Gouffre TNNP, dimanche 12 novembre 2017
Après l'exercice secours au Pinard, nous (Therry V; Bruno P; Nanard) partons au TNNP afin de vérifier l'exactitude des informations relevées par nos baguettes, accompagés par JL Kammerer.
Tout semble concorder.
Bruno descend voir le puits du TNNP et constate que les pluies de ces derniers jours remplissent la base du puits (50 cm)
Nanard
Trou Pinard, exercice secours SSF, dimanche 12 novembre 2017
Participants :
- du SCV : Véronique Olivier, Valbert Lamboley, Bernard Détouillon, Thierry Vircondelet, Bruno Pernot, Jean-Paul Servette, Louis Bourque, Jean-Marie Josso, Thomas Lebon, Jean-Luc Géral
- du GSML : Cécile et Régis Alminana, Yvan Thevenet, Jean-Luc Kammerer
- de l’ASHVS : Damien Grandcolas
- des Spiteurs Fous (25) : Jean-Marc Rias
Le scénario mis au point par Damien et Jean-Marc : une maman avec son ado de fils sont partis visiter le trou Pinard le samedi. Le dimanche matin, la maman de la maman se rend compte de l’absence de sa fille et de son petit fils et alerte les secours.
On se retrouve au trou vers 8 h 30, l’équipe ASV (JLK, JMJ, YT, JPS et JLG) part à la recherche des personnes disparues : il pleut beaucoup. Ont-ils eu un accident, ou ont-ils franchi l’ex-siphon aval n°1 qui avec le niveau d’eau montant refait peut-être siphon, … ? A la base de puits, une fois dans la rivière, on appelle du côté amont, où le terminus exondé est proche : pas de réponse. On part vers l’aval. On sort de la rivière, emprunte la partie fossile, redescend dans la rivière, et quelques mètres avant l’ex-siphon 1, on les trouve. Ils sont sur une petite plage, au ras de l’eau qui monte. L’ado s’est fait une luxation du genou et ne peut plus marcher. Pendant qu’une partie de l’équipe s’occupe du blessé (mise en duvet, …), d’autres installent le Nicola un peu plus loin, hors d’eau. La communication est faite avec la surface, même si on les entend difficilement. La civière arrive assez rapidement (BD, TV, BP, TL, avec DG et JMR), et le brancardage commence. Louis et Régis s’occupent pendant ce temps de l’équipement des puits pour l’évacuation verticale. A 13 h, la victime est sortie de la cavité.
Retour aux voitures pour se changer, sous une pluie battante qui vire à la grêle, les pieds dans la boue, sous l’orage… heureusement, les chasseurs de Vallerois le Bois nous accueillent dans leur cabane de chasse, avec un bon feu. On peut s’y restaurer et y faire le débriefing de l’exercice.
JLG
Gouffre de Raymonde, Massif d’Arbas au sud de la Haute-Garonne, samedi 11 novembre 2017
Trou Valbert, jeudi 9 novembre 2017
Participants : JMJ, JLG
TPST : 2 h
Le trou Valbert a été découvert le 25 juin 2017, par Valbert, juste derrière la mairie de Montcey, au cours du stage de bio spéléo. Véro, sa maman, et Alice Gros, des Spiteurs Fous, y étaient descendues le jour de la découverte pour une première exploration (et une dépollution également !). Nous devions y retourner, histoire d'explorer la cavité à fond, et de voir s'il y avait une suite possible. Ce fut fait cette après-midi, par Jean-Marie et moi.
La température extérieure était environ de 6 ° et rien que de mettre la tête au dessus du trou, les lunettes sont pleines de buée. L' orifice d'entrée mesure 60 x 40 cm, donnant sur un cône d'éboulis de gros blocs dévalant sur environ 5 m. De chaque côté de l'axe principal et perpendiculairement, une faille part, d'environ 40 cm de large et allant en se pinçant. Ces deux failles sont impénétrables, très encombrées de blocs. Les blocs de l'éboulis principal sont blanc-gris, les parois, elles, sont formées d'un calcaire beaucoup plus rouge, présence de minerai de fer.
On parcourra la faille principale sur environ 20 m, d'une largeur maximum de 1 m et d'une hauteur variant entre 2 et 6 m, avec partout, des blocs suspendus qui ne demandent qu'à tomber ... 2 éboulements forment des obstacles qu'il faut escalader dans cette galerie, au niveau de failles perpendiculaires. Au bout de ces 20 m, la galerie se divise en deux : une branche gauche trop étroite, et une branche droite qui sera parcourue sur une dizaine de m, devenant ensuite impénétrable. Après une rapide désob, JMarie parvient à se faufiler dans la branche gauche, et descend au point bas, à environ 10 m de la désob, devant un laminoir qui devient vite impénétrable.
Au retour, on tire le décamètre pour prendre les mesures, et on prend quelques photos. Cette faille rectiligne, orientée E S-E, est visiblement tectonique et ne permettra pas de découvrir de nouveaux prolongements.
Nous faisons part en sortant de nos découvertes au maire de la commune, et lui suggérons de protéger l'entrée d'une façon plus efficace qu'actuellement.
Nous profitons d'être dans le secteur pour aller jeter un coup d'oeil au porche d'entrée de l'Eglise de Combe l'Epine, cavité que Jean-Marie ne connaissait pas.
JLG
Gouffre TNNP, dimanche 5 novembre 2017
Participants : Thierry G. (le matin); Thierry V.; Nanard (l'après-midi)
Poursuite pour décolmater et descendre le nouveau puits ; 70 cm de gagné à la verticale par TG et des remblais que l'on ne sait plus où mettre ressortis par TV. Les deux galeries amonts sont totalement colmatées. Tout est mis dans la galerie d'accès.
L'après-midi, lorsque j'interviens sur le chantier, les 2 compères sont obnubilés par leur casse-croûte et surtout le "petit blanc" qui va bien avec. Du coup pause pique-nique.
Après le départ de TG, nous procédons à l'évacuation des différents gravats et terminons vers 19 H.
Nanard
Gouffre d'Ouzène, sortie EDS, samedi 4 novembre 2017
Participants :
- jeunes : Loukian, Arthur, Antoine, Lény et Théo
- cadres : JMJ, JLK, BD, JLG
TPST : 5 h
RV à la maison des associations, puis arrêt à Rioz pour récupérer Nanard et on retrouve JLK au trou. Révisions des manips (descendeur, clé, passage de dev, de fractio) au dessus du trou, pendant que JMarie équipe le P 16. Nanard descend ensuite pour attendre les jeunes en bas du puits, puis les aide à passer le fractio en tête du 2 ème puits (P 11), pendant que JMarie les attend en bas du puits. Je le rejoins rapidement pour emmener ceux qui attendent en bas sur le balcon au dessus du P 18. J'équipe le P 18 du côté broches et JMarie de l'autre côté (spits). Le fraction côté broches n'est pas simple à passer, plein vide, mais bien coachés par JLK du dessus, ceux qui descendent de ce côté franchiront l'obstacle relativement facilement. Une fois tout le monde en bas, Nanard les emmène à travers la chatière visiter la salle du fond à - 60 m.
Une petite photo de groupe et la remontée s'amorce sur les 2 équipements. Pour le puits d'entrée (donc de sortie), on se place chacun aux passages clés pour aider les jeunes à les franchir. A 17 h, tout le monde est dehors.
Les jeunes se sont bien débrouillés, et le groupe a été très agréable à encadrer. Antoine, qui n'avait jamais utilisé ni descendeur, ni bloqueurs, s'en est vraiment bien tiré. Retour à Vesoul avec un peu de retard, à 18 h 45, mais les parents avaient été prévenus.
JLG
Trou Pinard, mercredi 1er novembre 2017
Quelques lignes avant CR sur la jonction Crevat, qui n'était pas prévue ce jour car je voulais partir à 3 * 4 litres et un oubli "détendeur "me fait dire : pas de jonction, car je savais d'après CR de Fred Martin parti chaotique et profond dans les -10 et longueur dans les 150 mètres, voire 160 mètres ...
Le GSAM présent , 4 spéléo ainsi que Steph , très sympa ,café croissant ensuite on descend voir un peu ,le niveau.
Excellent : bas, clair ; arrivés sur place, la préparation commence,
une plongée d'environ 30 mn au plus. 2 bouteilles 230 et une 210 bars .je m'engage , retrouve mon terminus, raboute sur le béquet et tire avec mon bobino fait maison : "bonheur ""le bobino. Je tire environ une centaine de mètres, en plus de mes 50 précédents plus ceux de Christophe Rognon, 50 mètres si ma mémoire est présente. Je regarde ma consommation, 150 bars dans chaque. Décide de faire demi-tour au dernier piquet. J'enfonce un piquet, raboute mon fil plus un caouetch, je décide d'immobiliser mon fil de bobino avec un caouetch et le remet en place. La touille est présente depuis un moment. J'ai lâché le fil 5 secondes pour remettre en place le bobino. Je suis bien lesté et pas l'impression de bouger. Je remets la main sur le piquet, rien, je racle assez loin, rien, je cherche un peu plus loin,rien, rien et rien. Me dis
"tu es dans la merde, air 150 bars environ, cool Didier, une erreur et tu restes là..."
Je plante un piquet, accroche mon fil bobino et essaie de retrouver le fil, je ne fais pas de grande distance car je sais que je ne suis pas loin... Je cherche, je cherche, je sors de la touille donc terrain neutre pour moi,
bingo !... le fil est là ! Putain, quelle joie ! Je suis tjrs serein car je sais que mes 4 litres se vident en 3 minutes. Je rentre, fais quelques mètres et me dis : "putain, c'est pas mon fil, il est blanc !" Je découvre que j'ai fait la jonction avec Fred Martin, je sais que j'ai moins long par là, certes chaotique et -10. Je décide de ne plus regarder mes manomètres d'air, c'est ma manière de faire dans ces situations très engagées. Je rentre doucement, très chaotique, on monte, de suite ça descend, remonte... etc. etc. Très clair. 2 fils, certes bien positionnés à des endroits, quelques départs de fil, me pose des questions : " Suis-je sur le bon fil ?" Certaines flèches me donnent bien la direction, continue sur le fil. Je sors le siphon, ne reconnais pas trop le départ de ce siphon, je pose mon matos en sachant que si je suis bien sur le Crevat, je retrouve ma corde mise en place avec le dijonnais, fait un peu d'exondé et effectivement retrouve la corde. Je reprends le matos, guette mon air cette fois, nickel, environ 70 bars et 80. Le siphon n'est qu'une formalité, ensuite la rivière avec quelques belles voûtes mouillantes assez proches du plafond.
J'arrive à la sortie, monte sur la droite, et cherche la sortie. Je sais que cela est très étroit, j'ai du mal à trouver, je recherche mais je mets un certain temps à trouver. J'augmente mon éclairage pour voir un trou à rat avec une plaquette en hauteur. Je laisse mon matos, j'escalade, avec peine mais déterminé, je m'engouffre dans ce labyrinthe tortueux et sinistre, pour enfin voir la cheminée que j'escalade comme je peux, soulève la grille et sors avec un sourire.
Je dois me démerder pour rejoindre le groupe afin de faire cesser leur attente qui, je pense, doit être très dure. La suite est plus sympathique.
Didier qui à malgré tout jonctionné.
Merci à Mr martin pour son fil bien mis en place, ce qui m'a permis d'être plus serein. J'y retournerai, c'est sûr, tjrs la main sur fil, je partirai dorénavant avec un extracteur pour la longueur, je dois récupérer mon bobino et voir l'étiquette suivante.
Séjour de Bruno en Espagne, massif de Porracolina, Val d'Ason, du 21 au 29 octobre 2017.
Gouffre TNNP, dimanche 28 octobre 2017
Participants : TG, TV, JMJ, JLG
10 h / 18 h
Le matin, TG au fond, TV à la traction et JMarie à l'évacuiation. L'après-midi, TV au fond, JL et JMJ alternent à la traction et à l'évacuation. Pas de paille cette séance, tout à la main ! C'est assez large pour TG, un peu moins pour TV qui doit travailler "à l'égyptienne". Quelques problèmes pour remonter du fond, TV ayant oublié l'échelle. Autre souci, les déblais ! Essentiellement de la terre, on ne sait plus trop où l'empiler. La galerie amont est déjà pleine, on tasse la terre dans les seaux, on fait des pâtés pour diminuer le volume, et on les empile dans la galerie d'accès. Un jour, si on est assez nombreux, il faudrait évacuer tout ça dehors.
On est maintenant à - 5 m (par rapport aux spits), plus qu'un m (ou un peu plus) pour atteindre le niveau signalé par les baguettes. On gagne assez rapidement en profondeur, grâce au manque de volume à creuser. Mais visiblement ça s'élargit vers le bas. Encore une ou deux séances pour savoir si on doit continuer ...
JLG
Gouffre TNNP, dimanche 22 octobre 2017
Présents à 10 H : Thierry V. ; Thierry G. ; Jean-Marie J.
Arrivé 10 H 30 : Nanard
Jean-Marie vient nous rendre visite et nous apporter les petits gâteaux ; puis repart chez lui finir sa nuit.
A trois, nous continuons la descente du puits colmaté. Thierry G creuse pendant que nous essayons de caser l'argile dans les recoins. L'ancien amont sera totalement recolmaté pour y déposer les déblais. Thierry G nous quitte en début d'après-midi, mais passe du temps à chercher Upsia qui a disparu.
Un tube sera nécessaire pour élargir le bas et poursuivre la descente. On est à - 4 m 20 . Encore 2 à 3 m pour valider les dires des baguettes. Deux plaquettes et une corde sont installées pour tirer les seaux. Une poulie devrait être installée ainsi qu'une échelle pour la remontée qui devient délicate.
Nous terminons, avec Thierry V. vers 19 H.
Nanard

