classique
Traversée Essarlottes / Voie aux Vaches, classique, dimanche 12 février 2023
Nous ne sommes pas moins de 10 pour cette excursion : Patrick, Gaétan, David et Jojo du Catamaran.
Puis : Joris, Michel « Sa femme et leurs filles en soutien psychologique », Cathy, Manu, Céline et Sarah du GCPM
Loin de nous douter de la drôle d'aventure qui nous attend, nous nous donnons tous rdv pour 10h15 au parking.
Première frayeur quand Cathy et moi croisons Manu en voiture, à contre sens... Perdu ou en fuite ?
« Juste un oubli de botte ! »
L'ombre règne sur le parking où il y a déjà bon nombre de voitures ainsi que de drôles de bovins bipèdes réfugiés dans une pâture ensoleillé..
Après un petit café offert par Manu, nous voilà tous réunis pour la marche d'approche en direction des fameuses Essarlottes.
Je n’étais jamais passée par cette entrée, mais la surprise n'est pas très grande : un méandre étroit et humide nous pousse à la proximité. Voir même au tête à cul ! Gaétan et Joris partent en tête.
Les contorsions et les puits s’enchaînent, Cathy se débrouille très bien pour son premier trou « un peu beaucoup » technique !
C'est alors que survient le drame ! La descente est arrêtée net par la perte de la Gopro de Michel dans un puits non équipé. Il se voit déjà supplié sa femme de ne pas l’égorger quand SuperPatrick arrive... Il commence à descendre en opposition sans assurance dans un puits arrosé, mais David dégaine une corde de secours et l'assure avec un demi-cab « ouf » ! C'est que les spectateurs entassés sur la vire, n’étaieyt pas tellement rassurés ! Patrick reviendra ruisselant d'une eau bien fraîche, mais victorieux ! La Gopro est sauvée ! Michel est donc redevable, sauvé d'une inévitable strangulation !
« Tout ça, pour une bouteille ! »
Avec ce contre-temps Gaétan et Joris ont déjà disparus à notre arrivée en bas des puits, on comprendra plus tard qu'ils ont attendu, attendu, encore attendu, visité l'amont pour finalement repartir tout droit vers la sortie.
Nous visitons l'amont, puis la chaîne se forme pour le reste de la visite, direction la Voie aux Vaches !
Céline et moi traînons « un peu beaucoup » derrière, fascinées par les centaines de petits fossiles qui tapissent le fond de la rivière. Si je ne dis pas de bêtises, il s'agit d'ammonites de l'Oxfordien et du Callovien supérieur, des étages géologiques que la perte des Essarlottes traverse, ravine, en mettant à jour de belles petites ammonites qui ont entre 163 et 166 millions d’années ! « Rien que ça ! »
On traîne tellement que bientôt plus aucune autre voix ne s'entend dans les galeries, nous sommes seules et Céline commence à s'alerter. Nous avons toutes les deux un plan, de la lumière, le parcours est fléché, on a la nourriture de quasiment tout le monde et même le protège cul de Manu ! Donc personnellement, je prends ça vraiment à la légère. On sait pour sûr que la sortie se trouve juste après la Salle Victor, dans ma tête ça paraissait clair, il suffit de trouver cette fameuse salle !
« Heu, tu crois que c'est la salle Victor ça ?? » Voici une phrase qui reviendra trois ou quatre fois, ààchaque élargissement prononcé de la galerie. Consultation du plan à chacun d'entre eux… « Mouais, ben on va suivre les flèches tout simplement ! »
En fait, on ferra comme tout le monde, on ira tout d'abord visiter le siphon situé juste avant de remonter pour accéder à la salle Victor, pour ensuite grimper ce petit ressaut et accéder au Graal du Graal ! La salle Victoooooor « Ben ouais, il y a de l’écho dans une salle pareille ! »
Chose étrange… Tous ces kits posés là… Juste devant la sortie étroite qui mène à la Voie aux Vaches.
N'ayant pas souvenir que ce beau monde avait de nombreux kits multicolores nous nous engageons dans la remontée en pensant que nos collègues nous ont purement abandonnés pour cette promesse de feu de camp salvateur qui nous attend à la sortie...
Quelques étroitesses et puits plus tard, des stalactites de glaces font leurs apparitions, accompagné d'une brise glacée en tête de puits. Elles nous guideront avec quelques injures jusqu’à la sortie !
Il fait jour et meilleur que dedans « pour une fois ». Par miracle on entend d'autres voix dans les tuyaux, on a enfin retrouvé les copains qui en fait, étaient tout simplement partis visiter l'aval avant de remonter.
On nous informe que Patrick a fait demi-tour pour aller nous chercher, à vrai dire tout le monde s’inquiétait de nous savoir à la traîne ! A notre tour on s’inquiétait de savoir Patrick seul et trempé à la recherche de deux âmes perdues, déjà sorties d'affaires... Il donnera signe de vie peu de temps après.
Cathy est bien soulagée d'entendre la voix de sa nièce surgissant au dessus d'elle « Alors Tata, dure la remontée ? » Elle n'avait pas tout à fait signé pour ça mais j'avais bel et bien raison.. Elle pouvait le faire !
A notre sortie, un beau feu de camp préparé par Anna et ses filles « Femme de Michel » nous attend ! On retrouve Mouloud, Gaétan, Thomas Jounin, une anglaise, Camille, et bien d'autres du GSD et Friends pour une petite bière et une collation. Vraiment agréable de pouvoir brûler nos carcasses au coin du feu !
Encore une très belle sortie avec du beau monde.
Merci à tous.
Sarah
La Malatière, Bournois, vendredi 27 janvier 2023
A l’initiative de Cathy qui a bien envie d'un petit dépoussiérage de descendeur et de retrouver les plaisirs d'une balade sous terre après leur périple à la Réunion, une sortie à la Malatière se décide avec Patrick du Catamaran. Manu et J-Lou répondent présent également, nous sommes donc cinq « 6 avec Bilou, la mascotte » à se donner RDV à 10h au parking.
Le vilain petit canard du jour sera Manu qui arrive une petite demi-heure en retard. Par grâce, nous sommes tellement en bonté ce jour qu'il aura tout de même le droit au café, croissant et gâteaux de Tartine bien au chaud dans la spéléo-mobile de Patrick. Pendant ce temps, Bilou vaque a ses occupations habituelles, tel que se rouler dans la merd.. ou manger du bois.
PROBLEME, J'aime beaucoup caresser ce Bilou.. ; je finis donc crépie d'une substance odorante mais Manu me sauve la mise avec du gel hydroalcoolique, nous sommes quitte pour le retard !
Habillage rapide « ou presque » J-lou et Patrick partent en tête pour équiper.
C'est une découverte pour Manu qui ne connait pas cette cavité mas aussi une redécouverte pour Cathy qui n'y a pas mis les pieds depuis ses 15 ans avec une certaine Nicole Bouveret.
« Déjà trois Bouveret sont passés par là, est-ce que l'on pourra un jour devancer en nombre les passages des Decreuse qui arpentent activement les sous-sols de nos régions, j'en doute ! »
Le gouffre avale rapidement les cinq spéléos bien heureux de retrouver une température moins hostile pour leurs doigts. C'est maintenant leurs pieds qui sont déstabilisés par des glissades incontrôlées. La Malatière ne déroge pas à sa légende, il est parfois utile d’opter pour la technique « limace à ventouse » ou encore celle dite du « Niphargus à longues griffes »
Des rouges, des bleus ou encore des jaunes, presque une dizaine de vieux boutons, témoin d'un autre temps jalonnent le parcours.
Bien souvent la tête en l'air à observer les belles voûtes et les myriades de concrétions nous tombons tous d'accord sur le fait que tout ça mériterait un bon coup de karcher, histoire de redonner toute la beauté à ces lieux privilégiés où l'art minéral prend toute son ampleur.
A l'arrivée dans le Métro c'est tapis rouge pour tout le monde. Avant de faire demi-tour, nous poussons jusqu'au passage désobstrué où des mineurs spéléos ont dû se casser les genoux dans cette mine de rien.
Cathy est bien heureuse, elle accuse encore un peu le coup du manque de repos, mais n'en sera que plus fière d'avoir fait tout ce parcours. Manu est ravi d'avoir rencontré la belle de Bournois, il sourit ! Pendant que J-Lou à califourchon sur un arbre, fait le macaque à cul rouge... Patrick déséquipe et nous ouvre les portes de son salon privé pour clôturer cette belle sortie par des œufs brouillés et du jambon tout chaud accompagnés d'un bon vin.
Elle est pas belle la vie ?!
Merci à tous pour cette belle sortie et cette bonne ambiance propre à la spéléologie.
Votre humble emmerdante
Sarah
Grotte Cosquer II, Marseille, lundi 7 novembre 2022
Temps passé sous l'eau 1 h.
Beaucoup de monde même en semaine hors vacances. Mais il y avait encore de la place sans réservation. Les billets sont tous avec un horaire précis à respecter. Prévoir un peu de queue. La visite de la grotte se fait sous le niveau de la mer, avec une descente par ascenseur puis parcours dans des wagons automatiques. Ça fait train fantôme. La reproduction est bien faite, mais c'est plus petit que Vallon pont d'Arc.
Après la visite, un petit film sur la découverte puis, à l'étage, exposition sur les animaux préhistoriques et les variations du niveau de la mer.
Je dirais que c'est à faire si on fait le vieux port ou le Mucem, mais ne mérite pas le voyage à elle toute seule.
Thomas LEBON
Cerre lès Noroy, classique, samedi 8 octobre 2022
Participantes : Céline « GCPM » et Sarah
Suite a une annulation de sortie dans le Doubs nous décidons à la hâte de se faire une sortie entraînement en Haute Patate !
Je jette mon dévolu sur l’entrée historique du réseau de Cerre les Noroy car nous sommes bien décidées à devenir entièrement autonome a l’équipement. C'est pas le tout de faire des sorties, il s'agit aussi de mettre en pratique tout ce qu'on nous a appris et ce que l'on s'apprend entre nous.
A deux, pas de pression. Personne ne va faire d'hypo ou d'hyperthermie à cause de nous ! Donc c'est sereine et à peine en retard que Céline arrive à Port sur Saône. Nous arrivons en début d’après-midi au parking que j'ai pu retrouvé grâce à Base Karst. Petite collation avant de préparer les kits et de réviser quelques nœuds.
Toutes de bleu vêtues, nous arrivons devant la grille... Fermée ! L'occasion de retourner un petit coup en enfance en escaladant la grille, est fort bien mise en valeur avec cette pancarte « Accès interdit ». Nous équipons l’entrée avec un point sur le piquet métallique et un point avec sangle sur la souche morte qui semble avoir fusionné avec le trou. C'est ensuite que Céline se lance à l'assaut de ce puits qu'elle ne connaît pas du tout. Elle descend le premier jet avant de se rendre compte qu'il manque un fractio pour éviter les frottements. Là encore, une belle occasion de pratiquer une conversion en temps réel. Remonter jusqu'aux deux broches, qu'elle équipe rapidement : j'ai le feu vert pour descendre d'un cran avec vue sur le magnifique empilement de roche qui surplombe nos têtes. Fort heureusement l'instabilité n'est que de courte durée, c'est dans une belle roche toute lisse que Céline installe une dèv pour accéder au dernier fractio.
Une opération rondement menée, nous sommes vite en bas et vous le savez tous... après l'effort, le réconfort ! Un crapaud nous accueille et nous prenons un réel plaisir à déambuler dans cette belle rivière à l'eau turquoise , aux concrétions mirobolantes bordée de sapins d'argiles. L'aspect déchiré des parois nous fait vite oublié les passages boueux ou trop mouillés et bas de ce dédale de galeries. Nous nous arrêtons un croisement en amont avant la jonction qui mène au gouffre Schoenig. C'est décidé, nous reviendrons en néo pour faire la traversée !
Nous sommes bien mouillées malgré le peu d'eau donc nous ne traînons pas sur le retour. Je déséquipe pour laisser Céline un peu frigorifiée aller se réchauffer « au soleil ».
Une très bonne sortie en duo, ludique, sportive et pleines d'humour, comme on les aime !
Bien joué à l'irréductible doubiste !
Sarah
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