Gymnase des Haberges, entraînement, lundi 30 mars 2026
Participants : Pascal, Nanard, Thomas, Rodolphe, JLG et du CAF : Lionel et Chantal
Comme d'hab, Lionel va nous installer 2 cordes. Rodolphe monte sur la première et installe un fractio à la descente, dans le dévers. On grimpe alternativement sur la corde avec et sans fractio, fait quelques conversions, et on arrête un peu plus tôt que prévu vers 19 h 30.
On finit par un pot avec flamenkuche, que nous offre Chantal, au Bureau.
JLG
Gouffre de Sédéra, travaux, dimanche 29 mars 2026
Présents : Thomas LEBON, Thierry Vircondelet
Aprés avoir aidé Thierry à charger sa voiture, on part pour le trou. Le temps de décharger et de s'équiper, on commence à travailler à 11h.
But de la journée, mettre en place deux tubes de part et d'autre du busage pour pouvoir mettre en place un portique où accrocher la poulie pour remonter les seaux depuis le fond.
On commence par mettre en place des pierres sous les tubes, puis on remblaie avec de la terre. Les déblais déjà remontés sont insuffisants, donc on creuse autour en aménageant une plate forme et des marches. On n'a pas fini de remblayer, donc les premiers seaux remontés serviront à terminer le pourtour des buses.
Le temps de manger, on a fini vers 15h30. Thierry propose de passer par Creveney, où il y a des champs labourés, et on va caillouter. Thierry ramasse quelques ammonites, mais rien d'entier, ainsi que 3 gros nodules à casser en atelier, parce qu'il peut y avoir un truc. Je ramasse une plaque de schiste avec un ensemble de petits coquillages, et des petits morceaux de bois fossiles. On rentre à 17h30.
Thomas LEBON
Gouffre Sédéra, travaux d'aménagement, (70 - Cerre les Noroy), jeudi 26 mars 2026.
Travaux aménagement gouffre Sédéra
Participants : Thierry Vircondelet - Bernard Détouillon
TPST : 5 h
On avait décidé de finaliser le chantier du Sédéra en installant les dernières buses qui sécuriseront l’entrée du gouffre. Ayant pu bénéficier d’un tarif avantageux, on file à Comafranc chercher nos 4 hausses de regard et du mortier. Le Partner de Thierry est bien rempli avec 300 kg en plus des 2 bonhommes.
Nous voilà partis en direction de Cerre les Noroy. Dépose des buses et du matériel au bord de la route dans le fossé, matérialisés par des cônes de sécurité fournit par Thierry. La voiture garée plus loin et enfin équipés, on rejoint le matériel qu’on achemine tranquillement au bord du trou (bonne suée).
Enfin de l’action ! On roule, on fait glisser les hausses retenues par une corde dans le trou, avec Thierry au fond pour ajuster l’ensemble. Un peu de ciment pour sceller l’ensemble et enfin vers 16 h tout est terminé, ou presque.
Thierry, va confectionner le couvercle avec un orifice pour que d’éventuelles chauve-souris qui voudraient y élire domicile puissent sortir en toute quiétude.
Normalement la pose du couvercle et l’aménagement final (nivelage, nettoyage,…) devrait se faire ce dimanche.
Semaine prochaine, on devrait évacuer le cône d’éboulis à la base du puits, si on est suffisemment nombreux pour sortir les seaux (3 minimum) et enfin pouvoir entreprendre des travaux sérieux, puisque nous sommes juste après les siphons aval de Cerre les Noroy.
Nanard
Dimapo (Botswana, initiation, mardi 24 mars 2026
Nous sommes de moins en moins nombreux au fil des départs. Aujourd’hui Laurent veut revoir Dimapo comprendre mieux sa formation. La savane est en fait une vrai jungle et on court devant le 4x4 pour lui trouver un endroit où ça passe jusqu’à l’entrée du trou. Dimapo a une grande potence et le trou est assez large pour passer un ascenseur. Pour ce sera sur corde. One et Tshwanelo nous accompagnent. C’est leur premier fois dans un tube. Il fait 35 m. Je décide de doubler la tête de puits avec une poulie et une petite corde pour assurer par le haut et aider à la remontée. One est très concentrée et descend lentement mais sûrement sur descendeur. Philippe envoie Bastien pendant que j’équipe Tshwanelo. Le gaillard descend en sifflotant puis silence et des rouspétades en bas. C’est Laurent qui le dispute parce qu’il a mis son descendeur n’importe comment, sur une seule poulie. Heureusement, son gant s’est coincé dans la poulie et a freiné la descente sur les derniers mètres. On ne fait jamais assez attention, tout concentré qu’on était sur les deux novices, on n’a pas checké le copain spéléo… bref. Une ligne de base inscrustée dans la paroi saute aux yeux de Laurent, avec Bastien il la retrouve à divers endroits, cette fois c’est sûr, il y avait un paléolac et on en a la preuve. On remonte bien content. Bastien se fait encore disputer parce qu’il a marché sur des cheminées de fée. Je crois qu’il a vraiment fait peur à Laurent qui est juste à fleur de peau. Je plaide encore pour mettre un bloqueur de pied aux filles mais Laurent est têtu, il ne veut leur mettre qu’une pédale en double. Pfff. Comme c’est lui qui les envoie depuis le bas et moi qui tire avec Phil et Bastien en haut, je ne peux pas m’imposer. Déjà que je suis remontée sur ma corde de 6 que j’avais verrouillé avant de descendre la dernière (et paf).
Tirer sur la corde d’aide pour les filles décentre la tête de puits et la corde frotte au bord du tube métal, c’est fugace mais ça ne me va pas ce truc, je cale vite fait un kit pour adoucir le frottement. J’aimerais bien faire un contrepoids une fois dans le tube, pour voir si c’est plus rapide et efficace quand il y a beaucoup de personnes à remonter.
VOl
Laurent explique la formation de la grotte à One
On voit la ligne de base sur la paroi (environ au milieu)
Les garçons tirent One et Tshwanelo du tube, même si elles ont un jumard
Comme beaucoup de Botswanais, Tshawanelo va sous terre avec un chapeau de soleil sous son casque. Moi je trouve ça ravissant.
Grotte du Deujeau, Arbecey (70), initiation, dimanche 22 mars 2026
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Botswana, expé, mars 2026
Quelques nouvelles de Véro et Philippe au Botswana :
Expé au Botswana, on a tamponné un éléphant sur la piste il était pas content, on crève, on perd des roues et on s’amuse surtout !
Véro
Fin de séjour avec encore beaucoup de péripéties. On a trouvé le paleolac à -40 m, roulé sous l’orage dans des marigots (j’ai mon permis savane), perdu une roue de voiture … l’aventure !
Perte du château de Vallerois, topo, dimanche 22 mars 2026
Participants : Thierry Vircondelet – Bernard Détouillon
TPST : 8 H
C’est décidé, on finalise la topo de la perte du « Château de Vallerois ». Après avoir préparé matériel topo et d’escalade, pour accéder à la salle supérieure découverte par Bruno, nous cheminons avec nos kits bien chargés vers le premier point topo, juste avant la grande salle « Bruno ».
Arrivés devant l’escalade légèrement surplombante que Bruno avait réalisé, nous préférons équiper la zone afin de ne pas prendre de risques. Le perfo est sorti et une première marche en fer à béton est installée pour faciliter le démarrage. Plusieurs spits installés par Thierry, puis nous voilà enfin dans cette petite salle sans poursuite possible. La topo est réalisée accompagnée de quelques photos ; La salle est constituée à sa base d’un énorme bloc effondré du plafond qui est venu se coincer en travers des parois, formant ainsi le plancher de cette salle de 6 m de long sur 3 m de large. L’ensemble s’est recalcifié, et deux petites colonnes viennent s’appuyer sur le gros bloc. On devine à l’extrémité de cet espace un ancienne arrivée d’eau totalement colmatée, qui doit d’ailleurs être à l’origine de cet espace.
Nous déséquipons et une corde sera laissée, fixée à un gros pilier concrétionné, qui pourra être utilisée en échappatoire en cas de montée d’eau, pour former une zone de repli.
Puis nous repartons vers l’amont pour retrouver la salle supérieure « SarahBernard » que nous avions découvert lors de nos premiers travaux. Une petite escalade dans un éboulis calcifié nous amène 5 mètres plus haut dans une zone de faille. Un beau miroir de faille jouxte une zone de broyage qui monte à environ 8 mètres de hauteur. L’autre côté de la salle est très concrétionné.
Topo réalisée, nous repartons toujours vers l’amont pour faire la topo d’une galerie supérieure que Rodolphe avait parcourue l’an passé. Un peu d’oppo dans la galerie principale nous permet d’accéder à cette galerie qui débouche au plafond. Thierry s’y engage pour prendre les mesures et bloque sur un passage plus étroit. Je m’y engage à mon tour et réussi à passer cette zone et poursuis la progression une dizaine de mètres plus en avant. Le fond se termine par une diaclase perpendiculaire colmatée d’un côté par de la calcite et de l’autre par un éboulis. Au sol, on devine un espace entre des blocs, cheminement emprunté par l’eau. Cette galerie supérieure semble être en relation avec l’affluent qui se trouve légèrement plus en amont en rive droite de la galerie principale.
Nous terminerons enfin par l’affluent qui coule pas mal. Je m’engage sur 7 mètres après quelques passages resserrés et un passage dans une baignoire. Je n’irai pas plus loin que mon terminus précédent, car il serait nécessaire de surcreuser légèrement la galerie pour progresser plus en avant, d’autant plus qu’il y a de l’eau et qu’on baigne totalement. On a un bel écho un peu plus loin qui peut laisser supposer un élargissement de la galerie. Bruno y avait progressé sur 5 à 6 mètres supplémentaires lors de notre découverte.
De retour vers la surface, nous profitons de notre perfo pour réaménager quelques zones (spits de sécurité sur des mains courantes, marches métalliques sur certaines zones glissantes,…)
L’ensemble de la topo est enfin réalisé ; il nous restera la galerie sup avant la trémie 3 que nous réaliserons lors de nos prochains travaux.
La prochaine incursion dans cette cavité sera pour faire les travaux dans la trémie 5 pour aménager un bloc instable et essayer de shunter cette trémie par le plafond. Un vide ayant été perçu derrière le bloc. Mais une équipe minimum de trois serait nécessaire.
Nanard
!Wadhoum, initiation, dimanche 22 mars 2023
On avait prévu de visiter !Wadhoum, ( le ! se prononce en faisant clic avec sa langue collée au palais. Quand on essaye de prononcer correctement ils sont morts de rire), avec seulement Marc Jolivet le tectonicien mais les étudiants botswanais veulent tous redescendre sous terre et là, il y a un P9 avec les 4 derniers mètres plein vide. Ledimo nous propose de mettre une échelle. Avec Philippe on les assurera par le haut avec une petite corde.
Depuis le passage de Annie et Philippe Crochet en juillet 2025, l’entrée de la cavité a été agrandie, la machine à laver (un système de franchissement d’étroiture dans du sable tout petit où il fallait s’engager en avant puis arrière puis avant pour passer) défoncée et il n’y a plus qu’un chenal de 6 mètres à plat ventre à traverser avant de se remettre sur ses pieds. On descend les derniers avec Philippe pour trouver la prof Cynthia et deux jeunes filles en arrêt devant ce passage. On les pousse dedans en leur donnant une lumière, ça aide !
La visite est courte parce qu’on a déjà mis une heure et quart à descendre tout ce petit monde. Marc est impressionné et adore cette nouvelle aventure souterraine. On l’emmène partout avec Phil et laurent, tandis que Ledimo fait cours aux jeunes. La remontée est finalement assez rapide c’est Philippe qui tire les jeunes par le haut tandis que Laurent les guide à mi-parcours et que Marc les met sur l’échelle en bas. Tout le monde s’assoit plus ou moins sur sa tête !
VOl
Au départ, Véro équipe les étudiants. Les filles ont pour certaines des rallonges de cheveux jusqu'aux fesses, il faut tout emballer dans des foulards.
On dirait des tuiles de parmesan. Il s'agit en fait d'un filonet de silice qui parcourt la dolomie. Comme il est moins soluble, il reste en feuillet, comme chez nous les chailles en rognons.
A l'intérieur de !Whadoum
On remballe à la nuit.
Grotte de Celary - Lamoura, grotte de Pontoise - Villard-sur-Bienne - Source et grotte de la Doye - Les Nans, Jeudi 19 et vendredi 20 mars 2026.
Où est Boucle d'Or ?
Blue Cave, Botswana, carottage, vendredi 20 mars 2026
Ce matin les équipes se dispersent. La TV team rentre à Goumaré et attend un guide pour ne pas se perdre sur les pistes.
Olivier Dauteuil et Marc Jolivet suivent l’équipe spéléo avec Tshanelo l’étudiante en paléopollen de Laurent pour faire de nouveaux carottages dans Blue cave qui se trouve sur la colline 3 de Koanaka. Dès les première bâches de gadoue Olivier et Marc déclarent forfait et font demi tour direction base camp. Nous on cherche des shunts dans la savane, il faut courir devant la voiture pour contourner les bâches infranchissables. J’ai mon permis savane 1 en arrivant au pied de K3.
On se prend en photo comme des vainqueurs de formule 1 (mais j’ai perdu la photo apparemment). On retrouve l’entrée de Blue cave sous un amas de lianes et de verdure d’où émerge a peine les tsinguis du lapiaz. Je ne sais pas comment ça s’appelle au Botswana.
A l’intérieur un couple de chouette a fait son nid et j’écrabouille une grosse souris en touchant le sol, je suis navrée. Philippe me dit qu’elle était sûrement morte avant c’est de la bouffe qu’une chouette rapporte à sa compagne qui couve. D’ailleurs on trouve les œufs et une autre souris morte. On carotte dans une nuée de petits moucherons bien insistants et on remonte heureux comme des géants avec nos carottes. Tshanelo aime bien cette vie d’aventure et de science, notre plaisir de spéléo, elle vient de Soweto, la banlieue difficile de Johannesburg. En rentrant au camp de base, Laurent perd une roue. On ne l’avait pas revissé correctement hier soir sur la piste. Il faut retrouver les boulons, 3 sur 6, canibaliser les autres roues et remonter le tambour de frein qui s’est déglingué. On rentre encore une fois à la nuit, comme tous les jours depuis notre départ. On se trouve un peu incorrigible mais ça fait partie de la mission je crois. On nous attend avec un risotto pas cuit mais chaud et c’est cool.
VOl
Je tiens à dire que ce n'est pas ma voiture qui a eu le plus d’avaries. La mienne je l’ai rendue presque intacte (un retro en moins, un parechoc de travers et une roue crevée).
Philippe est prêt pour la marche d'approche
Carottage dans blue cave.
On a plein de nouvelles carottes !!
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