ssf
Secours, Font Estramar, samedi 10 juin 2017
La décision à été immédiatement validée et nous sommes tous repartis lundi matin.
Sauvetage au trou Nina, mercredi 23 décembre 2015
Présents: JMJ, Bruno et VOL
Temps d’intervention : 7 h .
Jean Luc m’appelle à 11 h pour un chien tombé dans un trou à Villers lès Luxeuil. Je suis encore à Besançon, j’y file et téléphone à Jean Marie en renfort. Nina est un Jack Russel, elle aboie avec courage du fond d’une diaclase bien étroite. Elle est là depuis dimanche après une partie de chasse.
Jean Marie commence au burineur mais vraiment, même en rentrant le ventre les fesses et les oreilles, ça ne passe pas. J’appelle Thierry qui est au Luxembourg. Je lui dis que je passe chez lui chercher un peu de matériel performant. J’appelle Bruno qui sait se servir de ce matériel.
Je file avec Bertrand, le propriétaire de Nina dans le garage de Thierry, (je t’ai mangé 2 bounty) pendant que Bruno arrive depuis Mulhouse avec Valentine sa fille .
A 17 h, on installe de la lumière à l’extérieur parce que ça va être long. Les garçons y vont aux éclateurs de roche et aux Tubes, il en faudra 8. On est un peu bruyant. Il faut refaire des bourres. On les fait imbibées à l’eau pétillante pour plus d’efficacité (on avait que ça) . Le trou est en fait une diaclase en croix, l’intersection est trop étroite pour se tourner et poursuivre plus bas. Un dernier tube vient à bout d’un becquet. Je m’engage pour voir. Je perds ma frontale dans la partie droite. Tant pis. Nina couine et aboie entre chaque Tube, on pense qu’elle part se cacher plus loin. Plus on avance plus elle recule. J’arrive à me glisser dans le carrefour en enlevant mon casque. La diaclase est encore profonde de 1,50 m, avant de voir de la terre. Pas de chien. En me contorsionnant je la vois ! elle est dans une niche à 4 m de moi, en face. J’explique à Bruno qu’un vide nous sépare. Il décide de faire passer des branches pour combler la diaclase et créer un pont. ça marche super bien. Maintenant il faut la faire passer parce que moi j’ai pas la place. J’appate Nina avec de la tome des Pyrénées au piment d'Espelette fabriquée par mon amie Mélody. Bruno me met un morceau sur le bout de sa botte, je l’ attrape et le transfere à main droite pour le jeter à Nina. Elle accepte de sortir de sa niche de fortune et de s’engager sur les branches. Pourvu qu’elle n’aille pas farfouiller trop par en dessous sinon c’est cuit, elle redescend d’un bon mètre. On continue les bouts de fromages jusqu’à mon genou, je l’attrape au collier et tire, boudiou, tant pis pour le souffle. Cool je l’ai ! Je la passe à Bruno qui la passe à Jean Marie. On est très content. Elle a soif surtout. (après du piment tu m’étonnes !).
Je suis drôlement contente d’avoir appelé les bonnes personnes aussitôt. L’opération a été rapide et efficace avec un trinôme au poil.
Le trou s’appelle le trou Nina. on reviendra prendre les coordonnées GPS, sécuriser l’entrée et récupérer ma frontale ! plus tard.
VOL
Malgré la relative rapidité du sauvetage (3h30 de travaux avec tubes), quelques éléments techniques complémentaires :
Le groupe electrogène le plus puissant est resté en haut, la pente étant trop forte pour le descendre.
Donc, pas assez de jus en bout de ligne à plus de 100m.
Le second groupe plus petit, descendu à côté du trou, n'arrivait pas à délivrer suffisamment de courant non plus pour la perceuse (pas celle du club, celle des chasseurs, moins puissante que notre bosch). Il a fallu le pousser au starter en permanence. La perfo a fumé vers la fin, donc attente pour refroidir.
Le perçage était donc très long par manque de puissance et de matériel performant. La moitié des trous a été fait allongé sur la tranche, tête vers le bas, souvent à une main vu la place pour forer. La roche blanche était très compacte et sans joint, l'épaisseur de roche à chaque tube ou bitube n'a pas dépassé 20cm pour obtenir du résultat (aucun échec de tube).
Malgré une quinzaine de tubes en stock, nous n'aurions pas pu continuer beaucoup plus après la dizaine consommée.
Il restait au moins 5 m à élargir( estimation 40 tubes..)
Heureusement que Nina a bien voulu avancer sur les rondins
Bravo Véro pour la négociation finale.
Bruno
Chaland, exercice secours, dimanche 29 novembre2015
EXERCICE SSF 70 – 29 NOVEMBRE 2015
GOUFFRE DES PETITES CHAILLES - RESEAU DU CHALAND ARBECEY
Présents : Sophie Hans (Spiteurs – 25) – Véronique Olivier (SCV) - Samuel Quanquin (individuel – 25) - Xavier Simonel (individuel – 25) – Nicolas Estavoyer (individuel – 25) – Gaël Truche (GSD – 25) – Louis Bourque (SCV) – Jean-Marc Rias (Spiteur – 25 – CTDAS SSF 70 – Jean-Luc Kammerer (GSML) – Thomas Fonquernie (GSML) – Eloy Nenert (CAF – Médecin) – Bruno Caplain (GSML) – Nicolas Caplain (GSML) – Jean-Luc Geral (SCV) – Thomas Lebon (SCV) – Damien Grandcolas (ASHVS – CTDS SSF 70).
Les objectifs de cette opération de secours spéléo étaient les suivants :
-mise en œuvre d’un TPS (Système Nicola – Transmission Par le Sol) à l’extrême fond de la cavité (4 kms de l’entrée),
-mise en œuvre d’un TPS en surface à la verticale de celui positionné sous terre,
-avoir une liaison entre les 2 TPS,
-monter un point chaud dans la cavité à 3 kms de l’entrée,
-permettre à un médecin spéléo d’atteindre le fond de la cavité.
Une plage horaire de 2 heures a été déterminée pour établir une communication avec les TPS.
Les difficultés ont été :
-éloignement des lieux choisis pour la pose du TPS et point chaud,
-cheminement difficile jusqu’à ces lieux : zones boueuses, zones aquatiques et étroiture (laminoir sélectif).
Résultats :
-le TPS « fond » a été mis en œuvre à 200 m du fond (arrêt à ce niveau pour respecter la plage horaire) et a fonctionné. Le 1er échange fond-surface a eu lieu 4 heures après l’entrée de l’équipe sous terre et dès le TPS « fond » branché. Les messages ont été reçus 5 sur 5 (4 sauveteurs),
-TPS mis en œuvre en surface en utilisant un report topo sur carte IGN (1 sauveteur),
-le point chaud a été mis en place à l’endroit déterminé dans l’objectif de la mission (8 sauveteurs),
-le médecin a passé le laminoir et à progressé d’environ 100 m dans les galeries terminales (2 sauveteurs),
-la presse a été conviée (L’Est Républicain). 2 journalistes sont descendus dans la zone d’entrée (base des puits) de la cavité et ont pu ainsi observer et faire des photos du départ des sauveteurs dans la rivière souterraine (1 sauveteur en accompagnement).
Remarques :
-encore une minorité (après Captiot) à atteindre le fond. Les sauveteurs capables de progresser pour pouvoir arriver au terminus d’une grande cavité doivent être plus nombreux pour constituer une équipe ASV efficace,
-succès de la liaison TPS : il est important et rassurant de savoir qu’une communication entre surface et fond peut être effective rapidement,
-apprentissage de la mise en place d’un point chaud pour certains sauveteurs,
-présence d’un médecin spéléo de bon niveau au sein de l’équipe SSF 70,
-équipement en corde pour la progression dans la zone des puits à améliorer (surtout lors d’un exercice secours. Les nombreux passages de sauveteurs doivent se faire en toute sécurité. Chacun doit pouvoir, soit progresser sur les échelles en place avec une corde d’assurance, soit progresser sur corde en technique bloqueurs. Donc, déterminer au départ une équipe « équipement progression »,
-excepté les journalistes qui ont été assurés par un tiers lors de leur descente et remontée, les sauveteurs doivent être autonomes, que ce soit sur les échelles fixes en utilisant de façon autonome la corde d’assurance, ou sur cordes de progression mises en place,
-rappel : tout spéléo participant à une opération ou exercice de secours doit être licencié à la FFS.
Toutes autres remarques pour compléter ce succinct CR seront bienvenues.
Aboncourt, le 29 Novembre 2015.
Damien Grandcolas – CTDS SSF 70.
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