Escapades karstiques, géologiques et minières au Portugal et en Espagne, du 9 au 21 mai 2024.
6 Juin 2024 , Rédigé par Damien Publié dans #Minéraux, #Rando karsto, #séjour à l'étranger
Participants : Véro Garret et Damien Grandcolas.
Pas de « grande » spéléo, mais des repérages et des reconnaissances de sites karstiques et miniers tout au long de nos pérégrinations au Portugal et en Espagne.
Au début de notre voyage, nous souhaitions passer un peu de temps en Cantabrie et plus précisément dans le « Parque Natural ''Collados del Ason'' où se trouve le système de la Gandara et dans les Picos de Europa, mais le mauvais temps nous en a dissuadé et comme nous recherchions en priorité le soleil, nous avons opté pour le Sud en passant par le Portugal.
9 mai : Mine de Sao Domingos (Portugal) ; C’est notre 1ère randonnée dans une friche industrielle. Cette ancienne mine de cuivre de plusieurs hectares offre une randonnée atypique sur plusieurs kilomètres de pistes dans des paysages à la Mad Max. Le site a déjà été exploité par les romains, avant d'être réouvert en 1855 en tant que mine souterraine et à ciel ouvert en 1867. La mine a fermé en 1966. Il reste quelques petites galeries et puits d’exploitation, l’ensemble ayant, semble-t-il, été dynamité.
12 mai : Dans le « Parque de la Sierra de Grazalema » (Andalousie), repérage de la Cueva del Gato (Benaojan) qui est la sortie de la traversée Hundidero-Gato (4 km avec un dénivelé de 250m). J’avais fait une courte excursion dans la Cueva de Hundidero (Montejaque) en 2017. Pour accéder dans la Cueva del Gato, il faut se mouiller et je ne suis pas équipé. De plus, l’accès est réglementé et seulement possible du 15/03 au 15/04 et du 01/08 au 30/11. Ce n’est pas aujourd’hui que je mettrai un pied sous terre !
13 mai : Toujours dans la Sierra de Grazalema, nous envisagions de faire une rando dans le canyon de la « Garganta Verde » et en profiter pour aller voir la Cueva de la Ermita (Zahara de la Sierra). Mais pour cela, il nous faut un permis (gratuit) mais il nous est impossible de trouver un bureau du parc ouvert pour l’obtenir après plusieurs jours de recherche. Ce n’est toujours pas aujourd’hui que je mettrai une main sous terre ! La prochaine fois, nous le demanderons au préalable par internet ! Nous abandonnons donc l’idée de cette superbe rando et on se rabat sur la Sierra del Endrinal au Sud de Grazalema où un sentier à travers de beaux lapiaz nous fait découvrir de nombreuses « Simas » (gouffres) plus ou moins profonds, certains avec une marque de répertoriage, d’autres pas ! Le soir même, j’essaye, en vain après 2 heures de recherche, de trouver l’entrée de la Cueva del Penon Grande dans le même massif ! Ce n’est pas encore pour ce soir que je mettrai la tête sous terre !
17 mai : Toujours en Andalousie, dans le village de Purullena, nous furetons dans les habitations troglodytes creusées dans les aiguilles calcaires érodées par le temps.
19 mai : Dans le « Parque Natural de la Serrania de Cuenca, nous faisons une splendide randonnée au-dessus du cirque naturel de Una, avec passage en vires vertigineuses. Par la suite, je suis le ruisseau en fond du cirque pour y déceler une éventuelle résurgence. J’arrive effectivement vers une petite exsurgence impénétrable et entreprends en vain des recherches dans les falaises. Nous repartons en passant par les Cuevas del Batan qui sont des petites grottes dans une tuffière.
20 mai : Nous traversons l’extraordinaire parc géologique d’Aliaga en Aragon. C’est un massif qui dispose d’une richesse géologique unique et offre un paysage exceptionnel rempli de traces d’évolution géologique au cours des 200 derniers millions d’années. Nous sommes ébahis par ces reliefs modelés qui forment vallées et crêtes escarpées. Dans le même secteur, nous nous rendons à la mine de Hoya Marina. Cette mine de charbon a fourni jusqu’en 1964 la centrale thermique d’Aliaga. Quelques galeries subsistent.
21 mai : J’avais vu des photos de la mine de sel de Cardona (Catalogne) réalisées par Philippe Crochet (illustre photographe spéléo) et m’étais promis d’y aller pour voir de près ces extraordinaires formations de sel. Nous nous rendons naturellement sur le site de la montagne de sel et, contre la modique somme de 10 € par personne, nous nous joignons à un petit groupe guidé par un Catalan jovial. Muni d’un casque, nous arpentons durant environ 1 h, sous les explications de notre guide enjoué, les galeries et salles de cette mine de sel exploitée depuis l’antiquité. Celle-ci fût définitivement arrêtée en 1990. L’exploitation a atteint 1300m de profondeur et 300 km de galeries furent perforées ! Les galeries et salles sont ornées d’innombrables concrétions de sel blanches et parfois rougeâtre dû à l’oxyde de fer.
Damien.
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