sorties
Perte du Coq à Poil, dimanche 3 mai 2015
Participants : YM, JPS, TV, JLG
10 h / 18 h
Quoi faire par un dimanche bien pluvieux, quand les rivières sont en crue... creuser dans une perte. Donc, direction Polaincourt récupérer Yonyon, puis Senoncourt. JPaul, prévenu en cours de route, viendra nous prêter main forte une partie de la journée.
Creuser dans une perte en crue présente quelques avantages : on voit où passe l'eau, les outils sont propres, les cailloux aussi, mais aussi un gros inconvénient : ça mouille, qu'on soit comme Thierry au fond en train de creuser, où au dessus pour sortir seaux et cailloux. On s'amuse à faire des barrages, à les démonter, à en faire d'autres, à creuser des canaux, pour envoyer l'eau à différents endroits de la perte. Après quelques heures de boulot, Thierry renonce : trop d'eau ! Il voit bien où est la suite, mais il faudrait descendre d'encore un mètre pour pouvoir passer.
A quelques mètres de là, en hauteur, une autre perte beaucoup plus petite. Allez hop, au boulot, toujours sous une petite cascade ! Après 5 pailles (Thierry n'aura pas traîné le perfo, les accus et toutes les pailles fabriquées récemment pour rien), la perte s'est approfondie de 2 mètres. Les blocs résultant de la dernière paille sont très gros, impossible à remonter en l'état. Mais il est tard, on s'arrête là. On a pu vérifier que les pailles fonctionnent très bien dans l'eau. L'endroit est prometteur, il faudra y revenir, par temps sec !
Au retour, on profite du seul rayon de soleil de la journée pour aller jeter un coup d’œil sur les pertes du secteur, et après un parcours dans les marécages (normal, on s'était changé, on était sec, ç'aurait été dommage de le rester...) à la résurgence du Coq à Poil. Que d'eau !
JLG
Gouffre du Lucifer, jeudi 30 avril 2015
Participants : BD, JMJ, TV, JLG
10 h / 18 h
J'arrive vers 14 h. Je retrouve les copains, qui ont déjà bien travaillé le matin, et sont en train de casser la croûte. Rien de nouveau, toujours de la terre ... Reprise du chantier peu après, Thierry va au fond, et on s'installe pour tirer les seaux le plus confortablement possible.
Vers 17 h, on arrête le chantier : toujours pas de changement. Nanard descend pour sonder à la barre à mines, mais rien de probant sur encore un mètre. On décide de tout arrêter. On démonte la poulie, on rebouche (palette et bouts de bois) et protège le trou (grillage). Il faudra peut-être revenir rapidement si on veut essayer de récupérer une partie des cadres.
JLG
Source du Vevey, mardi 28 avril 2015
Thierry V m'avait contacté il y a environ 15 jours pour me dire qu'étant allé se promener à la source du Vevey, il avait trouvé un piquetage jaune et orange fluo autour de la source. Il se demandait ce que ça pouvait bien signifier. J'y suis allé cet après-midi, j'ai vu le piquetage, et je suis passé à la mairie de Calmoutier pour avoir des infos. Comme Thierry le pensait, c'est bien le projet de mise en deux fois deux voies entre Vesoul et Lure. Pas encore de date annoncée pour le début des travaux.
Affaire à suivre.
JLG
Perfonds de Vaux, dimanche 19 avril 2015
Participants : TV, YM
10h / 19h
Nous n’avons pas atteint le terminus de Bruno, encore trop serré pour nous. Donc 4 tirs et 6 pailles pour supprimer quelques bosses. Galère pour ressortir les blocs !!! En fin de séance, 5 trous sont préparés pour la prochaine séance et après ça passe. Mystère ? C’est un amont !! Et pourquoi un courant d’air très sensible à cet endroit ?
A suivre .
Yonyon
Le Chaland, dimanche 19 avril 2015
Participants : DT, JMJ, BD, JLG
TPST : 3 h
Sortie initiation/découverte de l'activité et du monde souterrain pour Denis. On va voir la Furieuse, et arrêt au Bar/Tabac pour le casse croûte. Sortie sans problème qui a beaucoup plu à Denis.
L'entrée est toujours aussi ébouleuse : Damien, une action CDS de mise en sécurité de cet accès, très fréquenté, non ? On en rediscute ?
JLG
Le réseau du Neuvon, lundi 6 avril 2015
Participants : VO, TV, TG, BD, BP.
TPST 10h30
A 9h30, Jean Louis Mérelle nous accueille et nous guide vers le trou. 20 minutes d'échauffement sportif pour commencer avec
la montée sur le plateau sur les sentiers. C'est un abri en tôles au milieu d'une pâture, sous lequel un regard bétonné
encadre une trappe semi-blindée à ouverture électrique par télécommande ( huit ans de travaux, ça se mérite...).
35 mètres de descente dans des galeries quasi 2x2, obliques et verticales, le tout en artificiel !! Puis on débouche au
sommet d 'une première salle avant de poursuivre vers la salle de la cathédrale et son point bas vers -100.
Bruno équipe et touche le fond en 1h20, mais derrière, ça coince et l'attente sera longue. Le trou a été équipé avec 63 broches,
gaines métalliques pour mains courantes et un câble pour rappel guidé évitant une zone de blocs empilés instables.
Mais le résultat est mitigé, il ne faut se louper à aucun moment, sous peine de galérer comme hier. Plusieurs fractionnements
auraient pu être évités avec un équipement placé différemment et plus simple. Les fractios sont plein vide presque
systématiquement, il manque des appuis pour les pieds à chaque décalage de la corde de 100 m, les étriers en place
sont courts, et je n'ai pas pensé à ceux qui sont équipés de descendeur normal, certaines boucles sont un peu
courtes pour eux. Au final, il faut seulement 25 mousquetons et 4 sangles pour les déviations. ( et cordes 18-40-100).
Bref, entrée à 10h30, départ pour les galeries après un bon casse croûte à côté du point chaud monté en permanence,
à 14h15.
La galerie fossile est remontée vers l'amont (et visite à l'aval sur 300 m pendant l'attente) sur 2,5 km. Avec photos et petites
pauses, nous allons mettre seulement deux heures pour rallier les abords de la salle du Putsch. Le cheminement est assez
facile (deux ressauts de 8 et 5 m équipés) dans des galeries aux formes magnifiques ( 4x10 le plus souvent). Par contre,
c'est chaud et sec, nous étions justes en eau ( il faut compter 2l/personne).
Peu de concrétions dans ce collecteur fossile, mais des panneaux superbes de chailles noires sur fond blanc, des plafonds
sculptés magnifiques, des galeries rectilignes superbes.
Vers l'amont, nous rencontrons un morceau de l'actif sur quelques dizaines de mètres. La rivière coule en fait sous la
galerie ou en parallèle dans des conduits jeunes et de petite taille. La galerie menant à la salle du putsch est large de 20 m,
mais le plafond s'effondre par dalles successives et empli sérieusement le conduit sur plus de 10 m de hauteur.
La suite, plus concrétionnée vers la galerie de la porcelaine, attendra éventuellement une autre visite, mais c'est encore
4km de galeries à parcourir, aller et retour....Une autre paire de manches!
Le retour au bas des puits est plus rapide, comme souvent ( 1h30). A 18h00, la fastidieuse remontée peut commencer
avec de nouvelles galères imprévues (éviter le rappel guidé à la remontée ou accompagner avec une petite poulie
allongée d'une sangle sur la longe ?...) Bruno sortira 2h45 plus tard après un déséquipement aussi sportif qu' à la descente.
En plus du kit perso, c'est lourd une corde de 100 humide avec ses amarrages...
Malgré quelques phases ponctuées de jurons silencieux dans les puits, Véronique a ainsi vécu sa plus longue promenade
souterraine.
Thierry nous a gratifié d'une chanson bien connue de la comédie musicale "Notre Dame de Paris", en bas de salle de la
cathédrale...
Photos en cours de transmission.
Bruno
La porte aux étoiles
Il reste une place pour découvrir ce lieu que j’ai décidé magique, (il a un beau nom quand même, ça fait plus rêver que trou du bouc). J’appelle vite thierry, JL me sort ma carte de licenciée que j’avais déjà perdu et je lis un tas de compte-rendus sur le net.
J’ai décidé de faire plein de tests : des lunettes taillées à ma vue avec un profil bas pour l’aisance du casque, un cardiofrequence, et mon super filtre à eau qui rend potable 999 litres d’eau sale. Départ 7 h de chez Thierry avec Bruno, on attrape Bernard café à chaque arrêt, je suis excité comme une pile. Je fais connaissance avec Thierry Gilles qui dément en 3 minutes le portrait brossé tout le long du voyage par ses compères. Il a plein de lampes sur la tête J. Je m’habille chaudement parce que je n’ai jamais chaud en speleo. Marche d’approche 1,5 km en mode pentu, je me deshabille à mi chemin. On regarde la topo 10 fois et écoute les conseils d’équipement. Il paraît qu’en bas il fait chaud. Les garçons me font peur. Ils ont tous des mousquetons de frein et les cordes sont neuves. Je prévois de faire un vertaco sur mon descendeur. Première partie sans encombre. Bruno et Thierry partent équiper la suite, Thierry suit il grogne ça me met encore plus les pétoches. On poireaute avec Bernard dans un courant d’air glacial, je me rhabille. Tjs transie, je suggère de faire des exercices d’auto secours pour passer le temps et les frissons. Je fais la victime sur corde dans le puits du dessus et Bernard vient me sauver. Il n’y arrive pas mais alors pas du tout. Bon. Il passe au dessus et c’est moi qui vais le sauver. Pas mieux. On reste perplexe et réchauffé.
C’est mon tour. C’est difficile. Des têtes de puits en grandes oreilles de Mickey, et pas de mou dans les fractios pour un vertaco, même pas pour une demi clé. Pétoche. Et je brâme que je veux du mou boudiou (ça fait rire les copains en bas, les garçons c nul des fois !). Je passe chaque fractio en force, en tirant sur les bras, les jambes, avec les dents, la rage et des conversions. Galère. Bernard qui descend me décoince ma poignée tendue (il m’a sauvé sur ce coup là). Arrivée en bas je suis rincée et en mode bouilloire. Repos et petite bouffe. Mes lunettes me permettent de voir net donc je reste en fonction économie sur ma lampe, c’est super pour l’autonomie lumière. On franchit un tas de blocs effondrés, longe des chailles comme des concombres de mer sur les parois et traversons, des plages, des dunes, le ventre d’un serpent de mer, des plis ridés de veille montagne. C’est superbe. Je suis toujours à la traine. On manque d’eau. Petite bouffe avant de remonter, Bernard me file une pâte de fruits (glucides !) et Bruno des abricots secs (bonheur encore des glucides !). Remontée acrobatique au premier fractio j’emporte la corde du dessous plus celle du fractio : 3 cordes autour de mon croll j’en bave …. Je laisse tomber le câble de guidage dont je ne comprends pas l’utilisation, je fais du balancier dans le tas d’argile qu’il ne faut pas toucher remonte sur corde tendue au fractio de la dev… je récupère du jus (des glucides dans le sang enfin !) tout à la fin. Retour sous la voûte céleste pour un superbe coucher de soleil embrasé. 10 h pour faire 5 km et 160 m de dénivelé positif, je suis plus cuite que 40 km sur le Larzac avec 2000 m de dénivelé. Ce matin je me suis levée en roulant comme une mémé pour me retrouver à 4 pattes péniblement. Courbatures puissance 1000. J’ose pas dire que c’était une super sortie…mais ça sera mon Indochine quand j’aurai 80 ans. Faut que je fasse des haltères pour avoir des VRAIS biceps utiles.
Véro
Les Ravières, samedi 4 avril 2015
Participants : VO, JMJ, JLG
TPST 1h30
Départ tambour battant sous un ciel gris. J’ai oublié mes chaussures canyon, je retourne en trombe chez moi et j’y oublie mon casse croûte… bref on fera sans en comptant sur les barres energétiques du bidon de secours. Arrivés aux Ravières, c’est moi qui équipe. Heuuu. Il y a une limace dans un spit que j’écrabouille faute de pouvoir l’extraire avant de mettre ma plaquette. Ca fait 3 mois que je n’ai pas fait de verticale, juste de la rivière. Doute. En fait, tout est là, sous les doigts, dans l’ordre et sans se poser de questions.. ouf. Un gouffre majestueux que j’ai le temps de savourer sur une corde raide qui ne glisse pas du tout, même sans frein et en se secouant pour descendre. En bas, des bêtes sauvages et débonnaires à ventre orange et tout petits yeux torves : des tritons alpestres me dit M. Google. Des touristes donc.
Jean Marie a des problèmes de lumière. Un petit tour et on remonte, intrigués par des bruits de voix au dessus. C’est Jean-Louis Thollon et son acolyte (Damien Decreuse) qui attendent leur tour de visite. On pique nique sous un abribus, JM me prète une tranche de jambon et JL du café. Merci les copains:-). Et la pluie redouble. On va jusqu’au trou d’Aubonne (le Rapant) mais l’idée de se mouiller pour s’équiper et d'équiper sous la pluie nous rebute. On préfère se geler à la grotte touristique de la Glacière, avec un guide extraordinaire qui rit comme dans un film de Dracula des années 50. Le musée des minéraux qui est à côté recèle de merveilles sous la poussière et l'abandon. C’est une superbe collection néanmoins. Retour sous un rideau d’eau. Le Papy a tout oublié dans ma voiture : ses bottes, son caleçon et Jean-Luc détient son tee-shirt. On l’a pourtant pas laissé tout nu devant sa porte ?
Véro
Perfonds de Vaux, dimanche 29 mars 2015
Participants: TV, BP
11H30 18H30
12 pailles très performantes et c'est passé...jusqu'à une douzaine de mètres !
Le ruisseau n'a pas bougé malgré les averses. Le méandre des travaux est sec et chaud, à tel point que nous tombons rapidement les shorty en néoprène. Aller au fond est une formalité avec les travaux précédents !! Malgré deux ratés, tous les obstacles en vue sont réduits. A plus de 12 m du départ, Bruno bute avant une zone qui permettrait de se retourner et de tenir debout : une banquette du méandre bloque le casque. Les deux probables dernières pailles seront pour la sortie suivante. Malheureusement, ça sent vraiment l'amont, de nombreux cailloux sont visibles sur le sol au terminus....Peut être une trémie derrière la lame du méandre visible deux mètres plus loin. Il faudra aussi faire la topo, la galerie est quasi rectiligne désormais. Le méandre est haut de 4 m en moyenne et 50/60 cm au plus large.
Sortir 25kg d'accus dans un kit a été assez sportif...il reste un bidon au fond pour la prochaine fois.
Bruno
Candart, dimanche 22 mars 2015
Il faut vraiment laver le matos !
Gaël Truche (GSD)



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