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Trou Pinard, samedi 24 octobre 2020
Participants : Guy Decreuse ; Sarah Bouveret ; Bernard Détouillon.
TPST : 6 H.
Sortie organisée pour permettre à Guy Decreuse de découvrir la cavité et y réaliser quelques photos. Sarah Bouveret du GCPM, intéressée par la découverte de ce réseau, se joindra à nous et participera en tant que modèle photo, à la demande de Guy.
Rendez-vous fixé à 9 H 30 à la cabane de chasse de Borey. Après le traditionnel café/croissants, on s’équipe pour la descente. Arrivés en bas du puits, la rivière coule faiblement, mais le réseau est monté légèrement en charge par rapport à la veille au soir. En effet, je suis allé équipé le puits d’entrée le vendredi soir et allé faire un tour dans le réseau ; il n’y avait quasiment pas d’eau et au niveau de la perte, en bas de la galerie fossile, rien ne coulait.
On part en reconnaissance jusqu’à la voûte mouillante à l’aval qui est saturée (siphonnante). On repart sur la galerie des marmites pour réaliser nos photos. Guy sort le gros matériel (Godox ; Snoot ; flahs ; ….) et commence sa série de photos. Après de multiples réglages (contre-jours, éclairages d’appoints, …), les photos saisies font ressortir tous les détails des galeries et donnent du volume.
Une deuxième séance est organisée au retour dans la galerie fossile pour figer les formes bien marquées de cette galerie. Puis notre troisième étape sera réalisée au niveau de la galerie d’accès au collecteur. Sarah très patiente, remplira sa mission de modèle, durant toute la sortie. Un grand merci à elle.
Les dernières photos seront réalisées dans le puits d’entrée, avant notre sortie vers 16 H 00.
Un grand merci à Guy, pour ses photos de qualité et qui nous permettent de mieux mettre en valeur cette cavité.
Bernard Détouillon
Perte de la Dent, dimanche 18 octobre 2020
Combe aux Prêtres, samedi 17 octobre 2020
Gouffre du Vauvougier, lundi 28 septembre 2020
Participants : LB, JO (spiteurs fous)
TPST : 3h00
On continue la préparation et les révisions. Aujourd’hui, l’objectif est de s’entrainer aux techniques d’équipement. Alors, je prends le premier kit et pars devant. On commence avec un début de main courante au sec et assez loin du gouffre. Tout est broché, c’est très confortable pour l’équipement. Dès le sommet du puit d’entrée (P38 suivi d’un P10), on comprend que les révisions commencent. La main courante est assez aérienne. Il faut une bonne dizaine de mousquetons pour arriver à la tête de puits. Je finis par descendre le P38 en suivant une magnifique cannelure. J’arrive rapidement près d’une plateforme au pied du puits … je descends trop bas. C’est parti pour une conversion à la montée et une petite recherche de broches. J’équipe le frac suivant et reprends la descente dans une autre cannelure. Je vois les deux broches suivantes à environ 8m de moi. Je pendule pour attraper une des broches avec ma goutte d’eau et j’y arrive du premier coup … c’est un petit miracle !!! :)
Je me retrouve devant une main courante remontante à équiper … j’adore !! LB me rejoint et me conseille pour l’équipement. Après quelques tractions, nous arrivons dans le méandre et commençons la progression jusqu’au puits du Pendule. LB équipe ce puits avec juste assez de corde pour atterrir sur la plateforme sans avoir à faire un passage de nœud. Finalement, ce pendule était moins impressionnant que celui au pied du P38.
Tous les deux sortis du puit du Pendule, LB m’explique que la suite est un enchainement de méandres sympathiques :) Du coup, nous prenons la décision de remonter. LB déséquipe toute la cavité aussi vite que je la remonte avec un petit kit dans le dos … bref, il va encore falloir s’entrainer pour avancer plus vite !! Nous sortons tous les deux du gouffre alors que la nuit est tombée depuis un long moment déjà. C’est parti pour une petite course d’orientation au travers des champs pour retrouver la voiture.
JO
Perte de la Dent, dimanche 20 septembre 2020
Présents : Thierry V. ; Jean-Marie J. ; Thierry G. : Nanard
TPST : 5 H
Après le café/croissant de 10 H, nous attaquons les travaux et profitons de la présence de Thierry G. pour abaisser le seuil au niveau de la baignoire.
Arrivés devant la perte, on constate que notre matériel a disparu (seau ; bacs ; cordes ; …). Dégoûtés, on fait le tour de la zone afin de voir si quelqu’un nous a fait une farce. Il n’en est rien, le matériel a été dérobé.
Après une heure de recherches, nous nous organisons avec le seul bac et les autres cordes que nous avions apportés.
Nous nous étalons dans la cavité : Jean-Marie en surface pour l’évacuation, Nanard au relais pour récupérer le bac du fond et le replacer sur la corde de surface (avec renvoi de cordes) et les 2 Thierry's au fond.
Thierry G, grâce à son petit gabarit, passe l’étroiture et creuse la galerie à contresens. Thierry V. récupère la terre et charge les bacs.
Nous arrêterons après une trentaine de seaux. Thierry G. a bien dégagé l’accès à la baignoire, et le tas de remblais qu’il a repoussé devant lui permet tout juste de sortir.
Il faudra impérativement sortir rapidement les déblais au milieu de la galerie, au risque de les voir embarqués par une arrivée d’eau.
Nanard
Gouffre de la Légarde, mardi 15 septembre 2020
Participants : LB, JO (spiteurs fous)
TPST : 3h30
Aujourd’hui, on adapte l’agenda au boulot … A 17h la journée est terminée. Je rejoins LB pour préparer les kits avec le matériel nécessaire pour descendre au fond de La Légarde. Environ 200m de corde, une quarantaine de mousquetons et quelques spits devraient nous permettre d’atteindre l’objectif de la journée.
Arrivé à l’entrée du Gouffre vers 18h30, nous nous répartissons les 4 kits et LB équipe la descente. P30, P7, P70, P10, … les puits s’enchainent rapidement jusqu’à la trémie. L’ambiance est sportive, nous n’avons pas le temps d’avoir froid.
Les choses « dures » commencent enfin. Nous devons trouver la première étroiture. Nous en trouvons une, hésitons et continuons à chercher … Finalement, c’était la bonne. C’est parti. LB entre en premier pour me montrer le chemin. Après chaque étroiture, il y a une petite « salle » qui permet de s’assoir et de se passer les kits assez rapidement. La dernière étroiture est devant nous, il faut équiper un petit ressaut avant de s’engager dans le passage étroit. Le descendeur en bout de longe, on descend tranquillement pour rejoindre le dernier puits de la journée (P17).
Arrivé en bas du dernier puit, on se rend vers les gours sans s’aventurer dans la Galerie de la Boue, puis allons voir le bassin de l’autre côté.
Pour finir la sortie, LB remonte comme une fusée pendant que je déséquipe. Lorsqu’on passe la tête à la surface, il fait déjà bien nuit.
JO
Perte de la Dent, dimanche 13 septembre 2020
Chaland (Arbecey-70), Exercice Secours SSF70 – SSF25 du 12 et 13 septembre 2020
Présents du SCV : Thomas Lebon ; Philippe Auriol ; Pascal Bresson ; Louis Bourque ; Thifaine Boyer ; Bernard Détouillon.
Barnum exercice secours organisé en collaboration avec le SSF 70 et SSF 25, afin de partager les expériences techniques et mener une action de plus grande envergure, sachant que, s’il y a un secours sur la Haute-Saône, l’effectif haut-saônois ne sera pas suffisant et qu’il faudra faire appel au Doubs. Arnaud participe à la gestion du secours avec les différents CT du Doubs et Damien.
Rendez-vous à partir de 9 H 30 sur place. Le spéléo blessé (Jean-Luc Kammerer) est censé se situer au niveau de la galerie des Chailles.
En dehors des équipes équipement de cavité, téléphone, désobstruction (au niveau de la zone de jonction des 2 puits), l’équipe médicale rejoint le blessé et prépare son conditionnement.
Une double équipe brancardage (civière et civière flottante est mise en place). L’objectif étant de tester du matériel de flottaison pour aider au transport de la civière en zone aquatique. Xavier Blanchard du SSF 25 nous avait fait une présentation du matériel au préalable en surface avec mise en place et précautions d’utilisation.
- Un système de housse renforcée, contient 2 matelas gonflables. Le système comporte un sanglage pour maintenir la civière en place, et facile à décrocher. La civière en place, très stable permet de pouvoir être déplacée sur un plan d’eau par une à deux personnes.
- Un deuxième système est constitué de quatre chambres à air reliées 2 par 2 et stabilisées sous la civière. Système moins stable, mais moins fragile permet de passer des zones où il y a plus d’aspérités et moins d’eau. Ce système, ne porte pas la civière en totalité sur l’eau, mais permet d soulager partiellement les porteurs. La civière doit donc être maintenu par les 6 porteurs minimum, avec juste un appui sur l’eau pour réduire l’effort.
L’inconvénient perçu semble être les chambres à air qui ne restent pas toujours en place et nécessitent un réajustement.
- Il est important qu’une personne chemine devant la civière pour guider la trajectoire (éviter les cailloux et permettre un cheminement stable des équipiers).
Le blessé semble avoir apprécié son parcours aquatique, sauf à 2 moments où il a pris un peu l’eau. Mais emmitouflé dans sa doudoune, Jean-Luc n’a pas craint le froid.
Après les derniers rangements, nous rejoignons la salle d’Aboncourt pour dîner et apprécier le repas chaud de la ferme auberge d’Aboncourt. Coucher vers 4 H du matin.
Réveil 8 H pour petit déj. Et ranger, nettoyer le matériel. Une équipe part nettoyer le matériel en bord de Saône, et les autres vont ranger les abris et la tente PC. Après un déjeuner collectif offert par le SSF 25, nous repartons tous vers nos contrées vers 14 H.
Nanard
Vidéo du barnum spéléo secours SSF 25 & 70 gouffre des Petites Chailles à Arbecey (70)
Gouffre du Breuillot 1, jeudi 10 septembre 2020
Participants : BP, JMJ
14 h - 17 h30
Le second puits, parallèle au P 27 descendu à l'époque, et découvert après les travaux de réouverture du gouffre offre plusieurs avantages pour l'accès au lac terminal situé vers -30m. Il se décale en trois tronçons pour atterrir directement sur le talus donnant sur le lac, il évite les risques de chute de pierre ou d'argile dans le P27, et il offre de pouvoir descendre/monter à trois équipiers en décalé sur les trois longueurs ( 12-6-12 m environ). Enfin, il évite le "soupirail infâme" au bas du P27, zone qui recueille tout l'argile du puits et qui donne directement sur un talus très pentu et difficile à remonter.
Cependant, il y a un passage peu confortable pour les forts gabarits au début du dernier P12.
Avec un sac matos ( perfo, ligne, mèches, accus etc) et un sac équipement ( une C40+ 9 amarrages ), direction la zone à agrandir située dans les premiers mètres du dernier puits vers -18m. Premiers problèmes, les mousquetons en place sont bloqués, pas moyen d'ouvrir la virole après une année environ. Donc double équipement sur plaquette pour les trois premiers, la dév reste utilisable.
Le dernier puits n'est pas équipé, j'étais descendu direct avec quelques frottements maîtrisés la première fois. JMJ rejoint au palier en bas du P6 avec le sac "desob", après avoir déployé une échelle dans la buse d'entrée.
Un spit est posé bien en hauteur et centré pour la corde. Le passage à élargir est 2 m en dessous, il n'y a qu'un point d'appui pour les pieds et une petite niche pour faire tenir le sac de matériel. Le trou ne s'est pas nettoyé, l'argile de décantation est partout ( mise en charge complète déjà observée sur 30 m!). Dans cet environnement, mettre une mèche de perfo après l'avoir extrait de son étui dans le sac, changer celle de 20 cm par celle de 40 cm, percer vers le bas, sortir les pailles, le bourroir, les bourres etc, le tout avec les gants enlevés puis remis avant de remonter, c'est sport! Le tout, pendu sur la corde avec le stop.
De plus, ça démarre mal, en fin de forage, ça traverse pour les deux trous. Il doit y avoir une fissure non visible derrière la paroi. Rebelote, deux trous en modifiant l'angle après avoir changé de mèche deux fois ( avec la 40, on ne peut pas amorcer le trou).
On déclenche directement depuis le pallier à peine 3 m plus haut, mais bien protégés. JMJ est ébahi par l'écho.
Le résultat est un peu décevant mais il y a un premier cran pour poser le second pied et forer à nouveau dans de meilleures conditions. Les deux trous suivants prennent donc un peu moins de temps, mais il faut compter à nouveau 30 minutes pour tout mettre en place. Vu les bruits de chute de cailloux entendus depuis le haut, le résultat doit être bon.
Effectivement, la paroi est descendue presque complètement sur un demi m2. Il reste encore pas mal de morceaux fissurés à décrocher. JMJ fait passer la barre à mine et le nettoyage complet est rapidement fait. Il reste à retester les 10 m dessous.
Un second passage avec un bombé de paroi fait frotter un peu la corde à 5m du sol. Une déviation sera à poser la prochaine fois, il n'était plus temps de remonter chercher le sac avec la perfo et la colle environnante n'engageait pas à le faire ce jour. Petit coup d’œil au lac, au même niveau que le plus bas observé, avec le magnifique trou noir au fond. ( les grenouilles, c'est quasi bon pour vous...). Il y a un mini voile blanc sur une partie de la surface (poussières d'argile je pense)
L'affluent reste à travailler, il faut gratter le talus pour désiphonner la suite.
On remonte bien lestés. Tous les équipements et la corde qui était en place dans l'autre puits sont remontés. Merci à l'échelle pour la sortie, il y avait bien 25 kg à tirer.
Pour une prochaine petite sortie en semaine, il reste donc la dév du dernier puits à poser et aller gratouiller l'affluent pour espérer trouver un bout de galerie. Il faudra également dégager par le bas le fond du puit de 27 pour que les plongeurs puissent y descendre directement leurs bouteilles depuis l'extérieur et les récupérer en haut du talus. Un bout de corde avec des nœuds serait bien à cet endroit. La topo reste à faire également.
Bruno
Perte de la Dent, dimanche 6 septembre 2020
Participants : TV, JPS, BP, JMJ
10 h - 19 h
Sans un second furet pour m'accompagner, pas de pointe à la perte des pierres blanches pour aller gratter les laminoirs du fond.
L'objectif unique du jour sera donc la Dent. Le but est d'atteindre la "baignoire" passage critique situé à 35 m de l'entrée, après avoir évacué tous les déblais présents et ceux générés par les travaux du jour.
10 forages seront nécessaires pour élargir le passage serré permettant d'atteindre la cheminée "confortablement". De nombreux allers retours avec le bac permettent d'évacuer le maximum de déblais. Seule la partie haute de la cheminée peut accueillir quelques cailloux, via un mur débutant à +3m. C'est pas très gros, pas moyen d'en stocker plus.
JPS étant parti après le déjeuner et Jean marie voulant préserver son coude, nous retournons à deux au fond tester la "baignoire".
Le sol est nettoyé tant que possible en retirant les pierres affleurantes, il restait 5 m à peine pour arriver devant l'objectif du jour. Le passage est possible (0,50 de large et 0,40 de haut max) et sec mais nous préférons refaire deux trous au plafond un peu plus en amont pour faciliter les travaux prochains. Cela ne devrait pas être trop difficile moyennant une petite vingtaine de forages au niveau du passage bas tout en abaissant le sol de 20 cm ( composé de terre et de graviers). A trois, il devrait même être possible de sortir les bacs du fond directement dehors via un relais au milieu. Pas le choix, aucun espace de stockage. On aperçoit les traces du niveau d'eau en période humide qq centimètres au dessus du plafond d'entrée de la baignoire, c'est plutôt positif. Il n'y a probablement pas de mise en charge complète.
Encore deux sorties au moins pour avancer vers le coude de galerie à 40m.
Les dernières pluies ont envoyé un filet d'eau dans la galerie, sans rien entraîner de plus.
44 ans après l'exploration par des petits gabarits certes, force est de constater que la première partie du réseau s'est bien remplie d'alluvions. Espérons que la suite sera libre pour rejoindre la diaclase terminale située avant le siphon. Elle n'est pas reportée sur la topo, il y aurait 15m de plus....vous avez compris?
Prochaine sortie : Jeudi 14h au Breuillot 1. Bruno et JMJ vont aller élargir le puits parallèle découvert l'an dernier (3 forages à priori) et finir d'équiper en sécurité pour tous. Les grenouilles pourront facilement aller plonger le siphon au fond du lac, et les autres faire peut être un peu de première dans l'affluent qui s'y jette.
We prochain : exercice secours au Chaland. Samedi + dimanche.
Dimanche, nouvelle sortie travaux à la Dent possible, contacter Thierry.
Bruno
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