sorties
Spéléo écossaise 3, mercredi 18 mai 2022
18 mai Fingal’s cave île de Staffa (ECOSSE)
Notre traversée devait avoir lieu lundi mais la mer est trop « rough ». Je comprends roof comme un plafond. Bref on attend sur la jetée mercredi qu’un bateau nous prenne, on est juste en dessous de "avis de grand de frais", mais on y croit. On nous embarque sans garantie de pouvoir débarquer à Staffa. On fait partie d’une cohorte d’ornithologues amateurs et la première étape ou bout d’une heure de navigation très agitée (on est beige pâle ou vert selon la lumière) est Longa, une île de l’archipel Trennish. On remet le cœur et les tripes à l’endroit et on pique-nique au milieu des puffins (macareux) Puis direction Staffa. Splendide, austère, la cavité s’ouvre sur une mer démontée. On ne pourra jamais accoster. Dommage, mais le pilote est assez excellent pour nous amener trèèèèès près. Retour maison bien contents.
Spéléo écossaise 2, mardi 17 mai 2022
17 mai, à Ockle, Colomban’s cave (ECOSSE)
En s’appuyant sur une description de randonnée, on part en quête de la grotte de saint Colomban qui a séjourné dans le secteur. En surface, des moutons, des agneaux (beaucoup) et de la lande spongieuse pour la prospection jusqu’au flanc de mer. On s’habitue à marcher dans le mou-mouillé. C’est bien vallonné et on aperçoit qui affleure des bandes calcaires. Philippe trouve finalement l’entrée de la grotte, qui fait face à la mer. Il y a deux accès qui se rejoignent devant une baignoire pleine « les fonts baptismaux de saint Colomban » m’explique Philippe. Au fond une étroiture confortable, un ressaut de 1 mètre , un crapaud que je mets dans mon buff pour plus tard et et environ 15 mètres de développement avec un plafond concrétionné qui finit par pincer en s’abaissant. On sort le crapaud, Philippe pointe la cavité sur goggle maps.
Spéléo écossaise 1, vendredi 13 mai 2022
Avec Julian Walford du GSG, Allt Nan Uamh Stream Cave à Proximité d’Elphin (ECOSSE)
A 9h00, Julian nous rejoint à notre B&B et nous l’amenons avec nous. La route est belle, sinueuse et la conduite à gauche de Philippe nous donne déjà de belles sensations. Les ornières sont profondes, les routes étroites et parfois à voie unique parsemées de rares espaces de croisement. Nous arrivons à 10h30, à Elphin, au Nord d’Ullapool, dans un local du GSG nanti de toilettes, douches et couchage pour 20 personnes qui permet d’y envisager dans le futur un déplacement groupé. Dix minutes de route plus loin, nous nous arrêtons pour trente minutes de marche française, dix écossaises, qui nous amènent à l’entrée de la cavité en bord de ruisseau (qui n’existe pas par temps sec). Un ressaut de deux mètres, suivi d’une courte reptation nous amène dans une suite de salles entrecoupées d’étroitures jusqu’à un amont terminal. Julian nous invite à poursuivre par un réseau accessoire nécessitant un ramping humide. Là aussi, escalades, désescalades, rares cordes à nœud ou échelles même si parfois une main courante aurait été bienvenue. Nous ressortons sous la pluie, pour nous changer au local et retourner, à gauche sur la route, très à gauche, non mais pas autant.
Gouffre des Fèves, dimanche 15 mai 2022
Participants : Jean-Marie J.; Thomas L.; Thierry V.; Nanard
Visite de Rodolphe avec sa fille vers 10 H .
TPST : 6 H
Après notre rituel café/croissants, on s'équipe pour poursuivre les travaux de Sarah et Bruno, de ce jeudi.
Thomas en bout de diaclase évacue les blocs accumulés lors des précédents travaux, que nous véhiculons sur 13 mètres dans le méandre étroit, afin de les stocker dans la cheminée d'entrée. Un empilage est nécessaire, vu le volume restreint de la cheminée.
Deux tirs seront nécessaires pour aménager le virage final. Les conditions ne sont pas idéales pour manipuler le matériel et les pailles, car la zone est glaiseuse. Enfin, Thierry s'enfile dans le bas de la diaclase qui est plus large et 5 mètres de première réalisés.
On retombe dans une nouvelle cheminée, moins vaste que la première. Au plafond, on devine une trémie. La galerie bifurque à droite, avec une diaclase dans l'axe qui se termine en cul de sac. Sur la gauche, la diaclase continue avec un écho au fond. On ne réussi pas à percevoir nettement la suite. Il faut élargir sur 1m 50 environ pour pouvoir accéder à la suite.
Zone remplie d'argile molle sur au moins 50 cm ; attention de ne pas y laisser les bottes.
Au sol, dans l'argile, on devine un point d'absorption du ruisseau (quand il coule).
L'élargissement du début du méandre devrait se faire dans de bonnes conditions car il y a de la place pour manœuvrer.
Avant de ressortir, Thierry aménage avec 3 pailles le virage pour faciliter les prochains travaux. On ressort dans un état très argileux avec les combinaisons bien malmenées suite aux frottements lors des allers et retours dans le méandre pour l'évacuation des cailloux.
On profite enfin du soleil pour casser la croûte.
Nanard
Gouffre des Fèves, jeudi 12 mai 2022
A deux, nous avons enchainé les séries de pailles pour avancer au maximum. Le choix était de viser le plafond en oblique, pour faire tomber les blocs dans le bas du méandre. Ainsi, rien à évacuer. Le sol est maintenant perché à 1,50m. La "concrétion" à gauche, que Sarah avait du mal à atteindre, est "loin" derrière désormais. Ce n'en était pas une, juste un peu de calcite sur pleine roche saillante et arrondie. Il y a une petite arrivée d'eau dans le joint de strate au niveau du plafond. Cela a surcreusé la paroi en formant un beau rond de 30 cm de diamètre, et bien marqué le canal de voute avant de fusionner. Extra, c'est un coup d'accélérateur pour forer la suite, et stocker plus de déblais en bas. En prenant donc facilement un gros 20 cm de paroi sur les trois dernières pailles, c'est un carnage ! IL reste 80 cm de libre sous le plafond, juste assez pour avancer et voir devant avant de sortir.
Bruno
Gouffre des Fèves, dimanche 8 mai 2022
Participants : Nanard, Thierry, JM, Sarah ainsi que Jean Luc et Rodolphe pour les croissants.
Une belle journée ensoleillée s'annonce lors de notre fidèle rendez-vous du dimanche matin à 10h.
Nous avons la visite de Jean-Luc qui amène le tome 3 du Karst Comtois, une aubaine ! et de Rodolphe , qui arrive peu après croissants en main, assez fatigué de ses aventures nocturnes de nature professionnelle « je vous rassure » ! Nanard est de retour, avec un pouce presque tout neuf « Il est tellement imprégné d'argile qu'il cicatrise comme une salamandre »
Entre le camp spéléo et la visite du puits du château qui arrivent, les conversations fusent et le temps passe. Il faut dire qu'il fait bon vivre dehors, sans boue, avec une humidité modéré et un beau soleil.
Il est bien 12h30 quand nous rentrons dans l’antre de la terre. l’arrivée au bas de la buse est bien plus praticable désormais, ils n'ont pas chômé les compères ! Je note tout de même un petit piège en bas du premier toboggan, qui m’empêche de faire ma glissage habituelle sur les fesses jusqu'au bout « Une marche de géant, gabarit présidentiel ».
Nous nous entassons tant bien que mal à trois dans la cheminée déjà bien remplie tandis que Thierry part en tête, perfo en main, nous sommes tous prêts à en découdre « les combis »!
Ça frotte dur et ça pète fort dans le méandre, après 4/5 séries de tirs on y voit déjà plus clair et la petite concrétion de gauche se rapproche. Le relais des 10m méandre avec jeté de cailloux est devenu quelque chose de naturel chez les Homos Spelaeus du SCV, comme une seconde nature, un dogme.
Il nous faudra 15 pailles pour avancer d'environ 2 mètres. Thierry a la fièvre de la première qui se prépare peut être à l'aval du prochain virage, c'est qu'il ne manque vraiment pas grand chose pour passer ! En tant que petit gabarit du club je m'aventure en dernier et j'attaque au marteau la concrétion qui sonne le creux dans une position plutôt inconfortable. Chaque rotation de la tête me vaut une égratignure au bout du nez et le bassin fait de la résistance, je ne tente pas le diable ! 2cm de plus et je filais tout droit jusqu'à la grande coulée. « Nous remontons tous, le kit entre les jambes. »
d'Ici une ou deux séance le mystère de cette bifurcation sera démasqué et nous espérons tous au moins une cheminée pour pouvoir stocker du cailloux !
De retour aux voitures vers les 19h30, nous mangeons jusqu'au coucher du soleil accompagnés par le chant des oiseaux et les orchidées.
Sarah
Gouffre des Fèves, dimanche 1er mai 2022
Ne respectant pas les traditions du premier mai ( ne rien "foutre" ! ) et sans perdre de temps, si, si c'est possible on installe la poulie et la corde. Quelques dizaines de seaux de terre puis de cailloux plus tard le palier à la base de la buse est de nouveau confort. Il est14h30...c'est la pause, 1/05 oblige. A la reprise Th. recalibre le petit méandre (4x1 paille) +marteau- burin XXL. Ne voulant surtout pas le déranger, je m'attaque au talus de terre qui en bas du toboggan obstruait de+ en + l'accès... ça passe avec un sherpa !!! Avant de ressortir, on fait la topo du méandre au départ de la cheminée : 11 m. mais surprise...on ne dirige pas en direction du méandre sup. mais en direction de la perte ! Encore 3m. et on devrait y voir + clair.
J-m.
Rappel : Réunion vendredi chez not'Président.
Gouffre de la Légarde ( Hautepierre, 25) vendredi 29 avril 2022
Trois équipes sont formées :
-Sophie et Thomas pour une coloration à la rhodamine (?) et des photos, dans le fossile de -200 et la perte derrière le lac. Ils remonteront les premiers.
- Christophe et Joël dans l'actif propre avec des pailles. Ils élargissent tous les passages étroits pour atteindre à nouveau le fond, atteint seulement 2 fois( catégorie - 50 kg, moins de 1,60 m)... Le chantier doit être vers -220, et il reste encore 25/30 m.
- Bruno, Louis, Paul dans le chantier étroit et argileux tout au bout, à -225. Après avoir dégagé les morceaux du chantier précédent, Paul tente la descente dans un conduit très incliné, au sol gluant.
Gouffre des Fèves, mercredi 27 avril 2022
Forces reprises, Thierry offre un aller retour à Lucas ( son petit "chtiot" de 4 ans) dans la buse, bien harnaché dans un baudrier. Heureux pour la journée et même plus.
Prochaine sortie dimanche aux fèves, poursuite désobstruction
Gouffre des Fèves, dimanche 24 avril 2022
Participants : Thierry, JM, Thomas, Sarah et Rodolphe qui vient nous rendre visite mais qui ne pourra pas rester pour cause d'un genoux plus que défectueux. " On sait bien que les spéléos sont souvent sur les rotules !"
Rodolphe croise de drôles de spécimens sur la route, deux joyeux lurons sont arrêtés au bord de la nationale pour prospecter dans les falaises fraîchement mise au jour par les travaux. Il ne fut pas tellement surpris de reconnaître là, Thierry et JM qui arrivent donc avec « un peu » de retard. « Il faudrait un bout de nouille pour aller voir ce fameux trou visible depuis la route »
Comme à leur habitude, les autochtones festoient un peu avant de passer aux hostilités.
Après le comble du spéléo qui a oublié son descendeur signé par JM, on se retrouve à quatre dans la cheminée où gisent déjà les vestiges d'une lutte acharnée.
Thierry part au fond avec le perfo, on fait tous la chaîne pour passer le matos, et préparer les pailles. On attaque le long virage qui part à gauche mais les premiers tirs ne remportent pas un franc succès, ça fracture mais ça ne tombe pas vraiment malgré les assauts du marteau et de la barre à mine.
On ressort quand même quelques cailloux et Thierry refait trois trous à bout de bras... Sans doute les trois trous de trop pour cette fracture qui finit par céder et emporter avec elle une quantité de roche conséquente.
Manque de bol une grande paille a fumé et l'air devient irrespirable, ce qui nous force à attendre 30 min dans le méandre d’entrée avant d'aller évacuer tous les blocs qui nécessitent souvent d'être recassés. Pour ça, pas de panique, nous avons l'homo spelaeus par excellence qui ne pense qu'à une chose « casser cailloux » Des bruits gutturaux se font entendre au fond du méandre, Thierry a du perdre un des deux neurones qui lui restait dans ce nuage toxique.
De bras en bras, la cheminée change encore une fois de profil, plus de boue au sol, plus d'eau, juste des cailloux empilés et instables qui offrent également le confort d'un fauteuil, certes rustique, mais fort appréciable ! Le dernier tir viendra à bout du virage à gauche et de nous aussi ! Le ratio roche/paille est largement pulvérisé dans ce bouquet final. Les cailloux ne cessent d'arriver et on se demande bien si cette mine de rien se finira un jour.
Au moment de partir Thierry ne veut plus sortir de son allé présidentielle, son instinct d'homo spelaeus le tiraille entre « bière et première », il cherche à voir après ce fameux virage qui ne le laisse pas passer ! Casque en main je pars voir à mon tour et me glisse tant bien que mal un peu plus loin. Ma tête passe tout juste dans le virage mais ma cage thoracique déjà bien comprimé ne peut plus avancer. Je peux juste voir le méandre qui file tout droit sur 4/5mètres avant de repartir à droite en me barrant la vue. Pas de gros élargissement en perspective, mais ça change un peu de profil en devenant beaucoup moins sinueux sur cette portion. Il est clair que la fumée ne vient jamais par ici et repart toujours en direction de la sortie avec plus ou moins de rapidité selon la météo.
Nous ressortons bien pourris vers les 18 h, après l'effort, c'est le réconfort, des habits secs, des kilos de boue en moins et un bon gueuleton à l'abri de la pluie sous le coffre de Thierry, façon spéléo !
Prochaine session : Ce mercredi aux Fèves : Bruno, Sarah et peut être Thierry Gille
Ce dimanche aux fèves : JM, Thierry et ??
« L’évacuation des blocs va devenir compliquée à deux, L’idéal serait d’être 3 ou 4 à chaque fois. Il nous faudra également un plan B pour les stocker si le méandre se poursuit ainsi encore longtemps . »
Sarah
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