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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 22:47
Nouvelle incursion ce samedi au Gouffre Pinard .. Quoi de plus normal pour des amateurs de bonnes bouteilles !
 
Les précipitations de la fin de semaine ont quelque peu entamée la motivation de Didier et c’est donc en binôme, Stéphane et Christophe, que nous nous retrouvons à une heure plus décente aux abords de la cavité. Premier retard lié à un oubli de baudrier à la maison et tout s’enchaîne. Après un rapide passage au domicile de Didier, pour tenter de lui redonner un peu de coeur à l’ouvrage et lui faire part de notre confiance par rapport aux niveaux hydrologiques de la cavité et de la visibilité et récupérer un peu de matériel (qu’il soit ici encore remercié …), nous nous retrouvons à 11h00 sur place.
 
Rapide séance d’habillage et c’est avec 4 kits et une échelle que nous nous acheminons vers l’objectif de la journée. Ce sera donc l’amont en priorité si les niveaux et la visibilité sont au rendez vous (Didier à tout de même un peu entamé nos certitudes !)  … ou éventuellement l’aval pour y débuter les travaux d’aménagement.
 
Parvenu à la base de la verticale, nous ne pouvons que constater que l’étiage est encore au rendez vous et que la turbidité est inexistante. Nous nous équipons au bord de la rivière pour éviter d’acheminer les kits jusqu’à la plage de mise à l’eau du S1. Ce sera 2 x 4 litres … et la fameuse échelle pour Stéphane … et 2 x 6 litres ( A peine entamées la semaine dernière dans le S1 aval) et 1 x 4 litres en sécurité.
 
Je découvre alors avec plaisir le S1, galerie confortable de section 1.5 x 3.00 environ au fond tapissé d’argile … 140 m de conduits parcourus sans difficultés grâce à l’équipement de Didier. Apres quelques mètres, un passage « étroit » entre sable et voûte rocheuse, est le seul passage susceptible d’être délicat en cas de visibilité nulle car il faut se déporter latéralement par rapport à la position du fil mais ce n’est qu’une formalité avec nos équipements à l’anglaise … et notre expérience des cheminements dans la touille totale. Le palmage est décidément peu efficace en terme de vitesse de progression et quelques propulsions en se tractant sur les doigts plantés dans l’argile facilite bien les choses !
 
Je retrouve alors le bobineau « historique » de Didier suspendu à une lame rocheuse providentielle et commence l’attente de Stéphane, en imaginant ses déboires avec l’échelle aluminium … Quelques minutes d’attente dans le noir et déjà les premiers borborygmes de ses bulles et la lueur de ses lampes me signalent son arrivée. Il aura profité du transport de l’échelle pour dresser la topographie du S1 … c’est vrai que l’échelle donne l’échelle !
 
Ensemble on rejoint alors la vasque du S2 après 40 m de progression dans le lit boueux de la riviere et on découvre une pauvre grenouille .. Elle ne daignera pas monter à l’échelle, ce qui nous rassurera quelque peu sur l’évolution de la météo !
 
Immersion dans le S2 et quelques coups de palmes nous permettent de franchir ce second verrou sans difficulté. Environ 30 m de plongée qui peuvent sans doute se transformer en près de 50 m avec un niveau supérieur. Progression dans une galerie relativement confortable avec une base totalement immergée et une revanche moyenne de l’ordre de 80 cm jusqu’au S3, objectif de la journée.
 
L’échelle est rapidement positionnée et nous montons sur la barre rocheuse, prélude au S3. Petite discussion et ce sera moi qui serai désigné pour équiper la zone soit disant noyée. Un rapide coup d’oeil dans le faisceau de ma lampe Scurion (Petite publicité au passage pour ses éclairages de qualité irréprochable ..) me permet de constater que ca passe peut être en voûte mouillante. C’est donc embout en bouche et tête partiellement hors d’eau que je m’acquitte de cet équipement qui est cependant indispensable … Parvenu de l’autre coté, je communique alors avec Stéph et l’invite à me rejoindre.
 
La suite du conduit parait confortable et on se débarrasse prestement de nos bouteilles respectives, en omettant toutefois les quelques kilogrammes de plomb que nous portons tous deux à la ceinture ! Sans doute l’ivresse de la première … surtout dans le Pinard !
 
Cette fois ci cela semble bien parti et les mètres s’égrènent sous nos bottes … Après 160 m de rivière, celle ci s’incurve et s’abaisse vers la droite tandis qu’un vaste conduit fossile onctueux nous invite à gauche. Circulation facile avec toutefois deux passages à flanc de talus qui pourraient justifier un jour la mise en place d’une main courante, la couche de boue dans laquelle nous nous sommes frayés un passage s’affaissant petit à petit.
 
Au débouché du fossile, nous avons la stupéfaction de dominer une vaste salle (25 x 10 m)  ou serpente mollement la rivière retrouvée. Après quelques interrogations quant à la localisation du terminus du jour, Stéphane préférant rester sur un « arrêt sur rien » au niveau d’une zone remarquable et moi poussant toujours vers l’avant, nous nous acheminons vers le plan d’eau. Ce sera le siphon 4, véritable invitation à la plongée et objectif de la prochaine séance …
 
Retour à regret mais avec désormais en tête la prochaine stratégie d’exploration, nous en profitons pour visiter sur quelques mètres  l’aval de la rivière qui chemine sous le conduit fossile avec ses étonnantes figures de corrosion (Voir photo). La suite sera à parcourir la prochaine fois. Nous profiterons du retour pour faire un rapide métré de la galerie jusqu'à la vasque amont du S3 (Longueur 240 m). La longueur parcourue depuis le pont rocheux du S3 est de l’ordre de 330 m en raison du dédoublement des conduits actif / fossile.
 
Même opération de mesure entre la vasque aval du S3 et l’amont du S2 ou nous trouverons 90 m jusqu’au dernier point d’amarrage du fil … soit environ 110 m jusqu’au plongement de la voûte en cette période d’étiage.
 
Le S1 est franchi dans la continuité … sans aucune visibilité toutefois en raison de notre longue progression vers l’amont. Le maigre débit de la rivière n’a pas permis l’auto-nettoyage comme cela était le cas précédemment … d’autant plus que nous sommes deux plongeurs alors que toutes les précédentes visites ont été réalisées en solitaire.
 
Nous aurons le plaisir de découvrir au sortir du plan d’eau que le SCV « soigne » ses invités … Merci donc à Thierry, Louis et Jean-Marie d’avoir fait le déplacement pour nous assister à retour en surface  de notre matériel.
 
Quelques bières et un gâteau seront ensuite les bienvenus pour réfréner notre fringale … et notre déshydratation. Mourir de soif dans le Pinard reste tout de même un comble !
 
La suite s’annonce donc sous de bons auspices (Pas hospice pour l’instant ..) sous réserve que la météo reste de la partie.
 
Le S4 attend donc notre prochaine visite …
 
Je crois même savoir que Didier, contacté ce soir pour le tenir au courant de l’évolution de cette exploration qu’il a initié,  se prépare à une nouvelle exploration dès demain ! Nous aurons donc peut être très rapidement de nouvelles informations sur la suite qui se dirige toujours vers la Perte du Moulin Dessous à Borey. Encore 4 km de potentiel de développement en ligne droite …
 
Amicalement
Christophe Rognon
 
 
Trou Pinard, samedi 15 octobre 2016
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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 18:44

Participants : VOL, JMJ, JLG

TPST : 4 h

On se retrouve chez JMarie, et hop, en route pour Vercel. Véro ne connait pas le trou, JMarie en a entendu parler mais ne se souvient plus y avoir été, et moi, j'y suis allé la dernière fois il y a 4 ans.

En arrivant, Véro voit le câble tendu entre les arbres au dessus du ruisseau (à sec aujourd'hui) et veut absolument descendre par là, en utilisant sa poulie. JMarie descend par la désescalade (qui a été aménagée genre via ferrata) et je suis Véro, mais par la corde, directement depuis le lit du ruisseau. On se répartit les flashes une fois dans le trou, séance photos prévue... Véro équipe les puits. En bas des puits, fort pendage, et on progresse sur de la terre sèche et tassée, le long de grosses dalles écroulées. On va presque jusqu'à l'ancien terminus, tout en faisant quelques photos.

 Au retour, on cherche un peu notre chemin par endroits. On range les flashes, et on sort ... sous une petite pluie fine. On se change vite et on se sauve rapidement pour que Véro puisse récupérer Valbert à l'heure.

JLG

 

Gouffre du Moray, jeudi 13 octobre 2016
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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 10:58

Nouvelle incursion aujourd’hui au « Trou pinard » pour une équipe motivée constituée de Thierry V, Didier L., Stéphane G. et Christophe R.

 

Arrivés à l’aube … il faut effectivement reconnaitre que 9h00 c’est un peu tôt pour les noctambules que nous sommes … surtout pour un dimanche matin. Mais la motivation est là et la description que nous a faite Didier des siphons y est pour beaucoup … et plonger dans le pinard n’est pas pour nous déplaire ! On essaiera toutefois de ne pas s’y noyer … d’autant plus que l’on a appris que l’amont était alimenté par la Fontaine à vin …

 

Je commence à comprendre pourquoi notre sobre Didier s’est contenté de s’immerger dans l’amont … et qu’il a nous a « vendu » le siphon aval : plage de sable blanc, eau limpide  "comme de l’Evian ou de la Contrex", .. il ne manquait plus que les vahinés pour compléter sa description idyllique.

 

Descente dans la cavité où nous en profitons pour admirer le travail des terrassiers locaux .. Il manque cependant quelques tirs pour faciliter le cheminement à deux de front, d’autant plus que les découvreurs ont pris la précaution d’ équiper en double : La « rouge » pour les pressés et la « grosse » pour les plus lourds !

 

Rapidement arrivés à la base des puits avec nos 9 kits, nous faisons un rapide tri et nous partons vers le siphon aval, premier objectif de la journée pour profiter d’un niveau d’étiage exceptionnel. Progression vers le siphon « tahiti » avec 4 charges raisonnables, sans autres soucis que de légers essoufflements vraisemblablement liés à une carence d’oxygène en cette période de basses eaux.

 

La mission de plonger le S1 aval m’est donc confiée (merci Didier et Stéphane …) car en effet le plan d’eau est des plus accueillant … Sable un peu plus noir que dans nos rêves, eau un peu plus trouble que prévue et surtout pas les plagistes dont la plastique nous avait été tant vantée par Didier !

 

Je m’équipe de 2 x 6 litres à l’anglaise, gonflées juste un peu au dessus de la pression de service (On n’est jamais assez prudent avec des blocs des années 1990 !) et de mes deux détendeurs Apeks que notre spécialiste Didier vient de réviser suite à quelques avaries lors de notre dernière incursion commune en Suisse (Merci encore à lui …). Fil accroché sur un béquet providentiel puis immersion avec le touret de Stéphane qu’il a pris soin de métrer à partir de 175 m … c’est plus simple pour les calculs !.

 

En trois coups de palme, je me dirige vers la rive droite de la vasque (c’est vrai que c’était logique de foncer tout droit !) dans une touille totale … Visibilité nulle mais rien d’étonnant avec le talus d’argile qu’il faut franchir. J’espère donc rapidement dépasser le brouillard pour profiter pleinement de la visibilité pour parcourir les 50 m que nous nous étions fixé comme limite. Cheminement à tâtons en triturant les talus de glaise pour déterminer la direction du flux, une main tâtonnant à droite pour suivre la paroi et éviter de s’y fracasser la tête, et c’est après 10 mètres au maximum … et 1.50 m de profondeur que j’émerge dans une galerie exondée … Petit coup d’oeil à la suite qui s’annonce intéressante d’autant plus que je perçois alors un fort bruit d’eau.

 

Retour précipité vers l’amont pour donner ces premières informations et invitation pour partager la première à mes compères alors alanguis sur la plage …

 

Sans réponse positive de leur part, je m’immerge à nouveau pour parcourir les quelques mètres qui doivent me séparer du prochain verrou noyé. Je préfère rester pessimiste … en espérant que cela conjure le sort !

 

Après une dizaine de mètres de progression depuis la vasque de sortie du S1 aval, un toboggan de 1.50 m de dénivelé me permet de déterminer d’ou venait le bruit de cascade. Ce ressaut est intéressant car il devrait permettre de désamorcer le siphon qui est de fait « suspendu ». Il faudra donc prévoir une prochaine incursion punitive avec une pioche et des moyens pyrotechniques !

 

Je parcourerai alors environ 300 / 350 m de galerie plus ou moins malcommodes … du laminoir très large à fond rocheux bien agressif pour les genoux et les mains aux sections de rivière confortable. Après une centaine de mètres de progression, je relève une petite arrivée en rive gauche … et après 150 m environ, un affluent rive droite semble doubler le débit du ruisseau. Après une une quarantaine de mètres depuis la confluence, en progressant dans un conduit confortable, je me heurte à un nouveau siphon amont que je pense alors attribuer au Gouffre du Crevat. Thierry, spécialiste du secteur, nous informera qu’il s’agit vraisemblablement d’un autre apport … à moins que l’amont du Crevat se transforme en aval en période d’étiage (?). Idée originale qu’il faut peut être attribué à de longs séjours dans le pinard !

 

Après la confluence, la galerie devient confortable et je quitte la station quadrupède pour celle de bipède décidément plus agréable. Après 100 m de progression aisée, la position « 4 pattes » (je vais éviter « levrette » ..) devient obligatoire … puis c’est en rampant entre la voûte plane et les dépôts de sables propres, le nez dans la rivière, que j’abdique après avoir jeté un oeil dans le faisceau de ma lampe Scurion sur une vingtaine de mètres supplémentaires. Il est fort probable que nous trouverons rapidement un colmatage quasi complet de la section .. à moins qu’une diaclase nous permette de franchir cette zone pas très attirante.

 

Demi tour justifié … par le temps passé derrière le S1 (… mes camarades vont s’inquiéter ! ) et surtout le souci de « partager » ce moment de bonheur à ramper dans le laminoir partiellement ennoyé,

 

je prends alors le chemin du retour.

 

Passage rapide du S1 … une simple formalité qui devra nécessiter quelques aménagements comme la pose d’une corde de traction tout en travaillant à son déjaugeage définitif.

 

Il est alors décidé, au vu de l’heure maintenant tardive, de se limiter à une incursion « plaisir » dans l’amont pour Stéphane qui se justifie alors en proposant le levé topographique. Retour dans la galerie gazée au ralenti pour ne pas faire serrer la machine et petite cigarette à la base du puits (pour se décolmater les bronches et faciliter l’oxygénation des organismes hypoxyques … ).

 

Stéphane s’immerge alors dans le S1 amont dans un grand fracas de palmes comme à son accoutumé, avec pour objectifs la topographie et la recherche de la palme (pas très académique) que Didier à perdu il y a deux semaines derrière le S2.

 

Si la topographie sera plus que partielle suite à la casse de la mine du crayon … et à la perte de la page du carnet avec les précieuses annotations, Stéphane trouvera la palme tant attendue et « mesurera » les conduits au pas. Le S1 fait 150 / 160 m, la zone exondée environ 20 m, le S2 est long de 30 m et la progression jusqu’au S3 est estimée à 120 m environ (A confirmer par ses notes « mentales ») . Arrêt de Stéphane à la base du ressaut qui précède le S3 car son franchissement nécessitera une dépose de l’équipement de plongée … ou encore la mise en place d’une échelle.

 

A l’unanimité, c’est le choix de l’échelle qui a été retenu … Encore une mission intéressante et cocasse à programmer pour la prochaine plongée !

 

Retour en surface vers 16h00 … pose casse croute et l’équipe se sépare. Stéphane rejoint Belfort pour reconstituer son capital « points » tandis que nous profitons de la présence de Thierry et de l’éclaircie pour visiter un peu le secteur afin d’en parfaire notre connaissance et définir quelques objectifs. Nous visiterons donc successivement la perte du village de Borey (A l’origine du pinard), les pertes de Cerre les Noroy, le gouffre du Breuillot et un projet de désobstruction à l’amont de celui ci.

 

Une journée intéressante avec 300 / 350 m de nouveaux conduits découverts à l’aval … la présence d’un affluent important en rive droite dont l’origine devra être précisée … et une prise de contact avec les siphons amont qui n’attendent plus que notre visite de la semaine prochaine pour se dévoiler un peu plus …

 

A suivre …

Christophe ROGNON

 

Trou Pinard, dimanche 9 octobre 2016
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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 06:29

Participants : Vol, LM, JMJ, TL, JM, HM, DG, BD, JLG

En sortant du Breuillot, on file à Filain pour le nettoyage du matos des JNS. On retrouve comme prévu Jacques Moreau sur place, à 18 h, et on attaque. Peu de temps après arrivent Léo, Thomas, Damien et Hervé. et en 1 heure, tout est propre. Arrive alors Nanard, comme la cavalerie, après la bataille (c'est vrai quand même qu'il bossait jusqu'à 18 h à Gray).
Hervé nous invite à manger, les restes des JNS (saucisses et jambon) + patates et cancoillotte. Merci Flo ! Jacques avait aussi amené quelques bouteilles de Chirouble ... Une bonne soirée !

JLG

 

 

Filain, nettoyage matos JNS, jeudi 6 octobre 2016
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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 06:18

Présents : JLG, JMJ et VOL

TPST 3H

On va voir l’effondrement de la doline du Breuillot, c’est assez spectaculaire. On se demande bien où sont passés les m3 de terre. Pas le moindre enrochement en vu. On s’équipe et on descend par le trou connu qui est en surplomb. Dès les premiers mètres, JL trouve que c’est pas bien gros. Effectivement, ça frotte un peu partout. Jean Marie équipe et tente un boyau tête en avant. Il doit se raviser sur un ressaut d’un mètre au risque de se casser la barbichette. Reptation arrière et engagement pied devant. JL trouve que c’est pas gros. On arrive en bas du dernier puits à pied sec, JM se rappelait que la corde ploufait avant. Il faut dire qu’on a dû aller à l’économie parce qu’elle est un peu courte. C’est pas comme si j’avais pas une 35 m dans le coffre hein. Il y a un endroit étroit comme une chaussette. JL trouve que c’est pas gros :D. On va voir à droite, on rampe un peu puis on s’arrête devant un laminoir. J’enlève ma quincaillerie pour m’engager dans ce qui ressemble à un chenal sculpté de cupules très jolies et très pointues sur mes genoux. Je me baigne en rampant pendant 15 m brrrr, puis la galerie s’ouvre sur une rivière calme et argileuse avec des plages deci delà, le plafond piqueté de bourgeons d’argile. Je parcours 50 m et ma lampe clignote (pas rechargée depuis 3 sorties…). Je vois loin, encore 20 m au moins devant moi. Très joli. Je rebrousse chemin pour raconter aux garçons. Ils m’assurent que j’ai fait de la première. Bon : contente. On sort et JL trouve que c’est pas gros :D. Il perd son pantin juste dans l’étroiture de la chaussette et doit se débrouiller en pleine force. Moi je lui signe son certif tout de suite. On ventile beaucoup à l’effort, je me demande si on est pas pauvre en oxygène en bas des puits. Je ressors sous un agréable soleil horizontal. Et cours à la voiture pour me changer car ça fait froid, 12 °C mouillée comme un rat. C’est JM qui a mes clés de voiture dans mon kit … j’attends les garçons des heures sur le chemin en congelant lentement. On se change, on appelle Thierry Vircondelet qui nous dit qu’il connait très bien la galerie derrière le chenal, maraud ! Ma première est une enième. On file à Filain nettoyer le matériel des JNSC qui se décompose dans ma voiture depuis dimanche.

VOL

 

Creux Breuillot, jeudi 6 octobre 2016
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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 21:17

Participants du SCV : VOL, FS, LM, LB, TL, TV, BP, HM, JMJ, JLG

Temps maussade le samedi, avec un peu de pluie, beaucoup mieux le dimanche avec du soleil l'après-midi. La fréquentation a été bien moindre que les années précédentes. La tyrolienne a été très fréquentée et appréciée.

JLG

 

 

 

JNS, 1 et 2 octobre 2016
JNS, 1 et 2 octobre 2016
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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 22:12

Présents : VOL et Philippe Auriol

TPST : 3 h

Je profite de la visite de mon co-auteur bordelais à Nancy pour l’embarquer dans une découverte spéleo vers chez moi.

objectif : salles blanches puis le siphon 3. On s’équipe et hop c’est parti. J’ai du lui préter ma géniale scurion vissée sur un casque à sa taille, c’est bien parce que c’est lui. Après la petite escalade, je le perds lamentable dans d’innombrables culs de sac, comme prévu j’ai un peu oublié le chemin. J’ai peur qu’il angoisse, c’est quand même un citadin :-D, mais non, il assume. On finit par trouver les salles blanches toujours aussi jolies puis retour par le petit boyau glaiseux à droite pour arriver derrière la colonne effondrée. On poursuit dans la rivière jusqu’à la petite cascade. Pause pâte de figue et on repart en passant par la corniche, pas envie de nager même 5 m. On arrive tranquillement jusqu’au siphon 2 en levant les bras au plafond pour pas que ça mouille trop brrrr. Retour un peu plus rapide pour lutter contre le froid, je lui file mon buff parce que le casque glisse et l’enquiquine. J’adore cette cavité, Philippe n’en revient pas que j’y ai emmené ma mère haha ! ben si. On sort à 14 h, embrasse les copains venus poser la tyrolienne et on file se débarbouiller avant la course à pied.

VOL

 

Gonvillars, vendredi 30 septembre 2016
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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 19:50

Participants : JLG (le matin),TV, BP et Didier L.

9h à 12h puis 14h30-16h30.

Trois charges à acheminer au siphon amont pour Didier. Pendant ce temps, c'est chasse aux cloportes et aux niphargus. Ces derniers sont vraiment rares et bien cachés, pas un à attraper ( pire que les Pokémons...) Par contre, c'est l'overdose de cloportes de toutes tailles.

Je fais un aller retour rapide au fond pour voir le niveau du siphon puis retour pour retirer la corde dans la cheminée vers le siphon.

A la descente, le gros becquet rocheux en amarrage de circonstance à 4m de haut ( qui me semblait bien intégré à la paroi), cède sans prévenir au moment de sortir du passage étroit !! Et c'est une belle gamelle avec le bloc sur les genoux, au moins 2 m - 2,50 m de chute, le cul dans l'eau et le sable, heureusement. Bilan, un pouce et une phalange douloureuse, et le genou un peu vrillé. Le réveil demain va être difficile...

Comme annoncé, Didier sort après 1h et nous ressortons son matériel. Voir son CR.

Après une longue pause repas, départ de JLG, on va se promener : entrée du Wicky ( dans la végétation complète), puis creux Breuillot. Là, des centaines de m3 sont partis!! Au fond de la doline, il y a un énorme trou de 10x10 et 4-5 m de fond. On poursuit dans le bois pour jeter un oeil au futur chantier d'hiver? Les baguettes semblent indiquer une belle galerie avec rivière sur le bord droit, vers -25-26 m. L'avenir le dira.

BP.

 

Trou Pinard, dimanche 25 septembre 2016

On se retrouve à quatre au point de départ ce matin 9 h 00, moment bien sympathique avec café, croissant avant le départ du trou Pinard. Un kit en plus, une 4 litres supplémentaire pour continuer en sécurité. Me prépare en petit homme grenouille pour continuer la progression après S1. La rivière est magnifique, claire, chose que je savais vu la météo. Très satisfait de cette plongée ... d'ailleurs j'avais déjà envie de plonger le vendredi soir. Je sors le s1 doucement, vérifie bien le fil ainsi que le piquet amarrage. "tout est ok " : me fiche un peu du retour maintenant , la sécurité est présente. Je dépose une 4 litres pleine 250 bars à l'entrée du s1 je fais l'exondé sur environ 25 voire 30 mètres pour ensuite accrocher mon fil à un beau becquet. Je plonge dans le s2, ne trouve guère d'amarrage pour le fil, essaie de planter le piquet (mais pas assez de sédiments donc ne tient pas). La prochaine fois, quelques plombs feront l'affaire, j'ai 2 plombs sur moi mais je suis lesté juste, et ne peux m'en défaire. J'accroche au mieux, j'ai dû parcourir une cinquantaine de mètres, j'essaie de regarder au plafond et je vois le miroir ... je sors pour regarder derrière moi. Effectivement, je suis en voûte mouillante depuis 5 mètres environ. Devant moi et à perte de vue, le réseau continue ras du plafond, "genre 50cm ", suffisamment sympa pour bien avancer. Certes dans les sédiments, je retire mes palmes, " c'est pas mieux", je m'enfonce plus. Bref, j'avance tout en tirant le fil, j'ai déroulé plus de 100 mètres et cela en plus du siphon 2 ... Je ne trouve guère de point d'accroche sécuritaire pour le fil, je fais au mieux . Un moment, j'arrête de tirer le fil, je vois bien le niveau de l'eau atteint lors des dernières charges. Ca passe et cela baisse un peu d'ailleurs, je continue encore sans fil pour me retrouver devant un ressaut de 1.50 m. La suite se trouve derrière, l'eau est moins claire, un peu chargée en pollution. Bizarre, comme si on avait dressé un beau barrage. Je retire mes bouteilles pour monter le ressaut, je saute derrière. J'arrive à voir que cela va siphonner d'ici peu "genre dizaine de mètres". Le s3 se trouve là. Je fais demi-tour ... je suppose avoir fait environ 300 mètres dans l'exondé entre s2 et s3. Je vérifierai la prochaine fois (car le fil est mêtré tous les 10 mètres par un petit adhésif) à l'aller car le retour ne laisse guère de vision. Arrivé au s2, un peu avant, je remets mes palmes, c'est galère, je m'enfonce dans les sédiments. Je m'aperçois en palmant que j'avance comme un escargot, j'ai perdu une palme sans même le voir, tellement les sédiments sont présents. Je l'ai décrochée en marchant sans trop remarquer. J'ai donné 1 heure de plongée aux collègues, je sais que j'ai déjà dépassé, alors ne vais pas la rechercher. D'ailleurs, je ne suis pas certain de la retrouver.Il me reste la palme gauche, je la remets à droite, plus de puissance pour sortir le s2 et s1. Je sors, les copains sont présents, leur fait part de la suite du réseau. J'ai une nouvelle go pro mais n'en parle pas. Chaque fois, c'était du noir total sur la précédente ... celle-ci a fonctionné, j'ai enfin montré quelques image d'ambiance du réseau. Je décide de laisser dans le réseau une 4 litres encore à 250 bars pour une prochaine plongée et quelques piquets d'amarrage... Ambiance sympathique dehors, comme d'hab... Quelques ballades pour aller voir des endroit à travailler ""terrassement "" bulldozer "" finiront l'apres-midi agréablement.

je pense déjà à ma prochaine plongée, tjrs plus loin avec de belles images.

Je vais faire le film "trou plongée Pinard" dans la semaine et vous en faire profiter. Je regarde pour aller plonger les prochaines fois avec Stéphane Guignard ainsi que Christ Rognon, histoire de faire la topo et donner une meilleure vision que moi sur le réseau noyé (""christ "") et bien partager sur le réseau, faire plonger le s1 à Véronique : 2 fois 4 litres 250 bars plus une que j'aurai en sécurité si besoin. voire ensuite la suite.

J'en ai fait part aux personnes du SCV ...

Didier .lamirault GSAM Mandeure.

 

Trou Pinard, dimanche 25 septembre 2016
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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 10:03

 

Participant : TV

Transport de seaux de sable et mise en place du tonneau sous la gouliche de la bâche pour récupérer l'eau de pluie, en vue de l'aménagement de l'entrée.

JLG

 

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 08:25

Préparation JNS

participants : d'Héricourt : JMarie, JLuc, Régis, Thierry ; de Vesoul : Véro, Hervé, JMarie, Nanard, Jluc

Remise rapide en état du sentier d'accès dans le talus (pas beaucoup de boulot, le chemin était encore en bon état) et aménagement de la forêt pour permettre un passage facile de la tyrolienne, qui sera cette année double (aller retour) et située tout près du préau d'accueil.

Après le traditionnel pot de fin de travaux, 3 courageux décident d'aller faire un tour dans le trou (voir ci-dessous).

JLG

Baume de Gonvillars

TPST : 4 h

Régis Alminana, JL Kammerer, VOL

 

Comme les garçons ne font que papoter je décide de rentrer en grognant fort que quand même : j’avais pris tous mon matériel pour aller au fond ! Ni une ni deux, Régis dit : moi aussi ! Donc on y va. Jean Luc se colle à nous et on part à trois.

JL nous sort le grand jeu et toutes les salles, les shunts, les prologations et les blagues qu’il connait. On découvre la salle de la Malicorne et plus loin, youpi hourra ! Les salles blanches qui sont encore blanches de plafond avec de belles colonnes. Elles se méritent car il faut passer quelques courts laminoirs et on a toutes les chances de se perdre si on ne les a pas faites dix fois. Je suis enchantée par la découverte de ce morceau de réseau. On en ressort en faisant des zlip et des zwoutch sur des toboggans et des couloirs d’argile. On est sale pire qu’en sortant de Solborde. On reprend le fil de la rivière pour aller au fond. Il n’y a vraiment pas d’eau, juste de quoi se baigner 3 fois jusque sous les bras. JL je t’informe que les poissons que je n’ai pas sauvés la dernière fois sont tous MORTS. Ça pue le poisson crevé à vomir… la portion entre les deux siphons pétés est magnifique. On revient en hâtant le pas. Les garçons n’ont pas de néoprène et ça fait froid. JL n’a plus de lumière et Régis éclaire à peine. Moi je dis que heureusement qu’il y a les filles pour faire avancer le bidule :D.

Sortie 20 h 15 avec le soir tombant et la nuit déjà grande. Je suis ravie (bis).

Véro

 

Gonvillars, préparation JNS, samedi 17 septembre 2016
Gonvillars, préparation JNS, samedi 17 septembre 2016
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