plongee
Initiation plongée, le mardi 1er décembre 2020
Gouffre Wicky, plongée, jeudi 6 août 2020
Après avoir réparé le flexible, je m'empresse de retourner au Wicky aujourd'hui. Je redescends la bouteille à 250bars au siphon. La pollution est moindre car je respire nickel pour les mêmes travaux que la dernière sortie où je devais m'arrêter de temps en temps, pour reprendre un peu mon souffle, cela est très significatif. Je m'habille mais vois que le siphon est pas super cool, pas comme la dernière fois. Je vais voir quand même au s2, le départ est assez clair pour perdre ensuite de la clarté, très blanchâtre, moins de 1 mètre de visi ou alors juste. Je fais environ 80 m mais mon oreille droite passe jusqu'à -10 ensuite fini, merde !
Je continue mais petite douleur légère, merde, demi-tour, je ne jouerai pas avec cela ...
De toute façon visi de merde, je n'aurais pas tiré du fil, trop de lames et navigation assez aléatoire. Je reviendrai samedi, je suppose que j'aurai plus de chance. Je remonte le siphon dans la touille, mon oreille décompresse bien, ça a l'air nickel. Je repasse le s1 et ressort un peu de matos pour l'usage normal. Vérifications. Je remonte le kit sans aucun essoufflement, pas comme l'autre fois et cela sent moins mauvais ...
J'ai une bouteille de vin, je m'empresse de l'emmener à Mr Wicky , je sais pas si elle est encore bonne : ''2000'', de la poussière, enfin beaucoup. Je discute 5 mn, lui et sa femme sont très sympathiques.
Je m'en retourne chez moi. Je regarde pour samedi.
J'ai de belles photos ainsi que vidéos sur cette petite plongée. Je trie.
Didier
En Versenne, samedi 25 juillet 2020
Photo Romain Vénot
Perte du Ruisseau de l'Etang, plongée, dimanche 31 mai 2020
Retour en hte Saône pour retrouver les camardes du SCV , sympathique comme d'hab.
Je ne connais pas la cavité , mais l'approche est rapide. L'entrée demande un peu de contorsions pour certains ,mais il est vrai, quelques fois moi aussi, le repas du midi n'était pas une obligation pendant les presque 3 mois de confinement, merci...
Arrivés dans la salle du siphon, Thierry me dit : "Nous voilà arrivés !"
Me dis dans ma tête , ""à oui "", je ne vois pas le départ du siphon. Après avoir cherché derrière des roches ,effectivement, il est là, certes pas le Wicky, mais il est là.
Je peux dire que la visi n'est pas médiocre, même content, assez claire. Me dis "vais tirer du fil, si J.M Lebel dit ça continue, alors pas de problème, c'est vrai".
Je regarde la meilleure manière pour y rentrer et cela sans faire de dégâts visi. Je m'habille en petite grenouille, accroche mon fil et me voilà concentré sur la plongée. Je passe le passage d'entrée intime sans problème et me retrouve dans un beau laminoir, assez haut car je suis très à l'aise et très large, cela continue bien mais bizarre, pas de visi. Pourtant je n'ai pas souillé lors de mon entrée très rapide et directe ... l'eau n'est pas souillée par des sédiments lors de notre approche, ne pense pas car cela tire sur le blanchâtre ...visi de 30 cm alors que, vu la vasque, je pensais avoir au moins 5 mètres de visi ...
merde ,merde pourquoi ?
J'essaie de tirer 3 voire 4 mètres et veux accrocher pour me retrouver dans l'axe de la sortie car c'est un laminoir et vois pas trop. Je ne trouve rien, et d'ailleurs visi 0, je décide de rentrer pour leur dire ...
Je suis déçu, surtout que le portage n'est pas facile et je voulais faire plaisir aux copains porteurs.
Tout ça pour 5 mètres, je décide de leur dire, je veux retourner pour essayer autre chose,
me déplacer dans la largeur pour constater aussi que : aucun passage c'est pollué.
Je tâte pour voir si je peux accrocher mon fil mais rien. Dommage j'aurais des plombs, j'aurais malgré tout tiré du fil en le plombant mais je n'ai rien.
Ce que je ferai pour la prochaine sortie car je décide de laisser mes 2 *4 litres et mon bobino.
J'y retournerai, Thierry veut agrandir l'entrée mais si cela est ok, je préfère refaire une sortie avec des plombs pour le fil, je tirerai même si pas très bonne visi, cela permettra de voir si cela mérite des travaux : à discuter ??
Pour moi ; je pense que le laminoir est assez haut, environ 60, 70 de haut sur très large.
J'emmènerai 6 plombs de 1 kg pour avancer dans la sécurité.
Et pourquoi pas une meilleur visi.
Le retour se fait avec quelques séances photos sympas ...
La damassine est là pour les muscles contorsionnés...
Je remercie pour le portage,et à bientôt sur le site...
DIDIER L .
Perte du Ruisseau de l'Etang, dimanche 31 mai 2020
Présents : Thierry V ; Didier L ; Pascal B ; Nanard
Rendez-vous fixé à 10 H vers le gouffre du Crevat, car Didier ne connait pas l’accès à la perte du ruisseau de l’Etang. Sont également présents, Jean-Marie J. et Jean-Luc G., qui nous accompagneront jusqu’au début de notre incursion sous terre.
On en profite pour remettre à Didier, une de nos balises de détection, pour qu’il puisse l’adapter à son caisson étanche pour l’emmener sous terre ; objectif : le suivre en surface prochainement lors du cheminement Crevat – Trou du Pinard.
Après le rituel café/croissant, Didier prépare le matériel et tout le monde s’équipe. Nanard emmène du matériel photo pour ramener quelques images du fond.
On se suit dans les passages étroits et dans le premier puits en se passant les kits, dont les 2 bouteilles de 4l. Une fois dans les grandes galeries, on file vers le fond en présentant le réseau à Pascal et Didier qui ne le connaissent pas.
Didier repère le siphon moyennement accessible et tente une plongée. Peu de visibilité (30 cm environ). Une descente à -3 m estimée, permet à Didier de percevoir un laminoir de 60 cm de haut, mais d’une bonne largeur (peut-être 2 m) ; les parois sont sondées au pied sans trop toucher les parois. Il ne semble pas y avoir d’obstacle au début du siphon, mais la touille étant importante, après 3 tentatives, il semble plus prudent de renoncer et de revenir une autre fois. Le fil d’Ariane est laissé sur place ; Thierry étudie la façon d’aménager la diaclase d’entrée, pour faciliter l’accès et la mise à l’eau sans polluer l’accès.
Le retour sera consacré à une série de photos, avec flash et pied photo, pour compléter les manques d’illustrations concernant les galeries du fond. La boue et le manque de maîtrise des flashs ne permettront que de ramener des photos d’explo. Il y a encore du travail à faire sur l’utilisation des flashs, leur réglage et leur prise en main.
Thierry en profite pour nous amener dans la galerie qui permet de faire la traversée et vérifie l’état de la trémie qui ne semble pas avoir bougé, mais qui questionne quant à la traversée.
Etant bien mouillés, et commençant à sentir un certain refroidissement, on ne traîne pas vers la sortie, toujours en se passant les kits vers la sortie du puits et dans le méandre d’entrée.
Sortie vers 17 H 45.
Nanard
Les autres photos ici
En VErsenne, samedi 31 août 2019
En Versenne, la grotte de Sidonie
PA, TPST 7h00
Ce samedi 31 août, Stéphane Guignard a rassemblé autour de lui 13 personnes pour l'épauler. Le siphon d'Enversenne mérite d'être exploré plus loin et c'est aujourd'hui que cela se passe.
C'est donc accompagné de Christophe Rognon pour la plongée et de tout un groupe (Michel, Christian, Louis, Fred, Anne et leur fille Coralie, Christian, Thierry, Didier, Pierre, Charles et ses fils Felix et Etienne et moi-même) que nous nous retrouvons à 9h30 dans le virage de Fontenotte. Denis est là pour porter les clefs et s'excuse de ne pouvoir nous accompagner.
Il est onze heure quand nous enlevons les baudriers au bas de l'unique puits de 20 mètres.
Les fils des capteurs nous amènent à la rivière et c'est dans un lit large et sablonneux que se passe la première heure de marche. L'espace est large, joliment concrétionné et le groupe s'est divisé en deux rapidement. Je ferme la marche.
Les anciens m'expliquent des choses que je n'entends pas complètement : il ne faut pas passer par là à cause de Sidonie igueule, il ne faut pas poser sa main parce que Sidonie leussé, non mais là c'est en bas parce que… sidonie.
Je ne comprends pas tout mais je m'exécute. Anne et Coralie qui sont devant moi semblent comprendre, tant mieux.
Au bout d'une demi-heure nous quittons le lit principal pour gagner un réseau semi-fossile sur la droite. La calcite fait briller le sol, les petits gours sont enduits de blanc et scintillent devant nous, des méduses laissent pendre leurs tentacules jusqu'au sol. "Non mais faut pas toucher, Philippe, parce que Sidonie le voit", le son a été plus net : c'est peut-être plus SI DENIS que Sidonie, dont acte.
Denis veille jalousement sur sa grotte et la grille qui ferme l'accès du puits a une clef qui reste en permanence suspendue à son cou. (Si Denis savait ce que je viens d'écrire…)
Au bout d'une heure nous enfilons les néoprènes, enfin les hauts car les bas étaient déjà en place.
C'est reparti dans le réseau actif. L'eau est là, jusqu'à mi-mollet parfois, guère plus au début. Le sol est instable et Felix qui est devant moi s'enfonce régulièrement dans des flaques dont il n'avait pas idée de la profondeur. Son père lui dit "trois appuis avant de te lâcher". J'observe : la plupart des spéléos n'ont pas trois appuis, ils visent plutôt les berges et les reliefs visibles. C'est une meilleur tactique.
Nous quittons le sol instable pour glisser dans un lit plus profond, sablonneux. Sur le chemin un tuyau bricole un siphon qui part vers la droite : c'est le passage vers LA VOÛTE MOUILLANTE. L'épreuve ultime.
Depuis le départ elle est annoncée comme un passage sélectif : un peu inquiet pour ma batterie de Scurion, j'avais pris le casque de vero à la batterie de plongée… Je m'avance et entends devant moi un peu de stress, d'inquiétude, quelques instants de panique. Je me demande comment c'est. En fait, c'est… rien. Il y a péniblement deux mètres où il faut mettre la tête dans l'eau, se tirer sur la corde pour resortir de l'autre côté : très rigolo en fait.
C'est reparti pour une demi heure de marche et nous arrivons vers 13h00 en bas d'une salle où une eau un peu glauque est nantie d'une ficelle à gigot. Steph et Christophe s'habillent devant la mare. Pierre se met à côté d'eux et soulage sa vessie devant les yeux hagards des plongeurs. Je rigole.
13h30 les courageux plongent. Quelques bulles montrent leur trajet, au début avec un halo jaunâtre puis plus.
Nous montons en haut de la salle pour avoir un peu de plat. Nous y mangeons. J'y somnole.
14h39 : Christophe est de retour. Il boit un café chaud et nous dit que Steph continue.
15h27, Stephane sort de l'eau, réjouit, ravi, rayonnant.
Nous reformons les kits et avant que nous n'ayons pu dire ouf, Christophe et Steph repartent. Steph embarque même deux kits! Je ne sais pas ce qu'il a vu mais il est dopé.
Cette fois je rentre avec le groupe de tête, nous avançons à un bon pas. Nous nous regroupons pour la voûte mouillante puis nous redispersons. Steph s'arrête pour aider Christian à changer sa lumière, nous le doublon avec Pierre et Thierry. A l'arrivée au bas du puits, je vois le séant de Christophe à quelques mètres au-dessus de moi : il a carburé, le voilà déjà a mi-puits.
Nous le suivons et la sortie s'étale sur une bonne heure. En haut c'est bière à volonté : chacun a amené de quoi arroser et fêter l'exploit car OUI, Steph a rajouté de la première : derrière le siphon après la cloche, 20 m de fil pour sortir dans une zone exondée inondée, il raconte, un lac, quatre mètres de profondeur sur une centaine de mètres avec un nouveau siphon derrière.
Sidonie est au courant, il amènera le champagne. Bingo : le voilà avec les bouteilles. On fête cette réussite, Steph remercie les porteurs mais c'est lui le roi ce soir.
19h30, le groupe se disperse, retour au bercail.
Philippe Auriol
Gouffre de la Croisotte, dimanche 11 août 2019
Sylvain Redoutey
J’étais à Chamonix, ce vendredi 12 juillet en fin d’après-midi, en train de préparer avec un ami et notre guide une randonnée glaciaire quand j’ai reçu un coup de fil de Véronique qui m’apprenait la terrible nouvelle : Sylvain est décédé en plongée. Je ne pouvais pas y croire. Sylvain, toujours à la pointe de la sécurité, s’étant toujours sorti de toutes les situations délicates en plongée (et il y en a eu quelques-unes, dans notre « touille » haut-saônoise) … ça ne paraissait pas possible.
Sylvain …
Je l’ai rencontré pour la première fois chez moi, dans les années 90. Je faisais partie à l’époque, avec Carole, son épouse comme moi enseignante, d’une association de coopération scolaire. A l’issue de nos réunions, nous avions coutume de manger chez l’organisateur de la réunion. Cette fois-ci, c’était chez moi, et Carole était accompagnée de son mari, Sylvain. J’ai appris qu’il venait d’être champion du monde de durée en plongée. Champion du monde ! Un champion du monde mangeait chez moi ! J’étais impressionné. Et pourtant, ce dont je me souviens le plus de lui au cours de cette soirée, c’était sa simplicité, sa gentillesse… il a discuté avec nous comme si on s’était toujours connu, répondant à toutes nos questions…
Je l’ai retrouvé plus tard au Spéléo-Club de Vesoul, dont il est toujours adhérent. Il a effectué de nombreuses plongées, souvent en première, dans nos siphons boueux. Toujours partant pour aller explorer le siphon de fond de trou, ou déposer une balise émettrice pour nous permettre de radiolocaliser un siphon en surface, il nous a permis d’approfondir nos connaissances sur les différents réseaux du département, en particulier sur le réseau Frais-Puits/Champdamoy où il a effectué de nombreuses plongées. Mais il était également toujours partant pour nous donner un coup de main en surface, tirer des seaux ou travailler à la perforatrice au cours de désobstruction, comme au gouffre du Chemin Vert.
Son travail l’a ensuite appelé à la Réunion, puis dans le sud de la France. Mais dès qu’il le pouvait, pour retrouver sa famille, il revenait en Haute-Saône et ne manquait pas à cette occasion de prévoir quelques plongées. Il me passait alors un SMS, ou un coup de fil, et nous nous retrouvions, souvent au bord du Frais Puits. Avec les copains du club, c’était toujours un plaisir de le retrouver, de l’écouter nous raconter ses plongées dans le sud, nous annoncer ses nombreux projets et de lui donner un coup de main pour le transport de son matériel au bord de la vasque.
Ma dernière rencontre avec lui, ce fut au bord du Frais Puits le 29 juin. Avec Thomas, nous l’avons accompagné jusqu’au bord de l’eau, et Thierry était là aussi à sa sortie. Il était content de sa plongée, l’eau était moins turbide que prévu, son propulseur allait vite et bien, les fils d’Ariane n’avaient pas bougé… Tout était parfait, il était en pleine forme.
Je suis, comme tous les copains du club, profondément affecté par sa disparition, et je m’associe à la douleur de son épouse Carole, et de ses trois filles.
Plongée au Frais Puits, samedi 29 juin 2019
Participants : Sylvain Redoutey, et en surface : TL, TV, JLG
Temps de plongée : presque 2 h.
13 h, on se retrouve au Frais Puits, Thomas, Sylvain et moi. On descend le matériel, Sylvain s'aperçoit qu'un détendeur bricole, et décide d'aller en chercher un autre. On l'attend à l'ombre...
A son retour, descente du reste du matériel et équipement. Début de la plongée à 15 h 35. Sylvain pense en avoir pour deux heures. Thomas et moi partons, je reviendrai à 17 h 30.
Entre temps, TV me téléphone pour savoir à quelle heure Sylvain pense sortir. On se retrouvera donc sur place à 17 h 30. Quand on arrive, Sylvain est déjà à sa voiture, il a mis moins de temps que prévu, tout en faisant plus de trajet ! On finit de remonter le matériel, bières, et not' président informe Sylvain des siphons qui seraient à plonger (Replan, Breuillot...).
JLG
Port Miou, samedi 8 juin 2019
PA du SCV70, Stéphane Guignard du Doubs.
TPST 2h
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