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SCV 70

Trou Pinard, mercredi 1er novembre 2017

1 Novembre 2017 , Rédigé par DL Publié dans #plongée

Quelques lignes avant CR sur la jonction Crevat, qui n'était pas  prévue ce jour car je voulais partir à 3 * 4  litres  et un oubli "détendeur "me fait dire : pas de jonction, car je savais  d'après CR de Fred Martin  parti chaotique  et profond dans les -10  et longueur dans les 150 mètres, voire 160 mètres ...

Le GSAM présent , 4 spéléo ainsi que Steph , très sympa ,café croissant ensuite on descend voir un peu ,le niveau.
Excellent : bas, clair ; arrivés sur place, la préparation  commence,
une plongée d'environ 30 mn au plus. 2 bouteilles 230 et une 210 bars .je m'engage , retrouve mon terminus, raboute sur le béquet et tire avec mon bobino fait maison : "bonheur ""le bobino. Je tire environ une centaine de mètres, en plus de mes 50 précédents  plus ceux de Christophe Rognon, 50 mètres  si ma mémoire est présente. Je regarde ma consommation, 150 bars dans chaque. Décide de  faire demi-tour au dernier piquet. J'enfonce un piquet, raboute mon fil plus un caouetch, je décide d'immobiliser mon fil de bobino avec un caouetch et le remet en place. La touille est présente depuis un moment. J'ai lâché le fil 5 secondes pour remettre en place le bobino. Je suis bien lesté et pas l'impression de bouger. Je remets la main  sur le piquet, rien, je racle assez loin, rien, je cherche un peu plus loin,rien, rien et rien. Me dis
"tu es dans la merde, air 150 bars environ, cool  Didier, une erreur et tu restes là..."
Je plante un piquet, accroche mon fil bobino et essaie de retrouver le fil, je ne fais pas de grande distance car je sais que je ne suis pas loin... Je cherche, je cherche, je sors de la touille donc terrain neutre pour moi,
bingo !... le fil  est là ! Putain, quelle joie ! Je suis tjrs serein  car je sais que mes 4 litres se vident en 3 minutes. Je rentre, fais quelques mètres et me dis : "putain, c'est pas mon fil, il est blanc !" Je découvre que j'ai fait la jonction avec Fred Martin, je sais que j'ai moins long par là, certes chaotique et -10. Je décide de ne plus regarder mes manomètres d'air, c'est ma manière de faire dans ces situations très engagées. Je rentre doucement,  très chaotique, on monte, de suite ça  descend, remonte... etc. etc. Très clair.  2 fils, certes bien positionnés à des endroits, quelques départs de fil, me pose des questions : " Suis-je sur le bon fil ?" Certaines flèches me donnent bien la direction, continue sur le fil. Je sors le siphon, ne reconnais pas trop le départ de ce siphon, je pose mon matos en sachant que si je suis bien sur le Crevat, je retrouve ma corde mise en place avec le dijonnais, fait un peu d'exondé et effectivement retrouve la corde. Je reprends le matos, guette mon air cette fois, nickel, environ 70 bars et 80. Le siphon n'est qu'une formalité, ensuite  la rivière  avec quelques belles voûtes mouillantes assez proches du plafond.
J'arrive à la sortie, monte sur la droite, et cherche la sortie. Je sais que cela est très étroit, j'ai du mal à trouver, je recherche mais je mets un certain temps à trouver. J'augmente mon éclairage  pour voir un trou à rat avec une plaquette en hauteur. Je laisse mon matos, j'escalade, avec peine mais déterminé, je m'engouffre dans ce labyrinthe tortueux et sinistre, pour enfin voir la cheminée que j'escalade comme je peux, soulève la grille et sors  avec un sourire.
Je dois me démerder pour rejoindre le groupe afin de faire cesser leur attente qui, je pense, doit être très dure. La suite est plus sympathique. 

Didier qui à malgré tout  jonctionné.

Merci à Mr martin  pour son fil bien mis en place, ce qui m'a permis d'être plus serein. J'y retournerai,  c'est sûr, tjrs la main sur fil, je partirai dorénavant avec un extracteur pour la longueur, je dois récupérer  mon bobino et voir l'étiquette suivante.

 

Trou Pinard, mercredi 1er novembre 2017
Bravo Didier pour cette belle 1ère avec à la clé la jonction avec le Crevat, et une traversée qui finit bien malgré une petite peur quand même des 2 côtés, en ayant évité un coup de fil à Damien à 15mn près, plus de 2h30 après que tu sois parti dans le siphon...
 
Côté porteurs, vu les niveaux très bas on a aussi pu progresser d’une 15aine de mètres côté siphon aval au-delà de l’ancien terminus, avec la découverte d’une petite salle bien sympathique où l’on a pu se redresser et admirer d’un côté un beau dépôt sablonneux bien travaillé et étagé par différents régimes de courants, et de superbes coups de gouge assez colorés sur une des parois. Malheureusement on s’est arrêté rapidement au-delà, le conduit reprenant des dimensions très intimes en hauteur et s’ensablant presque entièrement, dommage...
 
Steph
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Séjour de Bruno en Espagne, massif de Porracolina, Val d'Ason, du 21 au 29 octobre 2017.

1 Novembre 2017 , Rédigé par BP Publié dans #Sorties, #Travaux

Séjour sous le soleil pendant les marches d'approche des trous, et la journée de prospection, avec souvent 20°. Le bilan de première est limité, mais de belles avancées diverses. La majorité des sorties ont été concentrées sur le réseau de la Gandara (environ 116km actuellement), avec beaucoup de désobstruction et pailles en quantité. Nous étions 4 ( Le couple Degouve et Dominique Boibessot) puis 5 avec Christophe ( du SAC 70)
Pas de photo, appareil oublié, et c'est pas facile en mode explo.
 
- source temporaire du Sordo ( une des plus grosses du massif, en crue). Nous jetons un oeil neuf sur la seconde sortie d'eau, limitée à une dizaine de mètres gagnés antérieurement à la paille, avec pas mal d'air soufflant. La première sortie d'eau donne immédiatement sur un siphon descendant à -40. Au terminus, au plafond, un vide semble attirant derrière des blocs suspendus. Nous arrivons à les bouger pour ouvrir un passage très étroit que mon acolyte Dom franchit avec mon soutien en poussée. IL est stoppé par d'autres blocs, mais derrière, c'est plus gros. Une heure de marteau burin, puis une paille vont ouvrir les deux passages. Nous découvrons du plus gros derrière, une diaclase d'une dizaine de mètre de haut pour 2 m de large, mais un beau siphon nous arrête peu après. L'air semble passer au dessus de l'eau, mais pas nous... A revoir en étiage très prononcé, si le niveau baisse encore un peu.
 
- torca del Sirocco (secteur amont de la Gandara, alt 1200 m : 7° ou 8° sortie de désob sur ce gouffre aspirant fortement et placé stratégiquement sur le massif, la seconde pour moi. Les travaux antérieurs bloquaient sur une nouvelle fracture encombrée de blocs, après une série de petits ressaut dans des fractures agrandies à force de pailles, le tout, vers -40 m. Nous remontons presque  2 m3 de blocs, dont les plus gros fracturés à la paille avant d'atteindre un carrefour de fractures un peu plus saines, et surtout, la tête d'un puits étroit dans lequel les pierres cascadent assez loin dessous.
Après une dernière série de 3 pailles qui ouvre le puits correctement en fin de journée, nous revenons le lendemain avec un stock de cordes et d'équipements. La soirée est riche en commentaires, pensant que ce sera la grande découverte le lendemain, et l'accès aux amonts inconnus de la Gandara.
Le puits est en fait une énorme fracture de la série calcaire, large au maximum d'un mètre. Nous équipons pour atteindre le niveau -100, puis nous continuons sans corde pour buter à -112 m sur des rétrécissements qui ne laissent passer que le courant d'air. Les espoirs du Sirroco sont douchés, nous déséquipons complètement le trou.
 
- Sortie prospection sur le secteur montagneux entre Arredondo et Ramalès, guidés par Angel, du club local. Nous cherchons une entrée sup à la rivière du réseau de Carcabon, au delà des amonts connus sous terre. Malgré le gros effectif de ratissage, peu d'accès nouveaux sont descendus. Nous forçons deux étroitures pour buter à -30 d'un côté, vers -10 de l'autre. Pas de courant d'air aspirant nulle part. IL faudra y retourner, plus loin. Le secteur de lapiaz était magnifique, avec une rencontre surprenante : un bouquetin local couché entre deux lames de lapiaz s'est laissé approché à quelques mètres.
 
- Sortie " repos", désobstruction dans une doline au dessus de la Gandara, avec un gros courant d'air mesuré à 8°4. Malgré 2 m 3 de blocs sortis, et une dizaine de pailles pour casser les plus gros, il faudra y retourner... Il faudra être insistant l'année prochaine.
 
- Torca ? dans un gros lapiaz difficile d'accès sur la fin, après 45 min de marche, au fond d'une grosse doline spectaculaire dans laquelle on descend déjà à -30 sans équipement.
Deux puits étroit d'une dizaine de mètres chacun, élargis à la paille précédemment, butent sur un méandre fortement aspirant. 16 pailles n'en viendront pas à bout ce jour, il reste moins d'un mètre cinquante pour atteindre le gros vide qui résonne derrière. C'est un peu humide, froid et pas très gros, mais aucune cavité connue dessous ce secteur. En fait, c'est passé à la sortie suivante, sans moi. Arrêt dans un très gros puits, sur manque de corde....
 
- pour terminer mon séjour, une grosse sortie, 12 h un peu physiques pour aller faire une escalade au terminus du Cubillo Fraille, cavité de 5 km environ, jonctionnée au réseau de la Gandara depuis l'an dernier. Nous avions posé en août 2016, une série de fer à béton en U pour les pieds, au dessus d'un lac, pour faciliter le passage en main courante sur une paroi boueuse à 4 m au dessus du niveau de l'eau. A ce niveau, nous sommes à -140, après une série de passages tortueux, étroits et ventilés fortement, puis 2 puits de 15 m, et d'un dernier P25 incliné, glissant et boueux. Bref, il faut être motivé. Fait suite un méandre humide, très boueux par endroit, avec quelques étroitures, à remonter sur 700 m, presque uniquement "à l'égyptienne" en tirant chacun son sac de matos pour l'escalade...Ma combinaison n'a pas apprécié l'aller, et encore moins le retour. Il nous faut plus de 2 h 30 au total pour arriver au terminus connu : un puits remontant très arrosé mesuré au laser à 56 m. Nous montons assez rapidement vers +25, au niveau d'un gros palier qui donne sur un second puits remontant, décalé du premier. La direction de ce que nous cherchons n'étant pas la bonne, nous décidons de partir en vire dans le premier puits pour atteindre un départ de galerie en face, à environ 20m. Patrick atteint un autre départ sans suite sur le coté du puits, que nous ne pouvions pas voir, qui permet de rejoindre par un méandre notre objectif. La première escalade et la vire sont démontées pour laisser place à une corde placée directement sous les départs trouvés. Nous topographions la suite, environ 200 m de méandre haut et étroit, mais propre cette fois. Le courant d'air est faible et ne va pas dans le sens prévu. Nous arrêtons la topo sur un passage pénible même si cela continue en passant par le sommet du méandre, nous en avons assez fait et la sortie est assez loin. Selon la motivation à trouver sur une équipe, il faudra poursuivre l'escalade pour atteindre le sommet du grand puits, et retrouver le courant d'air. Et/ou poursuivre le méandre selon le report topo..
 
 
Bruno
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