participants : VOL PAU, thomas Lebon, Melody Convers et quelques autres
On s’est inscrit à la visite du spéléodrome et Melody aussi (je lui ai pris une assurance à la journée). venant des Ardennes ça nous fait mi chemin chacune pour se rencontrer en hurlant de joie avec des tambourins que l’on doit tester pour un certain jour (le 11 juillet prochain). Philippe est stoïque mais il adore j’en suis sûre. Melody n’a pas fait de verticale depuis 3 ans, qu’importe. On descend en double côte à côte et la corde est tellement lourde et élastique qu’il nous faut toute notre force pour la soulever et alimenter le descendeur.
En bas Thomas et Philippe nous attendent au bord du chenal d’eau potable. Si j’ai bien compris et pour résumer : après la guerre de 1870, une partie de la France est occupée par les Prussiens et les Français qui n’ont pas envie d’être Allemands fuient et s’installent à Nancy. L’agglomération ne peut pas fournir en eau potable une population qui a fait un bond x 5 en 2 ans. Elle décide de creuser sous une bande de marne un collecteur d’eau de pluie à - 45 m de profondeur qui draine tout le versant, en faisant des trous dans les parois de façon régulière et en installant un chenal qui guide l’eau purifiée naturellement jusqu’à la ville. En fait il y a plusieurs niveaux. Les plus courageux iront visiter les intermédiaires bien ennoyés (c’est à dire les filles ^^avec leur guide). D’ailleurs notre guide dont j’ai oublié le nom est d’une élégance incroyable. Chemise blanche largement ouverte sur un torse bronzé, pantalon de ville et cuissardes de pêcheur à la mouche. Je découvre qu’on peut faire de la spéléo et avoir la classe :-).
On avance d’un bon pas car il fait froid et notre guide nous explique les particularités et faits insolites au gré de notre progression. Le chenal est rempli de perles de caverne. On s’attache à ne pas marcher dessus un maximum et sautons de rive en rive en évitant les douches de voûte tous les 10 mètres. Passage d’une lourde porte en métal rouillé, magnifique. on se croirait dans un sous marin abandonné. l’ingéniosité de l’homme est vraiment admirable. Quand on galope un peu trop vite le guide nous rappelle avec un coup de sifflet, c’est comme si on jouait à 1,2,3 soleil. D’accord nous sommes très indisciplinés, car même s’il est stoïque Philippe court aussi derrière les deux filles qui pépient. On fait la chenille (c’est moi devant !!) lumière éteinte dans la galerie chacun tenant l’épaule de celui de devant pendant 5 bonnes minutes, et d’un bon pas c’est très impressionnant, Thomas demande l’arrêt de jeu sur vieille blessure à l’épaule. Je ne sais pas qui l’empoigne pour avancer mais il lui a apparemment un peu broyée. On termine comme on a commencé, au pas de course et Mélody veut remonter au jumard pour voir si elle se rappelle. Les garçons préfèrent tous la cage d’escalier. 40 m plein vide c’est long quand même. Je remonte aussi au jumard. Aujourd’hui on fait tous nos exploits ensemble. On rentre à pied dans la forêt baignée de chaleur, mangeons du pâté et remercions nos guides, délicieux. Thomas file de son côté aux réunions, nous le retrouverons pour la réunion de la commission CREI.
VOL