pas car nous marchons d'un bon pas.
La détection du P35 s'avère un peu laborieuse, on le voit bien sous nos pieds et ma délicate danse sur les rochers effraye Jean-Laurent agrippé au sol qui me fusille du regard en m'enjoignant de venir un peu plus en sécurité.
Après le P35 c'est la pause, il est déjà 13h00 et nous n'avons fait qu'un tiers du chemin.
Repas, repos, bla, blabla, blablabla, concours de réchaud, bla, blabla, blablabla.
On repart et nous enquillons la galerie fossile supérieure avec une avancée rapide, facile jusqu’à rattraper la galerie active de Raymonde.
C'est ensuite la joie des cascades, une de 5 mètres, un peu de marche, une de 12 mètres qui stimule joyeusement l'équipe qui souffrait du réchauffement de la planète tout à fait perceptible.
S'en suit une progression fabuleuse dans le mondmilch qui couvre le sol de Raymonde en alternance avec des blocs noirs (manganèse?), c'est magnifique, scintillant et je me sens seul au monde avec beaucoup d'avance sur le groupe de deux (Adrien et Bernard) et beaucoup de retard sur le groupe de tête (jean-Laurent et Erwan) si bien que je fais demi-tour au bout d'un moment me demandant si je n'avais pas loupé un virage quelque part. Pas du tout, c'est la prudence et la fascination pour le lait des cavernes qui a ralenti mes suivants pas encore sevrés.
En bas d'une petite cascade qui rafraîchit tranquillement m'attendent Erwan et jean-Laurent. Bernard dit stop, il préfère ne pas se mouiller plus. Adrien le soutien psychologiquement.
Quelques dizaines de mètres plus loin j'admire le passage technique de Jean-Laurent et Erwan qui s'accrochent à la paroi et sautent sur une petite plage pour éviter la plongée en eau glacée. Bravo.
A moi : hop, facile le pied sur le bord, saisir le rebord et m'y agripper pour me tirer et PLOUF.
Elle est bonne. Super bonne. Si si.
Erwan traverse l'eau avec une corde et se mouille à son tour à mi-coprs tandis que je traverse à la nage (au point ou j'en suis) et Jean-Laurent finit de mouiller Erwan en faisant à son tour un peu de ski nautique sous-terrain au bout d'une corde.
Le constat est facile : nous sommes mouillés.
Erwan décide le retour : tu vas avoir froid Philippe. (Je vois bien qu'il n'a pas franchement envie de se traîner un bonhomme de 80 kG frigorifié le long des puits).
Le chemin inverse se fait donc avec Adrien devant, moi derrière et Jean-laurent en queue pour déséquiper.
Jean-Laurent demande à changer de place avec Adrien mais celui-ci annonce qu'en fait il est en difficulté technique EXTREME : son croll ne croll plus et brasse à peine et sa poignée n'a plus de poigne. Une sorte de malédiction vaudou, vraiment il aurait bien voulu hein mais c'est pas possible voilà. Démerde toi Jean-Laurent, crève.
Le retour se passe bien, sans difficulté réelle. Bernard tente bien à un moment de monter par une corde qui n'était pas à nous mais il est revenu sur sa décision.
A l'arrivée dans la neige calme, paisible et super froide, nous attendons Adrien et moi l'arrivée des comparses.
L'air se réchauffe quand Jean-Laurent fulmine en déséquipant. Je crois ouïr des mots comme "Adrien" ou encore "putain, tu" et je n'ai pas saisi le reste mais l'esprit si. D'ailleurs Adrien renonce à faire profiter Jean-Laurent d'un peu de neige durant sa remontée.
17 h 40 nous sommes tous en haut du trou, direction la voiture. Super sortie.
 
PS : Le lendemain matin, Adrien nous dit qu'en fait son croll et sa poignée étaient juste sales. Non, Jean-Laurent ne l'a pas tué.
 
Philippe Auriol
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Trou Valbert, jeudi 9 novembre 2017

9 Novembre 2017 , Rédigé par JLG Publié dans #Sorties, #Travaux

Participants : JMJ, JLG

TPST : 2 h

Le trou Valbert a été découvert le 25 juin 2017, par Valbert, juste derrière la mairie de Montcey, au cours du stage de bio spéléo. Véro, sa maman, et Alice Gros, des Spiteurs Fous, y étaient descendues le jour de la découverte pour une première exploration (et une dépollution également !). Nous devions y retourner, histoire d'explorer la cavité à fond, et de voir s'il y avait une suite possible. Ce fut fait cette après-midi, par Jean-Marie et moi.

La température extérieure était environ de 6 ° et rien que de mettre la tête au dessus du trou, les lunettes sont pleines de buée. L' orifice d'entrée mesure 60 x 40 cm, donnant sur un cône d'éboulis de gros blocs dévalant sur environ 5 m. De chaque côté de l'axe principal et perpendiculairement, une faille part, d'environ 40 cm de large et allant en se pinçant. Ces deux failles sont impénétrables, très encombrées de blocs. Les blocs de l'éboulis principal sont blanc-gris,  les parois, elles, sont formées d'un calcaire beaucoup plus rouge, présence de minerai de fer.

On parcourra la faille principale sur environ 20 m, d'une largeur maximum de 1 m et d'une hauteur variant entre 2 et 6 m, avec partout, des blocs suspendus qui ne demandent qu'à tomber ...  2 éboulements forment des obstacles qu'il faut escalader dans cette galerie, au niveau de failles perpendiculaires. Au bout de ces 20 m, la galerie se divise en deux : une branche gauche trop étroite, et une branche droite qui sera parcourue sur une dizaine de m, devenant ensuite impénétrable. Après une rapide désob, JMarie parvient à se faufiler dans la branche gauche,  et descend au point bas, à environ 10 m de la désob, devant un laminoir qui devient vite impénétrable.

Au retour, on tire le décamètre pour prendre les mesures, et on prend quelques photos. Cette faille rectiligne, orientée E S-E, est visiblement tectonique et ne permettra pas de découvrir de nouveaux prolongements.

Nous faisons part en sortant de nos découvertes au maire de la commune, et lui suggérons de protéger l'entrée d'une façon plus efficace qu'actuellement.

Nous profitons d'être dans le secteur pour aller jeter un coup d'oeil au porche d'entrée de l'Eglise de Combe l'Epine, cavité que Jean-Marie ne connaissait pas.

JLG

 

Trou Valbert, jeudi 9 novembre 2017
Trou Valbert, jeudi 9 novembre 2017
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Gouffre TNNP, dimanche 5 novembre 2017

6 Novembre 2017 , Rédigé par BD Publié dans #Sorties, #Travaux

Participants : Thierry G. (le matin); Thierry V.; Nanard (l'après-midi)

Poursuite pour décolmater et descendre le nouveau puits ; 70 cm de gagné  à la verticale par TG et des remblais que l'on ne sait plus où mettre  ressortis par TV. Les deux galeries amonts sont totalement colmatées. Tout est mis dans la galerie d'accès. 

L'après-midi, lorsque j'interviens sur le chantier, les 2 compères sont obnubilés par leur casse-croûte et surtout le "petit blanc" qui va bien avec. Du coup pause pique-nique.

Après le départ de TG, nous procédons à l'évacuation des différents gravats et terminons vers 19 H.

Nanard

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Gouffre d'Ouzène, sortie EDS, samedi 4 novembre 2017

5 Novembre 2017 , Rédigé par JLG Publié dans #Sorties, #Initiation

Participants :

  • jeunes : Loukian, Arthur, Antoine, Lény et Théo
  • cadres : JMJ, JLK, BD, JLG

TPST : 5 h

RV à la maison des associations, puis arrêt à Rioz pour récupérer Nanard et on retrouve JLK au trou. Révisions des manips (descendeur, clé, passage de dev, de fractio) au dessus du trou, pendant que JMarie équipe le P 16. Nanard descend ensuite pour attendre les jeunes en bas du puits, puis les aide à passer le fractio en tête du 2 ème puits (P 11), pendant que JMarie les attend en bas du puits. Je le rejoins rapidement pour emmener ceux qui attendent en bas sur le balcon au dessus du P 18. J'équipe le P 18 du côté broches et JMarie de l'autre côté (spits). Le fraction côté broches n'est pas simple à passer, plein vide, mais bien coachés par JLK du dessus, ceux qui descendent de ce côté franchiront l'obstacle relativement facilement. Une fois tout le monde en bas, Nanard les emmène à travers la chatière visiter la salle du fond à - 60 m. 

Une petite photo de groupe et la remontée s'amorce sur les 2 équipements. Pour le puits d'entrée (donc de sortie), on se place chacun aux passages clés pour aider les jeunes à les franchir. A 17 h, tout le monde est dehors.

Les jeunes se sont bien débrouillés, et le groupe a été très agréable à encadrer. Antoine, qui n'avait jamais utilisé ni descendeur, ni bloqueurs, s'en est vraiment bien tiré. Retour à Vesoul avec un peu de retard, à 18 h 45, mais les parents avaient été prévenus.

JLG 

 

Gouffre d'Ouzène, sortie EDS, samedi 4 novembre 2017
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Trou Pinard, mercredi 1er novembre 2017

1 Novembre 2017 , Rédigé par DL Publié dans #plongée

Quelques lignes avant CR sur la jonction Crevat, qui n'était pas  prévue ce jour car je voulais partir à 3 * 4  litres  et un oubli "détendeur "me fait dire : pas de jonction, car je savais  d'après CR de Fred Martin  parti chaotique  et profond dans les -10  et longueur dans les 150 mètres, voire 160 mètres ...

Le GSAM présent , 4 spéléo ainsi que Steph , très sympa ,café croissant ensuite on descend voir un peu ,le niveau.
Excellent : bas, clair ; arrivés sur place, la préparation  commence,
une plongée d'environ 30 mn au plus. 2 bouteilles 230 et une 210 bars .je m'engage , retrouve mon terminus, raboute sur le béquet et tire avec mon bobino fait maison : "bonheur ""le bobino. Je tire environ une centaine de mètres, en plus de mes 50 précédents  plus ceux de Christophe Rognon, 50 mètres  si ma mémoire est présente. Je regarde ma consommation, 150 bars dans chaque. Décide de  faire demi-tour au dernier piquet. J'enfonce un piquet, raboute mon fil plus un caouetch, je décide d'immobiliser mon fil de bobino avec un caouetch et le remet en place. La touille est présente depuis un moment. J'ai lâché le fil 5 secondes pour remettre en place le bobino. Je suis bien lesté et pas l'impression de bouger. Je remets la main  sur le piquet, rien, je racle assez loin, rien, je cherche un peu plus loin,rien, rien et rien. Me dis
"tu es dans la merde, air 150 bars environ, cool  Didier, une erreur et tu restes là..."
Je plante un piquet, accroche mon fil bobino et essaie de retrouver le fil, je ne fais pas de grande distance car je sais que je ne suis pas loin... Je cherche, je cherche, je sors de la touille donc terrain neutre pour moi,
bingo !... le fil  est là ! Putain, quelle joie ! Je suis tjrs serein  car je sais que mes 4 litres se vident en 3 minutes. Je rentre, fais quelques mètres et me dis : "putain, c'est pas mon fil, il est blanc !" Je découvre que j'ai fait la jonction avec Fred Martin, je sais que j'ai moins long par là, certes chaotique et -10. Je décide de ne plus regarder mes manomètres d'air, c'est ma manière de faire dans ces situations très engagées. Je rentre doucement,  très chaotique, on monte, de suite ça  descend, remonte... etc. etc. Très clair.  2 fils, certes bien positionnés à des endroits, quelques départs de fil, me pose des questions : " Suis-je sur le bon fil ?" Certaines flèches me donnent bien la direction, continue sur le fil. Je sors le siphon, ne reconnais pas trop le départ de ce siphon, je pose mon matos en sachant que si je suis bien sur le Crevat, je retrouve ma corde mise en place avec le dijonnais, fait un peu d'exondé et effectivement retrouve la corde. Je reprends le matos, guette mon air cette fois, nickel, environ 70 bars et 80. Le siphon n'est qu'une formalité, ensuite  la rivière  avec quelques belles voûtes mouillantes assez proches du plafond.
J'arrive à la sortie, monte sur la droite, et cherche la sortie. Je sais que cela est très étroit, j'ai du mal à trouver, je recherche mais je mets un certain temps à trouver. J'augmente mon éclairage  pour voir un trou à rat avec une plaquette en hauteur. Je laisse mon matos, j'escalade, avec peine mais déterminé, je m'engouffre dans ce labyrinthe tortueux et sinistre, pour enfin voir la cheminée que j'escalade comme je peux, soulève la grille et sors  avec un sourire.
Je dois me démerder pour rejoindre le groupe afin de faire cesser leur attente qui, je pense, doit être très dure. La suite est plus sympathique. 

Didier qui à malgré tout  jonctionné.

Merci à Mr martin  pour son fil bien mis en place, ce qui m'a permis d'être plus serein. J'y retournerai,  c'est sûr, tjrs la main sur fil, je partirai dorénavant avec un extracteur pour la longueur, je dois récupérer  mon bobino et voir l'étiquette suivante.

 

Trou Pinard, mercredi 1er novembre 2017
Bravo Didier pour cette belle 1ère avec à la clé la jonction avec le Crevat, et une traversée qui finit bien malgré une petite peur quand même des 2 côtés, en ayant évité un coup de fil à Damien à 15mn près, plus de 2h30 après que tu sois parti dans le siphon...
 
Côté porteurs, vu les niveaux très bas on a aussi pu progresser d’une 15aine de mètres côté siphon aval au-delà de l’ancien terminus, avec la découverte d’une petite salle bien sympathique où l’on a pu se redresser et admirer d’un côté un beau dépôt sablonneux bien travaillé et étagé par différents régimes de courants, et de superbes coups de gouge assez colorés sur une des parois. Malheureusement on s’est arrêté rapidement au-delà, le conduit reprenant des dimensions très intimes en hauteur et s’ensablant presque entièrement, dommage...
 
Steph
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Séjour de Bruno en Espagne, massif de Porracolina, Val d'Ason, du 21 au 29 octobre 2017.

1 Novembre 2017 , Rédigé par BP Publié dans #Sorties, #Travaux

Séjour sous le soleil pendant les marches d'approche des trous, et la journée de prospection, avec souvent 20°. Le bilan de première est limité, mais de belles avancées diverses. La majorité des sorties ont été concentrées sur le réseau de la Gandara (environ 116km actuellement), avec beaucoup de désobstruction et pailles en quantité. Nous étions 4 ( Le couple Degouve et Dominique Boibessot) puis 5 avec Christophe ( du SAC 70)
Pas de photo, appareil oublié, et c'est pas facile en mode explo.
 
- source temporaire du Sordo ( une des plus grosses du massif, en crue). Nous jetons un oeil neuf sur la seconde sortie d'eau, limitée à une dizaine de mètres gagnés antérieurement à la paille, avec pas mal d'air soufflant. La première sortie d'eau donne immédiatement sur un siphon descendant à -40. Au terminus, au plafond, un vide semble attirant derrière des blocs suspendus. Nous arrivons à les bouger pour ouvrir un passage très étroit que mon acolyte Dom franchit avec mon soutien en poussée. IL est stoppé par d'autres blocs, mais derrière, c'est plus gros. Une heure de marteau burin, puis une paille vont ouvrir les deux passages. Nous découvrons du plus gros derrière, une diaclase d'une dizaine de mètre de haut pour 2 m de large, mais un beau siphon nous arrête peu après. L'air semble passer au dessus de l'eau, mais pas nous... A revoir en étiage très prononcé, si le niveau baisse encore un peu.
 
- torca del Sirocco (secteur amont de la Gandara, alt 1200 m : 7° ou 8° sortie de désob sur ce gouffre aspirant fortement et placé stratégiquement sur le massif, la seconde pour moi. Les travaux antérieurs bloquaient sur une nouvelle fracture encombrée de blocs, après une série de petits ressaut dans des fractures agrandies à force de pailles, le tout, vers -40 m. Nous remontons presque  2 m3 de blocs, dont les plus gros fracturés à la paille avant d'atteindre un carrefour de fractures un peu plus saines, et surtout, la tête d'un puits étroit dans lequel les pierres cascadent assez loin dessous.
Après une dernière série de 3 pailles qui ouvre le puits correctement en fin de journée, nous revenons le lendemain avec un stock de cordes et d'équipements. La soirée est riche en commentaires, pensant que ce sera la grande découverte le lendemain, et l'accès aux amonts inconnus de la Gandara.
Le puits est en fait une énorme fracture de la série calcaire, large au maximum d'un mètre. Nous équipons pour atteindre le niveau -100, puis nous continuons sans corde pour buter à -112 m sur des rétrécissements qui ne laissent passer que le courant d'air. Les espoirs du Sirroco sont douchés, nous déséquipons complètement le trou.
 
- Sortie prospection sur le secteur montagneux entre Arredondo et Ramalès, guidés par Angel, du club local. Nous cherchons une entrée sup à la rivière du réseau de Carcabon, au delà des amonts connus sous terre. Malgré le gros effectif de ratissage, peu d'accès nouveaux sont descendus. Nous forçons deux étroitures pour buter à -30 d'un côté, vers -10 de l'autre. Pas de courant d'air aspirant nulle part. IL faudra y retourner, plus loin. Le secteur de lapiaz était magnifique, avec une rencontre surprenante : un bouquetin local couché entre deux lames de lapiaz s'est laissé approché à quelques mètres.
 
- Sortie " repos", désobstruction dans une doline au dessus de la Gandara, avec un gros courant d'air mesuré à 8°4. Malgré 2 m 3 de blocs sortis, et une dizaine de pailles pour casser les plus gros, il faudra y retourner... Il faudra être insistant l'année prochaine.
 
- Torca ? dans un gros lapiaz difficile d'accès sur la fin, après 45 min de marche, au fond d'une grosse doline spectaculaire dans laquelle on descend déjà à -30 sans équipement.
Deux puits étroit d'une dizaine de mètres chacun, élargis à la paille précédemment, butent sur un méandre fortement aspirant. 16 pailles n'en viendront pas à bout ce jour, il reste moins d'un mètre cinquante pour atteindre le gros vide qui résonne derrière. C'est un peu humide, froid et pas très gros, mais aucune cavité connue dessous ce secteur. En fait, c'est passé à la sortie suivante, sans moi. Arrêt dans un très gros puits, sur manque de corde....
 
- pour terminer mon séjour, une grosse sortie, 12 h un peu physiques pour aller faire une escalade au terminus du Cubillo Fraille, cavité de 5 km environ, jonctionnée au réseau de la Gandara depuis l'an dernier. Nous avions posé en août 2016, une série de fer à béton en U pour les pieds, au dessus d'un lac, pour faciliter le passage en main courante sur une paroi boueuse à 4 m au dessus du niveau de l'eau. A ce niveau, nous sommes à -140, après une série de passages tortueux, étroits et ventilés fortement, puis 2 puits de 15 m, et d'un dernier P25 incliné, glissant et boueux. Bref, il faut être motivé. Fait suite un méandre humide, très boueux par endroit, avec quelques étroitures, à remonter sur 700 m, presque uniquement "à l'égyptienne" en tirant chacun son sac de matos pour l'escalade...Ma combinaison n'a pas apprécié l'aller, et encore moins le retour. Il nous faut plus de 2 h 30 au total pour arriver au terminus connu : un puits remontant très arrosé mesuré au laser à 56 m. Nous montons assez rapidement vers +25, au niveau d'un gros palier qui donne sur un second puits remontant, décalé du premier. La direction de ce que nous cherchons n'étant pas la bonne, nous décidons de partir en vire dans le premier puits pour atteindre un départ de galerie en face, à environ 20m. Patrick atteint un autre départ sans suite sur le coté du puits, que nous ne pouvions pas voir, qui permet de rejoindre par un méandre notre objectif. La première escalade et la vire sont démontées pour laisser place à une corde placée directement sous les départs trouvés. Nous topographions la suite, environ 200 m de méandre haut et étroit, mais propre cette fois. Le courant d'air est faible et ne va pas dans le sens prévu. Nous arrêtons la topo sur un passage pénible même si cela continue en passant par le sommet du méandre, nous en avons assez fait et la sortie est assez loin. Selon la motivation à trouver sur une équipe, il faudra poursuivre l'escalade pour atteindre le sommet du grand puits, et retrouver le courant d'air. Et/ou poursuivre le méandre selon le report topo..
 
 
Bruno
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Gouffre TNNP, dimanche 28 octobre 2017

29 Octobre 2017 , Rédigé par JLG Publié dans #Travaux

Participants : TG, TV, JMJ, JLG

10 h / 18 h

Le matin, TG au fond, TV à la traction et JMarie à l'évacuiation. L'après-midi, TV au fond, JL et JMJ alternent à la traction et à l'évacuation. Pas de paille cette séance, tout à la main ! C'est assez large pour TG, un peu moins pour TV qui doit travailler "à l'égyptienne". Quelques problèmes pour remonter du fond, TV ayant oublié l'échelle. Autre souci, les déblais ! Essentiellement de la terre, on ne sait plus trop où l'empiler. La galerie amont est déjà pleine, on tasse la terre dans les seaux, on fait des pâtés pour diminuer le volume, et on les empile dans la galerie d'accès. Un jour, si on est assez nombreux, il faudrait évacuer tout ça dehors.

On est maintenant à - 5 m (par rapport aux spits), plus qu'un m (ou un peu plus) pour atteindre le niveau signalé par les baguettes. On gagne assez rapidement en profondeur, grâce au manque de volume à creuser. Mais visiblement ça s'élargit vers le bas. Encore une ou deux séances pour savoir si on doit continuer ...

JLG

 

Gouffre TNNP, dimanche 28 octobre 2017
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Gouffre TNNP, dimanche 22 octobre 2017

23 Octobre 2017 , Rédigé par BD Publié dans #Travaux

Présents à 10 H : Thierry V. ; Thierry G. ; Jean-Marie J.

Arrivé 10 H 30 : Nanard

Jean-Marie vient nous rendre visite et nous apporter les petits gâteaux ; puis repart chez lui finir sa nuit.

A trois, nous continuons la descente du puits colmaté. Thierry G creuse pendant que nous essayons de caser l'argile dans les recoins. L'ancien amont sera totalement recolmaté pour y déposer les déblais. Thierry G nous quitte en début d'après-midi, mais passe du temps à chercher Upsia qui a disparu.

Un tube sera nécessaire pour élargir le bas et poursuivre la descente. On est à - 4 m 20 . Encore 2 à 3 m pour valider les dires des baguettes. Deux  plaquettes et une corde sont  installées pour tirer les seaux. Une poulie devrait être installée ainsi qu'une échelle pour la remontée qui devient délicate.

Nous terminons, avec Thierry V.  vers 19 H.

Nanard

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Trou Pinard, vendredi 20 octobre 2017

21 Octobre 2017 , Rédigé par VOL Publié dans #Sorties, #SSF

Participants : Véro, J.Marie et Damien

On descend sur des cordes raides comme la justice en se disant qu’il faudrait les changer. on fait la cavité au pas de course, on passe la voûte mouillante on a de l’eau jusque sous les bras, c’est confort mais mouillé, ça ventile bien. Ya de quoi inventer un tas d’accident pas de chance et repérons divers endroits pour des points chaud de part et d’autre de la voûte. On verra ce que nous inventera Damien.

Au retour, on fait un crochet par la galerie des marmites en se disant qu’au fond ça manque d’air. On s’engage dans le réseau amont pour voir et on s’arrête quand on a plus pied. C’est bouclé en 1 h 30.
 
VOL
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Trou Pinard, jeudi 19 octobre 2017

20 Octobre 2017 , Rédigé par DL Publié dans #plongée

Particpant : Didier Lamirault

TPST : 

Je décide donc malgré la situation, je serai seul avec minimum 3 kits pour rejoindre le siphon  1  du pinard plongé par Christophe Rognon  sur  40 mètres  avec un arrêt sur un blocage, plus de visi ..
Je décide de faire des petits parcours et de retourner chercher les kits afin d'en prendre un, voire deux sur différents passages. L'ancien siphon est 0.50 m de passage. Sympa.
Ca marche bien : certes plus de temps, plus de mètres, mais ma condition est au mieux pour plonger et bien-sûr retour en sécurité...
J'arrive au siphon, prends une ou deux photos et  je suis devenu  petite grenouille.
La visi est assez sympa, j'allume mes lampes à fond pour voir ce que Christophe n'a pas vu, ""touille "" pour continuer.
Je suis lesté impeccable, je remets un ou deux piquets sur le fil de Christ, histoire du retour dans la touille.
En plus, cette portion qu'il a plongée est assez bas de plafond et assez  touilleuse du fait des montagnes d'argile de chaque côté.D'ailleurs, obligé de piquer le fil à cet endroit, donc dans la touille à chaque moment .
Je vois son arrêt,un piquet traîne à côté, le prends pour ma pomme ..
raboute mon fil rouge bien visible et je tire le fil ; mon bobino n'est pas super, je suis obligé de tirer le fil d'une main :"dur dur" et de l'autre je tiens le bobino car la traction est trop lourde, je suis certain que cela décrochera les piquets juste enfoncés dans la glaise si pas fait de cette manière.
""Un bobino de merde "" ma foi je perds trop de temps, je tire 50 mètres dans de bonnes conditions ;volume très grand, peu profond : cela reste inférieur à 6 mètres environ.
Je suis à 120 bars sur une 4 litres, je perds du temps pour tirer le fil,
j'avais une bouteille "fuite dans trajet voiture "perdu 50 bars " reste 200 bars l'autre 230 bars .
J'essaie  de retirer encore du fil pour trouver un béquet, histoire de sécuriser le fil, je finis pas trouver, je fais un bel arrêt pour le fil, je suis à 60 mètres  de première avec mon fil.
La suite est droit devant,  haut, large, bonne visi, donc arrêt sur matériel. Reprendre sur le béquet est très sécurisant. Je m'en retourne en essayant de pomper sur l'autre bouteille, histoire d'en laisser une à l'entrée du siphon pour un relais," fait à 150 bars ".
Je laisse mon harnais de 4 kg  plus 1 kg de plomb, mes palmes, une 4 litres  bien accrochée avec du fil... parce que je sais déjà et cela sans être encore  sorti que je reviendrai.
Je sors, il est 19 h 30. Remis en place la fermeture, rentré à 14h.
Christophe a buté sur une montagne d'argile car la cavité partait sur la gauche d'où un virage et dépôt. Le fil qu'il a posé est assez sympa, le début cavité est assez chaotique, la suite plus sympa.
J'ai  cherché la suite avant de bricoler le fil car après plus de visi ..
Tes piquets sont toujours en place, au  départ du fil, tes 40 mètres plus mes 60 mètres, 100 mètres,  on devrait sortir la prochaine fois.Sympa de le faire à 2 ; histoire de partager cette jonction si bien-sûr c'est le cas. Très satisfait malgré le bobino qui m'a empêché de plonger comme je voulais. Je choisis la sécurité.

Didier

Trou Pinard, jeudi 19 octobre 2017
Trou Pinard, jeudi 19 octobre 2017
Trou Pinard, jeudi 19 octobre 2017
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