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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 13:16

Participants : VO, TV, TG, BD, BP.

TPST 10h30 
A 9h30, Jean Louis Mérelle nous accueille et nous guide vers le trou. 20 minutes d'échauffement sportif pour commencer avec
 la montée sur le plateau sur les sentiers. C'est un abri en tôles au milieu d'une pâture, sous lequel un regard bétonné
 encadre une trappe semi-blindée à ouverture électrique par télécommande ( huit ans de travaux, ça se mérite...). 
35 mètres de descente dans des galeries quasi 2x2, obliques et verticales, le tout en artificiel !! Puis on débouche au 
sommet d 'une première salle avant de poursuivre vers la salle de la cathédrale et son point bas vers -100. 
Bruno équipe et touche le fond en 1h20, mais derrière, ça coince et l'attente sera longue. Le trou a été équipé avec 63 broches,
 gaines métalliques pour mains courantes et un câble pour rappel guidé évitant une zone de blocs empilés instables.
 Mais le résultat est mitigé, il ne faut se louper à aucun moment, sous peine de galérer comme hier. Plusieurs fractionnements
 auraient pu être évités avec un équipement placé différemment et plus simple. Les fractios sont plein vide presque 
systématiquement, il manque des appuis pour les pieds à chaque décalage de la corde de 100 m, les étriers en place
 sont courts, et je n'ai pas pensé à ceux qui sont équipés de descendeur normal, certaines boucles sont un peu
 courtes pour eux. Au final, il faut seulement 25 mousquetons et 4 sangles pour les déviations. ( et cordes 18-40-100). 
Bref, entrée à 10h30, départ pour les galeries après un bon casse croûte à côté du point chaud monté en permanence,
 à 14h15. 
La galerie fossile est remontée vers l'amont (et visite à l'aval sur 300 m pendant l'attente) sur 2,5 km. Avec photos et petites
 pauses, nous allons mettre seulement deux heures pour rallier les abords de la salle du Putsch. Le cheminement est assez 
facile (deux ressauts de 8 et 5 m équipés) dans des galeries aux formes magnifiques ( 4x10 le plus souvent). Par contre,
 c'est chaud et sec, nous étions justes en eau ( il faut compter 2l/personne). 
Peu de concrétions dans ce collecteur fossile, mais des panneaux superbes de chailles noires sur fond blanc, des plafonds
 sculptés magnifiques, des galeries rectilignes superbes. 
Vers l'amont, nous rencontrons un morceau de l'actif sur quelques dizaines de mètres. La rivière coule en fait sous la
 galerie ou en parallèle dans des conduits jeunes et de petite taille. La galerie menant à la salle du putsch est large de 20 m,
 mais le plafond s'effondre par dalles successives et empli sérieusement le conduit sur plus de 10 m de hauteur. 
La suite, plus concrétionnée vers la galerie de la porcelaine, attendra éventuellement une autre visite, mais c'est encore
 4km de galeries à parcourir, aller et retour....Une autre paire de manches! 
Le retour au bas des puits est plus rapide, comme souvent ( 1h30). A 18h00, la fastidieuse remontée peut commencer 
avec de nouvelles galères imprévues (éviter le rappel guidé à la remontée ou accompagner avec une petite poulie
 allongée d'une sangle sur la longe ?...) Bruno sortira 2h45 plus tard après un déséquipement aussi sportif qu' à la descente.
 En plus du kit perso, c'est lourd une corde de 100 humide avec ses amarrages... 
Malgré quelques phases ponctuées de jurons silencieux dans les puits, Véronique a ainsi vécu sa plus longue promenade
 souterraine. 
Thierry nous a gratifié d'une chanson bien connue de la comédie musicale "Notre Dame de Paris", en bas de salle de la
 cathédrale... 
Photos en cours de transmission. 
 

Bruno

 

Le réseau du Neuvon, lundi 6 avril 2015

La porte aux étoiles

Il reste une place pour découvrir ce lieu que j’ai décidé magique, (il a un beau nom quand même, ça fait plus rêver que trou du bouc). J’appelle vite thierry, JL me sort ma carte de licenciée que j’avais déjà perdu et je lis un tas de compte-rendus sur le net.

J’ai décidé de faire plein de tests : des lunettes taillées à ma vue avec un profil bas pour l’aisance du casque, un cardiofrequence, et mon super filtre à eau qui rend potable 999 litres d’eau sale. Départ 7 h de chez Thierry avec Bruno, on attrape Bernard café à chaque arrêt, je suis excité comme une pile. Je fais connaissance avec Thierry Gilles qui dément en 3 minutes le portrait brossé tout le long du voyage par ses compères. Il a plein de lampes sur la tête J. Je m’habille chaudement parce que je n’ai jamais chaud en speleo. Marche d’approche 1,5 km en mode pentu, je me deshabille à mi chemin. On regarde la topo 10 fois et écoute les conseils d’équipement. Il paraît qu’en bas il fait chaud. Les garçons me font peur. Ils ont tous des mousquetons de frein et les cordes sont neuves. Je prévois de faire un vertaco sur mon descendeur. Première partie sans encombre. Bruno et Thierry partent équiper la suite, Thierry suit il grogne ça me met encore plus les pétoches. On poireaute avec Bernard dans un courant d’air glacial, je me rhabille. Tjs transie, je suggère de faire des exercices d’auto secours pour passer le temps et les frissons. Je fais la victime sur corde dans le puits du dessus et Bernard vient me sauver. Il n’y arrive pas mais alors pas du tout. Bon. Il passe au dessus et c’est moi qui vais le sauver. Pas mieux. On reste perplexe et réchauffé.

C’est mon tour. C’est difficile. Des têtes de puits en grandes oreilles de Mickey, et pas de mou dans les fractios pour un vertaco, même pas pour une demi clé. Pétoche. Et je brâme que je veux du mou boudiou (ça fait rire les copains en bas, les garçons c nul des fois !). Je passe chaque fractio en force, en tirant sur les bras, les jambes, avec les dents, la rage et des conversions. Galère. Bernard qui descend me décoince ma poignée tendue (il m’a sauvé sur ce coup là). Arrivée en bas je suis rincée et en mode bouilloire. Repos et petite bouffe. Mes lunettes me permettent de voir net donc je reste en fonction économie sur ma lampe, c’est super pour l’autonomie lumière. On franchit un tas de blocs effondrés, longe des chailles comme des concombres de mer sur les parois et traversons, des plages, des dunes, le ventre d’un serpent de mer, des plis ridés de veille montagne. C’est superbe. Je suis toujours à la traine. On manque d’eau. Petite bouffe avant de remonter, Bernard me file une pâte de fruits (glucides !) et Bruno des abricots secs (bonheur encore des glucides !). Remontée acrobatique au premier fractio j’emporte la corde du dessous plus celle du fractio : 3 cordes autour de mon croll j’en bave …. Je laisse tomber le câble de guidage dont je ne comprends pas l’utilisation, je fais du balancier dans le tas d’argile qu’il ne faut pas toucher remonte sur corde tendue au fractio de la dev… je récupère du jus (des glucides dans le sang enfin !) tout à la fin. Retour sous la voûte céleste pour un superbe coucher de soleil embrasé. 10 h pour faire 5 km et 160 m de dénivelé positif, je suis plus cuite que 40 km sur le Larzac avec 2000 m de dénivelé. Ce matin je me suis levée en roulant comme une mémé pour me retrouver à 4 pattes péniblement. Courbatures puissance 1000. J’ose pas dire que c’était une super sortie…mais ça sera mon Indochine quand j’aurai 80 ans. Faut que je fasse des haltères pour avoir des VRAIS biceps utiles.

Véro

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