Gonvillars, préparation JNS, samedi 17 septembre 2016
Préparation JNS
participants : d'Héricourt : JMarie, JLuc, Régis, Thierry ; de Vesoul : Véro, Hervé, JMarie, Nanard, Jluc
Remise rapide en état du sentier d'accès dans le talus (pas beaucoup de boulot, le chemin était encore en bon état) et aménagement de la forêt pour permettre un passage facile de la tyrolienne, qui sera cette année double (aller retour) et située tout près du préau d'accueil.
Après le traditionnel pot de fin de travaux, 3 courageux décident d'aller faire un tour dans le trou (voir ci-dessous).
JLG
Baume de Gonvillars
TPST : 4 h
Régis Alminana, JL Kammerer, VOL
Comme les garçons ne font que papoter je décide de rentrer en grognant fort que quand même : j’avais pris tous mon matériel pour aller au fond ! Ni une ni deux, Régis dit : moi aussi ! Donc on y va. Jean Luc se colle à nous et on part à trois.
JL nous sort le grand jeu et toutes les salles, les shunts, les prologations et les blagues qu’il connait. On découvre la salle de la Malicorne et plus loin, youpi hourra ! Les salles blanches qui sont encore blanches de plafond avec de belles colonnes. Elles se méritent car il faut passer quelques courts laminoirs et on a toutes les chances de se perdre si on ne les a pas faites dix fois. Je suis enchantée par la découverte de ce morceau de réseau. On en ressort en faisant des zlip et des zwoutch sur des toboggans et des couloirs d’argile. On est sale pire qu’en sortant de Solborde. On reprend le fil de la rivière pour aller au fond. Il n’y a vraiment pas d’eau, juste de quoi se baigner 3 fois jusque sous les bras. JL je t’informe que les poissons que je n’ai pas sauvés la dernière fois sont tous MORTS. Ça pue le poisson crevé à vomir… la portion entre les deux siphons pétés est magnifique. On revient en hâtant le pas. Les garçons n’ont pas de néoprène et ça fait froid. JL n’a plus de lumière et Régis éclaire à peine. Moi je dis que heureusement qu’il y a les filles pour faire avancer le bidule :D.
Sortie 20 h 15 avec le soir tombant et la nuit déjà grande. Je suis ravie (bis).
Véro
Pinard et Borey, dimanche 11 septembre 2016
Participants : DL, JMJ, TV, TG, TL, BD, JLG
On se retrouve nombreux au bord de la route vers le trou Pinard, et on décide de faire 3 groupes : un formé des 2 Thierry ira à Borey, profitant de l'étiage pour pousser plus avant l'explo de la perte, le deuxième composé de Didier Lamiraut (en plongée) et Nanard (en soutien) s'occupera du siphon amont, et le troisième avec Jean-Marie et Jean-Luc (renforcé par Thomas arrivé un peu plus tard) ira dans la galerie des Marmites pour faire de la photo.
TPST : groupe 1 : 2 h 30, groupe 2 : 1 h 30 et groupe 3 : 2 h 30
Groupe 1 :
Dernière première (facile) à la perte du Moulin à Borey où les Thierry’s étaient présents. TG en éclaireur dégage les obstacles laissé par TV et Bruno lors des derniers travaux de mise au norme (gabarit TV). Puis Laurel (le gros !) va difficilement par manque de motivation jusqu’à la salle. Hardi (le petit) part donc tenter de dépasser le terminus de Bruno (à confirmer avec lui). Je pense que l’ex gendarme auxiliaire a battu le dernier record du capitaine ! A suivre...
Arrêt donc sur un dédoublement de la galerie en laminoir bas semi noyé en face et sur la gauche même type de galerie qu’avant genre diaclase mais réduite. Je respire bien. J’avais pris 4 lampes : une sur la tête (pas de casque juste une cagoule néo), une autour du cou et 2 dans un petit bidon étanche dans un mini kit. En effet j’avais eu des problèmes d’éclairage lors de la dernière tentative.
TG
Groupe 2 :
Aujourd'hui, trou Pinard, beaucoup de monde sur place, très sympa .
Préparation pour la plongée. 3 kits. pas trop lourds. Arrivé dans la source, m'équipe un peu, "bouteilles" un kit et palmes pour arriver au siphon. Le niveau est bas, la visi excellente, je suis assez satisfait de devoir plonger dans ces conditions...
J'espère sortir le siphon. J'ai pris la Go-pro, je ne regrette pas car belle clareté...
Me prépare, je partirai sans gants, car j'ai des piquets pour le fil d'Ariane.
Me voila parti, je ne tiens pas le fil, histoire d'être au milieu afin de voir un peu la largeur, car inconnue du fait de la mauvaise visi sur les plongées précédentes. Certes, je guette toujours mon fil : environ 2 mètres de large, très spacieux. Hauteur idem, environ 1 mètre 50 à certains endroits, voire plus des fois car je ne vois pas le plafond.
Je retrouve mon bobino planté dans un tas de glaise qui m'avait freiné lors de ma dernière plongée.
Cette fois, avec visi d'environ "" 1.50 "" mètres, je trouve le passage, un 90 degrés environ sur la droite et ça continue. Je plante mes piquets qui font plus de 40 cm. Le double aurait fait encore mieux l'affaire car certain s'enfoncent à ras. Je les déplace avec moins d'appuis.
Je déroule, déroule, je vois l'étiquette 160m, je n'ai plus de piquets. Je me suis donné 200 mètres avec mes deux 4 litres 250 bars.
Fait chier, tout, pierre ou caillou, m'explose littéralement dans la main pour finir en poussière. Je regarde mes manos : 200 bars. Je cherche un caillou, un becquet ou autre, regarde au plafond... : miroir !
Me relève pour voir la fin du siphon. Accroche mon fil à un béquet dans l'exondé, je laisse le bobino après,""me reste 20 mètres de fil "".
L'exondé est magnifique , me retire un peu de matériel pour crapahuter, J'espère faire des 100 mètres.Je filme bien à la Go-pro, histoire de ramener tout cela aux collègues ,"" certain du bon fonctionnement de ma Go-pro ""
Je remonte de 20 mètres environ dans la rivière en déplaçant des tonnes de glaise qui, je sais, vont me rendre la visi zéro au retour : c'est le jeu... le jeu en vaut la chandelle. Le fil est assez bien donc pas de soucis pour le retour.
L'exondé fait donc 20 mètres pour donner sur un nouveau siphon qu'on appellera S2.
Majestueux, clair, je plonge sans bouteille, j'ai encore mon masque, trouve la suite sans aucun problème. Je décide de me remettre à l'eau pour sortir le s1 qui bien sur est sans aucune visi et sur l'ensemble du sphfon.
Je retrouve les collègues, content de ma plongée et surtout de pouvoir leur montrer le film.
Je m'aperçois chez moi que la Go-Pro est mal paramétré et ne donnera rien de bien sympa .
Je suis assez déçu, vais devoir travailler sur la Go-pro pour la prochaine sortie .
Merci pour le portage et le repas trés sympa .
Didier Lamirault GSAM
Groupe 3 :
Nous descendons (Jean-Marie, Thomas et moi) avec Didier et Nanard, et restons avec eux le temps que Didier séquipe. Puis en route pour la galerie des Marmites. Le matériel photo ne sera sorti qu'une fois arrivés à la cascade, pour ne pas le pourrir dans le fossile. Un flash nous lâche rapidement. Les accus dont je l'ai équipé sont des m ..., à jeter ! Série photos, donc, avec moins de lumière que prévu. Mes "modèles" sont patients, coopérants, mais déjà à la prise de vues, je ne suis pas vraiment satisfait du résultat. La galerie est couverte de glaise (même aux endroits les plus déchiquetés), qui absorbe beaucoup la lumière. Au retour, on fait une série de photos entre la perte (avant le fossile) et la base du puits d'entrée, pour bien montrer qu'il n'y a pas d'eau qui coule dans cette partie (photos pas terribles non plus).
On retrouve Didier et Nanard, sortis depuis déjà un petit moment, au bord de la route, et on va tous rejoindre les Thierry's au moulin, pour casser la croûte.
Après le repas, départ de Thierry G, Didier et Thomas. Thierry V emmène les 3 qui restent pas très loin, derrière le creux Breuillot, pour nous montrer nos peut-être futurs travaux dans le bois du Replan (commune de Noroy le Bourg) : 3 trous, un connu depuis longtemps (une première désob rapide y avait été réalisée par Thierry V et moi en juin 2013) et deux autres tout proches, découvert il y a une quinzaine par TV. A voir !
JLG
Septembre 2016, plongée au Frais Puits
Compte-rendu de la plongée au Frais Puits de Michael Spahn :
Voilà un peu d'information après notre plongée:
Nous n'avons pas trouvé le fil d'ariane à l'entrée (c'était facile à
trouver l'année dernière).
Il semble que dans les premiers 20m de la galerie d'entrée, le fil est
(profondément) couvert d'argile. Au moins partiellement (difficile de dire exactement - visibilité presque nulle à l'aller et retour à l'entrée).
Nous avons plongé dans le petit amont jusqu'à environ 400m dans une eau
assez claire où le fil était bon.
Aussi, dans la galerie d'entrée et l'aval, il y avait beaucoup de
brindilles sur le sol et enchevêtrées dans le fil.
Michael Spahn
Réunion du 2 septembre 2016 à Filain
Présents : Véronique Olivier, Flo et Hervé Marchal, Thomas Lebon, Bernard Détouillon, Jean-Marie Josso, Jean-Luc Géral
Trou Pinard :
Actuellement, siphon amont à 80 m, plongée prévue dimanche prochain, 11 septembre. La topo est terminée, on attend la sortie papier…
JNS :
Rappel : elles ont lieu les 1 et 2 octobre, on a besoin de tout le monde. Un peu avant, il faudra aller chercher les ‘’bêbêtes’’, cloportes et nyphargus, pour les mette en aquarium pour les montrer au public JMJ servira de gardien du ‘’zoo’’ Le 17 septembre après-midi, préparation sur place, tyrolienne, aménagement talus d’entrée … on vous attend sur place à 14 h.
Gouffre Berger :
C’est fait ! Seuls Véro, Nanard et JMarie y sont allés, à - 500, Thierry et JLuc sont allés à l’Antre de Vénus, pour des raisons médicales. (voir compte-rendu sur le blog)
Fouine n°4 :
On reparle d’une Fouine n°4, avec toutes les nouveautés (Borey, Pinard, Moulin au Maire, …). Véro contacte Bruno.
Sorties réalisées en août 2016
*07.08 : BD travaux, trou Pinard : TG, Gege, TV, JMJ
*13.08 : Deujeau, initiation : JMJ, Sylvain, Hugo, Camille, Nathan, JLG
*13.08 : travaux, trou Pinard : TV, BD
*17.08 : Antre Vénus, séance photos : TV, JLG
*17.08 : gouffre Berger : VoL, BD, JMJ
*du 04 au 16.08 : séjour en Espagne : BP
*21.08 : Trou Pinard : TV, TG, Bruno Schlosser et 2 autres ‘’parisiens’’
*23.08 : Plongée, trou Pinard : Didier Lamirault (GSAM), TV
*25.08 : via ferrata Nans sous St Anne : VoL, Hélène et Valbert ses enfants
*27.08 : perte de Borey : Travaux : BP, TV
*30.08 : travaux, trou Pinard : TV, JMJ
Prochaines sorties :
*journées du patrimoine, à Rioz (Nanard), le 10 après-midi.
*plongée et photos le 11 au trou Pinard
*17 après-midi, Villers sur Saulnot, préparation JNS
*18 : exercice secours ( ?), voir avec Damien
*1 et 2.10 : JNS
Merci à Flo et Hervé pour l’accueil, le repas, …
Prochaine réunion le samedi 1er octobre
aux JNS à Villers sur Saulnot
Trou Pinard, mardi 30 août
Participants : TH.V.+J-MJ
14 à 18h
Topo de la galerie des Marmites faite (105 m). La deuxième partie de la galerie est très différente : après une zone très déchiquetée, on trouve une galerie large, basse, au plafond lisse et à peine cintré. Les 20 derniers mètres sont "aquatiques": arrêt sur siphon ou v.m. .Comme dit
notre président "y a quelque chose de pas clair !" car les débits constatés ne semblent pas cohérents...à voir!
JMJ
Perte de Borey, samedi 27 août 2016
Participants : TV, BP
14h-18h30
Après de nombreux mois au Pinard, une sortie à Borey était attendue pour voir l'état de la galerie après les crues d'hiver et de ces derniers mois.
Mais aussi pour tenter de faire un tour plus loin...
Après une bonne bière pour hydrater les bestiaux et commencer à transpirer en surface dans la néoprène, direction le fond avec chacun un bac perfo/accus et le matos d'élargissement.
Rien n'a bougé ou presque, seul l'amas de cailloux à la jonction des deux galeries en aval est parti. Plus de petit bassin à cet endroit, il restait quelques pailles à cet endroit pour filer direct, tant pis. Le passage étroit forcé par TG est quelques mètres plus loin. En 6 trous, c'est presque pas mal. Mais c'est à nouveau serré (très peu, mais il faut du confort !!) à deux endroits plus loin, la joue frôle l'eau. Pendant que Thierry prend le relais du perçage, je pousse un peu la visite: après les 2 passages bas (déja deux trous exploités et deux percés par avance), on débouche dans un bel élargissement (largeur 2 m, hauteur 1m) sur 10 m de long. Puis c'est la fin des cailloux au sol, uniquement la roche bien sculptée. Encore 10 m de petit méandre presque à 4 pattes (à mon gabarit...) et c'est un stop provisoire sur des dalles (terminus TG?). Au dessus, trop petit et très boueux, mais finalement, en dessous, un laminoir de 5 m de long semble passer. Effectivement, ça frotte à peine à un endroit, c'est très lisse et large d 'un mètre. Sortie à nouveau dans un petit méandre très joli avec l'eau qui revient sur les cotés (0,80x 0,80). Après 15 m environ, l'eau perdue un peu avant revient par une cascade latérale de 50 cm de haut. je poursuis quelques mètres, arrêt sur... rien. Mais, étant en solo, et vu les passages engagés derrière, il vaut mieux faire demi-tour. Parfois, quelques diaclases offrent de se relever (la tète au moins). Le méandre file au même gabarit apparemment, environ 0,80x 0,80.
Il n'y a qu'un seul gros affluent (mais sans arrivée d'eau), à gauche à l'arrivée dans la "grosse galerie" après les passages bas. Rien plus loin, uniquement le ruisseau qui file dans le joint des deux côtés et revient plus loin régulièrement.
Un croquis est joint pour illustrer cette description sommaire.
Les 100 m au total ne sont pas loin d'être atteints, pas de siphon en vue, ça descend doucement et ça part à droite sous le revers. Mais ça zigzague énormément par endroits. Maintenant, faudrait que ça devienne moins ''sport" pour la suite. On cassera les dalles ( et la dalle aussi ) pour moins subir toutes ces reptations ; en combinaison néo, ça use un peu !! L'eau était particulièrement bonne ( 13°?) et peu odorante. Courant d'air instable, senti dans les deux sens.
On a découvert une grosse poutre en chêne ( longueur 2m50, largeur 30 cm) et deux carrés de chêne, le tout enfoncé dans le sol au début du shunt, par où c'est arrivé là?
Le couvercle confectionné par Thierry, en béton armé sur mesure, est posé sur les buses.
BP
Trou Pinard, mardi 23 août 2016
Je suis retourné plonger chez les scv 70 ,""très sympa "" réseau Pinard.
J'ai repris mon bobino aux 50 mètres, enfoncé complètement dans la glaise et fermeture avec couetch.
J'ai été assez surpris de la pose du fil lors de ma plongée dans la touille... certes pas le meilleur mais pas le pire. ""assez sécurisant ""
J'ai déroulé 30 mètres de plus ""80 mètres "" dans une visi de 0.40cm .
Pas de point d'accroche pour le fil , certes cela restait dans le même cap. Des cailloux friables dès que je les touche, j'arrive à tourner autour d'un, un tour, ""mieux que rien "" et continue pour atterrir sur un gros tas de glaise bien lisse qui vient pincer au plafond. J'arrête et observe bien, ras du plafond, sans même un cm d'ouverture.
Je sais que je dois changer de cap "genre" 90 degrés sur la droite pour retrouver la rivière. Dommage, j'aurais du voir le cheminement de l'eau au sol mais je regardais ailleurs.
La rivière doit faire un virage et laisser son dépôt.
La visi est de zéro, je plante après avoir fait un arrêt fil sur le bobino. Je n'essaie pas de faire ce virage malgré les bouteilles bien pleines pour continuer.
Mon fil n'est pas attaché dans la sécurité, un point d'attache pour 30 mètres .""j'ai oublié mes piquets prévus pour cela à la maison ""
Cela m'apprendra à être moins con. Hors de question que je commence à naviguer de cette manière...
Le siphon m'attendra, je le sais, et ce weed-end avec piquets .
Le retour se fait trés sympathiquement en tâtonnant le fil. Ma plongée écourtée, j'en profite pour les aider à faire la topo d'une partie de l'exondé et voir le siphon aval très attirant .""La suite promet"".
Sortie sous un soleil magnifique. Petite bouffe sympathique entres copains
j'espère sortir la prochaine fois le siphon.
Merci pour cette première ..
Didier
Trou Pinard, dimanche 21 août 2016
RV à 9h45 dimanche à l’église de BOREY, pas pour prier mais pour faire jonction avec les Parisiens. Je les escorte avec le camping-car jusqu’au parking herbeux du Trou Pinard. TV retardé arrive à 10h05 avec les croissants : il est donc pardonné ! Tradition oblige nous partageons le café de l’amitié avant de nous déguiser. Un Parisien reste en surface pour surveiller les véhicules et UPSIA ! Nous nous enterrons enfin...Le niveau de l’eau est inchangé par rapport à la dernière fois. Les Thierry élargissent le laminoir au marteau, burin et barre à mine (non à Peytard). Les Parigots visitent donc seuls jusqu’au siphon aval. Un des trois revient rapidement et ressort puis les deux autres nous retrouvent et rendez-vous au pied de la cheminée. Pour m’y réchauffer, à l’aide du mât (sur les 3 premiers mètres), puis en opposition, je l’escalade au péril de ma vie. Avec brio le somment est atteint à 20m. L’équipement sera sommaire sur amarrage naturel en tête de puits et au fractio. Les techniciens de sousface TV et 2 Parigots m’aident (moralement...). Une corde est laissée en place puis nous remontons, les hommes et le matériel à la chaîne (kits, barre à mine, marteau, burin, échelle, corde, pioche, bêche à dents, éléments du mât). GRAND MERCI aux Parisiens pour leur aide précieuse. Enfin nous nous restaurons et arrosons cette première de 20m au Porto blanc, Fixin et Tautavel.
TG
Espagne, FFS Porracolina 2016, séjour du 4 au 16 août
Dès le lendemain de mon arrivée, ça commence fort : descente vers -400, il reste un P 100 à équiper pour jonctionner le gouffre du "plan B" avec la rivière d'un réseau exploré dans les années 1996-2000 par les équipes françaises, mais dont l'aval était devenu très difficile à atteindre humainement et ce, malgré plusieurs bivouacs. 27 km avaient alors été explorés, puis rattachés à un réseau totalisant 130 km... Ce nouvel accès permet d'atteindre le fond situé désormais à environ 2km du bas du puits. Le sujet étant sensible localement, je ne cite pas de références. Nous sommes 4, le couple Degouve, et Gotchon, un spéléo basque, souvent convié.
Après 30 minutes de marche, l'entrée, qui a été désobstruée en moins d'une journée, est située dans une petite doline banale en flanc de montagne. Sauf que le courant d'air aspirant n'est pas banal!! Pour faire simple, c'est presque un P 380 qui se situe sous nos pieds. Deux paliers et quelques vires offrent de souffler sur 280 m de descente fractionnée, la plus grande longueur doit mesurer 40 m. Un peu serré à l'entrée, le puits ne fait que s'élargir au fur et à mesure de la descente, c'est propre et superbement découpé. Mais quelques passages sont délicats, des placages sont instables et quelques pierres s'échappent trop facilement, obligeant le port du sac à la ceinture et une vigilance importante.
A - 280 environ, un niveau fossile est atteint, terminus de l'exploration de juillet. Le puits continue presque directement et jonctionne avec la partie haute du canyon (le sommet du canyon mesure 130 m au moins à cet endroit...). Il reste 100 m à descendre, la rivière en bas est très audible depuis le niveau -250. On cherche donc un accès qui ne sera pas plein vide, trop long à remonter en équipe. A 50 m , dans le fossile, une ouverture en hauteur donne sur un bord de paroi. Patrick équipe rapidement avec une corde de 90, puis termine avec la 60. En trois fractios, un palier et un déviateur, il est en bas sur un talus qui surplombe la rivière de 10 m. Tout le monde rejoint, Jonction!! nous sommes à -380- 390 environ! L'aval et l'amont étant limités par des bassins, on fait quelques photos en fouinant un peu (un affluent trouvé..), puis casse croûte et on remonte en 2h30. Sortie de 8h avec les accès de marche.
Les jours suivants sont consacrés à de la désob (pailles...) et à du rééquipement ( pose de 10 fers à béton en vire au dessus d'un lac à -100) dans 3 cavités connues mais stratégiques, et une autre dans une petite rivière sympa mais il nous a manqué deux pailles pour passer. ( grotte de la "Poissonnière")
S'est intercalé dans cette série, une sortie dans un secteur difficile d'accès, à 2h de marche, vers un méga lapiaz boisé, proche du "Canal del Haya".
Il faut d'abord récupérer 250 m de cordes qui attendent à l'entrée du gouffre des Trois Yeux, déséquipé car terminé, pour les basculer vers l'entrée de notre objectif du jour situé à proximité (500 m à vol d'oiseau, mais plus d'une heure de parcours du combattant dans un labyrinthe minéral et végétal). Seul le P 30 d'entrée et le P 10 suivant sont connus. La suite est retrouvée facilement, mais c'est un méandre incliné et tordu, pas simple à équiper ( je manque de pratique régulière pour équiper efficacement en première...).
Finalement, on bute à -82 en bas d'un P15 sur un passage étroit mais au dessus de la suite bien visible et plus large. ça aspire bien, mais il faut deux pailles que nous n'avons pas.
Ce sera un objectif futur, pour des gens bien motivés, vu la difficulté d'accès. On laisse deux sacs de corde sous des blocs à coté de l'entrée à cet effet.
Pour se "reposer", Guy Simonnot propose à Jean Noel Outhier (venu du 01) et à moi même, d'aller randonner et repointer des trous dans la vallée de Rolacia au coeur du massif. Ce ne sera pas vraiment du repos, 900 m de montée avec un sentier peu fréquenté et recouvert par les fougères, attaques répétées de tiques et forte chaleur. Mais c'était vraiment magnifique ( voir photos en extérieur) et on a retrouvé les trous prévus pour les pointer au GPS.
Le lendemain,samedi 14, retour au "plan B" avec l'objectif d'aller avec une néoprène chercher un lieu propice à un futur bivouac. En 1h15 nous sommes en bas.
Changement de tenue,et direction l'aval, poussés par un courant d'air sensible ( le canyon ne mesure que 6 à 10 m de largeur au niveau de la rivière) mais c'est tellement fort qu'on le sent bien en permanence. On marche sur un lit de graviers et de galets, dans un canyon sculpté et sauvage avec parfois de petites cascades. Le niveau d'eau est assez bas, les quelques bassins traversés préservent le haut du corps. Il faut parfois escalader assez haut des effondrements ponctuels qui barrent complètement la voie. A 1km en aval, un gros volume effondré barre le canyon. Les blocs tombés du plafond obligent à monter de plusieurs dizaines de mètres. On ne voit presque plus la paroi d'en face. Une galerie fossile en hauteur ( connue, "la galerie argileuse) offre le point de bivouac recherché. Sans être complètement certains qu'une mise en charge sur + de 40 m ne soit possible vu les traces anciennes effacées par endroit.
On en profite pour fouiner un peu. Un affluent marqué bouché sur la topo se révèle accessible facilement avant de terminer sur un puits remontant dans une branche et un puits descendant dans l'autre ( on a pas de corde ni baudrier..).Dans la grande salle, on repère un gros départ fossile en haut des blocs en face, c'est pas connu donc on y va. Après 700 m de topo et deux culs de sac dans des galeries fossiles mais argileuses parfois ( 5x8 de moyenne), il est temps de rentrer. Un gros départ non reconnu, avec beaucoup beaucoup d'air sera pour une prochaine sortie. La sous combi sèche et les baudriers nous attendent en bas des puits, à nouveau 2h15-2h30 de remontée. TPST 10h. Photos en cours de récupération, si la clé USB refonctionne.
Quelques jours auparavant, des amis espagnols du club de Ramalès nous ont proposé de les accompagner dans une traversée dans le massif mitoyen, contenant le plus grand réseau espagnol (- 900, +140 km). Ils sont invités dimanche pour en parler afin de consacrer le lundi 15 aout à cette "ballade". Bien nous a pris de consacrer ce dimanche à du repos, après cette grosse sortie "au Plan B".
Ce sera donc la traversée gouffre d'ACEBO ( alt 1250 m) vers le réseau RUBICERA ( sortie alt 700?). Nous serons 6. Patrick, Jean Noel et moi, avec 3 espagnols.
Riccardo ne l'a fait qu'une fois, lors de l'équipement "inox" des rappels. Cardin et une de ses amies l'accompagne. Cardin connait assez bien le réseau.
Après 1h30 de montée, nous entrons dans ACEBO à 11h. Environ 250 m de rappel plus loin ( puits de 30 m maximum), on débouche au plafond sur le côté d'une grosse salle dans les grès. En fait, c'est le sommet d'un P 240, dont l'orifice supérieur mesure 100 m de diamètre. Il faut longer les bords pour trouver la suite en hauteur, une corde pend du plafond, dans un petit méandre (découvert depuis une dizaine d'années). La descente vers -640 est incroyable par la variété des conduits. Presque tout ce que un spéléo connait est parcouru. Méandre, puits, galerie inclinée, cascades, lacs, gours, laminoir, étroiture, ramping, etc etc. Heureusement, on ne nage pas et ça mouille modérément. Quelques passage clés sont flèchés, mais sans guide, il aurait fallu chercher. Un peu avant le point bas, jonction avec le reseau de Rubicera ( +40 km de galeries..). Mais il faut remonter un P 30, monter/descendre dans un labyrinthe de grosses galeries fossiles pour rejoindre la sortie. Le dénivelé cumulé doit dépasser les 800m. Sur environ 5km de traversée. Les 500 derniers mètres, après passage dans une trémie ventilée, s'effectuent dans une méga galerie fossile qui mesure parfois 150 à 200 m de large ( galerie double par endroit..). On sort en pleine falaise dans la vallée d'Ason. C'est grandiose. Le retour vers la voiture est à 45 minutes, via une vire dans la falaise. Spectaculaire également, et partiellement équipée en cordes fixes. TPST 9h +2h15 de marche. Pour terminer ce séjour, cette "classique" est sans regret. Inoubliable. Photos :idem, problème de clé USB.
Bruno
Gouffre Berger, mercredi 17 août 2016
Participants : JMJ, BD et VOL
TPST : 13 h
On part à 8 h du campement, objectif salle des XIII. Jean-Luc nous conduit jusqu’au parking de la Molière et nous poursuivons à pied pour une heure dans le joli paysage du Vercors avec notre attirail sur le dos. On s’équipe sur un lapiaz, donne notre départ de descente : 11 h.
Les puits sont immenses et très bien équipés. Un plein vide, un autre avec des fractios.
Après le puits Ruiz et le puits du Cairn, on attaque un premier méandre qui nous permet de mettre en pratique toutes les règles d’oppo. Fesses pied, deux bras, deux jambes, tête pied, dos genoux. Les coudes c’est pas top.
Un anglais nous double à fond de cale avec un tout petit kit de ravitaillement. Un sportif sous terre !
S’ensuit le méandre des verrins, puis des ressauts et les deux grands puits qui m’inquiètent à la remontée 43 et 48 m de mémoire. On avance tranquille dans le grand éboulis et arrivons aux spots poubelles. On tombe sur un « nid » comme dit Rémy en deux minutes puis un autre et remplissons 24 sacs poubelle de cochonneries puantes. J’y laisse mes gants et ferai le retour avec les gants donnés pour la mission.
On rejoint Remy à la salle des XIII qui finit sa pause repas avec son équipe. Et on profite de leur eau chaude pour boire un café et un bol de nouilles.
Il est temps de repartir. Bernard nous fait faire un petit tour d’éboulis mais Jean-Marie ne remarque rien ouf ! ça commence à faiblir et voilà le puits Aldo que je reprends par tous les fratios. C’est long et ça fait peur, mon petit vertige à la remontée et des idées noires c’est vraiment pénible. Bernard est stoïque et Jean Marie avance à son rythme. Je reste devant, sûre que les garçons vont finir par me repêcher au milieu d’un puits tétanisée. Mais non. Je bataille comme une forcénée avec des dev que je ne sais pas passer ça m’occupe au lieu de gamberger. Bernard m’explique comment faire et ha OK avec la petite longe c’est facile. Jean-Marie m’explique comment faire et ha OK il n’entend plus bien depuis le bivouac, il est fatigué, Papy, mais il avance régulièrement et Waouh il a de la ressource.
L’Anglais qui a fait son -1000 en courant nous double sur le retour encore, je lui laisse la place hein. On voit passer deux gars qui vérifient l’installation du Nicolas. Ils pètent le feu et me proposent de remonter mon kit. Je les envoie paître mais grave. Mon kit avec mes cailloux et mon plomb de plongeur que j’ai ramassé dans le Berger ? Même pas en rêve.
J’attends Bernard et Jean Marie dans le Boudoir avec un merinos enroulé sur la tête pour une petite sieste de 15 min. Je suis flappy. On est un peu rationné en eau, mon filtre n’a pas marché ou je suis trop crevée pour tirer dessus. Donc deux gorgées après chaque puits. Et là ma gourde est vide. On continue et je commence à m’habituer aux grandes verticales et l’astuce de la dev m’économise drôlement. Voilà la porte du Berger j’ai semé les garçons en bas mais j’en retrouve deux autres débonnaires en haut. Les copains ! Ils se sont fadés la marche d’approche pour nous accueillir. Il sont morts de faim et moi de soif. Je leur laisse mon bidon plein de pâte de figue et trouve une bouteille d’eau sous le cahier de déclaration entrée/sortie. Blabla réconfort et déshabillage. Puis on repart pour une heure de marche. Il est 2 h du mat quand on arrive au campement. On mange et boit (du vin !) emmitouflés dans le camping-car de JL qu’on bénit de nous mettre au chaud et au sec tous.
Objectif Salle des XIII atteint.
Véro
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