prospection
Mine de fer – Chamesol – 25 et balade karstique de Montjoie-le-Château (Doubs) à la grotte de Réclère, vendredi 16 juin 2023. (Suisse).
Participants : Véro Garret et Damien Grandcolas.
Départ de Vaufrey (25) pour une balade ayant comme objectif de monter jusqu’à la grotte de Réclère en Suisse. Repérage de la source de Ronde Fontaine entre Vaufrey et Montjoie-le-Château. Recherche sans succès du gouffre Christophe (entrée étroite menant à une succession de puits jusqu’à – 46m) situé à proximité du sentier qui nous emmène vers la frontière. Arrivée à la grotte de Réclère ; celle-ci est une grotte aménagée située dans un « préhisto-parc » avec entrée payante (15 francs suisses) pour l’ensemble. Aujourd’hui, nous n’avons pas envie de faire du spéléo-tourisme et encore moins de voir des dinosaures en plastique. Après une pose casse-croute, nous reprenons notre chemin le long de la frontière pour prospecter les parois rocheuses entre la ferme de Montavon et celle de La Vaux (toujours en Suisse). Je repère quelques abris sous roche et les deux ouvertures de la diaclase de la Vallée des Bois. Cette diaclase étroite d’environ une cinquantaine de mètres sur un hauteur de vingt mètres se termine par un éboulis. Juste après la ferme de La Vaux, je tombe sur une petite cavité ; peut-être la grotte de La Vaux déjà répertoriée ! Retour à Vaudrey, un petit tour d’environ 5h bien sympa le long des falaises délimitant France et Suisse. Par la suite, une petite virée à St Ursanne, très beau bourg de Suisse où nous montons jusqu’à la grotte de l’Ermitage qui est une petite cavité aménagée en chapelle avec une statue du moine St Ursanne méditant couché ! Une lucarne permet une belle vue sur la ville.
De retour en France, arrêt à Chamesol pour aller faire un tour dans les mines de fer. Je trouve facilement l’entrée à l’orée d’un bois et visite l’ensemble des différentes galeries. Le sol est jonché de vieilles gamelles métalliques, d’ossements d’animaux dont pas mal de crânes et d’innombrables traces de pattes et excréments de différentes bêtes qui semblent beaucoup fréquenter les galeries de cette mine. Ces mines de fer ont été exploitées au 18ème et 19ème siècle. Pas de topographie existante !
Damien
Repérage cavités au Mont de Brégille – Besançon, mardi 18 avril 2023
Participant : Damien Grandcolas.
Profitant d’un moment entre deux rendez-vous à Besançon, je pars en randonnée repérer des cavités dans le secteur du Mont de Brégille. Ça grimpe bien pour atteindre les hauteurs qui dominent le Doubs et la première cavité rencontrée sur mon chemin est la grotte-abri des Ragots. Il s’agit d’une simple salle de 10m de long sur 4m de large avec une hauteur de 2m. Je poursuis jusqu’aux grottes 1 et 2 du Renard que je trouve après avoir sillonné un bon moment dans un dédale de sentiers. La grotte du Renard n°1 s’ouvre par un porche de 3m de haut suivi sur 25m par une galerie spacieuse. Je m’arrête au niveau d’un étroit boyau argileux peu engageant. Le terminus n’est pas loin. La grotte du Renard n°2 est une galerie basse longue d’une vingtaine de mètres avec une entrée à chaque extrémité.
Sur le chemin du retour, je vais revoir la source de la Mouillère en pleine ville. Celle-ci a été plongée à partir de 1970 par le SC Jura, le GSD et la SHAG. Jérôme Moine, Hervé Laurent et Sylvain Redoutey, tous les trois plongeurs à l’ASHVS ont repris l’explo de cette résurgence au cours des années 1990 et ont atteint la même profondeur que leurs prédécesseurs mais ont augmenté le développement de la source. Je prends le temps de prendre des photos de l’ensemble des cavités vues ce jour.
Damien.
Déviation de Port, prospections, dimanche 16 avril 2023
Sortie prospection spéléo du dimanche 16.04.2023
Participants : Nanard, Thierry, JM et Sarah.
Lors de la réunion club de vendredi dernier le point de rdv est donné pour 9h30 ce dimanche à Port sur Saône.
Nous partons directement sur une zone de travaux ou des marnes fraîches ont été apportées.
Petit coup d’œil rapide sur place ou quelques ammonites se battent en duel. Nous les sauvons d'une deuxième mort certaines ou elles finiraient aplaties dans les remblais d'un terrassement.
Nous partons ensuite en direction d'un petit chemin qui mène au-dessus de la nouvelle nationale pour le traditionnel café croissant. Il fait plutôt frais ce jour et le vent fait déjà pester Jean-Marie qui apprécierait grandement un petit brin de soleil !
Nous réfléchissons de l'approche à adopter pour accéder aux falaises fraîchement mise au jour par les travaux de la déviation. L'Objectif étant de faire une petite virée géologique et d’aller voir un trou repéré il y a déjà un long moment.
Les collègues s'y sont déjà rendu il a peu et savent ou se garer au mieux le long de la nationale pour ne gêner personne.
Un fois sur place, vers les 12h, nous commençons la prospection dans les falaises tandis que les usagers de la route nous regardent déjà avec de gros yeux. Les hommes partent en tête pour retourner voir une géode qu'ils avaient repéré la dernière fois. Je reste un peu derrière pour apprécier tous les petits endroits de cette zone très karstifiée qui me faisait de l’œil depuis très longtemps. Un endroit très joli, très coloré ou de multiples fossiles ont calcifié dans la roche. La géologie du terrain est vraiment intéressante, Nanard et Thierry en profitent pour faire des photos de ces phénomènes avant qu'ils ne soient recouvert par la végétation.
En rejoignant les copains par un étage supérieur je tombe sur deux orifices, le premier ressemble par sa taille à l’entrée du petit Siblot et pince à cause d'un colmatage au bout d'environ 2 mètres de verticale. Le deuxième, bien plus sombre est obstrué de rochers instables que j’enlève avec le pied par peur d'une réaction en chaîne. Une vraie surprise d'entendre et de voir ces mêmes rochers dégringoler 6/7 m plus bas dans un puits très érodé d'environ 2 sur 3/4 mètres de large. En plus d’être beau, propre et prometteur il se trouve juste en face du trou que l'on devait initialement aller voir de l’autre côté de la nationale. Un surplomb rocheux et ma faible lumière m'empêchent de voir une suite évidente mais il y a bel et bien du vide la dessous.
Il ne me faudra pas longtemps pour crier au gouffre et peu de temps après nous nous retrouvons tous les quatre devant ce trou noir qui nous donne bien envie d'y descendre pour y voir plus clair.
Manque de bol nous avons bien le perfo, des cordes mais pas de spits sous le coude alors on dégage un peu de terre ferrugineuse pour permettre à Thierry de sécuriser ce puits à l’éclateur de roche. En prévision de sa descente qui se fera sûrement dimanche prochain, un aménagement de la zone était nécessaire pour éviter de devoir chatouiller des gros blocs instables suspendus sur un des côtés de la tête de puits. Il ne faudra pas longtemps pour aménager le lieu mais du béton et un étayage sera tout de même nécessaire par la suite.
Après ce chouette imprévu nous voilà repartis de plus belle le long des falaises ou un beau miroir de faille retient notre attention. Quelques minutes plus tard, deux estafettes de la gendarmerie se garent... 6 Gendarmes en descendent, alertés par des automobilistes, ils nous font part de leurs inquiétudes tout à fait justifiées sur notre escapade le long d'une nationale. Nous leurs expliquons notre situation de spéléologues ce qui leur enlève un doute sur la bonne moralité de nos motivations. Tout le monde tombe d'accord, dorénavant, nous devons au préalable prévenir la gendarmerie de Port Sur Saône avant toute visite sur cette zone pour éviter les malentendus et le déplacement inutile des forces de l'ordre.
Après ce deuxième imprévu nous repartons en voiture pour nous rendre de l'autre côté de la nationale. Les falaises de ce côté-ci sont toutes aussi impressionnantes, les failles bien creusées par l'eau laissent apercevoir de multiples méandres mystérieux qui semblent serpenter dans ce magnifique calcaire aux strates inclinées. Nanard escalade un promontoire rocheux pour aller voir ce qui se cache dans ce fameux orifice qu'on voyait quasiment tous les week-ends en passant sur cette route.
Il y disparaît pendant bien 4 minutes avant de réapparaître un peu crotteux… Ça continue !
Il nous décrit un méandre en diaclase d'environ 1/2 mètre de large, où il a pu avancer sans problème. Mais un petit rétrécissement dû à de la terre l’empêche d’accéder à la suite pourtant visible sur au moins 10 ou 15 mètres. Une dalle suspendue plus ou moins menaçante n’a pas vraiment facilité les choses et demandera une petite expertise de nos désobeurs de l’extrême.
Conclusion : il n'y a que quelques seaux de terre à enlever pour accéder à la suite de ce méandre. Un petit bout de nouille serait le bienvenu pour que tout le monde puisse y accéder dimanche prochain.
De l'autre côté de la route il n'y aura qu'à équiper et à descendre pour une première exploration du puits à la recherche d'une suite. J'irai prévenir la gendarmerie dans la semaine de notre venue. Un beau programme !
Nous finissons notre escapade chez Thierry à environ 18 h pour manger un bout et discuter de cette journée riche en rebondissement.
Prévus pour dimanche prochain : La même équipe et ??
Sarah
Sortie Prospection/Sondage à l'aval du réseau de Vallerois, dimanche 12 mars 2023
Participants : Jean-Luc, Jean-Marie, Thierry et Sarah
Depuis un moment déjà nous avions été en reconnaissance dans un bois situé à l'aval du réseau de Vallerois ou des phénomènes karstiques « pas clairs » se battent en duel sur la commune de Port sur Saône.
Après maintes et maintes tergiversations nous décidons d'aller y gratter un coup ce dimanche lors de la réunion club de vendredi, l'objectif étant d’espérer shunter les trémies du nouveau réseau en accédant directement au collecteur principal. « Un beau rêve de taupes ». Au vu du récent effondrement, on se dit qu'un plan B pourrait être salutaire en attendant de pouvoir réunir tout le matériel et les ouvriers nécessaires aux travaux de l’entrée de la T3.
Nous arrivons vers les 10h30 sur place. 1H15 de temps de chauffe plus tard, nous voilà devant le premier phénomène. Une grosse faille d'environ 3 mètres de large se dessine dans un flanc rocheux. Envahie par la terre et les arbres morts, quasiment colmatée, la faille pince au dessus du talus mais laisse apercevoir un front de taille descendant. Nous allons ensuite voir un flanc rocheux situé juste au dessus en bord de champ à gauche, difficile de voir quelque chose là dedans, beaucoup de roche sans départ évident. Je passe un coup les baguettes dans le secteur, il y aurait quelque chose là dessous d'environ 2/3 mètres de large qui arrive depuis le champ à l'aval de la perte de Vallerois. De nature dubitatif ou non, cette information nous laissent tous septiques. Une doline se trouve également dans l'axe et se trouve juste au dessus du premier phénomène.
Jean Luc pointe les trous pour l'inventaire de Basekarst avant de filer.
Nous attaquons le chantier au fond de la faille vu précédemment, ce qui nous parait le plus évident, on a au moins une direction et de la roche en place.
On met le chantier à niveau au fur et à mesure de la descente pour faciliter les manœuvres. Beaucoup de terre et de cailloux, les parois pinçantes sont là. Après quelque temps, de toutes petites traces d’érosion apparaissent sur la paroi de gauche. A l'heure de la pause repas, « 15h », je vais jeter un œil au fond, je demande une lampe pour voir où partent les traces d’érosions. Un mini méandre de 2/3cm part tout droit, la paroi me barre la vue. Dubitatifs, on ne s'y attarde pas.
Après la pause bien méritée nous repartons de plus belle, on creuse toujours à la verticale, cailloux terre, le talus se transforme vite en terril et la nuit commence à tomber. Il faut maintenant faire un peu d'opposition pour remonter de la zone de chantier. Le régime baisse peu à peu, sur le point de partir, Thierry fait un dernier petit sondage en hauteur au niveau des traces d’écoulements et là… Surprise ! Le bout de paroi tombe et ouvre le mini méandre en deux. Un petit trou noir au contour bien rond de 4/5cm lui fait suite et semble plonger à la verticale. Reboosté comme jamais nous voilà reparti pour un tour, ça pète bien, à vrai dire, c'est fissuré de partout ! En peu de temps nous voilà devant un trou vertical de 12 sur 10 cm de large sur 30cm de haut colmaté par un bouchon de mousse, en forme de nid « ?? ». Un loir avait sûrement élu domicile dans ce conduit déjà colmaté par de la terre et des graviers !
On met une combi dans le trou et on éclate la roche tout autour. Voila que le départ rejoint d'autres départs, toujours aussi érodés mais malheureusement trop comblés pour y voir vraiment quelque chose. Le froid aidant nous tapons un peu chacun à tour de rôle. On descend d'encore 30 cm avant de trouver le premier morceau de calcite. Cette même calcite qu'on retrouve enfin en toute petite coulée sur la paroi de gauche dans le fond de la fissure.
Peu après les cailloux ne veulent plus sortir, Thierry sent de l'air, il s’énerve une dernière fois avant de remballer le chantier. Nous sommes tous d'accord : c'est pas clair !
21h30 retour à la voiture. La spéléologie… Ou l'art de transformer un simple sondage en nouveau chantier !
Nous sommes tous les trois très motivés pour revenir creuser ici et Jean Marie et Thierry me disent que ça ressemble vraiment au tout début du Pinard... Un deuxième miracle est-il possible ?
Il serait judicieux de trouver le propriétaire de ce bois et de lui demander l'autorisation pour continuer les fouilles. Numéro de cadastre « 0025 sur cette parcelle » sur la commune de Port sur Saône, la mairie pourrait peut-être nous dire à qui elle appartient ? Une protection de l’entrée serait vite nécessaire !
Bien content de nos aventures nous repartons 1h30 plus tard en direction de nos antres respectives. Nous allons faire de doux rêves cette nuit… Shunter la T4 ou même la T5 de Vallerois avec un départ de 2/3cm, ça serait vraiment un petit miracle mais après tout, pourquoi pas !
Dimanche prochain : Retour sur place pour continuer les travaux, prévus : Thierry, JM et ??
Sarah
Kaysersthul, rando prospection, lundi 20 février 2023
Participants : Joceline, Bruno et JLG
De passage en Alsace en camping-car pour un petit séjour, Bruno nous accueille chez lui le dimanche soir et nous propose pour le lendemain une rando en Allemagne, dans le Kaysersthul, tout proche de chez lui. C'est un massif volcanique, au milieu de la plaine d'Alsace, entre la Forêt Noire et les Vosges, qui culmine à 557 m (Totenkopf). Il souhaite aussi aller voir 2 grottes/résurgences.
La rando se déroule on ne peut mieux, dans de splendides paysages retravaillés par l'homme en terrasse pour y planter de la vigne. On grimpe sur une tour artificielle qui nous permet une vue panoramique de la région. Cheminement également sur les crêtes, qui doivent être les anciennes lèvres des cratères. Temps splendide, rando en tee-shirt. Repas de midi tardif sur des tables de pique-nique, et en fin de rando, on arrive aux fameuses grottes. Une des deux est l'alimentation principale d' une piscine, ouverte gratuitement au public en été, et l'autre doit être une ancienne résurgence, l'eau alimente également un peu la piscine, mais puisée par soutirage. Bruno, regarde un peu les 2 cavités, mais n'ayant pas de tenue adéquate (néoprène obligatoire) ne s'aventure que dans l'entrée.
Un peu plus loin, une exposition de minéraux en plein air, avec loupes pour examiner les grains des pierres renseigne sur les différents minéraux de la région.
Merci à Bruno pour cette belle découverte !
Jean-Luc
Château Chalon, repérage cavités, lundi 6 février 2023
Participants : Véro Garret et Damien Grandcolas.
Entre deux dégustations de vins à Château-Chalon, une d’un blanc ouillé type Savagnin et une autre d’un blanc élevé sous voile de levure ou oxydatif type Tradition (80% Chardonnay et 20% Savagnin), nous avons un peu de temps pour faire quelques petits repérages des cavités du secteur.
Repérage d’une grotte dans la falaise sud sous le village de Château-Chalon. Repérage vers une fontaine à l’est du village entre le lieu-dit « Puy St-Pierre » et « la Croix de Pierre », d’une petite grotte avec une entrée aménagée (encadrement de porte maçonné) et de deux tunnels de captage de source.
Il est prévu que je retourne dans ce secteur afin de continuer le repérage des innombrables cavités du secteur Château-Chalon/Blois-sur-Seille/Nevy-sur-Seille.
Damien.
Secteur de Bucey lès Gy, prospections, samedi 26 novembre 2022
Participant : Damien Grandcolas.
Prospection autour du hameau de St Maurice pour essayer de situer la grotte du Crousot (petite cavité indiquée par le GSG – Nuffer). Je cherche, à partir du lieu-dit « Le Crousot » jusqu’au bois de la Côte sans résultat. En revenant sur St Maurice, j’aperçois des barres rocheuses à proximité du hameau. Je repère des petites cavités dont 2 sont difficiles d’accès (accès dans un hangar ou dans un chenil !) Les propriétaires ne sont pas là, donc pas d’investigation. L’une d’elles peut-être la grotte de Crousot – à revoir. Coordonnées des 2 cavités intéressantes : 866360 – 2272345 et 866260 – 2272170. Il est midi, je rejoins la ferme des Combes et mange avec Joël « Pépé » Palissot. Je pensais continuer ma prospec l’après-midi mais « refaire le monde » prend plus de temps que prévu. Fini pour aujourd’hui.
Damien
Prospection à Chaux-lès-Port, lundi 21 novembre 2022.
Participants : Véro Garret et Damien Grandcolas.
Hier, depuis le chantier de la grotte au-dessus de la source de Conflandey, j’ai vu que la Véloroute 50 était achevée de l’autre côté de la Saône entre Port-sur-Saône et Conflandey. Aussi, ayant envie d’aller la reconnaitre, je propose à ma compagne Véro d’y aller pour sa marche quotidienne.
Arrivé à hauteur de la grotte de Conflandey, on aperçoit bien l’éboulis de pierres créé par notre chantier. Juste avant, la grotte du Carrousel est aussi visible.
Plus loin, sur la rive coté Chaux-lès-Port, au Bois de la Côte, pour les travaux d’aménagement de la Véloroute, les falaises ont été complètement débarrassées des arbres et buissons. Ainsi plusieurs petites cavités apparaissent, (voir les photos) dont parmi elles, certainement la grotte du Halage. Je l’avais repérée avec bien du mal en 2015 et n’était pas sûr que ce soit bien elle ! J’y retournerai très prochainement pour voir de plus près l’ensemble des cavités de manière systématique et de prendre leurs coordonnées.
Vu de l’autre rive de la Saône, le bois de la Côte de la Baume laisse apparaitre des petites falaises bien au-delà de la Baume en direction de Port-sur-Saône. Cette zone, bien pentue, mériterait aussi une sérieuse prospection.
Damien.
Balade karstique dans le Doubs, 7 et 8 août 2022
Participants : V. Garret – D. Grandcolas
Dimanche 7 août : Départ de Pierrefontaine les Varans pour faire une boucle en passant par le belvédère de Belmont, point haut de notre randonnée. Le tracé est parsemé de phénomènes karstiques dont de nombreuses cavités. Nous passons au pied de la Roche Percée qui est un site d’escalade quelque peu hors des sentiers battus et rejoignons la grotte de la Fontaine Boudot. Sa petite entrée, difficile à trouver, conduit à une belle salle de 10m x 10m concrétionnée. Une colonne d’un blanc immaculé trône au centre de celle-ci (voir les photos sur Basekarst pour ceux qui y ont accès). Passage vers l’abri du bois de Belmont avant de nous faufiler dans la glacière du Bois du Roi. Il s’agit d’une large diaclase tectonique de 70 m de longueur parcourue par un courant d’air froid. Retour en passant près de la source du Val où une nouvelle passerelle en bois a été installée Nous remontons à Pierrefontaine en passant au pied de la Grande Cascade et en longeant une barre rocheuse avec de belles baumes et petites grottes insignifiantes.
Lundi 8 août : Boucle aux environs d’Avoudrey et Flanchebouche où nous visitons au passage la grotte de la Borne. La galerie d’entrée descendante aménagée avec un escalier métallique mène à une grande salle de 20m de diamètre qui se finit par un éboulis. Nous repérons aussi le Creux d’Orcheval. Celui-ci n’est pas accessible car il est entouré par des grilles et la porte d’accès est cadenassée. Ce gouffre de 35 x 18m pour une profondeur de 21m est impressionnant (voir photos sur Basekarst).
Damien.
Les Orcières, Montivernage, 28 et 29 juillet 2022
Participants : Véro Garret, Zélie, Anouk et Damien Grandcolas.
Ce jeudi, direction Montivernage avec les filles pour visiter la grotte des Orcières ; grotte que je n’avais pas encore explorée ! Cette modeste cavité se prête particulièrement bien à une séance de découverte du milieu souterrain pour des enfants de 5 et 7 ans. J’équipe le ressaut d’entrée pour permettre aux filles de descendre le puits en rappel que je gère depuis le haut et pour qu’elles puissent le remonter seules à l’aide d’une poignée. Nous allons jusqu’à la trémie terminale de la galerie Est où les filles continuent dans un boyau désobstrué espérant y trouver une suite ! Tout le long du cheminement, elles s’extasient devant les concrétions qui sont étonnement encore bien blanche ! Au retour, Anouk et moi allons voir le fond de la galerie Ouest où se trouve le passage désobstrué et volontairement réobstrué permettant d’accéder au nouveau réseau. Pas facile de déterminer où celui-ci se trouve. Pendant ce temps, Zélie et Véro qui nous attendent à la base du ressaut se passent le temps en faisant des prélèvements d’argile pour de futures poteries, dixit Zélie et Anouk !
Après cette visite bien agréable, friture à la Capitainerie de Baume les Dames et nous posons le camion au bord du Doubs au pied des falaises de Baumerousse. Comme par un fait exprès, se trouve juste derrière le camion la résurgence de Baumerousse dont le niveau d’eau est bien bas (voir photo). À la suite de pompages réalisés en 2011 et 2015 par le CDS 25, 120 m de réseau ont pu être explorés dans cette cavité.
Vendredi matin, balade le long des falaises pour repérer les voies d’escalade pour une future grimpe avec le papa des filles. Ces dernières ne peuvent pas s’empêcher d’explorer les petites grottes dans la falaise.
L’après-midi sera consacré au repérage du tunnel de dérivation du Gour à Champlive et, éventuellement d’une visite de la première partie horizontale de celui-ci. Son accès ne me semble pas simple dans les friches longeant le ruisseau. L’entrée n’est pas loin mais j’abandonne, me disant que le cheminement jusque là sera un peu compliqué et éprouvant pour les filles. Nous partons pour la vallée du Doubs au niveau du village de Laissey pour repérer à son tour la sortie du tunnel. Nous en trouvons un pensant qu’il s’agit de la sortie ; il s’avéra par la suite après contrôle sur BaseKarst que c’est l’entrée de la mine de Jay-Rouge. Retour à Besançon pour retrouver maman et papa.
Damien.
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