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  • : Vie du club SCV70, consacré à la spéléologie, et un peu le canyoning et la via ferrata.
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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 07:55

Participants : Damien G ; 5 Suisses ; Nanard ; Jean-Luc (malade : resté en surface)

TPST : 5 H 30

Suite à une demande d’un groupe suisse pour découvrir la cavité de Solborde, Jean-Luc a orchestré l’organisation. Malgré la crainte d’une montée d’eau, Jean-Luc a surveillé les jours précédents le débit de la résurgence ; Le jour J le débit étant normal et le temps non pluvieux, nous maintenons la sortie sur Solborde.

Damien ne connaissant pas la cavité, se joindra à nous. Jean-Luc étant malade, ne descendra pas.

Finalement après un rendez-vous à 9 H 30 au parking supérieur, nous faisons connaissance avec le groupe de Suisse guidé par Hansrudolf. Après quelques préparations, nous entamons la descente vers le porche. Le marteau de Jean-Luc sera bien utile pour ouvrir la porte.

Après 110 passages étroits dans plusieurs laminoirs (certains bien remplis d’eau) entrecoupés de petites salles, nous débouchons enfin dans la salle du chaos. Nous pouvons sortir les appareils photos afin de ramener quelques souvenirs. Nous apercevrons quelques chauves-souris dont une est accrochée au fil qui délimite les zones concrétionnées.

Après avoir admiré les stalagmites au début de la rivière, nous nous dirigeons vers l’aval. Nous allons vite rencontrer les zones boueuses qui vont ralentir notre progression. Puis nous arriverons à la cascade  à 500 m de l’entrée (elle coule bien). Nous profiterons sur notre parcours des différentes formations argileuses qui semblent bien préservées dans l’ensemble (sapins d’argile ; cônes ; …).

Enfin, nous attaquons la partie la plus pénible où il faut être vigilent pour ne pas s’enliser et perdre les bottes. A 800 m de l’entrée, 2 de nos hôtes décident de rebrousser chemin. Nous continuons et retrouvons le sol compact une centaine de mètres plus loin. Les 300 derniers mètres seront agréables à parcourir. Après un léger aperçu sur le siphon terminal à 1300 m de l’entrée, nous rebroussons chemin et retrouverons nos collègues vers la salle du chaos.

Après un bon nettoyage au niveau du porche, nous rejoindrons nos voitures pour finaliser la sortie par la photo souvenir et une dégustation de la cuvée SCV. Plusieurs échanges nous amènent à entrevoir une nouvelle sortie sur Cerre les Noroy avec ce groupe Suisse. De même ils nous proposent de les contacter si nous voulons réaliser des sorties en Suisse dont le Hölloch.

Nous les remercions pour leur calendrier spéléo 2015, la bouteille de vin pétillant, les friandises, si gentiment offerts. Hansrudolf nous achète  une fouine N°3 qui traite de Solborde.

Nanard

Solborde, mardi 23 décembre 2014

Hansrudolf Meier du spéléo club de Bâle que j’ai jadis accompagné au Chaland me contacte pour avoir des renseignements sur la grotte de Solborde. Je le renvoie illico presto quémander les infos auprès de Jean-Luc Géral. Ils organiseront ensemble une visite de la grotte pour le 23 décembre. N’ayant jamais vu cette cavité, je me joins à eux et se sera Bernard Détouillon qui nous guidera. Hans est accompagné de 4 spéléos du SC Bâle ; Jean-Luc qui devait nous escorter déclare forfait suite à une agression du grand froid hivernal.

Après avoir revêtu nos néoprènes et exhibé nos lampes Scurion, seul Nanard, qui reconnaîtra que nous n’avons pas les mêmes valeurs, roule en Traquet Light, nous glissons dans le premier laminoir après avoir ouvert la lourde porte métallique.

Ensuite, de laminoir en laminoir, entrecoupés de voûtes mouillantes et de petites salles, nous accédons à la salle du Chaos. Toute cette zone d’entrée présente beaucoup de passages qui ont été désobstrués et montre bien la ténacité de certains membres du SC Vesoul puisque le chantier a duré pratiquement un an pour pouvoir accéder à la salle du Chaos et explorer une partie du collecteur. Vu le côté quelque peu aquatique de certains passages qui auraient pu devenir dangereux, les découvreurs patienteront encore 5 mois pour explorer la suite du collecteur. Cette période sera consacrée à élargir l’ensemble des passages étroits et à sécuriser les voûtes mouillantes. Maintenant, ces passages qui, je n’en doute pas, devaient être très étroits, sont aujourd’hui des boulevards. Il est vrai que l’actuel président du SCV n’aime guère se sentir oppressé entre plancher et plafond ; personnage que je surnomme la tarière depuis que je l’ai vu œuvrer au gouffre de Chatey. Néanmoins, ces boyaux sont encore trop étroits pour certains Suisses.

A la suite de la salle du Chaos, nous sommes directement dans l’ambiance du collecteur : aquatique et concrétionnée. La progression dans celui-ci est agréable jusqu’à la cascade. Cent mètres après cette dernière et juste après une voûte mouillante, avancer devient difficile tellement les pieds s’enfoncent dans le sol plus que meuble. On s’enfonce jusqu’à mi-jambe et s’arracher devient quelques fois assez difficile. La technique pour cheminer est de ne pas laisser sa jambe s’enfoncer jusqu’à un sol hypothétique caché sous une couche de terre molle, mais de retirer celle-ci (la jambe) tout en lançant l’autre (jambe) prendre appuis, sur rien, cinquante centimètres plus loin. Cela s’appelle pédaler dans la semoule… Il nous faut tenir ce rythme jusqu’à l’affluent des Jumelles, quelques 400 m plus loin. 2 des 5 spéléos suisses s’arrêteront à ce niveau, ils en ont « plein les jambes ». A partir de là, nous retrouvons un sol de galets qui nous permet de progresser de manière beaucoup plus digne. La galerie est tout autant aquatique avec un passage en voûte basse nous rappelant le rôle bienfaisant de la néoprène, bien que celui-ci puisse se shunter par une galerie supérieure. Cette partie de la cavité est beaucoup moins concrétionnée mais de très belles compositions argileuses apparaissent tout au long jusqu’au siphon large et clair qui est très engageant. Nous sommes à environ 1300 m de l’entrée. Le retour se fait rapidement. Je rejoins nos deux collègues suisses à la salle du Chaos et ressors avec eux. Bernard et les autres arriveront quelques temps après, Hans ayant besoin de souffler entre chaque laminoir.

Nous nous quittons après avoir bu un verre de la cuvée SCV spécial 70 ans.

Je ne m’attendais pas à une si belle cavité, aquatique comme je les aime et je la ferai découvrir à d’autres. Encore « chapeau bas » aux explorateurs pour leur acharnement, obstination et persévérance, comme quoi, quelque fois l’opiniâtreté paye.

 

Aboncourt, le 26 décembre 2014.

Damien Grandcolas.

Solborde, mardi 23 décembre 2014
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