classique
Grotte de Choranche, Vercors, dimanche 12 mai 2024
Comme tous les jours, réunion pour le petit déjeuner à 8h du matin sur la terrasse du gîte. Puis achat du pique-nique pour ceux qui n'ont rien, remplissage des coffres, au revoir à nos hôtes et départ dispersé vers le parking de la grotte touristique de Choranche.
On arrive tous un peu en avance pour la première visite de 10h20. Contrôle des billets à 10h, petite marche vers l'entrée de la grotte (gros travaux d'aménagement avec creusement d'un tunnel pour protéger les visiteurs des éboulements de falaise). Entrée dans le trou par une entrée artificielle pour accéder à la grande salle présente juste avant la résurgence. Tout est blanc avec beaucoup de fistuleuses. On va voir une première galerie qui se termine rapidement par un siphon qui se passe par pompage en été pour une poignée de spéléologues aguerris (donc pas nous). Demi tour pour aller voir les fameux protées dans la première salle. Ils sont gras (nourris une fois par mois) et très actifs (un bouge légèrement lorsque la guide allume les aquariums). Ensuite on remonte la deuxième galerie active sur une centaine de mètres. Arrêt sur une trémie mais un escalier de cent marches a été creusé pour permettre d'accéder à la salle de la cathédrale où un gradin a été aménagé pour un spectacle son et lumière. Je regrette que la salle ne reste pas allumé plus longtemps à la fin pour permettre de bien la regarder. Ensuite sortie de la grotte par la première salle et l'entrée naturelle.
On va ensuite voir le lac souterrain de l'entrée de Gournier à 10 minutes, on boit un coup en terrasse au bar de l'accueil et pique-nique aux voitures avant un départ dispersé.
Thomas LEBON
Scialet des Mouch’tiques, réseau des Chuats, Vercors, classique, samedi 11 mai 2024
Participants : François, Véro, Philippe, Jean-Luc, Thomas, Rodolphe, Nanard
TPST : 6 H
On se retrouve sur le parking du mémorial au col de la Chau vers 10 H. Après les préparations d’usage, on suit François qui nous guide à 200 m de là vers l’entrée de la cavité protégée par une porte métallique.
Le scialet des Mouch’tiques déjà équipé, toute l’équipe s’y engage. P12 avec plan incliné, puis P25 des « mouches piquent ». On perçoit le courant d’air dès le départ.
Thomas préfère à ce niveau-là, remonter en surface, accompagné de Jean-Luc.
Le reste de l’équipe poursuit sa descente : P25, P20 du Puissant Marteau,, la galerie des moustiques, la main courante et le méandre qui donne accès sur le côté de la salle Phrygane. La descente dans cette salle se fera par l’escalier de service (R6).
Après une centaine de mètres de descente, bien fractionnée, nous sommes dans de grands volumes ; ce sera notre zone de repas après quelques incursions dans les différents dédales du réseau. Nous laissons nos kits dans cette salle.
Nous sommes dans la galerie de l’ Armée Rouge et cheminons jusqu’au siphon des Cénotes en passant par l’étroiture « Poignée de Graviers ». Les coupoles au plafond sont impressionnantes et illustrent bien le façonnage par l’eau. Du calcaire récifal (corail) est perçu a quelques endroits.
De retour sur nos pas, nous partons faire une incursion dans la Galerie Tous Ensemble que nous remontons partiellement. Dans cette conduite forcée de 2 m de diamètre, parsemée de ressauts, petits puits, nous pouvons observer de nombreux coquillages assez imposants, incrustés dans les parois : des rudistes dont n’est conservée que la partie supérieure.
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Une petite pause repas s’impose dans la salle Phrygane, puis nous poursuivons nos incursions en direction de la galerie nord, en passant les ponts rocheux. Quelques passages bas dans le sable, nous amènerons vers la voûte mouillante ponto croco en passant par la zone de bivouac, puis direction le passage crocodile.
L’heure du retour s’annonçant, nous faisons demi-tour vers la salle Phrygane pour récupérer nos kits et faire le chemin inverse. Les puits très fractionnés nous permettent de tous remonter ensemble sans qu’il y ait de grandes attentes. Nous apprécions le soleil à notre sortie.
Tout le monde est satisfait de cette belle cavité et remercie François pour nous avoir guidé et fait profiter de leur belle découverte.
Cette cavité fait partie du réseau des Chuats qui compte 42 978 mètres de galeries et puits, avec 5 entrées différentes ( Scialet des Chuats 2 ; Scialet Abel ; Scialet des Fleurs Blanches ; Scialet des Deux Gardes ; Scialet Mouch’tiques) . C’est le 3° plus important réseau du Vercors.
Nanard
Trou Pinard, classique, samedi 9 décembre 2023
Grotte des Orcières - Montivernage, classique, vendredi 8 septembre 2023
Participants : Peter Boyes et Damien Grandcolas.
Recevant à la maison un vieil ami anglais spéléo qui ne pratique plus mais qui avait une petite envie de retourner sous terre, je lui propose d'aller à la grotte des Orcières qui me semble bien adaptée pour lui (Peter a 78 ans et quelques soucis avec ses genoux entre autres).
J'avais prévu une corde pour lui faciliter la descente du ressaut d'entrée, mais j'ai oublié celle-ci à la maison. J'envoie un SMS "SOS" à Denis Motte qui vit à Baume-les-Dames pour lui emprunter une corde. Il est chez lui ; nous faisons donc un petit détour pour récupérer la corde. Un petit café avec le Traquet et Marie-Odile et nous partons pour Montivernage. Sur place, il y a déjà un groupe d'une vingtaine d'enfants encadré par 3 pros de la Roche du Trésor prêt à descendre. Le temps de nous équiper, ils sont déjà tous sous terre.
Peter descend relativement bien le ressaut et équipé d'un bâton de marche, il progresse tranquillement dans la cavité. Nous faisons quelques photos et remontons tout aussi paisiblement. Peter a été vraiment très content et quelque peu ému d'avoir refait une petite sortie spéléo.
Damien.
"Spéléo" dans les Dolomites, "classique", vendredi 21 juillet 2023
Participant : Joceline, Joël, JLG
Depuis le col Falzarego, on monte en benne sur le sommet proche. De là, rando sur les crêtes, puis descente au parking. Le long de la descente, nous « explorons » les galeries creusées par les autrichiens pendant la dernière guerre. Plusieurs tunnels assez longs, donnant par des fenêtres avec meurtrières sur l’extérieur. Quelques salles également, avec des vestiges de planchers, ayant dues servir de dortoir ou de salles de commandement. En tout cas, une sacré désob ! Mais ils ne devaient pas être très grands, et je regrette l’absence de casque et de frontale.
JLG
Le Chaland, classique, vendredi 14 juillet
Participants : Véro, Philippe, Joël et moi
10 h / 13 h
Pour continuer de faire découvrir à Joël les plus importantes cavités de Haute-Saône, et comme la dernière fois on était allé au Deujeau, il était logique qu'il découvre sa suite, le Chaland. Véro et Philippe, qui avaient fait le Mont Ratey hier, avaient envie de sortir, mais cool. Nous aussi. Je mets une annonce par mail, pas de réponse, à part JMarc qui me signale qu'il y était hier, qu'il y retourne demain (certainement en tant qu'accompagnateur pour l'office du tourisme de Jussey) et que le niveau d'eau est très bas.
Effectivement, pas beaucoup d'eau (sauf dans les bassins où les mains courantes auraient bien besoin d'être remplacées). On va jusqu'au siphon dans la Furieuse (qui n'a de Furieuse que le nom vu le faible débit), puis à la salle du Bar-Tabac. On ne traine pas, Véro et moi avons froid.
Retour rapide et sans encombre. Bonne bière au soleil à la sortie.
JLG
Le mont Ratey, classique, vendredi 13 juillet 2023
Participants : VOL, PAU, Denis Langlois et 2 candidats initiateurs : Gervais et … un Savoyard
On profite de la semaine de stage national initiateur à Montrond pour aller voir notre copain Denis Langlois qui fait passer les épreuves à deux candidats. On adore toujours servir de cobaye et se laisser trimballer sous terre sans rien équiper c’est confort … ou presque !
Le choix se porte sur le Mont Ratey à Arc-sous-Cicon que l’on ne connait pas. Chouette. Bon déjà j’ai oublié mon torse… je me contenterai d’un bout de dynema et ça marchera très bien aussi. La cavité est étonnante avec ses grillages après le premier puits pour empêcher les éboulis. on descend sans corde cette partie, parce que c’est l’aventure ! C’est tout en profondeur avec pas mal d’équipement et des dev redoutables trop tendues à mon goût qui nécessiteront pour moi pas mal d’acrobaties (se tenir avec les pieds à un éperon rocheux pour avoir deux mains pour donner du mou à cette foutue dev). Bref. Philippe plus grand s’en sort mieux en poussant en oppo sur la paroi d’en face, ben oui, mais encore faut-il pouvoir l’atteindre. Une fois tout en bas du bas, on a sérieusement entamé tout l’équipement disponible. Celui de mon mini kit y passe, les moustifs de Phil aussi mais … ça manque encore d’au moins 4 amarrages et la vire que l’on doit franchir le long d'un trou béant ne pourra pas se passer sans équipement. Dommage il parait que le plus joli était derrière. Bon on remonte les 160 mètres assez vite, puisqu’une partie des cordes restent en place pour le grand final de l’évaluation du lendemain. Nous ne le verrons pas puisque nous allons au Chaland avec Jean-Luc. Une sortie vivifiante et joyeuse comme on aime en petit comité, mais avec des gaillards qui envoient bien.
VOL
Grotta del Vento- Fornovolasco-Toscane-Italie- Visite en touriste. lundi 26 juin 2023
Au cours d'un périple tourisme en Toscane avec un groupe d'amis, nous avons choisi d'aller visiter la Grotta del Vento dans les alpes Apuanes, entre Carrare et Lucca. Le calcaire est une dolomie très dure.
Ci après copie de quelques infos glanées en ligne, à l'image de ce que nous avons entendu verbalement.
Située au cœur du parc des Alpes Apuanes, dans une zone non contaminée de grande valeur paysagère et géomorphologique, La Grotta del Vento possède plusieurs caractéristiques uniques. Parmi les grottes touristiques italiennes, elle est la plus complète d’un point de vue morphologique et évolutif, car ses itinéraires permettent l’observation directe de tous les aspects du karst profond tels que les tunnels vadoses fossiles ou parfois actifs, les canalisations phréatiques soumises à une immersion temporaire et les environnements définitivement abandonnés par l’eau dans lesquels une phase de concrétion intense est en cours, avec des formations calcaires de toutes sortes, toutes vivantes, lumineuses et riches en couleurs.
C’est le seul à offrir la possibilité de choisir entre trois itinéraires touristiques souterrains différents, dont l’un (3ème itinéraire) est le plus long d’Italie.
La température, dans les parties les plus intérieures, est pour toute l’année de +10,7 ° C, une valeur correspondant à la moyenne externe annuelle; Il y a deux entrées: la plus basse, l’entrée touristique actuelle, s’ouvre à 642 mètres d’altitude, la plus haute est située à plus de 1400 mètres d’altitude, de l’autre côté de la montagne.
Il y a donc une colonne d’air d’environ 800 mètres de haut, libre aux extrémités, qui pendant l’été est plus froide et plus lourde que l’air extérieur, puis tombe vers le bas provoquant un fort vent sortant à l’entrée inférieure, tandis que de la partie supérieure est aspiré de l’air relativement chaud qui, le long de la grotte, se refroidit, rendant la circulation continue. L’hiver se produit exactement le contraire: l’air intérieur, plus chaud que l’extérieur, est plus léger, de sorte qu’il monte, attirant l’air froid de la bouche inférieure qui, à l’intérieur de la grotte, se réchauffe, rendant la circulation continue vers le haut.
La vitesse du vent est directement proportionnelle à la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur; Lorsque les deux températures sont égales, tous les courants d’air cessent.
Compte tenu de l’extraordinaire variété d’aspects, la Grotta del Vento représentait le meilleur imaginable pour présenter le karst profond dans son intégralité et dans sa réalité. Non seulement alors, des tunnels horizontaux pleins de stalactites, mais aussi des aspects que personne n’avait pris en considération auparavant, tels que les formes d’érosion, les conduits lissés par une circulation phréatique, la suggestion de puits verticaux, les couches sédimentaires comprises comme des chapitres d’une histoire qui dure des millions d’années. Autant d’éléments à expliquer en détail, à corréler de manière organique afin d’enflammer la curiosité des visiteurs envers toute une série de sujets scientifiques qui allaient bien au-delà d’une liste stérile de formes.
Le concept du chemin est également innovant: alors que dans les grottes horizontales habituelles, les passerelles ont été brisées en aplatissant les sols, dans la Grotta del Vento, les chemins, tous en béton antidérapant, ont des mesures essentielles : dans les sections coulissantes seulement 60 centimètres, pour minimiser l’impact visuel. Et ils ne sont en aucun cas camouflés, mais étant essentiels à la convivialité de la grotte ont été presque partout fabriqués afin de les distinguer clairement de la morphologie naturelle de l’environnement qui les entoure.
Bruno
Le Deujeau, classique, jeudi 1er juin 2023
Participants : Pascal B, Joël V, JLG
TPST 2 h 30
Agréable promenade dans le Deujeau, que Joël ne connaissait pas du tout, et où Pascal était venu une fois, mais sans trop de souvenirs. Pas beaucoup d'eau, la voûte mouillante n'est pas arrivée à nous mouiller le ventre. On va jusqu'au siphon. Retour sans problème. Je suis toujours surpris par le côté esthétique de cette cavité, par son eau translucide (enfin ce jour là, et avant qu'on ne piétine au fond.).
JLG
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